00:00On va commencer par ce petit coup de gueule que je poussais dans le sommaire
00:03Comment un homme qui menace de mort un proviseur peut s'en tirer avec 5 jours de stage de citoyenneté ?
00:08On va y répondre dans un instant, mais je pense que vous avez une idée sur la question
00:12D'abord on fait le point sur ce dossier avec Maxime Lavandier
00:159 mois après les faits, le tribunal correctionnel de Paris a condamné l'auteur des menaces de mort
00:21envers le proviseur du lycée parisien Maurice Ravel
00:24Une peine de 60 jours amende d'un montant total de 600 euros
00:28dont l'impayé pourrait conduire le condamné à des jours de prison
00:32Une obligation d'effectuer un stage de citoyenneté
00:35ainsi que 3000 euros de dommages et intérêts à Philippe Leguillou, proviseur au moment des faits
00:40L'affaire remonte au 28 février, ce jour-là, une altercation éclate entre le proviseur
00:46et une élève de confession musulmane à qui il demandait de retirer son voile
00:51L'élève refuse et affirme que le proviseur l'avait poussé et frappé sur l'avant-bras
00:56Le lendemain, plusieurs menaces de mort à l'encontre du proviseur
00:59avaient été publiées sur les réseaux sociaux, dont celle du mise en cause
01:04C'est une dinguerie, faut le brûler vif ce chien
01:06Un incident qui a contraint l'ex-chef de l'établissement à se mettre en retrait de ses fonctions
01:12et anticiper son départ à la retraite de quelques mois
01:15Si lors de son procès le mois dernier, l'auteur des menaces de mort dit avoir regretté son acte
01:20L'affaire remet en lumière la difficulté de faire respecter la laïcité dans les établissements scolaires
01:27Est-ce que je suis la seule que ça interpelle, cette décision ?
01:30Je me dis voilà, est-ce que je réagis bien ?
01:33Vous êtes vraiment seule
01:34Vraiment, 5 jours de stade de sintoïté quand on dit il faut le brûler vif ce chien ?
01:38Sabrina Medjebor ?
01:40Pendant que des personnes dénoncent l'islamisme, sont en danger parce qu'elles dénoncent l'islamisme
01:48Vous avez des magistrats qui estiment que menacer un proviseur de le brûler avec ce mot-là, sale chien
01:57c'est susceptible d'avoir un stage de citoyenneté en condamnation
02:01Voyez-vous où nous en sommes ?
02:02Nous parlons en permanence d'islamisation avec un discours de républicanisme désincarné
02:08à qui on oppose les valeurs de la République
02:11Toucher un professeur c'est la République qui vacille
02:13Mais quand en définitive vous voyez qu'un individu de cet acabi est capable d'écrire qu'il faut brûler ce chien
02:20et qu'en définitive il est un stage de citoyenneté
02:24et bien oui ça interroge encore une fois sur cette justice
02:27qui est largement participative au processus d'islamisation de notre société
02:32Vous êtes participative ?
02:33Absolument, bien sûr
02:34Vous allez fort là
02:35La décision qui a été rendue, elle donne quoi sur le plan de la morale ?
02:39Elle donne une possibilité, un permis, absolument un permis de recommencer
02:44puisque menacer un professeur c'est susceptible d'obtenir un stage de citoyenneté
02:48stage à travers lequel on va lui enseigner les valeurs de la République
02:52Eric rapidement puis je vous passe la parole maître
02:56Je suis d'accord mais je rajouterai quelque chose
02:58c'est que là il s'agit du proviseur
03:00Vous voyez dans la hiérarchie d'un lycée c'est la haute autorité si je puis dire
03:04donc traiter de cette manière une agression verbale
03:08en ce qui concerne la personne qui incarne l'autorité dans un lycée
03:14c'est un désastre
03:18bien sûr on se souvient de nos professeurs qui ont été assassinés, égorgés
03:25mais si ce genre de peine circule sur les réseaux sociaux
03:30vous attaquez un proviseur vous avez ça
03:32mais alors qu'est-ce qu'on risque si on s'attaque à une personne qui nettoie l'intérieur du lycée
03:36si on s'attaque à un autre professeur on risque encore moins
03:39donc c'est un désastre
03:41un prof ?
03:42oui c'est un désastre
03:43Louis Dragnel ?
03:44Surtout dans le contexte dans lequel on a entendu maintes et maintes fois
03:48des ministres de l'éducation nationale, des premiers ministres qui disent
03:51la République ne reculera plus, c'est fini
03:55et il y a deux niveaux de réponse
03:57je crois qu'on en est au 30ème ministre qui nous dit ça
04:00je ne comprends plus tellement ces...
04:02et la République ne peut plus reculer, elle est dans le mur
04:05donc on est toujours gêné maintenant quand on entend ces discours-là
04:08par rapport à être tellement contrasté avec la réalité
04:10il y a deux niveaux de réponse qui dysfonctionnent
04:13le premier c'est que par principe l'éducation nationale je pense
04:16aurait dû promouvoir ce proviseur
04:18et le nommer dans un établissement plus prestigieux
04:20quitte à ce qu'il dise
04:22dans deux ans j'arrête j'en ai marre
04:24mais ça c'était une question de principe
04:26en fait les principes reposent sur des symboles
04:28et si vous voulez faire reculer l'islamisme
04:31si vous voulez faire reculer l'obscurantisme
04:33il faut montrer des symboles, il faut ériger des totems
04:35et là il y avait une opportunité pour le faire
04:37c'est une occasion ratée
04:39et du point de vue de la justice
04:41je rejoins ce que disait Eric Revelle
04:43et puis je déplore le fait que
04:45dans un cas avec Marine Le Pen
04:47il y a une exécution provisoire de la peine
04:49là on aurait bien aimé
04:51qu'il y ait une exécution provisoire
04:53beaucoup plus ferme, beaucoup plus sévère
04:55ça envoie quand même
04:57c'est un effet d'appel d'air globalement
04:59un élève mal formé
05:01ou avec des parents
05:03qui les ont complètement abandonnés
05:05ils se disent c'est pas très grave
05:07ça coûte pas très cher en réalité de dire ça
05:09et de menacer de mort un professeur
05:11et puis aucune peine de prison
05:13bon bah écoutez la vie est belle
05:15Qu'est-ce que vous pensez de cette décision ?
05:17Je suis comme vous
05:19je suis atterrée mais je ne suis pas surprise malheureusement
05:21je ne suis pas surprise
05:23parce que on a
05:25l'infraction qui était poursuivie là
05:27était une infraction de provocation en fait
05:29à commettre un crime
05:31à l'encontre d'une personne
05:33c'était une provocation publique
05:35elle n'a pas été suivie des faits
05:37si on attend qu'elle soit suivie des faits
05:39c'est justement en fait
05:41la prévention qui est retenue
05:43c'est le chef d'infraction qui a été retenu par le parquet
05:45lorsqu'il a décidé de poursuivre l'auteur
05:47du propos
05:49la prévention c'est à dire la peine qui est prévue
05:51le code pénal est une peine de 5 ans
05:53d'emprisonnement et une amende
05:55qui est prévue à hauteur de 45 000 euros
05:57donc c'est pour vous dire en fait
05:59le delta entre ce qui est prévu
06:01par le législateur et ce qui tombe
06:03et pourquoi est-ce que le législateur prévoit une peine
06:05aussi forte parce qu'il sait
06:07lui il le sait très bien que ce type
06:09de propos peuvent conduire
06:11certaines personnes à aller exécuter
06:13l'ordre qui est donné
06:15dans il faut brûler vif
06:17ce chien qui sont les propos
06:19c'est exactement ce qui s'est passé pour Samuel Paty
06:21là où je suis absolument
06:23atterré c'est que je vois qu'on ne tient
06:25finalement on ne tire pas de leçon
06:27de l'affaire Samuel Paty qui est en train
06:29en ce moment d'être jugée
06:31on est en plein procès aux assises
06:33pour Samuel Paty
06:35donc ça c'est la première des choses qui m'interpelle
06:37là où je vous dis que je ne suis pas surprise c'est parce que nous
06:39à l'organisation juve européenne ça fait à peu près 10 ans
06:41qu'on appelle de tous nos voeux
06:43de sortir ces infractions
06:45de haine de la loi de la presse
06:47parce que la loi de la presse
06:49à Paris envoie ces dossiers
06:51devant une chambre qui est la chambre
06:53de la presse, la chambre qui en principe
06:55juge sur la liberté d'expression
06:57c'est cette chambre là qui a rendu cette décision
06:59et on voit bien aujourd'hui
07:01quand quelqu'un vient écrire sur les réseaux sociaux
07:03il faut brûler vif
07:05ce chien, on n'est pas
07:07dans la liberté d'expression
07:09traditionnelle telle que le législateur l'avait
07:11prévue dans la loi de la presse, on est dans du droit
07:13pénal malheureusement commun
07:15et on est très proche à mon sens
07:17d'une infraction à caractère terroriste
07:19également, on sait exactement
07:21ce qu'il peut y avoir comme passage
07:23et comme appel d'air en fait lorsqu'on tient
07:25ce type de propos, on sait exactement qui on vise
07:27et qui on va chercher pour passer à l'acte
07:29et donc ça si vous voulez
07:31il faut à un moment donné se donner
07:33les moyens de faire
07:35la guerre à ceux qui nous font la guerre en France
07:37aujourd'hui et nous auxiliaires
07:39de justice pour faire la guerre on a nos
07:41codes et on a nos magistrats
07:43si nos magistrats ne prononcent pas de sanctions
07:45qui érigent des remparts entre cette
07:47haine qui va crescendo
07:49en France partout
07:51qui se répand partout et dont on voit
07:53chaque jour les résultats
07:55et bien on n'a plus de protection
07:57en fait, donc nos magistrats doivent
07:59nous servir de rempart face à cette
08:01islamisation et face à cette radicalisation
08:03qui est en train de frapper toute notre jeunesse
08:05parce qu'on est encore face à un jeune homme qui a tenu
08:07ses propos. Oui, 27 ans, c'est pas
08:09si jeune que ça non plus, c'est pas un ado
08:11c'est ce qu'il dit quand il dit ça
08:13c'est pas un ado mais on n'est pas sur
08:15quelqu'un de 50 ans
08:1760 ans, on voit que c'est quelqu'un qui démarre
08:19quand même un peu dans la vie et donc il faut véritablement
08:21que nos magistrats mettent un
08:23stop. Jean-Sébastien Pinjou.
08:25Malheureusement non seulement une partie des magistrats
08:27parce que c'est une partie des magistrats seulement
08:29ne mettent pas un stop
08:31mais ils participent à l'offensive menée par les
08:33islamistes pour être en
08:35permanence dans des actions judiciaires contre
08:37un certain nombre de médias. Pour en faire l'objet je peux vous le dire
08:39donc vous parliez du droit de la presse
08:41et de cette étonnante clémence dans le cas là
08:43moi je vais vous donner une décision dont nous avons
08:45fait l'objet à Atlantico. Pour une erreur concernant
08:47Karim Benzema. Une erreur
08:49de photo au moment où il y avait eu la rixe
08:51entre les deux rapports en ligne
08:53Bouba et Carice. Par
08:55erreur une photo sur la carrière de Bouba
08:57et Karim Benzema allait être publiée
08:59sur Atlantico puis ils venaient de tourner dans un site ensemble
09:01Karim Benzema a attaqué pour atteinte
09:03à son image. C'est resté moins de 20 minutes en ligne
09:05c'était vu par moins de 200
09:07personnes. Ca nous a coûté plus de 6 mois
09:09de revenus. Au motif que nous serions
09:11dans une hostilité idéologique
09:13supposée vis-à-vis de monsieur Benzema
09:15la réalité d'une partie de la magistrature
09:17française c'est celle là. C'est à dire qu'il participe
09:19à l'islamisation. Et pour passer
09:21à toute autre chose j'entendais ce matin la cheffe de la
09:23police de Berlin qui disait je recommande
09:25aux homosexuels de ne plus
09:27se rendre dans les quartiers à Dominante
09:29et si ça ça ne
09:31constitue pas un renoncement
09:33de facto de la concrétion
09:35de l'aveuglement. Je ne sais pas dans quelles proportions
09:37face à la stratégie d'antrisme des
09:39islamistes et d'emprise sur la société
09:41française. Je ne sais pas ce qu'il croit.
09:43Très vite, ce qui est très inquiétant
09:45c'est cette impunité régulière
09:47si vous voulez. Ca qui fait peur et surtout
09:49dans le cadre de l'éducation nationale. Parce que tout vient
09:51de là. Si on veut éviter justement qu'il y ait autant de
09:53dérapages, il faut que cette éducation soit très forte
09:55Moi je me souviens, je prends mon exemple dans le site HLM
09:57d'Orly. On avait un minimum de respect pour
09:59les profs. Et surtout quand les élèves faisaient
10:01des bêtises. Mais vous vous leviez j'imagine
10:03pour rentrer dans la classe. On se levait.
10:05Déjà mais surtout quand certains élèves faisaient des
10:07erreurs, voire pire parfois
10:09les parents venaient et sanctionnaient
10:11effectivement leurs enfants. Ce qui aujourd'hui
10:13c'est exactement l'inverse. C'est à dire qu'on a l'impression que les parents
10:15ou les grands-frères avec d'autres disent
10:17il faut aller plus loin. C'est ça qui aujourd'hui est très dangereux
10:19donc il faut sortir de cette haine
10:21retrouver effectivement ce lien dans la société
10:23française. Et ce que fait la justice aujourd'hui
10:25malheureusement elle ne fait pas son boulot. Parce que justement
10:27elle alimente cette haine et une sorte de
10:29soumission de cette justice.
10:31Petite pause, on sort dans un instant. On continue ce débat
10:33qui est passionnant. On évoquera aussi ce qu'a dit la cheffe
10:35de la police de Berlin qui conseille aux
10:37juifs et aux homosexuels d'être prudents
10:39dans certains quartiers de la capitale. On en est là.
10:41En Allemagne, en 2024.
10:43A tout à l'heure en France.