00:00On entend plutôt parler, soit des super-riches ou des tranches supérieures de l'impôt sur le revenu, soit des entreprises.
00:07Je crois comprendre que certains patrons commencent à faire passer des messages pour dire « Hop, hop, hop, c'est quoi cette histoire ? »
00:12On n'en veut surtout pas. Donc chacun ne met pas exactement le curseur au même endroit.
00:16Après, vous savez Michel Barnier, il a dit à plusieurs de ses interlocuteurs « Moi, je vais être très claire, j'ai 73 ans, je n'ai pas d'enjeu personnel,
00:22donc je peux partir, pas de souci. Par contre, vous qui vous opposez à moi, vous irez à la télé, vous expliquerez aux Français
00:28pourquoi le gouvernement est tombé. » C'est-à-dire pile au moment où, effectivement, comme vous l'avez très bien dit,
00:32on est dans le viseur des agences de notation et on peut se prendre un coup de tabac sur les marchés.
00:36Je pense qu'il est en train d'agiter un petit peu cette menace en disant « Faites gaffe, parce que derrière, la situation est très grave. »
00:43Et il tient le choc ?
00:45Semble-t-il.
00:46Non, ce que je veux dire, c'est que face à cette équation, à un moment donné, il n'arrive pas à sortir un gouvernement visiblement d'ici à la fin de la semaine.
00:54On voit bien que chaque jour qui passe rajoute une inconnue à cette équation qui est déjà extrêmement complexe.
01:00Hyper compliqué. C'est quand même quelqu'un qui s'est cogné, pardon de le dire comme ça, Boris Johnson, dans les négociations.
01:06Ce n'est pas faux.
01:07Pour le Brexit, c'est quelqu'un qui résiste relativement bien la pression. Là, elle est quand même costaude, surtout qu'on n'a pas ajouté celle de l'Élysée,
01:14parce que le Président pose aussi ses conditions en disant…
01:17Ah oui.
01:18Il dit « je vous aide, faites ce que vous voulez, il n'y a pas de soucis », mais par contre, vous vous rapprochez le plus possible d'un gouvernement d'union nationale,
01:25donc débrouillez-vous pour trouver une prise de guerre à gauche. Bon courage. On parle beaucoup de Didier Migaud, le président de l'HATVP, Haute Autorité pour la Transparence dans la Vie Publique,
01:34et dit aussi « il faut respecter les équilibres au Parlement ». En clair, les LR ne pourront pas avoir Matignon, le ministère de l'Intérieur et Bercy.
01:42Oui.
01:43Débrouillez-vous avec eux.
01:44Il y a quelque chose que je ne comprends pas.
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