00:00— Que ce soit sur l'école, que ce soit sur la santé, sur la sécurité, l'État recule. L'État recule. Et je reçois dans ma permanence toutes les semaines
00:10des gens qui ont des problèmes avec différents services publics, que ce soit à l'école, que ce soit la CARSAT pour avoir sa retraite, pour avoir
00:19la caisse primaire d'assurance maladie pour des remboursements. En matière de santé, les déserts médicaux, ils existent partout, autant dans les grandes villes
00:26en banlieue que dans les territoires ruraux, mais ils ne se posent pas de la même manière. Mais rien que quand on a des maladies graves ou un handicap,
00:34c'est pas la même chose, mais dans les deux cas, les gens, les familles doivent payer en plus, alors que normalement, tout devrait être pris en charge.
00:42C'est la santé à 100%. Ça n'existe plus. L'État a reculé. Et donc que l'on habite dans le Nord, dans le Puy-de-Dôme ou à Paris, chaque Français,
00:51chaque citoyen doit avoir les mêmes droits de protection, droit à la santé, droit à la mobilité, quelle que soit sa situation et son handicap.
01:02C'est le droit à la dignité, c'est la déclaration des droits de l'homme, mais ça doit être un principe que l'État doit garantir. Aujourd'hui, l'État a délayé
01:10aux départements, les MDPH, aux communes. Non, l'État doit jouer pleinement. L'État, bien sûr, mais on a besoin d'un État, et donc je finis en 15 secondes,
01:22on a besoin d'un État beaucoup plus fort qui garantit cette protection. Et ça passera forcément par une augmentation de la dépense publique pour nos services publics.
01:32Sinon, on n'y arrivera pas.
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