00:00de l'actualité internationale et de l'Europe qui pourrait envoyer des troupes pour soutenir l'Ukraine contre la Russie.
00:05En tout cas, des discussions sont en cours. Vous vous souvenez de la phrase du président de la République qui disait
00:10« Je n'exclus rien ». C'était en février dernier, ça avait provoqué un tollé. On en parle avec vous, Général Pélistrandi.
00:16Oui, il y a des discussions, mais alors sur le rôle qu'auraient ces troupes, là c'est assez ambigu.
00:22Oui, il faut bien comprendre qu'aujourd'hui nous sommes dans l'ambiguïté stratégique, c'est-à-dire qu'il ne faut se fixer
00:28aucune ligne rouge en quelque sorte. Mais concernant l'envoi de troupes, c'est en fait pour la phase suivante
00:37lorsque il y aura un processus de discussion.
00:41Après les combats, ce ne serait pas des combattants, c'est ça ?
00:43Non, il ne s'agit pas d'aller combattre contre la Russie. Et le président de la République l'a souvent répété,
00:48nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, sauf que c'est la Russie qui agresse un État souverain
00:53et qui d'ailleurs nous menace, on l'a vu, avec une escalade permanente.
00:57Donc l'idée de discussion avec nos partenaires européens, en particulier le Royaume-Uni et la Pologne,
01:04mais bien sûr avec les Ukrainiens, c'est de réfléchir à ce qui se passera après et en particulier pour donner des garanties de sécurité
01:11à l'Ukraine et d'ailleurs aux pays voisins, on peut penser à la Roumanie, la Moldavie et les États-Baltes.
01:18Donc c'est ça ce qui est en cours de discussion et donc il faut avoir un certain nombre d'options qui seront discutées,
01:24parce qu'il ne faut pas oublier bien sûr qu'il y a une échéance extrêmement importante,
01:28c'est l'arrivée de la nouvelle administration américaine de Donald Trump qui a l'ambition de trouver une paix très rapide.
01:37Donc c'est ça ce qui est sur la table, pour le moment il n'est pas question d'envoyer des troupes au combat,
01:41il est question de réfléchir à comment soutenir, garantir l'Ukraine.