00:00Oui absolument, c'est le Président de la Cour qui a tranché ce matin, les diffusions des vidéos ne seront plus systématiques,
00:06elles n'auront lieu que lorsque c'est utile pour la manifestation de la vérité et quand ce sera le cas, la salle sera évacuée.
00:12Donc le public, les journalistes par exemple, ne pourront pas assister à ces projections, ce sont des images choquantes et indécentes,
00:19a dit le Président tout à l'heure. Alors c'est l'Avocat Général qui avait lancé le débat ce matin après les diffusions de vidéos hier.
00:26Il a dit que ce sont des images terribles mais que sans ces images, il n'y a pas de procès, les propos de Gisèle Pellicot auraient pu être contestés sans ces images.
00:35C'est important pour l'égalité des accusés et devant l'information. Les avocats de Gisèle Pellicot sont sur la même ligne,
00:41il faut avoir le courage de se confronter à la réalité, ont-ils dit ? Mais tout cela a fait réagir les avocats de plusieurs accusés
00:48qui disent qu'on n'a pas besoin de ce déballage nauséabond, c'est du voyeurisme dont la justice n'a pas besoin.
00:54Quel est l'intérêt ? Voilà ce que certains ont dit. Mais en tout cas, le Président a tranché et le cas pourrait se produire cet après-midi
01:00avec l'interrogatoire de Cyril Day, un des accusés.
01:03Il a déjà commencé à être interrogé, Cyril Day, depuis ce matin. Que dit-il ?
01:11Écoutez, il a raconté son enfance. C'est un homme de 54 ans qui a deux enfants, qui est bouché en arrêt de travail.
01:17Il a raconté son enfance chaotique, un enfant battu par son père, mon père, je le surnommais Hitler, raconte-t-il.
01:24Il est décrit comme impulsif mais pas violent. Son entourage dit de lui qu'il est généreux, sociable, attachant.
01:29Alors le Président de la Cour lui pose cette question avec un portrait aussi élogieux.
01:33Comment avez-vous pu vous retrouver dans une histoire comme ça ?
01:36J'ai perdu pied, dit-il, je n'ai pas su réagir, j'ai fait le gamin.
01:40Puis le Président est revenu sur les faits, ces scènes de viol dans la nuit du 2 au 3 septembre 2019.
01:46Le récit cru et violent de pénétration avec Gisèle Pellicot qui était inconsciente.
01:51Cyril D qui dit, j'ai passé outre le consentement, l'homme n'appartient pas à la femme, c'est là où je m'en veux, je n'avais pas le consentement de Gisèle Pellicot.
01:59C'est Dominique Pellicot qui m'a donné l'autorisation et l'avocat de Gisèle Pellicot de poser cette question.
02:04Avez-vous conscience de réaliser un viol ?
02:07Oui, quelque part, répond Cyril D après un long silence avant de présenter ses excuses et demander pardon à Gisèle Pellicot.
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