00:00Alors cette semaine, Jordan Bardella, le patron du RN, a eu l'occasion de dire
00:03« Si demain je suis en capacité d'être nommé à Matignon, mais que je n'ai pas la majorité absolue,
00:08eh bien je refuserai d'être nommé ».
00:10Vous avez interrogé, Bernard, les Français, est-ce qu'ils comprennent cette ligne du patron du RN ?
00:15Oui, et c'est une surprise, puisque dans les intentions de vote,
00:18il y a, on vient de le voir, à peu près un tiers des Français qui disent qu'ils vont aller voter pour le RN.
00:22Pourtant, cette phrase de Jordan Bardella, elle est comprise par près de 6 Français sur 10.
00:2658% sont d'accord. Alors évidemment, elle est plébiscitée chez les électeurs du RN.
00:31On voit bien que même dans les autres électorats, y compris les électorats d'opposition,
00:35elle est approuvée par 4 électeurs sur 10.
00:38Ça veut dire quoi ? Ça veut dire peut-être que finalement,
00:40les électeurs ont entendu le message d'Emmanuel Macron sur cette idée de clarification,
00:45et qu'ils se disent, quitte à choisir un camp, que ce soit Bardella ou un autre,
00:48qu'on le choisisse et qu'il puisse gouverner.
00:51Il y a aussi peut-être l'expérience qui commence à avoir maintenant eu des ratés
00:54dans la perception de l'opinion publique de cette majorité relative.
00:57Il faut s'en souvenir, en 2022, les Français avaient non seulement souhaité par leur vote,
01:01mais ils avaient approuvé cette idée de majorité relative.
01:03Pendant les deux premières années, on avait des sondages qui indiquaient
01:06qu'ils trouvaient que c'était une bonne chose à peu près entre 60 et 70%.
01:10Peut-être qu'ils considèrent aujourd'hui qu'une nouvelle fois,
01:12une majorité relative entretiendrait la confusion.
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