00:00Les datas révolutionnent le sport aujourd'hui à travers entre autres la science algorithmique,
00:04ce que certains aussi appellent l'intelligence artificielle,
00:06par exemple l'anticipation des blessures, la sélection d'équipes,
00:10mais encore la personnalisation d'un régime alimentaire, d'un entraînement.
00:14Alors typiquement, les rugbymans vont avoir sur eux des capteurs GPS,
00:17des cardiofréquences mètres et d'autres capteurs qui vont permettre par exemple
00:21de mesurer les chocs de pression, la pression que les joueurs perçoivent
00:24à différents endroits de leur corps et donc par conséquent,
00:27on va pouvoir mesurer l'impact que le sportif a au fur et à mesure du match ou d'un entraînement
00:34et donc ça permet d'anticiper certaines blessures en fonction des blessures passées,
00:39soit chez ce joueur, soit chez d'autres joueurs qui le ressemblent,
00:42avec des modèles algorithmiques d'anticipation, de prédiction.
00:45Cela étant dit, on ne peut pas tout prédire bien évidemment,
00:48il y a des blessures qui restent atypiques, des blessures où il y a des signaux faibles
00:51qu'on a du mal à détecter par des modèles algorithmiques
00:53ou tout simplement parce qu'on n'a pas la data pour les anticiper.
00:56On parle beaucoup de la méthode Galtier aujourd'hui, d'aller collecter de la data sur les athlètes,
01:00sur l'environnement mais aussi sur d'autres équipes
01:03pour aller justement mieux sélectionner les joueurs pour un match en particulier,
01:07pour un moment du match, mesurer aussi l'état de fatigue des joueurs, etc.
01:11Et on voit beaucoup durant les matchs, on voit Fabien Galtier avec des gens à côté de lui,
01:14avec un ordinateur, des ordinateurs.
01:16En fait ce qu'il fait, c'est qu'il écoute la data pour l'éclairer sur des décisions
01:19que seul lui prend et son équipe et c'est important parce que la data ne peut pas remplacer l'humain,
01:25ne peut pas remplacer notre jugement.
01:27Par contre, la data et les réponses de modèles algorithmiques plus ou moins avancés peuvent nous éclairer.
01:32Pour faire de la data dans le sport, il faut avoir de l'argent,
01:35de l'argent pour avoir des capteurs, pour avoir des méthodes,
01:38payer des gens aussi pour analyser cette donnée mais aussi créer des modèles.
01:42Et donc par conséquent, on voit qu'il y a un décalage entre d'une part,
01:44des sports où il y a plus de budget que d'autres,
01:46typiquement le foot et le rugby, il y a plus d'argent que le canoë et kayak par exemple.
01:50Alors en fait oui, on utilise des modèles pour faire de la sélection,
01:52que ce soit d'équipe ou de joueurs pour un match.
01:55Dans le cas de la sélection pour des équipes, on s'en sert, on s'en sert depuis un moment déjà
01:59avec des modèles plus ou moins sophistiqués, maintenant on commence à être de plus en plus fin.
02:02Les gens pensent forcément au film Moneyball, le stratège avec Brad Pitt
02:06qui raconte cette histoire vraie de ce sélectionneur qui allait utiliser de la data et des modèles
02:11pour sélectionner des gens peu chers mais qui en fait avaient un énorme potentiel
02:15et qui étaient sous-estimés en fait par les analystes sportifs et la presse.
02:18Ça marche oui, il faut juste faire attention à ne pas mettre de côté les outsiders,
02:23donc les gens qui ont des talents parfois extraordinaires, qui sont hors normes.
02:26Je ne sais pas si elle est utilisée dans tous les clubs de tous les sports,
02:31par contre elle est certainement utilisée dans une majorité de sports.
02:35Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui c'est très facile d'aller collecter de la data assez simplement,
02:39ne serait-ce que par le visionnage caméra, de voir des gestes,
02:43ne serait-ce que par la présence d'un cardiofréquence mètre qui ne coûte pas très cher.
02:49Donc il y a des choses comme ça où on peut commencer à avoir de la data.
02:51La vraie question c'est quel est le niveau de sophistication,
02:54les différences de niveau de sophistication entre les sports
02:58et encore une fois pour un même sport entre les clubs féminins et masculins.
03:01Et là il y a une grosse différence.
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