00:00Parce que moi, je vais vous le dire très honnêtement, ça m'a choqué.
00:02Quand j'ai vu cette vidéo dont vous parlez, très simplement,
00:05on est dans un procès où Gisèle Pellicot a été abrutie de médicaments
00:09par son mari, qui le reconnaît,
00:11où elle était sous soumission chimique, où elle était inconsciente.
00:15Ok, très bien.
00:16Et pour commenter l'une des... ce qui est en train de se passer,
00:19vous mettez une vidéo avec « Wake me up » de Wham !
00:22Ça veut dire « Réveillez-moi ! ».
00:23Là, il n'y a pas d'indécence, c'est de l'humour pour vous.
00:26Non, il n'y a pas d'indécence.
00:27Alors, écoutez-moi, vous voyez, c'est exactement ce que je suis en train de dire.
00:29C'est le traitement que vous faites, vous, médias, de ce qui peut être dit.
00:32Parce que moi, dans ma légende, mais il faut avoir envie de lire la légende,
00:36j'explique qu'il faut se lever tôt pour me museler,
00:39qu'effectivement, c'est une triste réalité et que je préfère y répondre avec humour
00:43parce que j'ai été attaquée, humiliée, parce que je suis l'avocat d'accusé.
00:47Cette même journée, nos clients ont été insultés, pris en photo, vidéo.
00:51Et je dis, si vous lisez la légende, qu'effectivement,
00:54on a le droit dans une démocratie d'être avocat de la défense.
00:56Et là, c'est transformé, c'est repris.
00:58Et on dit, regardez, elle a mis la chanson pour dire qu'effectivement,
01:01elle était sous mission chimique.
01:02En fait, on ne peut rien faire avec vous.
01:04On ne peut rien faire.
01:05Et c'est ce que j'explique, d'ailleurs, dans ce procès,
01:07où j'ai l'impression que finalement, quoi que l'on fasse, la décision est prise.
01:10Les médias décident de ce procès-là.
01:12Et mon intervention d'aujourd'hui, elle me confirme encore.
01:15Je suis obligée de me justifier sur un réseau social dont on me dit
01:18vous vous rendez compte, vous êtes sur les réseaux sociaux,
01:19mais vous, les médias, vous êtes sur des biais de réseaux sociaux.
01:22Et je suis victime de votre harcèlement et des insultes par les réseaux sociaux.
01:25Donc non, il n'y a rien d'indigne.
01:27Si on a envie, effectivement, de considérer que c'est indigne, on le fait.
01:30Par contre, si on prend le temps de me connaître, de savoir qui je suis,
01:33de savoir que moi-même, j'ai été victime de violences, de viols, etc.
01:37Et bien, on se calme.
01:38Mais on n'a pas envie de ça.
01:39Parce que je suis à l'avocat d'accusés.
01:42Et j'ai de la peine pour mes clients qui, finalement,
01:44sont traités comme des moins que rien.
01:45Madame Pellicot, elle a dit que c'était des dégénérés hier.
01:47Personne ne l'a rapporté.
01:48Mais ce n'est pas grave, on n'a pas le droit, nous.
01:50On n'a pas le droit.
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