00:00Alors le texte, c'est sur le travail.
00:05Il y a des accents très marxistes quand même.
00:07Il y a un fameux passage du Capital où il parle de la journée de travail qui est très
00:10longue.
00:11Mais lui, c'est d'un point de vue extérieur en fait.
00:13Il dit regardez, l'ouvrier travaille dix heures, sa journée est flinguée, il rentre
00:17chez lui pour dormir et manger juste pour le lendemain retravailler.
00:20Là, Simone Weil s'interroge sur comment est-ce que le travailleur vit sa journée.
00:26Voilà.
00:27Il y a tous les débats contemporains, là encore dans la société actuelle, sur la
00:29valeur travail, la passion de l'effort, comme le disent certains politiques.
00:34Le texte peut être assez étonnant parce qu'il ne présente pas du tout le travail
00:37comme une valeur, mais plutôt comme une contrainte.
00:40Là-dedans, elle dit quand même que la journée de travail est longue et qu'on n'y trouve
00:45pas grand-chose.
00:46Après, ce qui est difficile à la lecture du texte, c'est l'argumentation parce qu'il
00:50y a des phrases qui sont à moitié des doubles négations, là c'est vraiment pas très
00:55clair.
00:56Quand on y pense, elle dit que ça ne peut pas nous empêcher de ne pas y penser.
00:59Il y a des choses, il y a des phrases vraiment qui sont un peu difficiles.
01:04Elle se demande en fait, qu'est-ce qui fait que l'ouvrier reste à son poste de travail,
01:08qu'il se sent obligé, par quoi il se sent obligé.
01:11Elle essaye d'expliquer comment cet ouvrier qui passe une longue journée de travail peut
01:15se sentir obligé alors que rien ne l'y force, en ajoutant d'ailleurs que ça le coupe des
01:21autres.
01:22Elle explique tout ce qu'il y a de déshumanisant quasiment dans le travail en constatant qu'on
01:27y reste quand même jusqu'à la fin de la journée.
01:29C'est la conclusion, la conclusion c'est voilà, il a passé une longue journée et
01:32elle essaye d'expliquer pourquoi il a passé une longue journée.
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