00:00Vous venez d'entendre Kamala Harris à la Maison-Blanche, entourée de tous ces attêtes américains qui s'apprêtent à quitter les Etats-Unis pour se rendre à Paris, pour les JO.
00:09Rebonsoir Gauthier. Elle a tout de même d'abord rendu hommage à Joe Biden, évidemment, vu le contexte, ce contexte du fait que Joe Biden ait jeté l'éponge et que elle soit sa candidate à la présidence en disant qu'il avait dépassé toutes les espérances en termes de bilan.
00:27Elle a évoqué d'ailleurs Beau, son fils aîné, son fils aîné qu'on sait qui est mort d'une tumeur au cerveau. Tout ça n'était pas un hasard.
00:35Non, ce n'était pas un hasard parce que c'était une façon de s'inscrire dans un bilan qui, effectivement, est tout à fait et plus qu'honorable que l'on pense aux réalisations dans le domaine des infrastructures, dans le domaine de la santé.
00:50Même si à chaque fois, et ça, nous l'avions dit souvent, les Républicains au Congrès se sont opposés même à des mesures qu'ils trouvaient judicieuses, tout simplement parce que cela aurait avantagé l'administration Biden.
01:02Mais il y a quantité de choses qui sont qui se sont produites aussi. La résistance, il faut bien le dire, de l'administration Biden à ce que le Congrès ou notamment la Cour suprême plutôt a fait voter concernant l'avortement.
01:16Donc il y a quantité de choses qu'on pourrait détailler aussi sur, notamment sur le chômage, bien sûr, même si aujourd'hui, ce qui plombe un peu, entre guillemets, l'administration Biden, c'est l'inflation.
01:27Mais il y a effectivement des réalisations qui sont très importantes et qui permettent de dire qu'effectivement, Biden sera un président qui aura beaucoup compté dans un contexte, on l'a dit évidemment, de fractures américaines.
01:38Et cette fracture, elle n'est pas que sociale, elle n'est pas qu'économique. Elle est parfois même, on dira, sémantique, c'est-à-dire qu'on se demande si les Américains, par moment, parlent tous la même langue.
01:48Et dans ce cadre-là, vous vous souvenez, Joe Biden avait dit « Voilà, je me donne 4 ans pour essayer de remettre les choses en place ».
01:55Ce n'est pas beaucoup, 4 ans, quand on voit la profondeur de ce sillon. Et donc il fallait agir de la sorte.
02:02Donc, au fond, cet hommage, il est précisément l'expression proxy, finalement, de ce que elle, Kamala Harris, essaye de poursuivre, ou ce dans quoi elle s'identifie.
02:15– Il faut qu'elle arrive à comprendre. – Voilà, alors c'est pour ça qu'elle parle d'un autre, si vous voulez, c'est un procédé même de théâtre assez courant,
02:23c'est-à-dire qu'on fait l'éloge de quelqu'un dans les pas duquel on s'inscrit.
02:28Pour le reste, il y avait aussi quelque chose qui était important dans ce qu'elle a dit, notamment quand elle a abordé la question du sport et des athlètes.
02:35Au fond, là aussi, elle a dit, elle n'a pas dit comme ça, mais les athlètes américains sont présentés comme l'illustration symbolique de ce que peut être l'effort, le vrai effort.
02:45– La détermination. – La détermination, tout ça par antinomie avec la fanfaronnade, les tartarinades de Donald Trump.
02:54Et c'est la raison aussi pour laquelle cette intervention-là même, dans sa fin, compte tenu de sa brièveté, était aussi un message, si vous voulez,
03:02avec, on va dire, à travers une cloison, mais qui, en même temps, ne présentait pas de difficultés à saisir.
03:08– On va y revenir. Gauthier, sachez également qu'elle va aller dans le Delaware, juste après Kamala Harris, pour retrouver son QG de campagne,
03:17donc à Wellington, là où se trouve, vous savez, Joe Biden.
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