00:00Vive tension donc entre le Premier ministre et les macronistes. On en parle avec vous tout de suite, Olivier Henault.
00:05Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes sénateur du Nord et secrétaire général de l'UDI.
00:10Alors on entend très clairement deux camps qui s'opposent. On a entendu Gérald Darmanin notamment, qui dit pas question de hausse d'impôts,
00:16sinon je ne rentre pas au gouvernement. De l'autre côté, on a Michel Bardier qui nous dit à quel point la situation est grave.
00:22Le gouverneur de la Banque de France aussi indique que des hausses d'impôts ne sont pas exclues. Quelle est votre position là-dessus ?
00:28Alors la ligne politique de l'UDI, elle est limpide, elle est claire. Tout doit être mis en œuvre pour éviter la crise politique
00:37parce qu'après la crise politique, il pourrait y avoir une crise sociale et c'est toujours les plus vulnérables et puis ça veut dire
00:44le déclin du pays et les plus vulnérables qui payent la note. Et pour nous, la deuxième priorité, c'est d'assainir les finances de la France.
00:53Et on ne va pas assainir les finances de la France. Bien sûr, il faut faire des économies, mais on ne peut pas assainir les finances de la France
01:01si on n'introduit pas la notion de justice fiscale. Et bien évidemment, il faut travailler en priorité sur les économies.
01:08C'est 75-80% du travail, mais 20% du travail, ça peut aussi vouloir dire faire des efforts et demander quelques efforts aux plus favorisés
01:18en matière de recettes fiscales. Voilà la priorité de l'UDI, c'est éviter la crise politique et assainir les finances publiques.
01:25Donc Gérald Darmanin et Gabriel Attal ont tort, selon vous, de mettre ces lignes rouges, cette hausse d'impôts qui serait une ligne rouge.
01:33C'est leur problème, mais ce n'est pas la même ligne rouge que nous. Nous, notre ligne rouge, ce sont les finances publiques parce qu'il s'agit
01:41de la souveraineté de la France, de l'avenir du pays, des générations à venir. On ne peut pas avoir une France qui dépend de ses créanciers extérieurs.
01:50On est en 1958, voyez-vous, et la priorité, ça doit être assainir les finances publiques, quoi qu'il en coûte. Et de ce point de vue-là, nous,
01:59nous renonçons à toute démagogie et nous abordons la question de la responsabilité. Voilà un peu la ligne de l'UDI de manière très déterminée.
02:08Il faut faire en sorte que Michel Barnier puisse réussir et puisse avoir des marges de manœuvre d'action pour assainir les finances publiques
02:17parce que notre pays est en une difficulté financière presque exceptionnelle et donc à mesure exceptionnelle, décisant exceptionnel et fou qui fait le délicat.
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