00:00Philippe Tanguay, le contexte politique actuel, il fait du tort à un certain nombre de secteurs,
00:04les entreprises en premier lieu, les plans sociaux qui se multiplient,
00:08et ce n'est pas sans rapport avec cette incertitude politique.
00:10Idem pour la crise agricole qui a reporté la mise en place de ces engagements.
00:15Est-ce que ce n'est pas risqué d'ajouter de l'incertitude à l'incertitude
00:19tant pour les entreprises que pour les agriculteurs et pour un certain nombre de secteurs ?
00:23Mais l'incertitude, vous le dites vous-même Madame, c'est aujourd'hui.
00:26La crise de l'agriculture avait déjà lieu l'année dernière avec une majorité et un gouvernement de M. Attal.
00:32Ils n'ont pas respecté les engagements, ils n'ont pas trouvé de solution de fond sur le revenu agricole,
00:37sur une juste concurrence, sur la fin de la surréglementation.
00:41Là, cet après-midi, on parlait par exemple d'un certain nombre de produits phytosanitaires
00:44qui sont toujours interdits et qui interdisent à ceux qui cultivent les noisettes.
00:49Moi, chez moi, dans la somme, les bétraviers, de pouvoir affronter la concurrence étrangère de manière loyale.
00:55Les incertitudes sur les entreprises, c'est aujourd'hui cette propre majorité qui se dévore.
01:00Vous avez les amis de M. Le Maire, les amis de M. Darmanin, les amis de M. Attal, les amis de M. Wauquiez
01:06qui ne sont pas d'accord entre eux sur leur propre budget,
01:08qui ont déposé ici à l'Assemblée des amendements de suppression sur leur propre budget.
01:12On n'a jamais vu ça sous la Ve République.
01:15Donc le chaos, la capacité de M. Barnier à mettre ses propres troupes d'accord
01:20dans un premier temps et dans un deuxième temps, d'écouter les oppositions.
01:24M. Barnier ressemble de plus en plus à Mme Borne dans le sens où il se comporte comme s'il était majoritaire.
01:29Quand il est là d'ailleurs, puisqu'en fait, la plupart du temps, c'est quand même le fantôme de la République.
01:33Mais moi, quand je vous entends, Jean-Philippe Tanguy, je comprends ce soir que vous avez pris votre décision.
01:40Quand j'écoute votre discours, votre décision, elle est prise. Vous allez censurer ce budget.
01:45Non, mais il y a un rendez-vous, enfin d'ailleurs.
01:48Enfin, M. Barnier va recevoir Marine Le Pen lundi matin.
01:52Donc on va lui exposer ce qu'on lui a déjà exposé à ses ministres.
01:56Moi, j'ai envoyé notre contre-budget il y a plus d'un mois au ministre de l'Économie, au ministre des Finances.
02:01Bon, ben, j'ai eu un vague récipissé, mais on n'a eu aucun échange sur les 25 milliards d'économies qu'on leur proposait,
02:08les baisses d'impôts que l'on pouvait financer.
02:10J'ai eu aucun retour de ses ministres. Est-ce que vous trouvez que c'est normal que le principal parti d'opposition ne soit jamais considéré ?
02:16Donc j'espère que M. Barnier va écouter ce qu'a à dire la présidente du groupe Marine Le Pen
02:22et qu'on pourra avancer. Bon, il y a encore des discussions au Sénat, il y a encore moyen d'avancer.
02:26Effectivement, la situation est grave, mais c'est leur responsabilité.
02:28Marine Le Pen avait dit au gouvernement, c'est vous qui, par votre incapacité à écouter l'opposition,
02:35êtes en train de préparer une crise. Nous, on ne va quand même pas céder à cette espèce de chantage du gouvernement.
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