00:00Dans votre programme par exemple, il y a la suppression du droit du sol, la limitation du regroupement familial.
00:08Pourquoi vous avez, ça fait partie d'ailleurs des propositions dans le cadre de l'urgence que vous proposez,
00:15pourquoi avoir retenu ces propositions que vous souhaitez mettre en place immédiatement ?
00:20Parce qu'aujourd'hui, 92% des Français ne souhaitent plus qu'il y ait autant d'immigration en France.
00:26Vous avez dit tout à l'heure, M. Girardin, que nous sortions, pour résumer comme ça, nous sortions effectivement sur le mot de la société,
00:35sauf qu'au final, moi, j'ai toujours reproché effectivement aux politiciens, je ne fais de la politique que depuis 8 ans,
00:41je suis députée seulement depuis 2 ans, à être complètement déconnectés de leur territoire.
00:45Nous, il s'avère qu'effectivement, ce sont des mesures que nous portons parce que nous sommes à l'écoute effectivement des Français,
00:51de leur évocation et que nous souhaitons apporter des propositions.
00:54Ce n'est pas nous qui sommes à l'origine effectivement des mots de la société.
00:57Par contre, nous répondons à leurs attentes et nous proposons effectivement des mesures.
01:01C'est là où nous sommes en désaccord, madame, c'est que pour moi, vous ne répondez à rien du tout.
01:05Rien du tout, madame. Vous surfez dessus.
01:07A travers effectivement de nombreuses mesures que nous proposons en deux temps au sein de notre programme.
01:11Je vous assure que, par exemple, sur un certain nombre de constats, on pourrait faire les mêmes.
01:15Ce n'est pas de problème.
01:17Moi, je considère qu'il y a un problème d'autorité aussi.
01:20Je pense qu'on a un problème de valeur.
01:22Ce n'est pas un problème de couleur, madame.
01:24C'est ça le problème.
01:25C'est que vous évoquez la question.
01:27Ce n'est pas moi qui fais référence au droit du sol dans les premières mesures d'urgence à prendre dans ce pays.
01:33Mais en quoi ça a un rapport avec la couleur ?
01:35Excusez-moi, mais vaguement.
01:37Le droit du sol, je suis désolée, c'est par rapport aux étranges.
01:39Je vous assure, vaguement.
01:41Je vous assure, vaguement.
01:43Et c'était une formule, madame.
01:45Parce que je pense que l'important que vous auriez dû saisir au bon, c'est le problème des valeurs.
01:48Nous avons, dans notre société française, mais sans doute au-delà, un problème de valeur collective.
01:55Moi, j'en suis persuadé.
01:57Et c'est pour ça, madame, que j'insiste tant à la chapelle Saint-Luc sur les cérémonies patriotiques.
02:01C'est pour ça, madame, que moi, j'essaye de mettre en place des mesures qui font que les petits Français,
02:06qui sont Français, madame, et à qui éventuellement, vous voulez d'ailleurs retirer cette nationalité.
02:10Moi, je souhaite qu'ils soient pleinement intégrés à la société française.
02:15Pourquoi, madame ?
02:17Non, non, c'est pas moi qui remets en question le droit du sol, excusez-moi, et qui travaille sur les...
02:20Le droit du sol.
02:21Non, mais pardonnez-moi.
02:22Moi, je veux bien que vous ne disiez plus rien sur rien.
02:25Non, mais je peux vous dire ce...
02:28Non, mais pardonnez-moi, madame, mais là, je suis un peu embêté.
02:30Je ne peux plus rien dire qui soit dans votre programme et qui soit l'un de vos marqueurs politiques
02:35sur lequel vous me dites, mais non, c'est pas exactement ça.
02:37Et pendant ce temps-là, vous m'inventez des positions que je n'ai jamais prises, qui sont écrites nulle part.
02:41Alors, là, je vais avoir du mal à continuer le débat dans ces conditions, monsieur Soilly.
02:45Il faut absolument m'aider.
02:46Je ne sais plus quoi faire.
02:48Je vous le dis, c'est...
02:51Voilà, je...
02:52Sur le droit du sol, on peut rappeler rapidement la proposition du Rassemblement national.
02:57C'est, vous me dites si je me trompe, mais de ne pas accorder automatiquement la nationalité française
03:04à un enfant qui serait né dans le pays de deux parents étrangers.
03:08Alors, ça se fait à 18 ans selon quelques règles à respecter, mais c'est bien là-dessus que vous souhaitez revenir.
03:13Effectivement, aujourd'hui, nous sommes confrontés...
03:17Enfin, confrontés, nous avons sur le sol, effectivement, des étrangers qui viennent en France
03:21avec un enfant qui va naître en France et qui, automatiquement, je dis bien automatiquement,
03:26va acquérir la nationalité française à ses 18 ans.
03:29Nous ne voulons pas que ça soit un acte automatique.
03:32Nous ne souhaitons pas qu'effectivement un étranger vienne sur notre territoire
03:37pour profiter des aides, pour...
03:39Durement acquis par ceux qui, par le travail, cotisent,
03:43nous souhaitons qu'ils cotisent eux aussi pour pouvoir bénéficier de ces aides.
03:48Nous ne souhaitons pas que ça soit de l'automatisme.
03:51Vous savez qu'en termes d'accueil de migrants, par exemple, puisque vous parlez de ça,
03:54on confond tout, parce que mon sujet, je vous assure que ce n'est pas mon problème,
03:57ce n'est pas forcément les migrants, moi.
03:59Mon sujet, c'est vraiment ce que je vous décris,
04:02c'est-à-dire une perte de valeur collective qui fait qu'il y a des mômes, des familles
04:06et puis quasiment tous les individus que je croise, y compris moi-même,
04:10qui ont un problème aujourd'hui, à se comporter toujours correctement
04:13parce qu'on a développé un égo surdimensionné et ça pose question pour notre société.
04:18Mais c'est un problème qu'on n'attrape pas avec des mesures qui sont, par ailleurs,
04:22des mesures qui n'ont rien à voir avec le sujet.
04:24C'est ça que je vous dis.
04:25Je vous dis, moi, que les petits Français qui ne sont pas encore Français,
04:28qui le seront à 18 ans et qui participent à la vie citoyenne de ce pays
04:32et en l'occurrence de ma commune,
04:34mais j'en veux des centaines comme ça,
04:38et pourtant, ils ne sont pas du même monde que nous, etc.
04:41Mais quand ils s'impliquent comme ça,
04:42quand ils sont aux côtés des anciens combattants, main dans la main,
04:45pour aller saluer ceux qui sont morts pour la France,
04:48mais madame, ça devrait être notre fierté.
04:50Et ensuite, ceux qui ne sont pas d'accord.
04:53Ceux qui se comportent mal, on les sanctionne,
04:55mais pas parce qu'ils sont étrangers, parce qu'ils se sont mal comportés.
04:58Et c'est tout simple, en fait.
05:00Et c'est ça que je voudrais, moi, vous dire.
05:02C'est que vous ne posez pas les bons diagnostics
05:05à partir d'une situation confuse
05:07auxquelles on est tous confrontés.
05:09Cette perte de valeur collective.
05:11Mais vous ne savez pas dire quel est le diagnostic qu'il faut établir.
05:14Et du coup, vous sortez des choses qui font peur aux enfants, etc.
05:18Et vous allez nous emmener dans un mur.
05:20Vous allez vous tromper, parce que vous nous trompez.
05:23C'est ça qui m'inquiète.
05:24Là, pour l'instant, j'ai l'impression que c'est plutôt les électeurs
05:26qui vous souhaitaient tromper.
05:27Pourquoi ? Mais en quoi j'ai trompé les électeurs, madame ?
05:30Moi, ça fait 17 ans que moi, les électeurs,
05:32ils peuvent vérifier ce que j'ai fait de bien et de mal, madame.
05:35De bien et de mal.
05:36Parce que j'ai sans doute fait des bêtises.
05:38Tout à l'heure, vous allez nous annoncer
05:40que nous vous souhaitons couper toute l'immigration.
05:42Non, mais écoutez, j'essaye de discerner dans votre programme
05:46ce qu'il reste des fondamentaux.
05:48Mais vous l'avez vu, notre programme.
05:49Je vous assure.
05:50Bon, j'arrête.
06:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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