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  • il y a 2 ans
Grenoble a une fois de plus été le théâtre de violences cet été. En un mois, huit fusillades ont éclaté, faisant un mort et 15 blessés. La plupart de ces incidents sont liés à des règlements de compte autour du trafic de drogue, un fléau bien implanté dans la ville avec une trentaine de points de deal recensés, qui dégradent la vie des habitants des quartiers concernés.

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Transcription
00:00Chaque année, la même mélodie, celle des bruits de balles et des fusillades.
00:09Grenoble a encore souffert d'un été enflammé.
00:12En un mois, 8 fusillades ont été recensées pour un bilan de 1 mort et 15 blessés.
00:17Il s'agirait pour la plupart de règlements de comptes axés autour du trafic de drogue.
00:22Bien implantées sur l'agglomération, une trentaine de points de deal alimenteraient les 50 000 clients estimés.
00:28Dégradant la vie et la sécurité des habitants de ces quartiers en difficulté.
00:32Un réseau grandissant qui inquiète les autorités locales.
00:35Mais pour lutter, les forces de l'ordre se déploient, comme ce lundi, à 20h.
00:40En centre-ville, dans le quartier Hoche, 40 policiers, dont notamment la CRS 84,
00:45sont venus déranger les activités sur place.
00:48« Ce sont des zones de paupérisation.
00:49Dès qu'il y a un point de deal, il y a une paupérisation.
00:52Vous n'entrez plus dans votre immeuble comme vous rentrez chez vous.
00:55Vous avez des personnes qui sont constamment en bas de l'immeuble.
00:59Vous avez des personnes qui vont en permanence faire des allées et venues.
01:02Tout cela, c'est une vie qui n'est pas normale.
01:04Et donc, toutes les personnes qui sont impactées par ces points de deal
01:07méritent notre attention, notre soutien.
01:08C'est pour ça que nous travaillons constamment. »
01:10Ce soir-là, les cages d'escalier ont été fouillées.
01:12Les personnes sur place ont été contrôlées, mais rien n'a signalé.
01:16Le point de deal s'est comme volatilisé.
01:18Un travail de terrain obligatoire pour garder un œil sur ces réseaux.
01:22« Il y a plusieurs niveaux d'action.
01:24Il y a une dissuasion déjà, des interpellations.
01:29Et on a également des enquêtes de fond.
01:32Là, on a beaucoup d'enquêtes ouvertes suite au coup de feu,
01:36mais on a aussi des enquêtes ouvertes sur les organigrammes
01:41des trafics de stupéfiants, sur des secteurs bien identifiés
01:44que je ne vous donnerai pas pour l'instant. »
01:47Et si le coup de filet n'a rien donné ce jour-là,
01:49pour la police, ce type d'opération permet de rester présente
01:53au contact des habitants.
01:54« Vous allez trouver des habitants qui vous diront
01:57que ça ne change rien, ou que le fait que l'on passe un moment
02:01fait qu'après, il ne se passe rien derrière.
02:03Et d'autres, au contraire, qui vous disent oui, votre présence.
02:05Je pense à certains quartiers où la présence a été reconnue dans la durée.
02:09Comme on travaille dans la durée,
02:10il y a des personnes qui l'ont dit à moi,
02:12qui l'ont dit aussi à mes collaborateurs,
02:13que oui, il vait mieux maintenant qu'avant.
02:16Mais je vous dirais que pour certains, c'est encore insuffisant.
02:19C'est pour ça que nous continuons. »
02:21Héritière d'un passé de grand banditisme,
02:23la ville de Grenoble n'arrive toujours pas aujourd'hui
02:25à se détacher de cette étiquette.
02:27Le syndicat de police nationale de l'Isère
02:29évoque un manque de 115 effectifs sur le terrain.
02:32Un renfort qui leur permettrait de rendre cette lutte
02:35contre le trafic de stupéfiants plus efficace.
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