00:00Camille Sermes, vainqueur du British Open et de l'US Open, mon geste parfait, la volée
00:29amortie revers. Le but c'est de l'amener dans l'angle en fait pour qu'elle ne rebondisse
00:42pas et qu'elle finisse directement par rouler, ce qui est le seul coup qui est irattrapable
00:48par l'adversaire. J'ai toujours adoré jouer à la volée, j'ai toujours aussi été
00:54plus à l'aise en revers qu'en coup droit, j'arrivais plus à gratter la balle ce qui
00:58fait que sur le mur la balle descendait plus donc du coup c'était plus difficile pour
01:02mon adversaire à aller chercher. On part le tamis bien ouvert et on va utiliser l'avant-bras
01:10pour refermer ensuite le tamis au moment de l'impact avec la balle et on finit le geste
01:16en pointant la raquette vers la cible où on veut l'emmener sur le mur frontal. On
01:21recherche techniquement ce geste parfait, c'est quelque chose que j'ai travaillé toute
01:25ma carrière et même encore aujourd'hui parce que le sport évolue, les joueurs jouent
01:29de plus en plus à la volée par exemple, tout le monde progresse sur ce coup-là donc
01:33on cherche toujours un moyen de le faire progresser et je sais que je cherche à encore plus ralentir
01:38la balle pour qu'elle reste un maximum à l'avant du cours et qu'elle soit plus difficile
01:43pour mon adversaire à aller chercher. Ce geste m'a permis de remporter des gros matchs,
01:48des gros tournois, la finale du British Open face à Laura Massaro en 2015 où en plus
01:54c'est instinctif, c'est-à-dire que la balle arrive, je n'ai même pas le temps de réfléchir en fait,
01:59je mets ma raquette en avant et je finis sur un super amorti nick en plus, c'est quand la
02:06balle roule directement et qu'elle est rattrapable et c'est le point qui me donne la balle de match.
02:11En fait le geste parfait, on le recherche beaucoup à l'entraînement, on le travaille
02:20techniquement, voilà je disais on recherche le bon timing, la bonne distance, à l'entraînement
02:27on en parle tout le temps mais par contre dès qu'on est en match c'est celui qu'ils ont fait
02:31instinctivement sans y penser. Ça a été beaucoup de travail à l'entraînement seul aussi, tu cherches
02:41toi justement le geste parfait mais après je l'avais travaillé aussi dans la tête en
02:48visualisation mentale pour m'en imprégner le mieux possible. À la maison c'est vrai que des fois
02:55je m'amusais à fermer les yeux et à imaginer que j'étais justement à l'entraînement seule,
03:01que je répétais le geste. C'est une recherche permanente, je dirais qu'il y a 30% de inné et
03:0770% de travail.
Commentaires