00:00De cette élection, ne l'oublions pas, est avant tout nationale. Qui pour gouverner la France, en cas de majorité relative, Ariane Karen, le RN, doit-il malgré tout accepter Matignon dimanche soir ?
00:13Pour l'heure, Jordane Bardella laisse entendre que c'est non.
00:19Écoutez, Jordane Bardella, comme tout éventuel Premier ministre, a besoin d'outils pour travailler. Je pense que tout le monde peut le comprendre. Un artisan, il a besoin de ses outils. Sinon, on peut toujours lui demander, il ne pourra rien faire.
00:33Donc c'est la raison pour laquelle il veut une majorité à la cheminée.
00:37La majorité, c'est 289 sièges. Si Jordane Bardella s'en rapproche à 10 sièges près, est-ce que vous considérez vous, à titre personnel, qu'il doit quand même aller à Matignon ? Et que les accords seront trouvés au troisième tour éventuellement ?
00:51C'est très compliqué, parce que trouver des accords, ça veut dire renoncer à une partie. C'est négocier.
00:56La politique est faite de compromis, non ?
00:57Oui, je comprends. Mais maintenant, je ne peux pas vous répondre à sa place.
01:02On aura les résultats dimanche soir.
01:04Edouard Philippe, Laurent Marquand, je l'avais appelé de ses voeux avant le premier tour à l'émergence d'une majorité alternative allant de la gauche sociale-démocrate, donc sans les filles, jusqu'au LR non-ciotis, c'est encore possible ?
01:18Non, ce n'est plus possible.
01:20Le rapport de force est défavorable ?
01:22Le rapport de force est défavorable. Il y a eu un premier tour. Je crois que cette condition, aujourd'hui, les conditions ne sont pas réunies pour créer cela.
01:29Aujourd'hui, vous êtes dans une situation où, ce qui m'inquiète, je vous le dis, c'est le blocage et c'est la crise politique. C'est la crise d'origine.
01:38Parce qu'il n'y aurait pas de majorité ?
01:40Je le crains.
01:41Et dans ce cas-là, est-ce que, et je poserai la même question à Ariane Carina, est-ce que le Président de la République doit démissionner ?
01:46Ça lui appartient. Si j'étais à sa place, je serais partie.
01:51Je suis d'accord avec M. Marc-Angel.
01:54On est d'accord que si le chef de l'État démissionne, ça ne change rien ?
01:57Non.
01:58Parce que la Constitution ne prévoit pas une autre législative avant une année, sauf décision surprise du Conseil constitutionnel qui serait saisie ?
02:03Je vous donne ma lecture personnelle, go list. Après, je ne vais pas demander la démission du Président de la République.
02:08Moi, si j'avais été Président de la République et que j'avais procédé à une dissolution qui ne me donnait pas une majorité, je serais parti.