00:00Comme la mairie ou la supérette, la pharmacie, c'est un élément vital du village d'Aunesse-et-Laharie, au milieu de la forêt landaise.
00:06L'officine emploie 5 salariés et a dû s'adapter aux nombreux changements du métier.
00:10On nous confie des missions qui sont en supplément de ce qu'on faisait déjà, donc on vaccine,
00:16on fait des tests pour détecter une cystite, on fait des tests pour détecter une angine,
00:23on fait des accompagnements pour expliquer les médicaments aux gens.
00:27Les pharmaciens ne comptent plus les heures.
00:29En plus des délivrances de médicaments, ils injectent des vaccins.
00:32En ce moment, plus d'une vingtaine de piqûres par jour,
00:35une surcharge de travail parfois mal comprise par les habitants.
00:38Moi, je ne suis pas pour les pharmacies qui vaccinent de tout.
00:42Là, oui, le vaccin, la grippe, oui, mais il y a des infirmières.
00:48Il ne faut pas non plus les infirmières libérales les mettre de côté.
00:52Pour d'autres, les pharmacies s'adaptent au milieu rural.
00:54Beaucoup ont fermé dans les campagnes dans les années 2000.
00:57Il y a peu d'officines où il y a un seul pharmacien,
01:00comme c'était le cas dans les petits villages.
01:01Moi, je suis de Biscarosse, dans les années 60,
01:03il y avait le pharmacien qui était tout seul dans son officine.
01:05Et pour les élus, les pharmacies s'imposent comme des pôles de santé majeurs dans les villages,
01:09au même titre que les médecins.
01:11On sort de la distribution des médicaments,
01:12mais je pense que pour la structure, sa structure, c'est important aussi,
01:17même s'il y a des contraintes importantes de pouvoir se diversifier.
01:21Avec toutes ces nouvelles missions,
01:23les syndicats du secteur demandent une revalorisation des honoraires
01:25des pharmaciens d'au moins 15% à 20%,
01:28comme celle accordée aux médecins généralistes cette année.
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