00:00Valéry Lecerf est inquiet.
00:02Il redoute l'arrivée dans son cheptel d'un nouveau variant de la fièvre
00:06catarhal-ovine,
00:08aussi appelée maladie de la langue bleue.
00:11Il se souvient très bien de la dernière fois.
00:13C'était en 2007. J'avais que quelques années d'installation.
00:17Je venais de monter le troupeau ovin.
00:21Lorsque ça vous arrive, vous avez 30 à 40 % de production en moins
00:25aussitôt installé.
00:27Économiquement, il faut avaler le morceau.
00:29Car cette maladie transportée par de minuscules insectes peut faire de
00:33gros dégâts.
00:34C'est principalement
00:36des grosses poussées de fièvre et ça peut vite prendre de l'ampleur lorsque
00:39nous avons des animaux en gestation.
00:41Puisque derrière, ça peut faire avorter, perdre le haut.
00:46Venue des Pays-Bas, la maladie s'est propagée en Belgique avant d'arriver
00:50lundi dans le nord de la France.
00:52Depuis, 22 suspicions de fièvre ont été recensées.
00:56En prévention,
00:57les éleveurs désinsectisent les vaches, limitent les déplacements de leur
01:01troupeau et attendent les 4,6 millions de doses de vaccins promises.
01:06Problème, le variant étant récent, ces vaccins ne sont pas encore homologués
01:11en France, mais le temps presse.
01:13Pour que l'immunité soit
01:15suffisamment
01:17efficace pour stopper la maladie ou enrayer la maladie,
01:20il faut compter trois semaines après l'injection pour les ovins
01:24et trois semaines après la deuxième injection pour les bovins.
01:27Le pic de la maladie est pourtant prévu d'ici la mi-septembre.
01:31Les vaccins devraient être distribués mercredi prochain aux vétérinaires
01:35sans savoir quand la campagne pourra débuter.
01:38Dans les Hauts-de-France, 100 000 moutons doivent être vaccinés.
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