00:00Et puis voilà, on va dire patatras.
00:02Non, je dis juste qu'il y avait trop de coureurs guyanais devant.
00:05Il y avait trop de coureurs guyanais devant, c'est ça le problème.
00:08C'est pour ça que ça n'a pas roulé ?
00:09Bien sûr, il y aurait eu peut-être deux, un coureur de la Hollande, un coureur guadoupéien,
00:15un autre peut-être un coureur de la Martinique et deux coureurs européens, je pense que ça aurait été au bout.
00:21C'était vraiment un bon coup.
00:23Lorsque tu arrives sur Petit Sud avec trois minutes, normalement on est censé ne plus te rejoindre.
00:27Derrière, oh, ça a été terrible.
00:30Mais même si tu rentres avec une minute, tu rentres avec trente secondes, on est censé ne plus te rejoindre.
00:33Tu estimes que ça n'a pas roulé suffisamment devant ?
00:37Bien sûr, il n'y avait pas.
00:39La preuve, regardez les coureurs qui étaient devant, ça manque, ça manque, ça manque.
00:47Il faut dire, il faut dire, il faut faire de la logique.
00:49Il y a beaucoup de coureurs, le peloton guyanais manque énormément de niveaux.
00:54Ce qui est vrai, c'est qu'on se voile beaucoup la face, on ne te dit pas la vérité et on rêve inutilement.
00:59On rêve inutilement, il ne faut pas croire au Père Noël.
01:01Vous êtes en train de nous dire que pour ce tour, nos coureurs ne sont pas prêts.
01:04On a beaucoup de coureurs qui ne sont pas prêts dans le Bordeaux.
01:06Ce n'est pas tout le peloton guyanais, il n'y a que deux coureurs qui sont prêts physiquement.
01:11C'est les deux coureurs de l'USM.
01:14Il ne faut jamais bousquer un Nicolai Monson.
01:16Après, c'est bon.
01:18Après, il n'y a pas très rien qui peut te faire un espoir, mais après, c'est tout.
01:21Il n'y a pas d'autres coureurs.
01:25Jean-Régé, vous avez été sélectionneur, vous avez été coureur.
01:28Qu'est-ce qu'il nous manque aujourd'hui ?
01:30Il faut que les coureurs s'entraînent.
01:32Il faut que les coureurs s'entraînent sérieusement.
01:38Il faut que les coureurs s'entraînent sérieusement pour y arriver.
01:40Et se donner les moyens.
01:42Vous savez, il n'y a pas fumée sans feu dans la vie.
01:44Lorsqu'on veut arriver à quelque chose, il faut se donner les moyens.
01:47Il faut qu'on arrête de rêver comme tous les ans.
01:50Dès qu'il y a le tour, on veut rêver.
01:53Non, il faut se donner les moyens pour arriver à ce niveau.
01:55Ce que certains coureurs du Haney ont pu faire dans le passé.
01:59Et ce que un du Haney fait maintenant à la personne de Diladoui,
02:03il se donne les moyens pour être à un bon niveau, un niveau correct.
02:06Un niveau respectable.
02:08Pour que tu sois compétitif.
02:10Alors, on parle de niveau respectable, on parle de Willy Land.
02:12Mais il y a certains qui n'ont pas encore compris que Willy Land,
02:14ce n'est pas du jour au lendemain.
02:16C'est du travail de longue haleine.
02:17Ça aussi, ça a son importance.
02:18Les années se suivent et comptent énormément.
02:20Ce que vous faites cette année, ça va compter pour l'année prochaine.
02:23Au fil des années comme ça.
02:24Et lorsque vous avez une base solide, c'est ça, la base.
02:27La base, c'est comme une maison.
02:28Si les fondations ne sont pas solides, au premier coup de vent, ça va partir.
02:32C'est la même chose.
02:33Comment voyez-vous la suite du tour, Jean-Régis ?
02:36La suite du tour, est-ce qu'elle est ?
02:38Ce qui est un peu dommage, c'est qu'il n'y a pas une belle équipe de Guadeloupéennes
02:42pour mettre une opposition.
02:46On a besoin d'une opposition, on a besoin de ça.
02:49On a besoin de ça pour mettre du piment à la chevele.
02:53C'est un petit peu dommage que je trouve la Martinique.
02:56Je pense un petit peu plus à la Martinique.
02:58Certains coureurs sont en demi-teinte, mais c'est un peu dommage.
03:02Je comptais beaucoup sur la Martinique pour créer cette opposition-là avec les Européens.
03:06C'est vrai qu'on parle beaucoup de la Martinique,
03:08mais je crois qu'il y a un élément qui est important.
03:10Je crois que ça prouve aussi que lorsqu'on est pas en compétition,
03:13la compétition ne peut pas remplacer les entraînements.
03:15Lorsque le tour cycliste de Martinique est fini,
03:17on va directement au tour de Guyane,
03:19et c'est vrai que les coureurs s'entraînent.
03:21Il y a des regroupements, mais voilà le résultat aujourd'hui.
03:24Oui, mais après je pense que lorsqu'on s'est fixé des objectifs,
03:27il aurait suffi de faire un petit challenge,
03:29même tous les quinze jours, pas besoin de tous les dimanches,
03:31mais tous les quinze jours, pour tenir les coureurs un peu en jambes.
03:34C'est tout. Je pense que ça, le comité aurait pu mettre en place, tout simplement.
03:38Voilà. Merci Jean-Égué. Ah, il n'a pas changé.
03:40Et puis, félicitations Jean-Égué.
03:42On a été honoré. On ne vous en a pas dit.
03:44On a été honoré. Les anciens qui ont reçu, qui ont gagné le tour.
03:48Comment tu as apprécié ce petit moment ?
03:51Oui, c'est toujours bien de penser aux anciens.
03:54Ce qu'on a fait, au moins, ça ne reste pas dans l'indifférence.
03:58Ça fait plaisir de voir qu'on est toujours reconnus,
04:01on est toujours entendus, et ça fait chaud au cœur.
04:05Mais dommage que les jeunes ne sont pas conscients de tout ça.
04:08Moi, ça me fait... C'est triste de voir l'État, la jeunesse,
04:13dans la jeunesse du cycliste du année,
04:15et le niveau commence à baisser.
04:18Comment le niveau a baissé, c'est ce qui est triste.
04:20Le plus triste, c'est ça.
04:22Merci Jean-Égué.
Commentaires