00:00Quelques points de couleur pour un point final, celui d'un chapitre souvent long, toujours douloureux, mais cette fois tout en douceur.
00:14Le dégradé de nuance efface la dégradation de la maladie. Le dessin rend son destin à la patiente.
00:21C'est ça, c'est le point final du combat et c'est aussi crucial pour retrouver confiance en soi et se reconstruire de manière véritablement complète.
00:33Se reconstruire, se réparer avec le tatouage. La dermopigmentation corrective reste une technique peu connue qui permet de reproduire avec un réalisme saisissant l'aréole mammaire abîmée ou effacée par un cancer du sein.
00:49Un travail minutieux pour lequel Solène s'est formée pendant deux années aux côtés d'une amie spécialiste.
00:55Elle m'a formée au dessin, à la colorimétrie, aux jeux d'ombres. On travaille beaucoup avec un mélange des encres et on va travailler les ombrages, les reliefs pour donner un effet 3D.
01:07On va aller jusqu'à travailler les tubercules, recréer les grains de beauté pour reproduire soit à l'identique, si on a eu le temps de faire une photo avant opération, le sein d'avant et si on n'y a pas pensé, reproduire à l'identique le sein restant.
01:23En laissant une empreinte très douce, c'est ce qui a motivé Céline à pousser la porte de Labelle-Riperre. Après sept mois de chimiothérapie, trois ans de lutte, elle veut tourner la page entre femme et ne plus être une patiente.
01:37L'idée c'était de trouver une solution, vu que j'avais une asymétrie suite à l'opération, de trouver une solution qui soit moins invasive qu'une chirurgie.
01:47L'option de tatouage est une super solution pour ça parce qu'on est moins dans le domaine médical. On l'a tellement été en étant patiente qu'on a envie après d'en sortir au plus vite et donc c'est une solution qui est top pour ça.
02:01D'autres solutions comme ces prothèses adhésives créées sur mesure sont proposées par Solène. Elle qui exerce depuis des années dans les relations publiques, la jeune femme se réalise aussi désormais dans la relation humaine.
02:15Quand la personne découvre sa nouvelle aréole mammaire dans le miroir, là il y a vraiment quelque chose de fort, il y a souvent des larmes. C'est en grosse partie pour ça que j'ai choisi de m'orienter vers ce métier-là.
02:30Ça a du sens, on est tous en quête de sens, de faire un métier de main et qui donne du sens et puis qui va apporter, qui va aider en fait, qui va aider le patient.
02:42Aider et même s'approprier le combat des patientes, Solène s'engage au point de mobiliser des partenaires pour prendre en charge le tatouage réparateur, pour prendre la dernière charge des femmes avant de tracer leur nouvelle route.
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