00:00♪♪♪
00:07Bien, moi, j'étais une enfant vraiment anxieuse.
00:09J'avais des pensées du type, il y a des caméras dans mes toutous.
00:14Ça a vraiment dégénéré rapidement.
00:16J'ai fait une tentative de suicide.
00:18Je m'en rappellerai toujours.
00:20J'ai cette image-là de la infirmière qui me regarde et qui me dit,
00:23tu sais, si t'avais vraiment voulu mourir,
00:26tu serais pas ici aujourd'hui.
00:28On me fait un lavage d'estomac.
00:31On me retourne à la maison.
00:33Et là, ma mère m'a acheté une robe neuve,
00:36puis elle dit que ça va aller mieux.
00:38♪♪♪
00:48Tu sais, on me dit toujours, bien,
00:50si t'as des issues de terre, va rechercher de l'aide.
00:52Mais c'est où qu'il faut aller chercher cette aide-là?
00:55Je connaissais personne qui avait ça.
00:57J'avais aucun exemple modèle de quelqu'un qui a la schizophrénie.
01:01Fait que j'étais terrifiée, là.
01:04Ça m'aurait fait du bien, moi, en tant que jeune ado
01:07qui vient d'avoir un diagnostic,
01:09de voir des gens qui vivent avec ça.
01:12♪♪♪
01:22Je dis pas que je suis d'une survivante.
01:24J'aime pas ça.
01:26Moi, je suis vivante.
01:28♪♪♪
01:38Euh...
01:40Il est ici.
01:42Il parle beaucoup, ce dessin-là.
01:44Regarde.
01:46Ça, j'ai fait dans mon lit de l'urgence-psy, là.
01:49Je pense que c'était peut-être le jour 2 ou...
01:51J'étais calme, fait que j'ai demandé un crayon puis une feuille,
01:54puis j'ai dit oui.
01:56Fait que ça m'a beaucoup aidée à me réguler
01:58puis à me ramener dans la réalité.
02:00♪♪♪
02:10Je pensais qu'il y avait des gens qui voulaient s'en prendre à moi.
02:14J'avais des voix de plus en plus.
02:16J'étais plus capable d'aller à l'électricité,
02:18j'étais plus capable de prendre l'autobus.
02:20Tu sais, sortir de chez nous, c'était difficile.
02:23C'est ma meilleure amie avec qui j'ai décidé de m'ouvrir.
02:27Elle a dit non, non, là, il faut que t'ailles à l'étage.
02:32Oui, bien, ça, c'est...
02:34C'est le blog que j'avais quand j'étais ado.
02:37C'était vraiment dans la phase où j'allais pas super bien.
02:40C'est ça, par exemple.
02:42100 %.
02:44Cette photo-là, je me rappelle l'avoir prise la veille
02:47d'avoir été en pédopsychiatrie.
02:50Je me rappelle avoir parlé du fait que j'avais beaucoup d'idées noires
02:53pis que je me sentais pas en sécurité pour moi-même.
02:56En disant ça au médecin, c'est là que lui m'a répondu.
03:00« Donc, est-ce que t'es certaine de ce que tu me dis? »
03:02« C'est ça, parce que si t'es en train de me dire ce que je comprends,
03:05on n'a pas le choix, il faut qu'on t'emmène en psychiatrie. »
03:08Et j'ai dit oui.
03:11Ça va pas, ça va pas.
03:13J'ai dit oui.
03:15J'ai dit oui.
03:17Et j'ai dit oui.
03:19Ça va pas, j'ai besoin d'aide.
03:21Si c'est ça qu'il faut faire, c'est ça qu'il faut faire.
03:25Je vous montre mon projet de « find back » en arts visuels.
03:29C'est une idée que j'ai eue pendant que j'étais hospitalisée.
03:33Ce sont des jaquettes d'hôpital,
03:35toutes brodées et perlées avec des pierres précieuses.
03:39Donc, c'est un peu pour mettre de la beauté pis de la force
03:43dans ce vêtement-là qui représente l'ultime vulnérabilité.
03:51C'est vraiment difficile à l'urgence psychiatrique.
03:54Ils te déshabillent, ils te prennent tous tes objets.
03:57T'as juste ta petite jaquette d'hôpital.
04:00Mes symptômes ont explosé aussi à ce moment-là.
04:03Je pleurais, je pleurais.
04:05Là, j'étais en délire.
04:07Je pensais qu'ils voulaient me droguer pour m'enlever mes organes.
04:11J'étais vraiment pas bien.
04:13Je comprends pourquoi il y en a qui disent que ça les traumatise, l'urgence.
04:17Il y a quand même vraiment une espèce de sentiment de « OK, maintenant je suis un petit peu en prison. »
04:22« Je peux plus sortir. »
04:24Et à la fin des deux semaines, le pédopsychiatre m'a dit
04:29que j'avais un trop de personnalité limite,
04:31que j'allais être comme ça toute ma vie,
04:33qu'il n'y avait pas grand-chose qu'on pouvait faire,
04:35qu'il n'y avait pas comme une médication spéciale,
04:37qu'on allait pouvoir me donner des pilules pour essayer d'aider,
04:40mais que ça allait être tout.
04:42Que c'était ma personnalité.
04:44Des idées suicidaires, est-ce que j'en ai eues?
04:47Je ne pense pas que c'était des vraies idées suicidaires,
04:50mais j'avais des hallucinations mandatoires, qu'on appelle,
04:54donc qui me donnent des ordres.
04:56J'entendais « je vais te tuer », « tabarnak »,
05:00« rende-toi un crayon dans l'œil »,
05:02des trucs de même.
05:04Des fois, je me disais « ah, si je le fais,
05:07les voix vont me laisser tranquille ».
05:14Ça, c'est ma collection d'objets sensoriels.
05:17J'en ai de tous les genres,
05:20plus que ce que j'ai besoin.
05:22En fait, ça détend mon anxiété.
05:34Je dirais à l'âge de 13 ans.
05:36À un certain moment, l'anxiété était tellement élevée
05:39que j'ai tenté de prendre des antidépresseurs
05:42qui avaient été précis par le médecin de la famille.
05:45Mon humeur a changé rapidement.
05:47Ma mère ne me reconnaissait plus.
05:49J'avais beaucoup d'impulsivité.
05:51L'euphorie que je ressentais n'était pas adéquate
05:54à ce qui se passait.
05:56À un certain moment, j'étais plus fonctionnelle.
05:59J'ai fait une tentative de suicide.
06:02Quand je me faisais demander pourquoi j'avais fait ça,
06:05je disais que je ne le savais pas.
06:07Je voulais juste me sentir mieux.
06:10Ensuite, j'ai été hospitalisée en pédopsychiatrie
06:13pendant un mois.
06:15Ça, c'est moi.
06:17J'avais 18 ans.
06:19C'est frappant de me voir les yeux.
06:22Qu'est-ce que vous voyez en regardant mes yeux?
06:25La souffrance, la détresse.
06:27Une immense tristesse.
06:29J'avais les yeux tristes.
06:32Je n'avais pas d'espoir.
06:41J'étais habituée de vivre dans un contexte familial
06:44où il y a de l'alcool, de la chicane.
06:48Tout est un drame.
06:50À 15 ans, ma vie a basculé.
06:53J'ai appris que j'étais adoptée.
06:55J'étais complètement perdue.
06:57À l'âge de 17 ans, c'est ça.
07:01Il y a eu la première tentative de suicide,
07:04qui a été enchaînée par une deuxième à 18 ans.
07:07On me fait un lavage d'estomac.
07:10On me retourne à la maison.
07:13Et là, ma mère,
07:15ne sachant pas quoi faire, probablement,
07:18m'a acheté une robe neuve
07:20et a dit que ça allait mieux.
07:22Vous vous rappelez de cette robe-là?
07:24Absolument.
07:27Quand j'étais à l'hôpital, j'étais contente d'être là
07:29et je me faisais des amis.
07:31C'était le fun parce qu'il y avait des activités.
07:34C'était un peu inapproprié.
07:36Je m'hospitalisais en pédopsychiatrie.
07:38C'est pour rien.
07:40Moi, je trouvais ça le fun.
07:42Jusqu'à 14 ans, j'ai refait une tentative de suicide.
07:46À ce moment-là, c'était vraiment l'inverse.
07:49C'était vraiment une phase dépressive.
07:52C'est spécial parce que j'avais gardé en tête
07:55que l'hôpital, c'était le fun.
07:58Je suis sortie de la pédopsychiatrie
08:01et j'étais en crise tout le long.
08:03Justement de me faire dire
08:05« Voilà, c'est ça. C'est ce que t'es.
08:07C'est ce que tu vas toujours être. »
08:09J'avais quand même un côté de moi qui était comme
08:11« C'est quoi le but si on me dit que ça va être ça toute ma vie? »
08:14C'est à ce stade-là que j'ai eu des tentatives de suicide
08:17parce que je ne voyais pas les solutions.
08:20Je me rappellerai toujours
08:22cette image de l'infirmière qui me regarde et qui me dit
08:25« Tu sais, si tu avais vraiment voulu mourir,
08:28tu ne serais pas ici aujourd'hui. »
08:30Je ne sais pas si c'est à cause de mon diagnostic
08:33de trop de personnalité limite que ça vient avec.
08:36On se dit « Les gens avec un trop de personnalité limite,
08:39ils veulent juste de l'attention. »
08:41Moi, je le sais qu'à ce stade-là de ma vie,
08:43je ne voulais rien de plus que de mourir.
08:48J'ai eu des enfants très jeunes et très rapprochés.
08:52À mon sens, j'ai eu des post-partum assez sévères.
08:55Tout ce que je me souviens de cette époque-là,
08:58c'est qu'on m'a donné 200 pilules de fer.
09:00Je ne devais pas être très en forme.
09:02Mais c'est « T'es fatiguée, ça va revenir. »
09:05« T'es fatiguée, ça va revenir. »
09:07Quand j'ai eu 18 ans,
09:09c'est là que je suis tombée dans les craques du système un peu.
09:12Là, c'était « T'es une adulte,
09:14donc tes parents ne peuvent plus faire ce processus-là pour toi. »
09:17Mais moi, je n'avais pas la force à ce stade-là.
09:20Puis là, c'est là que j'ai complètement arrêté.
09:22J'ai arrêté mon suivi, j'ai arrêté ma médication.
09:25J'ai fait « Je ne peux plus. »
09:27Et pour vrai, je pense que j'ai eu trois ans.
09:30Je ne me rappelle pas grand-chose,
09:32parce que je pense que je dormais.
09:34C'était là, en permanence, cette tristesse-là.
09:37Cette lourdeur de la vie-là, ce vide.
09:42Et là, en 2002, j'ai tombé la face à terre.
09:47Là, on m'a diagnostiqué une dépression majeure.
09:49Avec des suicidaires.
09:52Et puis, j'ai été un an arrêtée de travailler.
09:56J'ai perdu 40 livres.
09:58Au bout d'un an, je retourne travailler.
10:01Jusqu'en 2011.
10:03Où là, j'ai retombé.
10:07Ça ne se réglait pas. J'avais encore des symptômes.
10:09Donc là, on a parlé de schizophrénie.
10:11Moi, j'appelle ça le traitement VIP.
10:14C'est-à-dire que tu as une équipe multidisciplinaire autour de toi.
10:18Ma psychiatre était là.
10:20J'ai eu accès à de la psychothérapie.
10:22Une travailleuse sociale.
10:24Ergothérapeute, infirmière.
10:26Tout le monde est là autour de toi.
10:28Mais ce qui m'arrivait, c'est qu'on essayait un antipsychotique.
10:32Ça ne marchait jamais.
10:34Moi, ce qui m'a aidée énormément,
10:36c'est d'avoir des gens lumineux proches de nous autres.
10:40Des gens qui sont inspirants.
10:42Des gens qui sont pleins de compassion et de bienveillance.
10:46Les groupes anonymes, c'est ça qui m'a aidée le plus.
10:51J'ai pu parler de ce que je vivais.
10:54Ça ne restait plus tout pogné en dedans.
10:57Personne ne jugeait.
10:59Personne ne me regardait drôlement.
11:01J'étais acceptée.
11:03Quand moi, je ne m'acceptais pas moi-même,
11:06parce que j'avais honte.
11:08Ça a duré deux ans d'essai de médication.
11:10Il y a des fois où je voulais arrêter ma médication,
11:13parce que ça ne marchait pas.
11:15Je prenais beaucoup pour mon conjoint.
11:17Ça le rassure.
11:19Toute seule, sûrement,
11:21est-ce que j'aurais réussi à poursuivre?
11:24Non.
11:26J'ai une amie, dans ce moment-là,
11:28qui m'a vue ne pas bien aller.
11:30J'ai dit, j'ai besoin d'aide.
11:32Je ne sais pas où chercher, c'est vraiment compliqué.
11:35Cette amie-là a appelé un CLSC
11:37et a demandé, c'est quoi les ressources?
11:39Qu'est-ce qu'on peut faire?
11:41Quelqu'un qui a un trouble de personnalité limite,
11:43et j'ai fini par trouver quelqu'un
11:45qui avait fait ses études là-dedans.
11:47De voir quelqu'un qui connaissait ça,
11:49qui n'avait pas de préjugés,
11:51ça a complètement changé ma vie.
11:53Il y a tellement un stigma.
11:55Tout le monde nous dit qu'on est des manipulateurs,
11:57menteurs et qu'on veut de l'attention.
11:59Quand j'ai commencé à voir mon psychologue,
12:01ça a été très rapide.
12:03Est-ce qu'on a eu cette discussion-là?
12:05Ça n'a pas de sens.
12:07Il y a des professionnels qui peuvent penser comme ça,
12:09parce que ce n'est pas vrai.
12:13Et là, il est arrivé un miracle.
12:15Ma psychiatre est allée à une conférence,
12:17mais c'était plein finalement,
12:19donc elle a pris l'autre porte.
12:21Et c'était sur un procédé innovateur
12:23pour sortir les gens
12:25de la dépression réfractaire.
12:27On m'a installée un neuromodulateur
12:29qui est comme un pacemaker.
12:31Il est ici,
12:33puis j'ai des minuscules électrodes
12:35qui sont entourées après le nerf vague.
12:37Demandez-moi pas,
12:39c'est quoi le nerf vague?
12:41Je ne savais même pas que j'avais ça.
12:43Le médecin m'avait dit,
12:45« Vous savez, c'est une chance sur deux
12:47que ça fonctionne. »
12:49Bien, j'ai dit,
12:51« Écoutez, moi, je ferais des 6,49,
12:53puis j'y crois.
12:55Ça fait qu'une chance sur deux,
12:57mes chances sont bonnes. »
12:59Comment tu as obtenu ton diagnostic?
13:01Ça m'a pris trois ans,
13:03parce qu'ils ont vraiment voulu prendre le temps
13:05d'être sûre que ce n'était pas autre chose,
13:07puis de ne pas mettre ça comme trop tôt
13:09pour que ça me suive toute la vie.
13:11Ils ont quand même voulu
13:13mettre en place
13:15une psychoéducatrice pour m'aider.
13:17Ils ont aussi
13:19testé des médicaments
13:21qui peuvent aider au niveau des humeurs,
13:23même si j'avais pas le diagnostic.
13:25Je suis quand même satisfaite,
13:27malgré que ça a été un trois ans
13:29vraiment intense.
13:31Je les présente que c'est un trois ans
13:33qui a duré dix ans.
13:35Moi, je me levais à tous les jours,
13:37j'avais un nuage au-dessus de la tête.
13:39Des fois, il y avait des gouttelettes.
13:41J'étais triste.
13:43Des fois, il y avait de la pluie.
13:45Je pleurais.
13:47Des fois, il y avait de l'orage.
13:49Je voulais mourir.
13:51Mais il y avait toujours un nuage.
13:53Et là, tout d'un coup,
13:55le nuage est là, mais il ne mouille pas.
14:01Maintenant, j'ai les clés de l'hôpital.
14:03L'unité de soins
14:05où j'étais enfermée.
14:07Maintenant, j'ai les clés.
14:09Bon matin!
14:11C'est un des psychotes qui me suivait
14:13qui a vu en moi une pareidompte
14:15et que j'ai passé de patiente à intervenante.
14:17Donc, on arrive à mon bureau.
14:19Ici, il fait chaud.
14:21D'avoir une pareidompte
14:23dans une équipe,
14:25ça a vraiment plusieurs utilités.
14:27Je dirais que la majeure,
14:29c'est vraiment offrir aux personnes,
14:31de discuter avec quelqu'un qui comprend
14:33la psychose et qui l'a vécue.
14:35Mon premier suivi, c'était un jeune homme.
14:37Il était dans la même chambre
14:39où j'avais été pendant un mois et demi.
14:41Ça, ça m'a vraiment marquée.
14:43J'étais comme, OK,
14:45j'ai vraiment traversé.
14:47Je suis de l'autre côté maintenant.
14:49Salut!
14:51Bonjour!
14:53Joanne, tu as une évolution
14:55extraordinaire. Je suis vraiment fière de toi.
14:57Je trouve quand même que tu as une maladie sévère.
14:59Je pense qu'il y en a qui ont
15:01des maladies moins sévères que toi
15:03et qui réussissent à
15:05acquérir un fonctionnement moins bon.
15:07Ça vient, oui, du contrôle
15:09de certains symptômes, mais aussi
15:11de ta volonté à t'en sortir
15:13et de ta personnalité aussi.
15:15Merci. C'était touchant.
15:17Oui, c'est un plaisir, vraiment.
15:19Quand j'ai terminé
15:21le CGM, j'ai voulu
15:23aller au bac en travail social
15:25parce que j'ai réalisé que c'est vraiment
15:27la santé mentale qui m'intéresse.
15:29Pendant longtemps, pendant mes études au CGM,
15:31j'avais comme un petit sentiment
15:33un peu d'imposteur. Je me disais
15:35« Comment je peux aider quelqu'un quand moi-même
15:37j'ai un diagnostic? » Mais graduellement,
15:39j'ai appris à avoir ça
15:41un peu comme un pouvoir
15:43de plus, de pouvoir
15:45aider les gens et de faire
15:47une différence.
15:49Non, non, je ne suis pas guérie.
15:51Je suis en rétablissement et je vais l'être toute ma vie.
15:53Mais
15:55j'ai appris à vivre avec ça.
15:57J'ai pas le choix.
15:59Je fais plein de choses que j'aime.
16:01J'étudie toutes sortes d'affaires.
16:03Si j'avais 20 ans de moins,
16:05les fameux 20 ans que j'ai perdus,
16:07finalement, mon Dieu,
16:09j'apprendrais des choses.
16:11Moi, j'ai des grands rêves.
16:13J'aimerais être représentée en galerie.
16:15Je veux un chien aussi.
16:17En travaillant sur moi,
16:19en travaillant sur ma santé mentale
16:21et en commençant à avoir
16:23cette stabilité-là, je commence
16:25à savoir qui je suis, qu'est-ce que j'aime.
16:27Moi, j'aime ça voyager.
16:29J'aime ça collectionner mes vinyles.
16:31J'aime ça la musique.
16:33J'aime ça aller dans des concerts.
16:35Je commence tranquillement à découvrir en tant que moi
16:37et non pas juste
16:39le TPL.
16:41C'est très cool.
16:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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