00:00Je pense qu'il a... Lui, il n'a pas compris assez que son arrivée au pouvoir en 2017 était le fruit du dégagisme
00:08et que c'était une tentative ultime pour renouer avec le fil d'une histoire et se remettre un petit peu dans le bain.
00:16La France est une puissante, considérée encore comme une grande puissance dans le monde,
00:21ou en tout cas une puissance qui compte, grâce au génie de De Gaulle qui, d'ailleurs, il y a 80 ans, à quelques jours près,
00:27arrive, fait son discours de bailleux, il remet la France qui était une puissance vaincue en puissance victorieuse,
00:34il la replace et puis la modernisation, après, a permis de replacer la France.
00:38Mais il y a un déclin qui est long, qui est inexorable et qui génère, d'ailleurs, des tensions, des montées de partis populistes.
00:46Tout ça, c'est une forme de crise de nerfs. Et lui est arrivé en disant « On va tout reprendre, on va se mettre au niveau international ».
00:52Et puis, la réalité, c'est que son action n'a pas été à la hauteur de ça. Et là, on arrive au bout des choses.
00:59Et oui, il y a une déception qui est très forte, peut-être même lui-même, d'ailleurs, même si je pense qu'il ne se l'avoue pas.
01:05Il n'a pas fait ce qu'il fallait pour... Il est arrivé en bout de chemin, voilà.
01:09Il y avait un long chemin avec beaucoup d'erreurs, beaucoup de lâcheté, beaucoup de renoncements qui se traduisent, d'ailleurs, dans la dette.
01:16La dette, c'est un renoncement. La dette, c'est la facture du renoncement. On a renoncé à réformer la France, à se mettre devant.
01:23Et à la fin, il aurait quand même endetté le pays de plus de 1 000 milliards d'euros sur ses demandes.