00:00Parmi les candidats que vous présentez à ces élections législatives,
00:03commençons par Daniel Grenon, député sortant de Lyon,
00:07candidat à sa réélection,
00:09qui dans le cadre d'un débat organisé par le journal local lundi,
00:12Lyon Républicaine, a dit la chose suivante,
00:14on va voir apparaître cette phrase à l'écran,
00:16« Le Maghrébin binational a sa place en France,
00:20mais dans les Hauts-lieux, je ne pense pas,
00:22on a besoin de protéger la France. »
00:25Est-ce que ce soir, le Rassemblement national que vous présidez
00:28continue de soutenir ce candidat, M. Grenon,
00:31qui dit donc que le Maghrébin binational a sa place en France,
00:34mais qui n'a pas sa place dans les Hauts-lieux ?
00:36Je n'aime pas ses propos et je les condamne.
00:40S'ils ont été tenus, parce que M. Grenon,
00:43manifestement des informations qui nous ont été communiquées
00:46et qu'il a lui-même exprimées, il n'y avoir tenu ses propos.
00:50Et vous le croyez ?
00:51Si ses propos, je vais avoir une explication avec lui
00:54et la commission des conflits du Rassemblement national sera saisie.
00:57Mais ses propos, je les trouve abjects.
00:59Et croyez-moi, parce que je sais très bien
01:03que vous allez prendre les 3-4 candidats
01:05dont on a égrainé les propos.
01:06On va essayer de faire notre travail et de nous soumettre des candidats.
01:10Non, mais pas de souci, M. Diam.
01:11Vous faites votre travail, je fais le mien.
01:13On va prendre 3-4 candidats.
01:16En 48 heures, la dissolution a été annoncée à 20h50.
01:20En 48 heures, mon mouvement a investi près de 600 candidats.
01:24577 candidats.
01:25Vous nous avez expliqué que vous aviez un plan Matignon,
01:27que tout était prêt, qu'il suffisait d'appuyer sur un bouton
01:30pour qu'au fond tous les candidats soient investis.
01:31En 48 heures, nous avons investi 577 candidats
01:34et nous avons fait ce qu'aucun autre parti politique est en capacité de faire.
01:38Et je rappelle que nous avons en face de nous
01:40des coalitions de 4 ou 5 partis.
01:41Laissez-moi finir.
01:43En 48 heures, nous avons investi près de 600 candidats.
01:47Qu'il y ait 1, 2, 3, 4, 5 brebis galeuses
01:50dans une organisation humaine, dans un mouvement politique,
01:52comme dans tous les mouvements politiques, ça peut arriver.
01:55Ce qu'il faut juger, M. Germain,
01:57c'est qu'au fond, c'est des erreurs de casting.
02:01Mais attendez, mais combien d'erreurs de casting, Jordan Bardella ?
02:04Combien d'erreurs de casting ?
02:05Mais dans les autres mouvements politiques,
02:06il n'y a jamais d'erreurs de casting.
02:07À BFM TV, il n'y a jamais d'erreurs de casting,
02:10il n'y a jamais des gens avec qui vous êtes en désaccord,
02:14qui font mal les choses ou qui sont pas conformes.
02:16On va essayer de prendre les choses un petit peu dans l'ordre.
02:17Et d'abord, je vais vous faire écouter qu'il faut juger...
02:19Une seconde, Jordan Bardella, s'il vous plaît,
02:20on essaie de prendre les choses dans l'ordre.
02:21Vous parliez de Daniel Grenon.
02:23On n'est pas au tribunal.
02:23Non, on n'est pas au tribunal,
02:24mais je voudrais juste qu'on écoute ce qu'a dit Daniel Grenon,
02:28puisque lui conteste votre parti, le Rassemblement national,
02:31a démenti en disant que les propos avaient été déformés.
02:33Je voudrais donc qu'on écoute la bande qui nous a été fournie
02:36par Lyon Républicaine sur les propos tenus par ce candidat.
02:39Je...
02:42Bien sûr, il y a des gens qui sont,
02:43même à Clermont, qui sont rentrés au pouvoir en ministre, etc.
02:47Alors, je sens que...
02:51Moi, ces gens-là n'ont pas leur place dans les hauts lieux.
02:54Voilà.
02:55J'en ai écrit un mot.
02:56Après, le maghrébin binational, il a sa place en France.
03:00Il l'a.
03:01Mais pas dans les hauts lieux, je ne pense pas.
03:04Qu'est-ce que vous faites ?
03:05Est-ce que vous dites, je ne le soutiens plus ?
03:07Est-ce que vous lui retirez son investiture ?
03:08Parce qu'il ne peut plus résister.
03:11C'est trop tard.
03:12Je vais finir ma phrase.
03:14Tous ceux qui tiennent des propos qui ne sont pas conformes
03:18à mes convictions, à la ligne politique que je porte,
03:22à la ligne politique qu'a toujours défendue Marine Le Pen
03:25et que j'ai toujours portée et qui a été irréprochable,
03:27seront mis à la porte.
03:28Donc, vous l'excluez ?
03:29Vous allez l'exclure du Rassemblement national ?
03:31Oui, parce qu'il y aura une commission des conflits
03:33et il répondra de ces propos que je condamne et que je conteste.
03:36Donc, Roger Schudo, qui dit la même chose, vous allez l'exclure aussi ?
03:39Ce ne sont pas les mêmes propos.
03:41Roger Schudo ?
03:43Qui explique que Najat Balbel Kassem binational n'aurait pas été ministre ?
03:47On n'est pas en Union soviétique.
03:49Donc, il n'y a pas tout ce vaux.
03:51Il y a une individualisation quand même, à la fois de l'avis et de l'assemblée.
03:54Pour l'un, ça va, et pour l'autre...
03:56Non, mais juste, ce qu'il faut juger, et je vous demande de croire en ma bonne foi,
03:59c'est la réaction du parti politique.
04:01Moi, quand j'ai quatre ou cinq brebis galeuses dans mon parti, je les exclue.
04:04Donc, il s'exclut.
04:05Dans le quart d'heure.
04:06Oui, et dans le quart d'heure.
04:07Et il ne s'y aidera pas au sein de mon groupe parlementaire.
04:09Non, et dans le quart d'heure.
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