00:00Effectivement, nous, notre devoir avant tout, c'est de soigner tout le monde, comme vous le disiez, sans absolument aucune distinction.
00:08Effectivement, même si on est confronté à des assassins, on est censé les soigner.
00:15Il est absolument hors de question de faire une distinction selon l'opinion politique des patients.
00:21Quoi qu'il arrive, le jour des élections, de toute façon, dans toutes nos patientelles,
00:27on a tous des patients qui ont des opinions diverses et variées.
00:31Donc, de toute façon, si on commence à trier les patients en fonction de leur opinion politique,
00:37de toute façon, on va forcément se fâcher avec une partie de notre patientelle.
00:41Et puis, ce n'est pas notre rôle.
00:43Notre rôle, au contraire, aujourd'hui, alors même si je partage effectivement,
00:46dans ce que dit le médecin, les valeurs de solidarité et de fraternité qu'on doit avoir
00:50et qui me paraissent quand même assez indispensables à l'exercice de notre métier,
00:56je pense qu'il faudra, au soir du 7 juillet, le 8 juillet, les jours suivants,
01:02quelle que soit la situation, il faudra qu'on soigne tout le monde.
01:05Il est hors de question de ne plus soigner personne.
01:08Pour moi, quoi qu'il se passe, il est hors de question d'arrêter mon exercice.
01:16Je ne me vois pas abandonner mes patients, surtout pas pour des raisons politiques,
01:21même si je peux comprendre que certaines positions, individuellement,
01:28soient compliquées à se torcher.
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