00:00et ployer des militaires dans certains quartiers de France touchés par le trafic de stupéfiants.
00:03Est-ce que vous pouvez nous en reparler sur Europe 1 aujourd'hui,
00:05puis vous allez nous dire ce que vous en pensez ici,
00:07et les auditeurs aussi, à 16h13, à 01.80.20.39.21,
00:11vous nous appelez sur Europe 1 pour réagir, il y a Karl Oliv qui est avec nous dans le studio.
00:14Le logiciel il vient du terrain, ce logiciel il vient pas des bureaux, il vient pas de l'hémicycle,
00:19il vient du terrain, c'est-à-dire qu'il vient du terrain depuis les administrés,
00:22c'est pour moi la porte d'entrée essentielle.
00:24On n'est pas élus par les députés, on n'est pas élus par les maires,
00:26on est élus par les Françaises et les Français,
00:28et c'est important de les écouter, et pas en mono, il faut les écouter en stéréo.
00:31Aujourd'hui, on doit être dans la prévention,
00:33c'est ce que les collègues maires font systématiquement pour rassembler
00:36là où on constate tous les jours une société qui est particulièrement divisée.
00:40Quels que soient les maires, les maires communistes,
00:43les maires de sensibilité de droite, de sensibilité de gauche républicaine,
00:46nous sommes là, comme des fantassins de la République, en appui de ce que souhaite l'État.
00:50Quand je parle de prévention, on a la possibilité,
00:53quand on est dans les collectivités, dans les mairies,
00:55de recruter des policiers municipaux.
00:57C'est ce que j'ai fait quand j'étais maire de Poissy,
00:59il y a aujourd'hui 44 agents municipaux à la ville de Poissy.
01:02On a la possibilité d'installer des outils de dissuasion,
01:05qui s'appellent la vidéoprotection.
01:06Il y a 71 caméras de vidéoprotection à Poissy.
01:10On a la possibilité, parce que c'est une volonté politique,
01:13dans le bon sens du terme Cyril,
01:14de pouvoir mettre en place de la prévention spécialisée,
01:17c'est-à-dire, ce sont ces animateurs, médiateurs,
01:19qui passent beaucoup de temps dans les quartiers pour aller sentir les choses.
01:22C'est le cas de le dire.
01:23Et puis derrière, peut-être anticiper un certain nombre de choses.
01:26De la même manière, avec des conventions avec le commissariat,
01:29donc la police nationale,
01:30qui est pilotée globalement, si je caricature pour que tout le monde comprenne bien,
01:34par le préfet de chaque département,
01:36on peut avoir des appuis et que les policiers nationaux,
01:39avec les militaires, les gendarmes sont des militaires,
01:41je le rappelle, militaires de la gendarmerie, etc.
01:45Moi, je fais beaucoup dans la prévention.
01:47Mais une fois que tout le monde connaît les règles,
01:49c'est comme dans les sports.
01:50Les règles, on les applique.
01:51On ne les interprète pas.
01:52Et j'ai toujours travaillé sur ce sujet-là.
01:54À Poitiers, on a baissé la délinquance juvénile entre 12 et 17 ans de 30%.
01:58Je n'ai pas tout attendu de l'État.
02:00Et c'est là où je dis simplement,
02:02attention collègues maires, quand je vois qu'à Poitiers,
02:04quand je vois qu'à Grenoble,
02:05on hurle parce qu'on n'a pas suffisamment de forces,
02:08de police mise à disposition par l'État,
02:11ok, mais personne n'a besoin de l'État pour diligenter des caméras de vidéoprotection.
02:16À Poitiers, il n'y en a pas suffisamment.
02:17À Poitiers, il n'y a pas suffisamment de policiers municipaux.
02:20Pardon de le dire.
02:20Et après, chacun prend ses responsabilités.
02:22Et donc je dis aujourd'hui,
02:24quand on voit ce qui se passe sur les territoires de la République
02:26et notamment dans ce qu'on appelle les QPV,
02:28les quartiers en politique de ville,
02:30c'est-à-dire nos quartiers populaires qui sont très fragiles, très sensibles,
02:33où on a des pics de deal qui sont parfois animés par des gamins de 8 ans,
02:36alors on ne peut pas laisser faire ça,
02:38on ne peut pas arrêter de se pinceler, de regarder ailleurs.
02:42Et il n'y a pas une solution, il y a des solutions.
02:44Et il me semble,
02:45à un moment donné où tous les Français réclament plus de présence de forces de sécurité sur les terrains,
02:50pourquoi pas faire un mix, c'est ce que je propose,
02:52entre la police municipale, chère au maire,
02:54la police nationale, chère au préfet,
02:56et effectivement les militaires ou des forces spéciales de la gendarmerie
03:00qui puissent intervenir, le cas échéant,
03:02sur le terrain dans ces quartiers fragiles.
03:04Voilà exactement ce que je propose.
03:06Mais pardon de le dire,
03:07je n'ai pas inventé la machine à courber les bananes.
03:09En 1993 ou 2013,
03:13Samia Ghali, la collègue de Marseille,
03:15avait proposé la même chose.
03:16Mais à un moment donné, comme disait le président Chirac,
03:18il y a des choses qui ne se grèvent pas.
03:19Il est temps de mettre un coup de poing sur la table.