00:00Les salariés, ce qu'ils demandent à ce stade, c'est du temps, du temps pour trouver un repreneur avec un vrai projet,
00:06un projet qui permettra de garder l'ensemble des salariés, car vous l'avez dit, le seul repreneur qui s'est fait connaître actuellement
00:13ne va garder que 25 emplois sur les 464, pour être précis, que compte ce site spécialisé dans la chimie.
00:21Alors Sophie Binet est venue aujourd'hui pour montrer son soutien aux salariés, les salariés qui sont en grève,
00:27comme vous pouvez le voir juste derrière moi, avec ce feu qui a été allumé par les salariés,
00:32les salariés qui sont en grève depuis 16 jours actuellement.
00:35Et Sophie Binet, surtout ce qu'elle a voulu dire, c'est que ce n'était pas seulement Vancorex, c'était aussi Michelin, c'était Auchan,
00:41c'était toute l'industrie française qui était en danger, et elle, elle en appelle à la responsabilité du gouvernement.
00:46Je vous laisse l'écouter au micro de Baptiste Deveau.
00:49Il faut arrêter de laisser mourir notre industrie.
00:53Aujourd'hui, ce qui se passe à Vancorex est l'illustration de ce qui se passe partout en France,
00:58avec une saignée industrielle violente dans tout le pays.
01:01Il faut une vraie politique industrielle et c'est ce que la CGT vient exiger aujourd'hui.
01:07Alors on parle de 464 salariés pour cette usine, mais il faut bien prendre en compte en fait que Vancorex,
01:13au niveau local, au niveau du sud grenoblois, c'est 1200 emplois directs quand on prend en compte les fournisseurs,
01:20les sous-traitants, et aussi ce sont 6000 emplois indirects qui sont menacés.
01:25Et le maire de Pont-de-Clay ne nous cachait pas son inquiétude et nous disait qu'il y a quelque temps,
01:30il était allé dans une classe, il avait demandé aux élèves qui avait quelqu'un de sa famille qui travaillait chez Vancorex,
01:35et c'était quand même 20% des enfants.
01:38Vous dire évidemment l'ampleur que cela représente localement.
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