00:00Vouloir faire des actions, c'est bien, mais par exemple, si on doit tous sortir les tracteurs,
00:04on saura quand on les sort, mais on ne saura pas quand on les rentre.
00:06Moi, je vous dis ça tout simplement parce qu'on ne parle même plus de colère.
00:09Là, on en est au stade du désespoir, beaucoup,
00:13parce qu'on a été un petit peu oubliés, trahis, c'est comme ce que je viens de vous expliquer.
00:17Il y a pas mal de collègues qui sont résignés, donc peut-être qu'ils ne sortiront même pas le tracteur,
00:21peut-être qu'on ne pourra même pas les joindre, peut-être qu'ils vont dire non, mais laisse tomber,
00:25je ne viens pas, on n'a rien obtenu, donc je ne viens pas. Tout est possible.
00:29Moi, je ne suis pas du tout dans l'organisation, je ne vais pas menacer de quoi que ce soit.
00:34Ce que je veux dire, c'est qu'en concret, on n'a rien et c'est vraiment super grave,
00:39parce qu'en fait, moi, ce que je vois, c'est que depuis des années,
00:42si on avait voulu couler le bateau agriculture française, on ne s'y serait pas pris autrement.
00:47Ça veut dire que ce que vous dites, c'est les engagements, parce que le gouvernement a pris 70 engagements.
00:52Et quand on va sur le site du ministère, ils disent voilà, il y a 100 % de ces engagements qui sont en cours de déploiement
00:57et 86 % qui sont d'ores et déjà faits ou avancés. Vous dites, c'est du vent.
01:01Ça, c'est de la bonne com'. Ben non, c'est de la super com'. J'ai encore entendu sur RTL tout à l'heure dire
01:07oui, les agriculteurs ont eu 500 millions, mais dans les 500 millions, il y avait des indemnisations,
01:12indemnisations sur la fameuse maladie bovine, la MHE. Il y avait des indemnisations en viticulture aussi.
01:18Voilà. Et ça, c'était des trucs qui étaient déjà prévus. Donc, il faut arrêter avec ces effets de com' bidons.
01:24Nous, ce qu'on veut, c'est du concret. Moi, ce que je veux, c'est que ça arrive ici, là, dans la cour de ferme
01:28et que ce soit vraiment selon les tributs chants. Je vous le dis, on a un souci de revenu. On n'est plus compétitifs du tout.
01:35Et ça, c'est parce qu'on a des charges qui ont explosé. C'est parce qu'on a des réglementations dans tous les sens
01:40qui sont arrivées de partout depuis des années, de partout, c'est-à-dire niveau français, niveau européen.
01:44On a empilé, on a empilé. On s'est mis des boulets au pied. On n'est plus compétitifs et on n'a plus de revenus.
01:48La vraie question, c'est pourquoi on n'est plus compétitifs ? Voilà, c'est surtout ça qu'il faut régler.
01:53On a besoin d'une vision, là. Mais le Edgar Pisani de ces grandes années qu'on a eues, il est où ? On l'attend toujours.
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