00:00Dans la très grande majorité des cas,
00:02le don d'organes sans visage que dans les cas de mort encéphalique.
00:04Une mort encéphalique, c'est une mort très spécifique,
00:06c'est un arrêt complet des fonctions cérébrales.
00:09Donc, la mort est constatée.
00:11On fait un constat de décès en acte.
00:14Donc, ça, c'est vraiment une mort qui...
00:17Il ne faut pas confondre avec un coma profond.
00:19On ne revient pas d'une mort encéphalique.
00:21C'est une mort certaine.
00:23Et à partir de ce moment-là, on prévoit.
00:25La problématique, c'est que ce sont des morts qui sont très soudaines.
00:27C'est souvent un AVC, un accident de voiture.
00:29On monte dans son cerisier, on tombe.
00:31Et c'est vraiment quelque chose de soudain.
00:33Et les proches, dans un moment aussi dur,
00:36ont du mal à comprendre la question des votes à l'opposition.
00:39C'est pour ça que ce que l'on souhaite,
00:41c'est que vraiment ce sujet soit abordé en amont.
00:44Et c'est très simple. Il faut se dire quelque chose.
00:46C'est que le 22 juin, il faut dire à ses proches
00:50qu'on est d'honneur, il faut en parler.
00:51Et si j'ai un seul mot d'ordre à passer sur ce 22 juin,
00:54c'est entre proches, on se le dit.
00:57C'est vraiment ce qui va permettre de faire baisser le taux de refus.
01:00C'est vraiment ce qui va permettre de passer
01:02des 36 % que l'on connaît actuellement
01:03aux 20 % qui sont disponibles dans les enquêtes.
01:05C'est suffisant ?
01:07C'est suffisant.
01:08C'est-à-dire que si demain je dis à mes proches
01:10je suis d'accord ou je ne suis pas d'accord, c'est suffisant ?
01:13C'est largement suffisant.
01:14C'est même connu et reconnu de tous les professionnels de santé.
01:17C'est-à-dire que si on a choisi cet axe de communication
01:20qu'il y a à la fois l'agence de la médecine
01:21et à la fois les associations,
01:22on est vraiment parti d'un constat qui est celui des professionnels.
01:26Les professionnels nous disent, c'est clair, c'est net, c'est précis,
01:29quand les gens en ont parlé en amont, c'est simple.
01:32Quand la question arrive, ils nous disent,
01:34oui, il m'avait dit qu'il était opposé au don de ses organes,
01:37non, il ne me l'a jamais dit,
01:39il m'a même dit d'ailleurs au cours d'une conversation
01:41qu'il était pour, et donc c'est d'autant plus facile
01:44pour les familles à ce moment-là.
01:45Mais pourquoi on n'en parle pas ?
01:47Ou pas assez ?
01:49Parce que c'est un sujet qui peut être un petit peu compliqué.
01:51C'est un petit peu...
01:53Souvent pris sous... Oui, tabou, tout à fait.
01:56C'est pas pris sous le bon ongle.
01:57Le don d'organes, c'est une façon extraordinaire
02:01d'être un héros.
02:03C'est quelque chose qui est très simple.
02:05Je vous le demande autour de cette table,
02:06qui a déjà sauvé une vie ?
02:08Quand vous êtes un donneur d'organes,
02:09vous pouvez en sauver jusqu'à sept.
02:11Donc c'est un moment incroyable dans votre vie
02:13et c'est quelque part un moyen...
02:16Donc une personne peut sauver sept vies.
02:18Jusqu'à sept vies, tout à fait.
02:20Et c'est donner du sens à une mort qui n'en a pas.
02:23C'est quelque chose d'assez incroyable.
02:25C'est un pied de nez.
02:26Voilà. La vie vous a fait un tour de cochon, j'ai envie de dire.
02:29Et à la fin, c'est vous qui faites le dernier pied de nez
02:34puisque votre mort permet de sauver des vies.
02:36On est tous des donneurs d'organes potentiels.
02:38Est-ce qu'il y a des gens qui sont exclus du don d'organes ?
02:40Alors, il n'y a personne d'exclus.
02:42La seule chose, c'est qu'avant de penser
02:45et de prévoir un prélèvement,
02:46il y a des médecins qui vont regarder un dossier médical
02:49et qui vont dire, effectivement, là, on peut,
02:51et là, on ne peut pas.
02:53Dans des cas bien précis, qui sont des cas médicaux,
02:55qui ne sont jugés que par des médecins,
02:57il y a des obstructions au prélèvement.
03:00Mais il faut savoir, par exemple, qu'il faut couper court aux idées.
03:02Il n'y a pas d'âge pour être prélevé.
03:04Il y a des gens, il y a plus de 90 ans...
03:06Quelle est la moyenne du donneur d'organes ?
03:09La moyenne du donneur d'organes, 57 ans.
03:11D'accord.
03:12Aujourd'hui.
03:15Voilà.
03:16Et quand on parle d'organes,
03:17je pense qu'il faut aussi ne pas oublier quelque chose,
03:19c'est qu'il y a les organes et les tissus.
03:21Quelque chose qui est très important,
03:22parce que, par exemple, les cornées,
03:24on ne prélève pas les yeux, on prélève simplement la cornée.
03:27La cornée est un tissu.
03:29Effectivement, vous ne sauvez pas la vie,
03:31puisqu'on ne meurt pas, ne pas être greffé de cornée,
03:33mais vous transformez totalement la vie d'une personne avec ça.
03:36C'est-à-dire que, demain, vous rendez la vue à une personne.
03:39Mais vraiment.
03:40C'est-à-dire que la personne ne voyait quasiment plus du tout
03:42et, au bout de quelques mois, la personne peut revoir parfaitement.
03:46C'est vraiment quelque chose qui est très important.
03:51Sous-titrage ST' 501
Commentaires