00:00Alors à La Réunion, ces dernières années, on a vraiment vu une augmentation exponentielle de
00:07la présence de la cocaïne, qui auparavant était réservée à quelques milieux. Il
00:12pouvait y avoir des arrestations avec quelques dizaines, voire quelques centaines de grammes.
00:17Aujourd'hui, on le voit, les saisies, l'année dernière c'est 37 kilos, je crois, sachant qu'à
00:24peu près 10 à 30% de ce qui circule est saisie. Vous imaginez un peu les volumes qui ont pu
00:31rentrer à La Réunion en annonce. Exposition, évolution exponentielle qui n'est plus limitée
00:37malheureusement à quelques milieux VIP de personnes, mais que l'on trouve dans toutes
00:44les régions de l'île, y compris les quartiers populaires, dans les bas, dans les hauts. Cette
00:49cocaïne, elle est présente partout. Elle entraîne des situations de dépendance majeure en
00:54raison des troubles psychiatriques importants, des dettes absolument considérables pour les
00:59gens qui se trouvent pris dans cet engrenage, des troubles du comportement et de la violence,
01:04parce que ça coûte 150 euros le gramme, donc ça entraîne une criminalité importante. Avec là,
01:10tout de suite, on passe à une autre catégorie qu'avec le rouleau de zamal. C'est pour ça que nous
01:16nous avons tiré la sonnette d'alarme sur cette problématique de la cocaïne. Cette cocaïne,
01:22comme elle coûte cher, elle est fumée, elle est basée, elle est fumée. Quand on fume de
01:26la cocaïne, on consomme du crack. Et le crack, on sait ce que c'est. Aux Etats-Unis, aux Antilles,
01:31ce sont des troubles là encore plus importants, avec des addictions extrêmement fortes et vraiment
01:38c'est quelque chose qui peut amener des troubles sociaux importants dans notre département. D'où
01:44l'importance de mener des campagnes de prévention, de renforcer les structures de soins. À côté de la
01:51cocaïne, c'est aussi des nouvelles substances de synthèse. Nous avons eu des cas d'intoxication
01:56aux opiacés synthétiques l'année dernière, avec plusieurs morts, des intoxications graves. Donc
02:01ces phénomènes, on voit qu'ils peuvent arriver très vite. Ils peuvent s'installer très très
02:06rapidement. Ils nécessitent une importante réactivité. L'ARS avait été réactive avec
02:11cette question des opiacés synthétiques. Donc il faut avoir des signes, des capacités à déceler
02:18ces signes et à réagir rapidement et de manière inlassable. Mener des campagnes de prévention
02:25régulièrement pour les drogues classiques, comme l'alcool, le tabac, mais aussi ces nouveaux
02:30comportements, ces nouvelles drogues, ces nouveaux comportements addictifs. On le voit à la réflexion
02:34sur les écrans, sur les jeux vidéo, qui posent aussi beaucoup de problèmes. Ce sont des pathologies
02:40qui sont encore insuffisamment prises en charge, puisqu'on sait que peut-être à peu près de 10 à
02:4430 % des gens sont soignés. Donc par rapport à beaucoup d'autres pathologies, on peut faire
02:49beaucoup mieux. Nous aussi, c'est un travail à ce que l'ensemble des professionnels de santé soient
02:54formés, soient capables de dépister, de prendre en charge et d'orienter ces personnes en difficulté
03:00pour prévenir ces problématiques qui pèsent très très lourd après sur notre société.
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