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Anthony Favalli vous informe et reçoit des invités tous les samedis et dimanches matin dans #LaMatinaleWE

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00:00:00Nous sommes le samedi 15 juin. Je suis très heureux de vous accueillir dans la Matina Le Week-end.
00:00:05On est ensemble jusqu'à 9h pour de l'info, de l'analyse, des débats avec l'excellente Marine Sabourin qui m'accompagne.
00:00:10Bonjour Marine.
00:00:11Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:00:12Avant de vous dévoiler cette belle tablée qui va vous décrypter l'actualité tout au long de l'émission,
00:00:17tout de suite l'éphéméride d'Alessandra Martinez.
00:00:21Retrouvez votre programme avec Carrefour Énergie.
00:00:23Pour vous équiper de panneaux solaires et faire des économies, Carrefour Énergie.
00:00:27On a tous droit au meilleur.
00:00:31Chers amis, bonjour.
00:00:35Avec Sainte Germaine que nous fêtons aujourd'hui, nous partons à la découverte d'une petite bergère, morte seule et méprisée.
00:00:43On ne découvrira que plus tard qu'il s'agissait d'une grande sainte.
00:00:47Germaine, donc, naît à la fin du XVIe siècle.
00:00:51Elle garde les moutons à Pibrac, non loin de Toulouse.
00:00:54Elle est d'une santé fragile et d'une apparence chétive.
00:00:58Son père la méprise et sa belle-mère est très dure.
00:01:02Pour se débarrasser d'elle, on l'envoie garder les moutons dans les champs.
00:01:06Mais petit à petit, la rumeur va courir dans la région qu'il se passe des choses extraordinaires autour d'elle.
00:01:12On dit qu'elle peut traverser un ruisseau sans être mouillée.
00:01:15Ou encore qu'elle peut abandonner son troupeau pour assister à la messe sans qu'un seul mouton ne s'enfuie.
00:01:22Pourtant, sa réputation ne change en rien l'hostilité de sa famille.
00:01:26C'est ainsi qu'à l'âge de 22 ans seulement, Germaine va mourir sous un escalier où elle dormait sur une couche en fagot.
00:01:3450 ans après sa mort, on retrouvera son corps intact dans sa tombe.
00:01:39Elle est finalement canonisée en 1867.
00:01:43Et voici pour finir ce propos du cardinal Saliège, le célèbre archevêque de Toulouse, qui date de 1949.
00:01:53Vous avez peu parlé, mais beaucoup aimé.
00:01:56Sainte Germaine, priez beaucoup pour nous.
00:01:59C'est tout pour aujourd'hui.
00:02:01A demain, chers amis.
00:02:03Ciao.
00:02:14Je vous présente cette belle tablée qui m'accompagne pour décrypter l'actualité.
00:02:17J'ai à mes côtés Mathieu Hoque. Bonjour Mathieu Hoque.
00:02:19Bonjour Anthony. Bonjour à tous.
00:02:20Secrétaire général du cercle de réflexion.
00:02:22Le millénaire, comme à son habitude, il nous accompagne.
00:02:25Il est là Michel Thau. Bonjour Michel.
00:02:27Bonjour Anthony. Bonjour à tous.
00:02:29Fondateur du site Opinion International.
00:02:31Situation politique oblige.
00:02:33On a réquisitionné Elodie Huchard pour la matinale week-end.
00:02:37Bonjour Elodie.
00:02:38Du service politique de CNews et ses analyses précieuses dont on va avoir besoin ce matin,
00:02:43et tout aussi précieuses à notre matinale, c'est Karine Durand pour La Météo.
00:02:47Rejoindre le mouvement de la rénovation énergétique.
00:02:49La météo avec Groupe Verlaine.
00:02:51Pour devenir franchisée dans les énergies renouvelables.
00:02:54Groupe Verlaine.
00:02:55Retrouvez La Météo avec Pacifique Compagnie.
00:02:58Luxe, rareté et objet d'exception.
00:03:01pacifique-compagnie.com
00:03:04Bonjour Karine.
00:03:05On aurait préféré des conditions estivales.
00:03:08Malheureusement, ce n'est toujours pas le cas et les averses sont nombreuses.
00:03:11Et oui, et la fraîcheur en plus.
00:03:13Regardez cette carte qui vous montre l'écart des températures à la moyenne pour l'Europe.
00:03:18Et on voit que la France se trouve encore dans cette bulle d'air frais.
00:03:22Alors qu'on a de la chaleur sur le Maghreb, mais aussi sur le sud de l'Europe.
00:03:25Notamment sur la Turquie et sur la Grèce en ce moment.
00:03:28Alors regardez les cartes justement.
00:03:30Avec ces conditions encore très instables sur une grande partie du pays.
00:03:33Après le passage de fortes averses au cours de la nuit.
00:03:35On retrouve encore quelques bonnes averses vers les Alpes.
00:03:38Et quelques petites averses parfois vers le Nord-Ouest.
00:03:40Ça se dégage progressivement vers le bassin parisien, mais aussi vers le Sud-Ouest.
00:03:44Et le vent souffle fort sur les côtes de la Manche.
00:03:46Au cours de l'après-midi, on retrouve cette atmosphère assez humide sur une large moitié Ouest.
00:03:50Avec des averses très fréquentes sur la Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire.
00:03:54Parfois également sur Paris.
00:03:56Et regardez le vent qui se renforce jusqu'à 80 km à l'heure.
00:03:59Et toujours quelques orages en montagne.
00:04:01Les températures, elles, sont encore fraîches ce matin.
00:04:04Avec à peine 12 degrés à Paris.
00:04:06Ce n'est pas digne du tout du mois de juin.
00:04:0818 degrés en descendant vers la côte méditerranéenne au cours de l'après-midi.
00:04:12Les températures restent encore un peu basses sur la moitié Nord.
00:04:15Elles sont par contre beaucoup plus agréables à l'estival sur le Sud-Est.
00:04:38Au sommaire de cette première demi-heure d'information.
00:04:41Le leader d'un mouvement antifasciste violent proche de Jean-Luc Mélenchon
00:04:45devient candidat aux élections législatives pour le compte du Front Populaire.
00:04:49Il s'appelle Raphaël Arnaud.
00:04:51Il est parachuté à Avignon par la France Insoumise.
00:04:54La France Insoumise qui, assemble-t-il, reprit les clés de la Maison Gauche
00:04:57à l'issue des élections européennes.
00:04:59Et qui n'en finit plus de faire avaler des couleuvres à ses partenaires.
00:05:02Et puis ces mots assassins de François Ruffin à l'égard de son propre parti, la France Insoumise.
00:05:07Il préfère un homme qui frappe sa femme.
00:05:08Auteur de violences conjugales à des camarades
00:05:10qui ont l'impudence d'avoir un désaccord avec leur grand chef.
00:05:13Les investitures LFI posent problème en interne.
00:05:16Et pas que.
00:05:17Certains socialistes refusent également de se présenter sous la bannière du nouveau Front Populaire.
00:05:21La lune de miel à gauche n'aura-t-elle duré que le temps d'une conférence de presse ?
00:05:25On en parle sur ce plateau avec Elodie Huchard du service politique de CNews.
00:05:29Et puis à la fin de ce journal, là aussi ça plaira à Elodie Huchard,
00:05:32on partira du côté du Royaume-Uni
00:05:34où la princesse Kate Middleton doit faire aujourd'hui sa première apparition publique depuis Noël dernier
00:05:39en cours de traitement contre un cancer.
00:05:41Elle assiste aujourd'hui à la parade militaire annuelle Trooping the Colours.
00:05:46Nous serons sur place avec notre correspondant Olivier Weber.
00:05:52Ces candidatures de la honte au sein du nouveau Front Populaire
00:05:56et qui dérangent même à gauche celle d'Adrien Quatennens,
00:05:59tout d'abord condamné en 2022 pour avoir donné une gifle à son ancienne compagne.
00:06:03Et puis celle à présent de Raphaël Arnault, Marine, c'est un inconnu du grand public.
00:06:08Oui, ce candidat dans le Vaucluse est le patron du collectif Antifa La Jeune Garde.
00:06:12Il est connu pour ses actions violentes en marge des manifestations.
00:06:15Son portrait est signé Célia Gruyère et Mickaël Dos Santos.
00:06:19Un militant ultra-violent au palais Bourbon, tel est le souhait de Jean-Luc Mélenchon.
00:06:24Raphaël Arnault allait faveur du leader de la France Insoumise
00:06:27pour se présenter dans la première circonscription du Vaucluse.
00:06:31Ce militant lyonnais a été convoqué par la police en mai dernier pour apologie du terrorisme.
00:06:36Une annonce faite par La Jeune Garde,
00:06:38un collectif antifasciste d'extrême gauche dont il est le porte-parole.
00:06:42C'est l'Organisation Juive Européenne,
00:06:44association qui au nom de la lutte contre l'antisémitisme
00:06:47s'acharne surtout à défendre l'agenda du gouvernement de l'extrême droite israélienne
00:06:52et à faire taire toutes les voies de solidarité avec la Palestine.
00:06:55Un parachutage qui indigne les élus locaux.
00:06:58Après la Provence, le parti socialiste a déposé un recours
00:07:01dans l'espoir de récupérer cette circonscription au profit de la France Insoumise.
00:07:05Catherine Jaouen, députée sortante du Rassemblement National,
00:07:08a, elle, appelé au boycott de sa candidature.
00:07:11J'appelle tous les candidats de l'arc républicain et démocrate
00:07:14à dénoncer cette candidature
00:07:16et à se mobiliser pour faire barrage à l'extrémisme politique des LFI.
00:07:20Lors des législatives de 2022,
00:07:22Raphaël Arnault avait échoué sous une autre bannière,
00:07:25celle du nouveau parti anticapitaliste.
00:07:27Éliminé au premier tour,
00:07:29le militant lyonnais avait recueilli près de 7% des voix
00:07:32dans la deuxième circonscription du Rhône.
00:07:36Avec tout ça, le parti socialiste qui dépose un recours
00:07:39contre cette candidature, sortait de cette alliance.
00:07:42C'est surtout ça le problème.
00:07:44Oui, mais ils veulent avoir des strapontins à l'Assemblée nationale
00:07:48et des élus.
00:07:49Et au nom de ces enjeux politiciens,
00:07:52ils sont prêts à faire passer en deuxième ou troisième rang.
00:07:55Je ne savais pas qu'ils étaient adeptes du en même temps du coup au PS.
00:07:58Non, c'est ça.
00:07:59Mais ça en dit long sur...
00:08:02Beaucoup regrettent qu'il se soit donné comme nom le Front populaire,
00:08:06qui était quand même porté par un homme au-dessus de toute soupçon
00:08:09qui était Léon Blum.
00:08:10Et c'est vrai que le Front populaire,
00:08:12c'est évidemment la nupèce d'eux.
00:08:14Dirigé, cadenassé, totalement maîtrisé par Jean-Luc Mélenchon
00:08:20et dont, effectivement, on voit bien sa radicalité.
00:08:24S'ils ont des élus nombreux,
00:08:26et ils risquent fort d'en avoir beaucoup à l'Assemblée nationale dans trois semaines,
00:08:30ça nous donne...
00:08:32M. Arnaud nous donne un peu le ton de ce que seront...
00:08:35Mais on imagine quelqu'un de violent à l'Assemblée nationale.
00:08:39Non, mais c'est vraiment...
00:08:40C'est les perturbateurs permanents qui vont se retrouver à l'Assemblée nationale.
00:08:44Et je pense que dans la foulée d'une Rima Hassan
00:08:48et de certains vociférateurs professionnels
00:08:52qui ont été les insoumis pendant deux ans,
00:08:55on va avoir une Assemblée nationale totalement ingouvernable.
00:08:59Et j'ai envie de dire inaudible,
00:09:00parce que ce M. Arnaud, effectivement,
00:09:03a déjà été poursuivi par la justice pour des faits de violence aggravée.
00:09:07Mais je pense qu'au Palais Bourbon,
00:09:11s'il était élu, là, c'est aux Avignonnais qu'il va s'agir de trancher...
00:09:17Mais je trouve que le signal est terrible pour l'Assemblée nationale.
00:09:21C'est-à-dire qu'on dénonçait déjà,
00:09:24on parlait de bordélisation de l'hémicycle ces derniers mois,
00:09:28ces deux dernières années, en tout cas depuis l'élection de 2022.
00:09:32Là, on va aller encore un cran plus loin
00:09:34avec ce type de personnage au sein de l'Assemblée,
00:09:37si toutefois, bien sûr, il est élu.
00:09:39Mais la gauche ne laisse pas beaucoup d'autres alternatives
00:09:43dans cette circonscription, manifestement.
00:09:45Effectivement, c'est le problème de l'alliance de gauche.
00:09:47C'est-à-dire que l'alliance de gauche,
00:09:48aujourd'hui, comme elle ne présente qu'un candidat par circonscription,
00:09:51quand vous êtes un électeur de gauche modéré,
00:09:53même si vous n'avez pas au début envie de voter pour la gauche sous Jean-Luc Mélenchon,
00:09:58vous allez quand même devoir voter par vote utile
00:10:01pour cette alliance du Front populaire.
00:10:03Et vous allez vous retrouver avec des candidats, aujourd'hui,
00:10:05qui ne respectent pas les critères républicains, tout simplement.
00:10:07Ce sont des candidats qui sont en dehors de l'espace et du champ républicain.
00:10:11Aujourd'hui, la gauche, malheureusement,
00:10:13elle privilégie la lutte des places au détriment de la lutte des classes.
00:10:16C'est-à-dire qu'elle considère qu'à des fins électorales,
00:10:20à des fins de siège, à des fins de défendre des circonscriptions,
00:10:23ils sont prêts à toutes les compromissions,
00:10:25y compris avec les groupuscules d'ultra-gauche.
00:10:27C'est bien ça le problème.
00:10:28Or, pourtant, la gauche du Parti socialiste,
00:10:32il faut bien rappeler qu'en 2008,
00:10:34lorsqu'ils avaient subi une débâcle électorale après Ségolène Royal,
00:10:37ils avaient deux choix.
00:10:38Soit continuer le socialisme à la française de Lionel Jospin,
00:10:41c'est-à-dire un socialisme plutôt tourné vers la gauche
00:10:43et continuer cette voie ultra-gauche française.
00:10:47Soit un socialisme à la social-démocratie libérale à l'européenne,
00:10:53un peu sur le modèle des Danois.
00:10:55Ils ont choisi en 2008 Ségolène Royal plutôt que Jean-Luc Mélenchon
00:10:58pour se retrouver plus de 10 ans après, 15 ans après,
00:11:01avec Jean-Luc Mélenchon et l'ultra-gauche
00:11:03et toutes les outrances dans leur alliance électorale.
00:11:07Qu'est-ce que ça nous dit aussi de l'ombre de Jean-Luc Mélenchon
00:11:11sur aujourd'hui ce nouveau front populaire ?
00:11:13La mainmise que finalement LFI a réussi à conserver
00:11:16malgré des élections européennes qui ne leur étaient pas favorables,
00:11:19qui étaient plutôt favorables aux partis socialistes
00:11:21et à Raphaël Glucksmann en l'occurrence.
00:11:24Effectivement, je pense qu'il y a une très grande continuité
00:11:27entre ce nouveau et pseudo front populaire
00:11:29et la nuppesse cadenassée par Jean-Luc Mélenchon.
00:11:33Parce que là, Adrien Quatennens, proche de Jean-Luc Mélenchon,
00:11:36Raphaël Arnaud, proche de Jean-Luc Mélenchon encore une fois
00:11:38et on en discutera dans quelques instants avec Elodie Huchard,
00:11:40mais d'autres candidatures écartées qui étaient des dissidents,
00:11:43ceux qui se montraient le plus critiques envers Jean-Luc Mélenchon.
00:11:46Encore une fois, on aurait pu croire qu'en ouvrant à de nombreux socialistes,
00:11:50en investissant de nombreux socialistes pour les législatives,
00:11:54il y aurait un petit coup de modération
00:11:57dans la ligne politique de ce nouveau front populaire.
00:12:00Non, il n'en est rien.
00:12:02Je pense que ce Raphaël Arnaud, c'est très bien de le mettre en avant
00:12:05parce qu'en fait, il constitue un petit peu une synthèse
00:12:08entre une Rima Hassan et un Louis Boyard.
00:12:10Pourquoi Rima Hassan ?
00:12:12Parce qu'il a fait de très nombreux tweets pro-Gaza, extrêmement violents
00:12:16et qui soulignaient bien le choix des insoumis d'abandonner les ouvriers
00:12:22pour faire le choix des communautaristes, wokistes et islamisants.
00:12:27Et en même temps, d'un Louis Boyard qui est un vociférateur professionnel.
00:12:31Et encore une fois, je pense que cela nous annonce,
00:12:34si beaucoup de Français votent pour ce pseudo front populaire,
00:12:38moi je l'appelle vraiment ce pseudo front populaire
00:12:41parce que je n'arrive pas à accepter ce label
00:12:44qui encore une fois correspond à un autre moment de l'histoire
00:12:47et encore une fois à la mémoire d'un Léon Blum
00:12:49qui à mon avis ne se serait pas du tout reconnu
00:12:51dans les excès d'un Jean-Luc Mélenchon.
00:12:54Mais cela va nous donner une Assemblée nationale
00:12:57encore moins gouvernable qu'elle ne l'était auparavant
00:13:00avec des violences dans l'hémicycle incessantes
00:13:03comme savent le faire ce genre de pédigré.
00:13:06Alors, cette lune de miel à gauche n'aura-t-elle duré
00:13:10que le temps d'une conférence de presse ?
00:13:13C'est toute la question qu'on va se poser.
00:13:15On va en parler avec Elodie Huchard.
00:13:17Mais tout d'abord, on a vu ces mots de François Ruffin,
00:13:21assassin à l'égard de la France insoumise.
00:13:23On va en reparler avec vous Elodie.
00:13:25On a certaines figures aussi, Marine, qui se présentent aux législatives
00:13:28sans avoir été investies par le nouveau front populaire.
00:13:30Oui, le député PS sortant, Jérôme Guedj, a annoncé
00:13:33qu'il était à nouveau candidat dans l'Essonne
00:13:35mais qu'il refusait la bannière du nouveau front populaire.
00:13:38Elodie Huchard, du service politique de CNews, est avec nous.
00:13:40Elodie, on pensait qu'hier matin, une union était enfin scellée.
00:13:43Mais comme lors de la NUPES en juin 2022,
00:13:46elle fait déjà des mécontents.
00:13:47Oui, parce que comme pour la NUPES en 2022,
00:13:50le fait de mettre une alliance en place fait que certains perdent leur poste.
00:13:53Et maintenant, désormais, on voit aussi que certains
00:13:55ne veulent plus de leur poste.
00:13:57On a suivi un nouveau psychodrame à gauche hier
00:14:00avec notamment Raquel Garrido, Alexis Corbière et Daniel Simonet,
00:14:03des députés insoumis qui ont appris de manière visiblement peu cordiale
00:14:07qu'ils n'étaient pas reconduits, qu'ils n'auraient pas l'investiture
00:14:10du nouveau front populaire.
00:14:12Il faut quand même se rendre compte que ce sont parmi les plus proches
00:14:14de Jean-Luc Mélenchon.
00:14:15Ça fait partie de ceux qui ont lancé vraiment le mouvement
00:14:18de la France insoumise qui était là au début.
00:14:20Et depuis le 7 octobre, et même un peu avant,
00:14:22ils ont été critiques envers la direction de la France insoumise.
00:14:24Raquel Garrido nous disait qu'elle ne comprenait pas
00:14:26comment elle pouvait faire partie des premiers,
00:14:28des premières à avoir été une fidèle de Jean-Luc Mélenchon
00:14:31et de ce mouvement.
00:14:32Et que, paradoxalement, aujourd'hui, c'est elle qu'on considérait
00:14:34comme traître.
00:14:35Eh bien, elle a été effectivement punie, comme le dit justement
00:14:38Alexis Corbière sur les réseaux sociaux.
00:14:40Alors, ces candidats-là, ils vont quand même partir
00:14:42aux élections législatives.
00:14:43Raquel Garrido dénonce notamment un candidat pseudo-insoumis.
00:14:47Elle dit « On me fait payer un crime de lèse-majesté ».
00:14:49Elle reprend pourquoi pas les paroles d'Amel Ben,
00:14:51« Viser la Lune, ça ne me fait pas peur », dit-elle.
00:14:53Alexis Corbière, quant à lui, parle de punition,
00:14:55de honte.
00:14:56On voit en fait qu'il y a déjà dans l'union de la gauche
00:14:59des problèmes, des fissures et surtout, on imagine
00:15:02que des candidats dissidents, quand on voit à quel point déjà
00:15:05les candidatures sont compliquées à mettre en place,
00:15:07ça ne va pas aider à la victoire.
00:15:08Alors, Elodie, il y a ceux qui voulaient l'investiture
00:15:11et qui ne l'ont pas eue, on vient d'en parler.
00:15:12Puis il y a aussi ceux qui l'ont eue et qui n'en veulent pas.
00:15:15Oui, c'est notamment le cas de François Ruffin
00:15:17qui, pareil, a été investi sans l'avoir demandé.
00:15:19En tout cas, c'est ce qu'il dit sur les réseaux sociaux.
00:15:21Il dit « Je n'ai donné aucune investiture, aucune autorisation ».
00:15:24Effectivement, il se justifie en expliquant qu'il ne peut pas
00:15:27comprendre que quelqu'un comme Adrien Quatennens,
00:15:29qui, on le rappelle, a reconnu avoir giflé sa compagne,
00:15:32soit de nouveau investi, alors que, justement,
00:15:34les noms précédemment cités ne le sont pas.
00:15:37François Ruffin, on voit qu'il est souvent évoqué
00:15:39comme un recours à Jean-Luc Mélenchon au sein
00:15:41de la France Insoumise.
00:15:42Eh bien, on voit qu'effectivement, il part de son côté,
00:15:44sachant que François Ruffin, à chaque fois qu'il a refusé
00:15:46les investitures officielles, ça lui a plutôt toujours servi.
00:15:50Alors, on va commenter ça avec mes invités en plateau.
00:15:53Ce tweet, ce message sur le réseau social X
00:15:56de François Ruffin, assassin qui est tombé cette nuit
00:15:59aux alentours de minuit 40.
00:16:00Alors, je ne sais pas si vous avez eu le temps de le voir,
00:16:02mais c'est terrible ce qu'il dit.
00:16:03« Vous préférez un homme qui frappe sa femme,
00:16:05auteur de violences conjugales, à des camarades
00:16:07qui ont l'impudence d'avoir un désaccord avec leur grand chef.
00:16:10Notre démocratie mérite mieux que vous. »
00:16:12Et c'est dans ces mots qu'il s'adresse à son propre parti,
00:16:15la France Insoumise.
00:16:16Absolument, mais je pense qu'il y a, pour François Ruffin,
00:16:19un enjeu de leadership au sein de cette gauche extrémisante.
00:16:24Je pense qu'effectivement, la question qui se joue derrière,
00:16:27c'est qui, dans l'hypothèse où ce pseudo front populaire
00:16:31remporterait les élections législatives ou arriverait en tête,
00:16:35parce que qui va les remporter, ça va être très difficile à prédire,
00:16:39qui en aurait le leadership ?
00:16:41Est-ce que ça va être Jean-Luc Mélenchon ?
00:16:43Est-ce que ça va être François Ruffin ?
00:16:45C'est ça qui, à mon avis, est en train de se jouer.
00:16:47Après, ce qui se joue aussi, effectivement,
00:16:50c'est la radicalité de la ligne politique de ce pseudo front populaire.
00:16:54Mais là, on en a un très bon avant-goût,
00:16:57avec effectivement l'exclusion d'élus plutôt modérés,
00:17:01plutôt ouverts, qui ont été plus clairs que d'autres
00:17:06sur le crime contre l'humanité et les horreurs commises le 7 octobre dernier.
00:17:11Et c'est ça qui se joue.
00:17:13Mais en termes de radicalité du front populaire,
00:17:15je pense qu'en termes de parole publique,
00:17:18Jean-Luc Mélenchon veut tout faire pour cadenasser, encore une fois,
00:17:21cette nupèce d'eux.
00:17:23Ce que je trouve terrible pour la gauche,
00:17:25c'est ce comparatif qu'on peut faire aujourd'hui
00:17:28entre François Ruffin, qui décide de rejeter sa candidature LFI,
00:17:34parce que, finalement, François Ruffin n'a pas besoin
00:17:37de l'investiture LFI pour être réélu,
00:17:40et Raphaël Luxman, qui, lui, soutient ce nouveau front populaire
00:17:44et qui fait pas mal de compromissions sur ces principes,
00:17:47c'est assez étonnant et peut-être assez significatif
00:17:50de ce qu'est la gauche aujourd'hui.
00:17:52Ça démontre qu'à gauche, le rapport de force a changé.
00:17:55Le rapport de force est aujourd'hui du côté de l'extrême-gauche
00:17:57plutôt que de la gauche de gouvernement.
00:17:59C'est pour ça que Raphaël Luxman, qui a énoncé 4-5 conditions,
00:18:03la main sur le cœur avant l'Union, s'est couché très rapidement
00:18:08sur l'ensemble de ces conditions.
00:18:11De la même façon, François Ruffin, qui est en plein cœur
00:18:13de la ligne politique de la France insoumise,
00:18:16même s'il a des désaccords stratégiques sur Jean-Luc Mélenchon,
00:18:19notamment l'ouverture sur le centre, sur la ligne et sur le fond,
00:18:23ils sont d'accord sur la plupart des sujets.
00:18:26C'est pour ça que lui aussi est très fort.
00:18:28Ce qui se joue aujourd'hui par rapport au sujet que vous mentionnez,
00:18:32c'est que la France insoumise est très prompte à donner des leçons
00:18:35de démocratie à la terre entière en disant qu'il faut faire barrage
00:18:38face à l'extrême-droite, mais par contre,
00:18:40quand il s'agit de démocratie interne dans leur propre parti,
00:18:43il n'y a plus personne.
00:18:45Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, si vous êtes anti-Mélenchon
00:18:48au sein de la France insoumise, vous finissez comme Raquel Garrido
00:18:52ou Alexis Corbière, parce que sur le fond,
00:18:55même s'ils font aussi plutôt des ouvertures sur le centre,
00:18:58sur certains sujets, ils restent quand même en plein cœur
00:19:00de l'ADN de Jean-Luc Mélenchon.
00:19:02S'ils n'ont pas l'investiture, c'est parce qu'ils ne sont pas
00:19:07bien vus de la part de Jean-Luc Mélenchon,
00:19:10qui est le leader incontesté et qui est, on va dire,
00:19:13un leader incontesté dans son propre parti.
00:19:16Allez, 6h15 sur CNews, le rappel de l'actualité avec vous, Marine.
00:19:22La justice a parlé, je suis président des Républicains,
00:19:25réagit Éric Ciotti hier soir.
00:19:27Le tribunal judiciaire a ordonné la suspension des exclusions
00:19:30du parti voté à son nom contre.
00:19:32Éric Ciotti, qui appelle François-Xavier Bellamy
00:19:34à le retrouver pour porter la voie, je cite,
00:19:36d'une nouvelle espérance pour la France.
00:19:38L'ex-ministre de la Santé Aurélien Rousseau,
00:19:41candidat pour le nouveau Front populaire,
00:19:43il se présente dans la troisième circonscription des Yvelines.
00:19:45Je m'engage dans la dynamique de rassemblement de la gauche.
00:19:47Front populaire, seul capable de faire barrage à l'extrême droite,
00:19:50a-t-il écrit sur X.
00:19:52Et puis le premier sommet pour la paix en Ukraine
00:19:54débute aujourd'hui en Suisse.
00:19:56Plus d'une cinquantaine de chefs d'État et du gouvernement
00:19:58sont attendus. Vladimir Poutine ne sera pas présent.
00:20:04C'est la une également, ces manifestations
00:20:06anti-rassemblement nationales organisées partout en France
00:20:08aujourd'hui. Elles pourraient rassembler jusqu'à
00:20:10350 000 personnes sur tout le territoire,
00:20:13dont 100 000 rien qu'à Paris, où le cortège
00:20:15se lancera à partir de 14h, place de la République.
00:20:18Plusieurs centaines d'éléments ultra-radicaux
00:20:20classés à gauche pourraient tenter de faire
00:20:22dégénérer le cortège parisien.
00:20:24Les détails avec notre journaliste du service
00:20:26polyjustice, Sandra Buisson.
00:20:28Dans la perspective des élections législatives,
00:20:30et même après ce scrutin,
00:20:32les manifestations sont susceptibles
00:20:34d'entraîner des troubles graves à l'ordre public.
00:20:37C'est donc à ce titre que, dans un télégramme
00:20:39que nous avons pu consulter,
00:20:41Gérald Darmanin demande au préfet
00:20:43de garantir l'ordre républicain
00:20:45avec tact, mais fermeté.
00:20:47Ce samedi, 250 000 à 350 000 personnes
00:20:51pourraient répondre à l'appel à manifester
00:20:53contre le rassemblement national,
00:20:55dont 50 000 à 100 000 personnes à Paris.
00:20:58Appel lancé par des syndicats,
00:21:00des partis politiques et des associations.
00:21:02Selon nos informations,
00:21:04la crainte est de retrouver des débordements
00:21:06similaires à ceux connus l'an dernier
00:21:08pendant la contestation
00:21:10de la réforme des retraites
00:21:12avec des cortèges syndicaux bien tenus
00:21:14par les services de sécurité
00:21:16des organisations syndicales
00:21:18et des violences ou des dégradations
00:21:20en fin de manifestation ou dès que
00:21:22les ultra-radicaux saisiront une fenêtre d'action.
00:21:2421 000 policiers et gendarmes
00:21:26seront donc sur le pont ce samedi
00:21:28pour éviter que cela ne dégénère
00:21:30et outre les symboles du capitalisme
00:21:32habituellement visés
00:21:34par l'ultra-gauche, des permanences
00:21:36de parlementaires pourraient être
00:21:38la cible de dégradations.
00:21:40En région, les cortèges devraient mobiliser
00:21:42plus de 10 000 personnes à Toulouse et à Marseille
00:21:44selon nos informations
00:21:46et ils pourraient être renforcés
00:21:48dans certaines villes par les militants
00:21:50venus de manifestations pro-palestiniennes
00:21:52ou soutenant la communauté LGBT
00:21:54qui sont, elles aussi,
00:21:56prévues ce week-end.
00:21:58S'il n'y a pas d'appel à l'affrontement
00:22:00entre les mouvances d'ultra-gauche et d'ultra-droite
00:22:02des violences ne sont pas exclues
00:22:04entre ces mouvances dans des villes comme
00:22:06Rouen, Angers ou Bordeaux.
00:22:08Et nous sommes en direct avec
00:22:10Claude Moniquet, notre spécialiste
00:22:12des questions de renseignement. Bonjour Claude Moniquet
00:22:14merci d'être avec nous ce matin.
00:22:16C'est la présence de militants d'ultra-gauche
00:22:18qui inquiète les autorités aujourd'hui.
00:22:20Oui, bonjour.
00:22:22Oui, bien entendu, c'est la présence
00:22:24de quelques centaines à, disons, peut-être
00:22:26un millier, grand maximum
00:22:28de militants d'ultra-gauche, d'activistes
00:22:30qui sont habitués à casser du flic,
00:22:32qui sont habitués à faire des dégradations,
00:22:34à s'attaquer aux commerces, aux banques,
00:22:36aux fast-food américains,
00:22:38de marques américaines, etc.
00:22:40C'est cela qui inquiète. Beaucoup plus
00:22:42que, bien entendu, que l'immense majorité
00:22:44des manifestants qui répondront à l'appel
00:22:46des partis politiques et des syndicats
00:22:48et qui se conformeront certainement
00:22:50au mot d'ordre de calme
00:22:52et qui seront par ailleurs encadrés
00:22:54par un service d'ordre de ces organisations.
00:22:56Alors, ces milliers de personnes,
00:22:58ça peut aussi entraîner
00:23:00par effet de contagion,
00:23:02s'il y a beaucoup de jeunes dans la manifestation,
00:23:04ça peut entraîner peut-être quelques centaines
00:23:06de personnes de plus. Mais surtout,
00:23:08c'est ce noyau dur, les antifas,
00:23:10les black blocs, bien entendu,
00:23:12la partie violente
00:23:14de la mouvance palestinienne qu'on a vue,
00:23:16pro-palestinienne qu'on a vue à l'œuvre
00:23:18ces derniers mois,
00:23:20qui pose problème et qui peut être le plus facile
00:23:22à mobiliser et le plus
00:23:24dangereux à la fois pour la police
00:23:26et pour les riverains,
00:23:28pour les commerçants.
00:23:30Alors, quelles sont les villes les plus sensibles, là,
00:23:32où les forces de l'ordre seront peut-être les plus
00:23:34attentives à de potentiels débordements ?
00:23:36Alors, bien entendu, d'abord,
00:23:38il y a Paris, pour deux raisons. D'une part,
00:23:40Paris, c'est symbolique,
00:23:42c'est la capitale, c'est le siège du pouvoir.
00:23:44Et deuxièmement,
00:23:46Paris, c'est là qu'on attend, bien entendu,
00:23:48très loin le cortège le plus
00:23:50important, entre 50 et 100 000
00:23:52personnes, c'est-à-dire une masse
00:23:54humaine qui permet à ces
00:23:56groupes d'extrême-gauche violents
00:23:58d'en sortir
00:24:00à un certain moment,
00:24:02d'attaquer la police,
00:24:04de saccager un commerce, un bar,
00:24:06une banque, un siège d'assurance
00:24:08ou un siège de parti politique
00:24:10très, très rapidement, et puis
00:24:12de se replier ou de tenter de se replier
00:24:14à l'intérieur de la manifestation,
00:24:16protégée par la masse pour échapper à l'arrestation.
00:24:18Après, il y a les villes où, traditionnellement,
00:24:20l'extrême-gauche, l'ultra-gauche,
00:24:22plutôt, est forte. On trouve
00:24:24des villes comme Rennes,
00:24:26comme Nantes, on trouve Toulouse,
00:24:28on trouve Strasbourg, on trouve
00:24:30Lyon, Grenoble.
00:24:32Alors, Lyon, ce ne sera pas aujourd'hui
00:24:34puisqu'aujourd'hui, à Lyon, il y a une manifestation
00:24:36pro-palestinienne, c'est plutôt demain
00:24:38qu'il y aura une manifestation dite antifasciste.
00:24:40Mais il y a un certain nombre
00:24:42de villes, effectivement, en France
00:24:44qui peuvent poser problème.
00:24:46Et puis, on l'avait vu à l'époque
00:24:48de l'affaire Nahel, même si le public
00:24:50est différent, on peut
00:24:52bien entendu aussi avoir des troubles dans des villes
00:24:54où on ne s'y attend pas du tout.
00:24:56Merci beaucoup, Claude Moniquet. On vous retrouve tout au long
00:24:58de cette matinale pour un nouveau décryptage,
00:25:00notamment à partir de cette heure. Merci infiniment.
00:25:02Vous vouliez réagir,
00:25:04Michel Taubes, à ces manifestations.
00:25:06Oui, pour dire que ces manifestations
00:25:08constituent, pour moi, le véritable
00:25:10coup d'envoi des élections législatives.
00:25:12Parce que là, pour les
00:25:14Insoumis, pour le pseudo Front Populaire,
00:25:16il y a un enjeu de mobilisation dans la rue,
00:25:18de contestation du choix
00:25:20des Français, clairement,
00:25:22de la voix du peuple, qui s'est
00:25:24en partie déjà exprimée lors des élections
00:25:26européennes. Et donc, en fait, c'est
00:25:28véritablement le coup d'envoi des élections
00:25:30législatives. Et la question, c'est de savoir, seront-ils
00:25:32très, très nombreux, et suffisamment
00:25:34nombreux pour, j'ai envie de dire, faire pression
00:25:36sur le rapport de force qui est en train de se nouer
00:25:38entre le Rassemblement National
00:25:40et ce pseudo Front Populaire.
00:25:42Et la deuxième question, évidemment, c'est celle de la
00:25:44violence. Parce que s'il y a des débardements,
00:25:46s'il y a des violences, s'il y a des
00:25:48slogans contre les policiers, et malheureusement
00:25:50il risque fort d'y en avoir,
00:25:52cela risque aussi de renforcer
00:25:54la détermination de beaucoup de Français,
00:25:56qui ont envie d'en finir
00:25:58avec ce laxisme et avec cet esprit
00:26:00insurrectionnel qui est entretenu
00:26:02par les Insoumis depuis maintenant
00:26:04plus de deux ans. Et donc, je pense vraiment
00:26:06que cette journée, elle est décisive,
00:26:08elle va donner le ton de ce qui va se passer
00:26:10pendant quinze jours, en vue du premier tour des élections
00:26:12législatives. Est-ce que ça a du sens, pourtant,
00:26:14de manifester contre le résultat d'élections démocratiques,
00:26:16comme ça a été le cas, le résultat
00:26:18des élections dimanche soir ?
00:26:20Bien sûr que non, c'est absolument choquant.
00:26:22Le Président de la République
00:26:24nous a justement offert un moment de débat,
00:26:26un moment, justement, où la démocratie
00:26:28pouvait reprendre ses droits, et toute l'ultra-gauche
00:26:30aujourd'hui va se permettre de
00:26:32dominer la rue et de dominer
00:26:34l'ensemble
00:26:36des manifestations en menaçant
00:26:38les particuliers,
00:26:40en menaçant les entreprises, en menaçant les policiers,
00:26:42en menaçant toutes les forces de l'ordre.
00:26:44C'est absolument insupportable, c'est anormal.
00:26:46Il faut, au contraire, que l'on soit sur
00:26:48un débat de fond, un débat qui est politique
00:26:50et qui soit justement sur la question
00:26:52de régler les différents points
00:26:54programmatiques entre les différentes
00:26:56oppositions et la majorité présidentielle.
00:26:58Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron nous a plongé dans la crise.
00:27:00On avait fait une étude en 2022,
00:27:02après son premier bilan, son premier quinquennat,
00:27:04on avait vu qu'il y avait 75%
00:27:06du temps, on était en manifestation.
00:27:08On était bloqués pendant 75% du temps.
00:27:10Le deuxième quinquennat est pire, puisqu'on a eu la réforme
00:27:12des retraites, la crise agriculteure, etc.
00:27:14Et là, on va se retrouver encore avec des mobilisations,
00:27:16alors qu'on doit justement débattre de l'avenir du pays.
00:27:18On va évoquer un dernier sujet
00:27:20avant la pub, un sujet
00:27:22qui tient à cœur à Élodie Huchard, c'est peut-être
00:27:24son autre domaine de spécialité,
00:27:26un petit peu moins connu des téléspectateurs,
00:27:28la monarchie britannique.
00:27:30Au Royaume-Uni, c'est l'anniversaire officiel
00:27:32aujourd'hui du roi Charles III.
00:27:34Au programme, cette traditionnelle
00:27:36parade militaire chaque année,
00:27:38Trooping the Colour, j'essaie de le faire
00:27:40avec l'accent, le salut aux couleurs,
00:27:42si je dois traduire. Et cette année,
00:27:44évidemment, les regards ne seront pas
00:27:46seulement tournés vers le souverain,
00:27:48mais surtout vers la princesse
00:27:50Kate Middleton.
00:27:52Elle doit faire son grand retour en public
00:27:54depuis l'annonce de son cancer. Les précisions
00:27:56d'Olivier Weber, notre correspondant à Londres.
00:27:58La foule
00:28:00aura le cœur serré tout à l'heure
00:28:02dans le centre de Londres pour la parade
00:28:04d'anniversaire du roi, Trooping the Colours,
00:28:06un des événements les plus populaires
00:28:08du royaume. L'émotion
00:28:10sera au rendez-vous car Kate
00:28:12fait sa première apparition
00:28:14en public depuis six mois.
00:28:16Elle sera présente dans un carrosse
00:28:18avec ses trois enfants et fera également
00:28:20une apparition au balcon avec le reste
00:28:22de la famille royale. La princesse de Galles
00:28:24en profite pour donner des nouvelles de sa santé pour la première fois
00:28:26depuis l'annonce de son cancer,
00:28:28il y a trois mois.
00:28:30Elle se dit satisfaite des bons progrès
00:28:32de son traitement, mais comme
00:28:34toute personne qui suit une chimiothérapie,
00:28:36elle a de bons et de moins bons jours,
00:28:38dit-elle. Attention, je ne suis
00:28:40pas encore tiré d'affaires, le traitement continue
00:28:42et va durer pendant
00:28:44des mois. Kate
00:28:46apprend, dit-elle,
00:28:48à être patiente dans
00:28:50l'incertitude. Une incertitude que connaît
00:28:52bien le roi Charles qui, lui aussi,
00:28:54poursuit son traitement pour le cancer. Charles
00:28:56bien sûr sera de la fête dans un carrosse
00:28:58pas à cheval, prudence oblige.
00:29:00Malgré le spectre
00:29:02de la maladie qui plane sur la famille royale,
00:29:04ce samedi sera bel et bien
00:29:06un jour de fête au Royaume-Uni.
00:29:08Alors l'émotion
00:29:10des britanniques aujourd'hui, mais surtout
00:29:12l'émotion d'Élodie Huchard sur ce plateau.
00:29:14Enfin, on va retrouver Kate Middleton. On ne l'avait pas
00:29:16vu depuis Noël, Kate Middleton. Depuis Noël,
00:29:18certaines sources royales commencent à dire,
00:29:20il y a quelques semaines, qu'elle ne ferait aucune apparition
00:29:22publique de l'année. C'est une bonne
00:29:24nouvelle qui tombe au dernier moment, puisqu'elle
00:29:26s'est annoncée hier, ce qu'on imagine qu'il fallait savoir
00:29:28dans quel état de santé elle serait. Elle dit que
00:29:30cet été, elle fera des engagements publics et on savait qu'elle avait
00:29:32repris le travail à distance, puisqu'elle travaille sur des
00:29:34initiatives, notamment pour améliorer
00:29:36la vie des nouveaux-nés,
00:29:38améliorer un peu leur première... J'aime bien parce qu'elle
00:29:40en parle très sérieusement. Comme elle nous
00:29:42aurait fait un papier politique, elle nous fait un papier sur Kate Middleton.
00:29:44Allez-y, allez-y.
00:29:46C'est forcément une bonne nouvelle et on voit en plus que c'est quand même un changement
00:29:48de communication de la part de la monarchie, puisqu'on a quand même
00:29:50une princesse de Galles qui parle de ses mauvais
00:29:52jours, qui explique qu'il y a des jours où c'est compliqué
00:29:54pour elle, mais c'est aussi de la pédagogie, parce
00:29:56que du coup, toute personne qui suit
00:29:58un cancer peut s'identifier à elle et c'était le but
00:30:00justement que le roi Charles et que la princesse de Galles puissent
00:30:02par leur vie en ce moment,
00:30:04par la complexité de leur vie en ce moment,
00:30:06puissent faire aussi passer quelques messages pour faire un peu de pédagogie.
00:30:08Merci Elodie Huchard.
00:30:10On va marquer une courte
00:30:12pause, on revient dans un instant. On évoquera
00:30:14la campagne de Jordane Bardella.
00:30:16La démocratie ne se conteste pas
00:30:18au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:20La démocratie ne se conteste pas
00:30:22au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:24La démocratie ne se conteste pas
00:30:26au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:28La démocratie ne se conteste pas
00:30:30au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:32La démocratie ne se conteste pas
00:30:34au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:36La démocratie ne se conteste pas
00:30:38au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:40La démocratie ne se conteste pas
00:30:42au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:44La démocratie ne se conteste pas
00:30:46au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:48La démocratie ne se conteste pas
00:30:50au point de refuser le résultat des urnes.
00:30:52Ce sont les mots de Jordane Bardella
00:30:54en campagne hier pour le Rassemblement National.
00:30:56Il appelle à l'apaisement
00:30:58alors que 250 à 300 000 personnes
00:31:00sont attendues dans les rues de France
00:31:02pour manifester contre son parti.
00:31:04Nous l'entendrons dès le début de ce journal.
00:31:06Au Nouveau Front Populaire,
00:31:08on tente tant bien que mal
00:31:10de mettre la poussière sous le tapis.
00:31:12A tel point que certains, qui étaient autrefois
00:31:14pourfendeurs de la nupes, avalent aujourd'hui
00:31:16des couleuvres et parmi ceux qui s'assoient
00:31:18sur leurs principes, rappelle Glucksmann.
00:31:20Je comprends le désarroi de nombreux
00:31:22de mes électeurs du 9 juin.
00:31:24Est-ce que c'était une décision facile ?
00:31:26Evidemment que non. Ce sont ces mots
00:31:28dans le parisien aujourd'hui en France.
00:31:30On reviendra enfin sur la situation
00:31:32toujours très tendue en Nouvelle-Calédonie.
00:31:34Le contexte politique actuel
00:31:36ne facilite pas les choses.
00:31:38Emmanuel Macron a suspendu la réforme
00:31:40du corps électoral.
00:31:42Les forces de l'ordre sont mobilisées
00:31:44dans ce plateau qui a passé deux semaines sur place.
00:31:46Elle revient avec nous sur cette mission pour CNews.
00:31:50Mais tout d'abord, ce week-end
00:31:52de manifestations anti-Rassemblement national.
00:31:54Cela a commencé d'hier soir
00:31:56à Lyon. Quatre personnes ont été blessées
00:31:58dont trois policiers.
00:32:00Ça donne le ton de ces manifestations.
00:32:02À Paris, un cortège doit s'élancer à 14h.
00:32:04Depuis la place de la République,
00:32:06entre 50 000 et 100 000 manifestants sont attendus.
00:32:08Marine.
00:32:10En déplacement dans le Loire, hier, Jordan Bardella
00:32:12dit qu'il apprenait l'apaisement.
00:32:14La démocratie ne se conteste pas
00:32:16au point de contester le résultat des urnes,
00:32:18a-t-il déclaré.
00:32:20L'on a profité pour esquisser son projet
00:32:22en cas de victoire les 30 juin et 7 juillet prochains.
00:32:24Les détails avec Tancrede Guillotel.
00:32:28Un premier déplacement pour préparer
00:32:30les élections législatives à venir.
00:32:32Dans le Loiret, ce vendredi,
00:32:34Jordan Bardella, le président du RN,
00:32:36a expliqué sa stratégie.
00:32:38J'ai dans un premier temps lancé un appel
00:32:40à toutes les formations républicaines et patriotes du pays.
00:32:42Je me félicite de cet accord avec Eric Ciotti
00:32:44et avec 70 candidats
00:32:46dans les circonscriptions de France
00:32:48qui seront soutenus à la fois par les républicains
00:32:50et par le RN
00:32:52et qui ont vocation à appuyer
00:32:54mon action de Premier ministre et celle de mon gouvernement.
00:32:56Une alliance pour contrer le nouveau Front Populaire,
00:32:58coalition de gauche qu'il considère
00:33:00comme son principal adversaire.
00:33:02Pressenti pour siéger à Matignon
00:33:04en cas de victoire de son parti aux législatives,
00:33:06Jordan Bardella a esquissé son projet.
00:33:08Sur le plan migratoire,
00:33:10la première mesure que je ferai adopter
00:33:12c'est la suppression du droit du sol
00:33:14et des mesures visant à faciliter
00:33:16en plus l'expulsion des délinquants
00:33:18et criminels étrangers.
00:33:20Il a également appelé à l'apaisement
00:33:22au vu des tensions lors des nombreuses manifestations anti-RN.
00:33:24Ces appels à la rébellion,
00:33:26ces appels à l'insurrection,
00:33:28ces appels à contester
00:33:30le fonctionnement de la démocratie française
00:33:32m'apparaissent extrêmement dangereuses.
00:33:34Au total,
00:33:36450 manifestations contre le RN
00:33:38sont prévues ce week-end
00:33:40sur tout le territoire,
00:33:42avec entre 300 et 350 000 participants attendus.
00:33:44Ça pose la question,
00:33:46du sens de ces rassemblements
00:33:48à l'issue
00:33:50d'un scrutin électoral
00:33:52démocratique.
00:33:54Est-ce que ça a du sens aujourd'hui
00:33:56d'aller manifester contre le RN,
00:33:58contre la volonté d'une partie du peuple
00:34:00en France aujourd'hui ?
00:34:02Est-ce que c'est de cette façon
00:34:04d'aller manifester plutôt de manière politique,
00:34:06par des arguments, par du débat,
00:34:08mais pas par les manifestations ?
00:34:10Surtout dans les urnes.
00:34:12Bien entendu.
00:34:14Je pense que la stratégie
00:34:16insurrectionnelle de l'EFI
00:34:18c'est de faire croire que le RN
00:34:20d'aujourd'hui
00:34:22c'est comme le RN
00:34:24il y a 20 ou 30 ans.
00:34:26On nous ressort
00:34:28l'idée d'une sorte de peste brune
00:34:30qui menacerait
00:34:32la République française.
00:34:34Ça n'a plus de sens aujourd'hui.
00:34:36C'est ça l'idée.
00:34:38Quand on voit
00:34:40comment certains corps intermédiaires...
00:34:42Ce qui me choque beaucoup
00:34:44dans l'organisation de ces manifestations
00:34:46c'est que ce sont des syndicats
00:34:48qui appellent à ces marches.
00:34:50Ce sont des syndicats,
00:34:52des acteurs de la société civile
00:34:54qui sont censés défendre les intérêts corporatistes
00:34:56de leurs adhérents
00:34:58et qui se transforment en militants politiques
00:35:00qui sont un petit peu
00:35:02les suppôts de la France insoumise
00:35:04et de pseudo Front populaire
00:35:06contribuant ainsi
00:35:08à cette stratégie insurrectionnelle
00:35:10qui conteste
00:35:12le principe même de la démocratie
00:35:14qui est celui du vote démocratique.
00:35:16Effectivement, il y a un choix
00:35:18de ne pas aller sur le terrain des débats de fond
00:35:20et de se situer
00:35:22sur le terrain de la morale
00:35:24et d'une menace
00:35:26pour la République.
00:35:28Et les Français en ont donné
00:35:30déjà depuis maintenant
00:35:32près de 10 ou 20 ans
00:35:34à force d'élections et d'élections
00:35:36que le Rassemblement National d'aujourd'hui
00:35:38n'en ont pas peur.
00:35:40Peut-être faut-il
00:35:42répondre aux attentes des Français
00:35:44plutôt que de donner des leçons de morale
00:35:46sur le vote RN.
00:35:48Mathieu Hocq.
00:35:50Vous dites répondre à l'attente des Français
00:35:52mais surtout de la France qui est oubliée,
00:35:54la France de la ruralité, la France périphérique.
00:35:56Quand on regarde votre reportage,
00:35:58on s'aperçoit d'une chose,
00:36:00c'est que ces manifestations-là
00:36:02elles ont lieu que dans les grandes métropoles
00:36:04et on voit que les élections européennes
00:36:06ont soulevé une fracture territoriale
00:36:08très forte dans la répartition du vote.
00:36:1090% des communes ont voté,
00:36:12ont mis la liste de Jordane Bardella
00:36:14en première tête des résultats.
00:36:16Or, les seules villes
00:36:18où la liste RN n'est pas arrivée
00:36:20au premier,
00:36:22elle n'a pas terminé première
00:36:24c'est la France des métropoles
00:36:26qui ont voté à gauche
00:36:28ou qui ont voté la liste de Mme Haillet.
00:36:30Donc on voit bien qu'aujourd'hui
00:36:32il y a deux Frances qui s'affrontent,
00:36:34la France des métropoles,
00:36:36dominée par le bloc de gauche
00:36:38et le bloc centriste d'une moindre manière
00:36:40et on a la France oubliée,
00:36:42la France de la ruralité
00:36:44et la France périphérique
00:36:46qui votent massivement
00:36:48pour le RN
00:36:50parce qu'elle a été oubliée
00:36:52L'enjeu pour le RN
00:36:54ça va être notamment de faire l'union à droite
00:36:56avec qui ? Avec les Républicains
00:36:58et Éric Ciotti qui s'est porté volontaire.
00:37:00On va parler de l'exclusion
00:37:02des LR d'Éric Ciotti qui a été finalement
00:37:04invalidé par le tribunal judiciaire
00:37:06de Paris hier soir.
00:37:08Vous avez suivi ce dossier de près d'ailleurs
00:37:10hier en étant duplex avec vous dans
00:37:12Midi News. Le tribunal ordonne la suspension
00:37:14de cette décision votée à deux reprises
00:37:16par les cadres LR du parti.
00:37:18Je conserve donc
00:37:20l'exercice de mes fonctions de président
00:37:22a-t-il dit sur les réseaux sociaux
00:37:24sur X.
00:37:26Élodie, qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ?
00:37:28Pour Éric Ciotti d'abord dans un premier temps
00:37:30il va y avoir une autre décision
00:37:32parce que là c'est une suspension
00:37:34de la décision. Un autre juge doit se
00:37:36prononcer sur le fond sous huit jours.
00:37:38Ce qu'on sait c'est que le parti
00:37:40Les Républicains Canal Historique
00:37:42c'est-à-dire sans Éric Ciotti
00:37:44a annoncé d'ailleurs dans un communiqué de presse
00:37:46qu'ils allaient saisir ce juge au fond en disant
00:37:48que le prétendant de Monsieur Ciotti est sans effet
00:37:50sur la réalité politique. En fait
00:37:52il y a assez peu de doute sur le fait qu'à la fin
00:37:54de toute cette procédure
00:37:56il sera exclu. Les cadres du parti
00:37:58se sont demandé à un moment donné si la meilleure solution
00:38:00ce n'était pas de laisser Éric Ciotti au parti
00:38:02et d'en créer un autre. Mais avec des législatives
00:38:04qui arrivent dans deux semaines, les délais sont un peu
00:38:06trop courts. Et c'est surtout pour les candidats
00:38:08que ça change un petit peu la donne. Parce que pour les candidats
00:38:10qui se présentent pour savoir à qui
00:38:12on se rattache, c'est extrêmement compliqué. Et surtout
00:38:14la justice a refusé de statuer sur le fait
00:38:16de qui avait le droit d'utiliser le nom
00:38:18et les logos les républicains.
00:38:20Alors ça peut sembler anecdotique, mais pour des candidats
00:38:22qui ont déjà imprimé des tracts, qui ont déjà fait les affiches
00:38:24ça veut dire que concrètement
00:38:26ils ne savent pas si le logo LR
00:38:28ils ont le droit à l'utiliser ou pas et ça juridiquement
00:38:30et notamment après l'élection ça peut poser problème.
00:38:32Certains inventent complètement des
00:38:34rattachements, inventent des noms de partis qui n'existent
00:38:36pas. Il faut quand même savoir que ça c'est totalement
00:38:38illégal. Il y aura un problème de toute façon
00:38:40à un moment donné. Et puis on se rappelle qu'il y a des investitures
00:38:42quand même qui avancent. Du côté des LR
00:38:44les 59 députés sortants
00:38:46ont été réinvestis, sauf Eric
00:38:48Ciotti et Christelle Dintorny
00:38:50qui acceptent ce deal. Il y a 200
00:38:52autres candidats qui ont été investis.
00:38:54Jordan Bardella nous disait environ
00:38:5670 accords locaux.
00:38:58Alors il partait quand même sur 120 à la base. On a
00:39:0070, signe qu'il y a quand même eu
00:39:02un peu moins qu'espéré. Et donc en fait
00:39:04d'autres font des accords avec la majorité. Bref, on
00:39:06pourrait avoir des candidats les républicains
00:39:08qui soient juste les républicains, des candidats
00:39:10les républicains qui soient les républicains RN
00:39:12et des candidats les républicains qui soient
00:39:14les républicains majorité.
00:39:16Eh bien c'est compliqué tout ça à comprendre.
00:39:18Michel Do, qu'est-ce que vous en renez ça ?
00:39:20Oui, oui, je vous l'accorde.
00:39:22Ce n'est pas du tout la faute de l'eau du char.
00:39:24C'est la faute d'Emmanuel
00:39:26Macron qui a imposé
00:39:28à tous les français de façon
00:39:30Une réorganisation du paysage politique
00:39:32Manu Militari
00:39:34en deux semaines.
00:39:36Et de façon totalement non respectueuse
00:39:38des règles de forme de
00:39:40l'état de droit. Et franchement
00:39:42je trouve ça vraiment extrêmement choquant.
00:39:44Il provoque le chaos là.
00:39:46Complètement. C'est une stratégie délibérée
00:39:48de suicide collectif comme je l'ai écrit
00:39:50dans un édito.
00:39:52Mais ceci dit, pour revenir à
00:39:54la problématique qui va
00:39:56se poser dans les 24 heures
00:39:58ou un peu plus, dans les 36 heures
00:40:00c'est que l'accord qu'a passé
00:40:02Eric Ciotti et Jordan Bardella
00:40:04et Marine Le Pen, qui est quand même historique
00:40:06qui brise la digue
00:40:08historique qu'avaient instauré
00:40:10Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy
00:40:12et la droite, on va dire
00:40:14républicaine.
00:40:16La question c'est qu'il y a 70 places
00:40:18à pourvoir pour Eric Ciotti
00:40:20et les autres membres
00:40:22des Républicains. Mais qui vont être ces 70 ?
00:40:24Parce que la réalité c'est que
00:40:26Eric Ciotti a certes le soutien
00:40:28d'une bonne partie de la base
00:40:30et même d'une très forte partie de la base
00:40:32des Républicains. Mais tous les cadres l'ont lâché.
00:40:34Et donc qui vont être
00:40:36les 70 candidats
00:40:38LR, Ciotti
00:40:40alliés avec le RN ?
00:40:42C'est ça la grande inconnue de ce jour.
00:40:44Et il y a des noms qui sont en train d'émerger
00:40:46parce que justement, comme tous les cadres
00:40:48LR ont refusé cette alliance,
00:40:50il faut qu'ils cherchent de nouveaux candidats.
00:40:52Et c'est ça à mon avis la question clé qui va se jouer
00:40:54dans les jours qui viennent, avec peut-être
00:40:56des grandes surprises qui vont aboutir.
00:40:58Mais encore une fois, je pense qu'il y a
00:41:00des femmes et des hommes qui sont à trouver
00:41:02pour arriver à ces 70
00:41:04candidats Ciotti-LR
00:41:06alliés avec le RN.
00:41:08Ce sera la grande surprise
00:41:10des 48 heures à venir.
00:41:12On va parler d'Emmanuel Macron dans un instant.
00:41:14Je voudrais juste qu'on fasse un point
00:41:16sur ce sondage CNews Europe 1
00:41:18et le JDD, sondage
00:41:20OpinionWay pour nos antennes
00:41:22avec cette question. Si le premier tour
00:41:24des élections législatives avait lieu
00:41:26demain, pour quel candidat
00:41:28voteriez-vous ?
00:41:3032% des sondés
00:41:32répondent pour le RN,
00:41:3425% pour ce nouveau
00:41:36front populaire, 19%
00:41:38pour un candidat de la majorité présidentielle.
00:41:409% pour un candidat LR,
00:41:425% pour un autre candidat, 4%
00:41:44pour Reconquête, 3% pour un candidat
00:41:46d'Ivers-Gauche et 1% pour un candidat
00:41:48écologiste d'Ivers-Droite
00:41:50ou d'Extrême-Gauche. Ce qui est intéressant
00:41:52dans tout ça, c'est
00:41:54cette majorité présidentielle
00:41:56finalement prise en étau
00:41:58entre un front de
00:42:00gauche et le RN
00:42:02qui peut-être s'alliera avec une partie
00:42:04DLR. Je voudrais
00:42:06qu'on écoute Emmanuel Macron.
00:42:08Emmanuel Macron, qui s'est exprimé
00:42:10à l'occasion du G7,
00:42:12il dénonce un manque de cohérence
00:42:14de la part de ces nouveaux fronts. Écoutez.
00:42:16Ils ne sont pas prêts
00:42:18à gouverner. C'est une bonne nouvelle
00:42:20pour les Français. Il y a des gens qui sont
00:42:22prêts à gouverner, qui gouvernent depuis 7 ans
00:42:24et qui font un travail qui a des résultats économiques.
00:42:26Voilà. Si on n'est pas prêt à gouverner, il ne faut pas
00:42:28se présenter devant les Français. En tout cas,
00:42:30très sincèrement,
00:42:32ça n'est juste pas sérieux.
00:42:34J'appelle chacun
00:42:36aussi à la raison à regarder les choses.
00:42:38Je voulais vous faire écouter
00:42:40ce son-là. Ils ne sont pas prêts à gouverner.
00:42:42C'est un beau jeu de dire ça.
00:42:44Ça veut dire qu'ils n'ont pas le droit
00:42:46de se présenter devant les électeurs
00:42:48dans les 15 jours qui viennent.
00:42:50C'est lui
00:42:52qui a provoqué cette situation.
00:42:54J'aimerais aller plus loin.
00:42:56Renaissance
00:42:58est le grand perdant de cette
00:43:00dissolution de l'Assemblée nationale.
00:43:02Le grand, grand perdant. La vraie question
00:43:04qui va se poser... Vous savez,
00:43:06rien n'est joué. Les électeurs vont
00:43:08trancher. Les Français vont trancher dans 15 jours
00:43:10et dans 3 semaines.
00:43:12Mais quelle va être l'attitude
00:43:14de Renaissance et des élus Renaissance
00:43:16s'ils arrivent 3e
00:43:18voire 4e et qu'ils ne sont pas en liste
00:43:20au second tour ?
00:43:22Pour qui appelleront-ils à voter ?
00:43:24Est-ce qu'ils appelleront à s'abstenir ?
00:43:26À voter blanc ? Est-ce qu'ils prendront
00:43:28la responsabilité de risquer
00:43:30que le pseudo Front populaire
00:43:32emporte les élections législatives ?
00:43:34C'est ça la responsabilité historique d'Emmanuel Macron.
00:43:36Il est celui qui ouvre les voies,
00:43:38la route du pouvoir au Rassemblement
00:43:40national, mais en même temps qui risque
00:43:42de prendre le risque
00:43:44de redonner au pseudo Front populaire
00:43:46l'espoir
00:43:48de gouverner un jour.
00:43:50La seule stratégie qu'il a aujourd'hui, c'est de dire
00:43:52que de toute façon, c'est soit lui, soit le chaos.
00:43:54Ils sont incapables de gouverner.
00:43:56Leurs programmes ne sont pas bons économiquement.
00:43:58C'est le seul argumentaire aujourd'hui
00:44:00qu'il peut avoir, mais c'est lui-même
00:44:02qui a provoqué cette situation en organisant
00:44:04une élection à l'arraché en l'espace
00:44:06de 3 semaines.
00:44:08Je pense que les Français et les personnes qui nous suivent se diront
00:44:10qu'avec Emmanuel Macron, c'est aussi le chaos.
00:44:12C'est déjà le chaos. C'est le chaos dans la rue.
00:44:14Comme je le rappelais, on est
00:44:1675% du temps en manifestation.
00:44:18C'est le chaos aussi dans les comptes,
00:44:20dans les indicateurs économiques et budgétaires
00:44:22qui sont absolument catastrophiques.
00:44:24Comment Emmanuel Macron peut se prévaloir
00:44:26d'être le parti de l'ordre
00:44:28face aux extrêmes,
00:44:30alors qu'aujourd'hui, il y a du désordre absolument partout ?
00:44:32C'est le premier point.
00:44:34Le deuxième point, pour terminer très brièvement dessus,
00:44:36pourquoi le bloc central s'est effondré ?
00:44:38C'est parce qu'en fait,
00:44:40ils ont perdu deux leviers.
00:44:42Emmanuel Macron n'a plus un vote d'adhésion.
00:44:44C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:44:46il y a 7 Français sur 10
00:44:48qui ne sont pas contents
00:44:50de la politique menée par Emmanuel Macron.
00:44:52Forcément, ça se ressent
00:44:54dans les enquêtes d'opinion.
00:44:56Le deuxième point, c'est qu'ils n'ont plus de vote utile.
00:44:58Il y a eu une enquête
00:45:00interactive publiée
00:45:02par vos confrères Le Figaro
00:45:04qui expliquait que le vote barrage aujourd'hui,
00:45:06il y a 25% des Français qui veulent faire barrage
00:45:08à Marine Le Pen, mais il y a aussi 25% des Français
00:45:10qui veulent faire barrage à Emmanuel Macron.
00:45:12Ça montre bien qu'Emmanuel Macron ne dispose plus
00:45:14du vote d'adhésion et du vote utile.
00:45:16Voici de l'actualité à 6h45.
00:45:46Même réaction pour Raquel Garrido.
00:45:48Honte sur toi Jean-Luc Mélenchon, c'est du sabotage,
00:45:50écrit-elle. En revanche, le député du Nord,
00:45:52Adrien Quatennens, condamné pour violence conjugale,
00:45:54a été investi par le parti hier soir.
00:45:56Et puis, c'est aujourd'hui la parade anniversaire
00:45:58de Charles III au Royaume-Uni.
00:46:00Les regards ne seront pas seulement tournés vers le souverain,
00:46:02mais aussi vers la princesse Kate.
00:46:04Elle annonçait qu'elle assisterait bien à l'événement
00:46:06grâce au bon progrès de son traitement contre le cancer.
00:46:08Elle n'était pas apparue publiquement depuis 6 mois.
00:46:10Alors, il y a cette gauche qui commence à s'insurger
00:46:12contre les investitures de la France insoumise
00:46:14pour ses élections législatives.
00:46:16Et puis, il y a ceux qui avalent des coups l'œuvre.
00:46:18J'ai nommé Raphaël Glucksmann.
00:46:20Je comprends le désarroi de nombre de mes électeurs
00:46:22du 9 juin. Ce sont ses mots.
00:46:24Il réagit dans le parisien, après cette alliance
00:46:26sous la bannière du Nouveau Front Populaire.
00:46:28Est-ce une décision facile ?
00:46:30Évidemment que non, dit-il.
00:46:32Mais face à la menace de l'extrême droite au pouvoir,
00:46:34c'est notre responsabilité historique.
00:46:36Je n'irai pas faire campagne pour certains candidats insoumis
00:46:38qui ont franchi toutes les lignes rouges.
00:46:40Une unité d'action n'est pas une ardoise magique
00:46:42qui efface tout, ajoute-t-il.
00:46:44Cette union qui semble mettre sous le tapis
00:46:46tous les désaccords au sein des gauches
00:46:48qui semblaient irréconciliables ces dernières semaines.
00:46:50Le décryptage de Marie-Victoire Diodonné
00:46:52et Miquel Dos Santos.
00:46:54On verra cela plus tard, Marine, ne vous inquiétez pas.
00:46:56On décryptera tout ça avec mes invités
00:46:58à partir de 7h.
00:47:00Je voudrais qu'on aborde à présent
00:47:02le sujet de la Nouvelle-Calédonie.
00:47:04La situation reste toujours très tendue.
00:47:06La réforme à l'origine des émeutes
00:47:08a été suspendue par Emmanuel Macron
00:47:10après la dissolution de l'Assemblée nationale.
00:47:12Un texte qui devait être adopté le 30 juin
00:47:14est finalement abandonné.
00:47:16Tout ça pour ça, disent les habitants.
00:47:18Un mois après le début du chaos,
00:47:20l'heure est au bilan.
00:47:229 personnes ont perdu la vie,
00:47:24200 maisons et 900 entreprises ont été détruites.
00:47:26Les forces de l'ordre sont toujours mobilisées
00:47:28en nombre.
00:47:30Le point sur la situation avec Juliette Sadat.
00:47:32Forces de l'ordre déployées,
00:47:34casse de voiture.
00:47:36Un mois après le début des émeutes,
00:47:38le calme n'est pas encore revenu en Nouvelle-Calédonie.
00:47:40Ce jeudi avait lieu une opération
00:47:42de renforcement du dispositif de gendarmerie
00:47:44dans le sud du Mont-d'Or.
00:47:46200 gendarmes, 2 hélicoptères
00:47:48et plusieurs blindés étaient mobilisés.
00:47:50Une opération complexe et dangereuse.
00:47:52Sur ces images amateurs,
00:47:54un hélicoptère de la gendarmerie
00:47:56tente de se poser
00:47:58mais il est contraint de changer de cap
00:48:00sous le feu d'émeutier.
00:48:02Sur ces images,
00:48:04des véhicules blindés déplayent
00:48:06les axes routiers avec les pneus crevés.
00:48:10Des opérations de sécurisation
00:48:12qui continuent sur l'île
00:48:14alors qu'Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi
00:48:16la suspension du projet de loi constitutionnelle.
00:48:18Une décision qui a provoqué
00:48:20un sentiment de découragement
00:48:22chez les habitants,
00:48:24toujours mobilisés sur les barricades
00:48:26pour se protéger de potentiels émeutiers.
00:48:28La lassitude est là,
00:48:30le ras-le-bol est là.
00:48:32Suite à la dissolution de l'Assemblée,
00:48:34le texte ne va pas être présenté.
00:48:36Il y a un côté où on se dit
00:48:38tout ça pour ça.
00:48:40Que ce soit le côté indépendantiste
00:48:42de la CCAT
00:48:44qui a brûlé la moitié de Nouméa pour rien,
00:48:46aussi bien que les gens
00:48:48qui ont tenu sur des barrages pendant un mois.
00:48:50Selon le dernier bilan des autorités,
00:48:529 personnes ont été tuées dans les émeutes,
00:48:54une centaine d'autres a été blessée.
00:48:56Quant aux dégâts matériels,
00:48:58ils sont estimés
00:49:00à plus d'un milliard d'euros.
00:49:02Régine Delfaux,
00:49:04grand reporter CNew,
00:49:06vous avez passé deux semaines sur place.
00:49:08Vous revenez avec nous sur votre expérience.
00:49:10Ces images qu'on vient de voir,
00:49:12c'était jeudi dans la ville de Mondor.
00:49:14C'est une des villes les plus compliquées
00:49:16sur le territoire de Nouvelle-Calédonie
00:49:18en ce moment depuis les émeutes.
00:49:20Malgré tous les moyens déployés,
00:49:22on l'a vu, l'opération qui a été menée
00:49:24est un échec.
00:49:26C'est assez affligeant de voir ça.
00:49:28J'ai l'impression de voir les mêmes scènes
00:49:30quand on y était avec Thibault Marcheteau.
00:49:32Avec ces opérations de sécurisation,
00:49:34il faut comprendre qu'il y a
00:49:363500 forces de l'ordre, policiers et gendarmes.
00:49:38Il y a des moyens colossaux
00:49:40comme des blindés, les centaures,
00:49:42les véhicules blindés de la gendarmerie.
00:49:44Ce sont des moyens déployés en temps de guerre.
00:49:46Concrètement, il y a toujours
00:49:48des territoires qui sont perdus.
00:49:50C'est une catastrophe pour les habitants
00:49:52du Mondor.
00:49:54Les hélicoptères ont essuyé
00:49:56des tirs. Les blindés,
00:49:58on voit que les pneus ont été crevés.
00:50:00Malgré tout,
00:50:02ces éléments
00:50:04plus que radicaux
00:50:06arrivent à maintenir ce chaos.
00:50:08Il y a toujours ces coups de feu.
00:50:10La situation n'évolue vraiment pas.
00:50:12Selon vos contacts, ça ne semble pas
00:50:14s'améliorer sur place.
00:50:16Absolument pas. Il y a eu cette nuit...
00:50:18On est en décalé, on a 9h15.
00:50:20Notamment au Mondor,
00:50:22il y a eu deux surveillants,
00:50:24parce qu'il faut surveiller les supermarchés,
00:50:26qui ont été blessés par balles.
00:50:28Des quartiers de Nouméa
00:50:30qui, soi-disant, sont plutôt sécurisés.
00:50:32Il y a encore,
00:50:34notamment à Rivière-Salée, des maisons
00:50:36qui ont été incendiées. Lundi,
00:50:38théoriquement, les écoles doivent rouvrir.
00:50:40Sauf que les parents me disent...
00:50:42Moi, j'ai trop peur pour mes enfants.
00:50:44On ne sait pas comment ça va se faire.
00:50:46Il y a toujours ce couvre-feu.
00:50:48Il pourrait être décalé jusqu'à 20h.
00:50:50À partir de lundi.
00:50:52En ce moment, il y a un congrès
00:50:54qui est très important, qui se tient à Connay.
00:50:56C'est à 270 km au nord-ouest
00:50:58de Nouméa. Celui du FLNKS.
00:51:00Ils sont en train de discuter
00:51:02des députés qui vont présenter
00:51:04pour les législatives.
00:51:06Savoir si la CCAT, la cellule de coordination
00:51:08des actions de terrain,
00:51:10va être intégrée au FLNKS.
00:51:12Surtout, ils parlent
00:51:14de l'indépendance.
00:51:16On parle de l'indépendance
00:51:18le 24 septembre 2025.
00:51:20Le 24 septembre, c'est parce que
00:51:22ça fait référence à la prise
00:51:24de possession de la Nouvelle-Calédonie
00:51:26pour la France.
00:51:28Et donc, on en est là.
00:51:30Merci, Régine Delfaux, pour ce décryptage
00:51:32de la situation en Nouvelle-Calédonie.
00:51:34Pas aidée par la situation politique globale
00:51:36dans notre pays.
00:51:38Tout de suite, les sports pour finir ce journal.
00:51:48Le mouvement de la rénovation énergétique.
00:51:50Votre programme avec Groupe Verlaine.
00:51:52Pour devenir franchisée dans les énergies renouvelables.
00:51:54Groupe Verlaine.
00:51:56Et Marine, on va parler de l'Euro de football
00:51:58qui a commencé hier soir à Munich.
00:52:00Oui, des Allemands qui ont réussi leur entrée en lice
00:52:02face à l'Ecosse et nous ont offert
00:52:04un véritable festival de buts.
00:52:06Florian Wirtz ouvre le score dès la dixième minute
00:52:08sur une frappe à l'entrée de la surface.
00:52:10Le prodige Jamal Mousiala
00:52:12enchaîne et marque le but
00:52:14du break. A peine entré en jeu,
00:52:16l'attaquant allemand Fulkrug enfonce
00:52:18le coulou d'une frappe flashée
00:52:20à 110 km heure.
00:52:22Score final 5 buts à 1. Prochaine adversaire
00:52:24de la Mannschaft, la Hongrie.
00:52:26L'équipe de France, Cantel, débutera la compétition
00:52:28face à l'Autriche lundi.
00:52:46Allez, vous restez avec nous.
00:52:52Dans quelques minutes, on évoquera
00:52:54l'investiture de Raphaël Arnault
00:52:56par la France Insoumise pour les élections
00:52:58législatives. Raphaël Arnault,
00:53:00un peu méconnu du grand public,
00:53:02qui est pourtant un leader
00:53:04d'un mouvement antifasciste
00:53:06violent. Voilà ce que
00:53:08l'on peut dire sur lui.
00:53:10On va évoquer cette candidature
00:53:12qui interpelle bien évidemment
00:53:14à gauche et parmi tous les Français
00:53:16qui nous écoutent probablement ce matin
00:53:18dans notre prochain journal à 7h.
00:53:20Le temps pour moi de remercier mes deux premiers invités
00:53:22Michel Taubes et Mathieu Hoque.
00:53:24Merci à tous les deux.
00:53:44La météo de votre samedi avec vous,
00:53:46Karine Durand. Malheureusement,
00:53:48on est encore loin des conditions
00:53:50estivales attendues. Oui, pas mal de nuages
00:53:52d'averse, mais il y a quand même une bonne chose.
00:53:54Une zone qui a été fortement
00:53:56ensoleillée ces deux dernières
00:53:58semaines, c'est la Bretagne. Regardez,
00:54:00un ensoleillement vraiment très généreux
00:54:02du côté de Quimper, Brest, Dinard,
00:54:04Lorient, avec plus 35 à plus
00:54:0645% en termes
00:54:08d'ensoleillement. Ce n'est pas le cas sur les
00:54:10autres régions françaises. Alors justement,
00:54:12l'évolution au cours des prochaines heures
00:54:14avec encore ces quelques averses orageuses sur
00:54:16les Alpes. C'est plus calme temporairement
00:54:18sur le nord-ouest et au cours
00:54:20de l'après-midi, à nouveau des averses
00:54:22sur l'ouest du pays l'après-midi,
00:54:24parfois orageuses sur les côtes de la Manche
00:54:26associées à du vent fort, 80 km
00:54:28à l'heure et quelques orages encore
00:54:30en montagne. Les températures,
00:54:32elles sont toujours assez basses pour la saison,
00:54:34à peine 12 degrés à Paris, à peine
00:54:3618 sur le littoral méditerranéen.
00:54:38Au cours de l'après-midi, la fraîcheur
00:54:40règne sur les trois quarts du pays. En plus, avec le
00:54:42vent, le ressenti est vraiment frais
00:54:44sur le nord-ouest, 19 à
00:54:46Paris, 18 à Lille. Par contre, de la chaleur
00:54:48de saison, cette fois-ci, pour le
00:54:50sud-est, entre 25 et 29 degrés.
00:55:11Allez, il est un peu plus de 7h, bon réveil
00:55:13à tous ceux qui nous rejoignent. Je vous présente
00:55:15ce magnifique plateau qui m'accompagne pour décrypter
00:55:17l'actualité. Marine Sabourin, bien évidemment.
00:55:19Vincent Roy, qui est là aussi.
00:55:21Bonjour Vincent. Bonjour, comment allez-vous ?
00:55:23Fort bien, journaliste, écrivain, on va avoir beaucoup de choses
00:55:25à se dire ce matin, une actualité politique
00:55:27ultra dense, qu'on va
00:55:29décrypter également avec Arnaud Benedetti.
00:55:31Bonjour Arnaud. Bonjour.
00:55:33Également, politologue,
00:55:35rédacteur en chef de la revue politique
00:55:37et parlementaire, Elodie Huchard
00:55:39du service politique de CNew. C'était la
00:55:41condition sine qua non de cette émission ce matin.
00:55:43C'était votre présence, Elodie. On va parler
00:55:45de plein de choses. Voici les titres de votre journal
00:55:47de 7h. Le leader d'un mouvement
00:55:49antifasciste violent, proche de
00:55:51Jean-Luc Mélenchon, qui devient candidat aux élections
00:55:53législatives pour le compte du Front
00:55:55populaire. Il s'appelle Raphaël Arnaud.
00:55:57Il est parachuté à Avignon par la France
00:55:59insoumise. La France insoumise qui,
00:56:01de fait, reprend les clés de la maison gauche
00:56:03à l'issue des élections européennes
00:56:05et qui n'en finit plus de faire avaler des couleuvres
00:56:07à ses partenaires.
00:56:09Et puis ces mots assassins de François Ruffin
00:56:11à l'égard de son propre parti, la France insoumise.
00:56:13Vous préférez un homme qui frappe sa femme,
00:56:15auteur de violences conjugales,
00:56:17à des camarades qui ont l'impudence d'avoir un désaccord
00:56:19avec leur grand chef. Les investitures
00:56:21LFI posent problème en interne
00:56:23et pas que. Certains socialistes
00:56:25refusent aussi de se présenter sous la bannière
00:56:27du nouveau Front populaire. La lune de miel
00:56:29à gauche n'aura-t-elle duré que le temps d'une conférence
00:56:31de presse ? On en parle justement
00:56:33avec Elodie Huchard sur ce plateau.
00:56:35Et puis à la fin de ce journal,
00:56:37on partira du côté du Royaume-Uni. Là aussi,
00:56:39ça va plaire à Elodie Huchard. C'est l'un de ses sujets
00:56:41de prédilection. La princesse Kate Middleton
00:56:43doit faire aujourd'hui sa première apparition
00:56:45publique depuis Noël dernier, en cours
00:56:47de traitement contre un cancer. Elle assiste
00:56:49aujourd'hui à cette parade militaire annuelle
00:56:51Trooping the Colours. Nous serons sur place
00:56:53avec notre correspondant Olivier Weber.
00:56:57Et vous me pardonnerez
00:56:59pour l'accent britannique qui n'est pas encore au point
00:57:01de mon côté. Ces candidatures de la
00:57:03honte au sein du nouveau Front populaire
00:57:05et qui dérange au sein même de la gauche.
00:57:07Celle d'Adrien Quatennens, tout d'abord condamnée en
00:57:092022 pour avoir donné une gifle à son
00:57:11ancienne compagne, mais aussi celle de
00:57:13Raphaël Arnaud. Marine, c'est un inconnu
00:57:15du grand public. Oui, ce candidat dans le
00:57:17Vaucluse est le patron du collectif Antifa
00:57:19à la Jeune Garde. Il est connu pour ses
00:57:21actions violentes en marge de manifestations.
00:57:23Son portrait est signé Célia Gruyère et
00:57:25Michael Dos Santos.
00:57:27Un militant ultra-violent au
00:57:29Palais Bourbon. Tel est le souhait de Jean-Luc
00:57:31Mélenchon. Raphaël Arnaud
00:57:33à les faveurs du leader de la France insoumise
00:57:35pour se présenter dans la première
00:57:37circonscription du Vaucluse.
00:57:39Ce militant lyonnais a été convoqué par
00:57:41la police en mai dernier pour apologie
00:57:43du terrorisme. Une annonce faite par
00:57:45la Jeune Garde, un collectif
00:57:47antifasciste d'extrême gauche dont il
00:57:49est le porte-parole. C'est l'organisation
00:57:51juive européenne, association
00:57:53qui au nom de la lutte contre l'antisémitisme
00:57:55s'acharne surtout à défendre
00:57:57l'agenda du gouvernement de l'extrême droite
00:57:59israélienne et à faire taire toutes les voies
00:58:01de solidarité avec la Palestine.
00:58:03Un parachutage qui indigne les élus locaux.
00:58:05D'après la Provence, le
00:58:07parti socialiste a déposé un recours
00:58:09dans l'espoir de récupérer cette circonscription
00:58:11au profit de la France insoumise.
00:58:13Catherine Jaouen, députée
00:58:15sortante du Rassemblement National a, elle,
00:58:17appelé au boycott de sa candidature.
00:58:19J'appelle tous les candidats de l'arc
00:58:21républicain et démocrate à dénoncer cette
00:58:23candidature et à se mobiliser
00:58:25pour faire barrage à l'extrémisme politique
00:58:27des LFI. Lors des législatives
00:58:29de 2022, Raphaël Arnaud
00:58:31avait échoué sous une autre bannière,
00:58:33celle du nouveau parti anticapitaliste.
00:58:35Éliminé au premier tour,
00:58:37le militant lyonnais avait recueilli
00:58:39près de 7% des voix dans la deuxième
00:58:41circonscription du Rhône.
00:58:43Vincent Roy,
00:58:45les bras nous entombent, mais que le parti socialiste
00:58:47se désolidarise, qu'il se désengage de
00:58:49cette alliance, il n'est pas content de cette investiture
00:58:51à Avignon ? Oui, écoutez,
00:58:53le parti socialiste, il n'existe
00:58:55plus. La gauche, c'est M. Mélenchon.
00:58:57Vous voyez bien que c'est lui
00:58:59qui tire les ficelles, si j'ose dire.
00:59:01La gauche, c'est Mélenchon. Il faut bien
00:59:03se mettre ça dans la tête. Alors, quelques-uns
00:59:05résistent. J'étais sur un plateau
00:59:07hier soir avec Manuel Valls.
00:59:09Effectivement, Manuel Valls... Chez nous, d'ailleurs.
00:59:11Bien entendu. Toujours sur
00:59:13CNews. Manuel Valls
00:59:15est très clair, comme
00:59:17Bernard Gazeneuve, mais enfin, ils sont très
00:59:19esselés, ces gens-là.
00:59:21Regardez, Raphaël
00:59:23Luxman... C'est-à-dire qu'il ne représente pas
00:59:25l'avenir du parti socialiste, a priori,
00:59:27si tenté que le parti socialiste est un avenir
00:59:29encore bon. Ce qui représente l'avenir du parti
00:59:31socialiste, notamment Raphaël Luxman,
00:59:33il est allé à la soupe. Tout le monde va à la
00:59:35soupe. Donc, il s'est couché.
00:59:37Donc, à partir de là,
00:59:39quant à Jean-Luc Mélenchon, la stratégie
00:59:41du chaos,
00:59:43vous savez, c'est un hébertiste.
00:59:45Donc, on y va, on y va. Tout est bon
00:59:47dans le cochon, si j'ose dire. Donc là,
00:59:49on y va à fond. On place
00:59:51effectivement un individu totalement
00:59:53clivant. On voit comment ça se passe.
00:59:55On a un individu qui assume des actions violentes,
00:59:57qui pourrait demain se retrouver à l'Assemblée nationale.
00:59:59Dans une Assemblée nationale, déjà, pardonnez-moi
01:00:01l'expression, bordélisée par la France
01:00:03insoumise depuis le début de ce nouveau
01:00:05quinquennat, c'est annonciateur
01:00:07d'une situation très compliquée,
01:00:09si toutefois, il est élu. Mais c'est la stratégie,
01:00:11et d'une certaine manière, elle est payante. Regardez
01:00:13les chiffres de
01:00:15M. Mélenchon. On l'avait donné à 5,
01:00:176. Le voici
01:00:19et les filles à 10. Tout ça,
01:00:21d'une certaine façon, fonctionne.
01:00:23Et Aubert, tout le reste. Vous avez vu
01:00:25avec quelle morgue
01:00:27et quelle indifférence il a congédié
01:00:29tant Rachel Garrido que
01:00:31M. Aubert. – Ne vous inquiétez pas, on va en parler.
01:00:33Et l'audit du char est la porte. – Vous savez,
01:00:35les sentimentaux
01:00:37deviennent vite ressentimentaux.
01:00:39Avec M. Mélenchon,
01:00:41vous en avez la preuve. Il n'y a pas de cadeau
01:00:43à faire, quoi. Stratégie, stratégie,
01:00:45on y va, sabre au clair.
01:00:47Aurien Quatennens, Raphaël Arnaud,
01:00:49ce sont des proches de M. Mélenchon. C'est toujours l'ombre
01:00:51de M. Mélenchon qui plane
01:00:53sur la France insoumise et au-delà
01:00:55désormais de ce nouveau
01:00:57front populaire, finalement,
01:00:59toute la gauche a laissé les clés de la maison
01:01:01à M. Mélenchon et
01:01:03à ses soldats LFI.
01:01:05– Oui, mais moi j'ai toujours pensé,
01:01:07contre ceux qui pensaient
01:01:09que justement M. Mélenchon était totalement
01:01:11cornerisé, que M. Mélenchon était celui
01:01:13qui donnait le tympo, le la
01:01:15de la gauche. Pourquoi ?
01:01:17D'abord, c'est un remarquable
01:01:19stratège, indéniablement
01:01:21le meilleur stratège aujourd'hui politique
01:01:23de la gauche. Donc sa
01:01:25stratégie qui est une stratégie de radicalisation,
01:01:27de clivage,
01:01:29de communautarisation
01:01:31j'allais dire régulière,
01:01:33récurrente, elle fonctionne électoralement.
01:01:35Et clairement, le rapport
01:01:37de force politique aujourd'hui, il est en faveur
01:01:39de LFI, à gauche.
01:01:41Qui a les gros bataillons électoraux ?
01:01:43C'est LFI, en l'occurrence.
01:01:45Donc ce n'est pas véritablement une surprise
01:01:47ce à quoi on assiste. Par contre,
01:01:49la surprise elle vient de ceux qui
01:01:51durant ces élections européennes
01:01:53ont fait quand même croire à une partie de l'électorat
01:01:55qu'il y avait une autre ligne
01:01:57et qu'ils allaient défendre mordicus
01:01:59cette autre ligne, c'est-à-dire une ligne
01:02:01de la social-démocratie,
01:02:03de gouvernements
01:02:05plutôt modérés, européennes,
01:02:07qui
01:02:09refusent de brutaliser le débat
01:02:11politique. C'était la ligne incarnée
01:02:13par M. Glucksmann et c'était la raison
01:02:15pour laquelle, on avait cru le comprendre,
01:02:17que le Parti Socialiste finalement
01:02:19avait décidé de mettre fin
01:02:21à l'accord électoral que
01:02:23constituait la NUPES.
01:02:25Ce n'est pas le cas, manifestement.
01:02:27Ce n'est pas le cas parce que, qu'est-ce qui s'est passé ?
01:02:29Tout simplement, la réalité électorale a commandé.
01:02:31Mais la réalité électorale a commandé
01:02:33a fait qu'on a créé ce front
01:02:35populaire.
01:02:37Un front populaire dont il faut rappeler
01:02:39quand même qu'il n'a pas les classes
01:02:41populaires. Les classes populaires ne votent pas
01:02:43pour le front populaire. Les classes populaires,
01:02:45lors des dernières élections européennes,
01:02:47elles ont voté majoritairement pour le rassemblement national.
01:02:49Mais enfin, peu importe.
01:02:51C'est en tout cas la réalité dans laquelle
01:02:53aujourd'hui on est projeté
01:02:55par le terrain électoral.
01:02:57C'est vrai que c'est très surprenant de voir
01:02:59une partie... Enfin, c'est pas très...
01:03:01C'est pas surprenant, j'allais dire, sur un plan pragmatique.
01:03:03Parce que le Parti Socialiste veut sauver
01:03:05ses sièges et veut éventuellement
01:03:07profiter de la dynamique électorale
01:03:09susceptible
01:03:11de pousser la gauche
01:03:13pour en gagner d'autres. Mais
01:03:15le soir du second tour,
01:03:17le soir du second tour,
01:03:19le rapport de force politique,
01:03:21le rapport de force électorale
01:03:23sera de toute façon
01:03:25favorable à gauche,
01:03:27à LFI. Donc qui donnera
01:03:29encore une fois la mesure des choses,
01:03:31ça sera Jean-Luc Mélenchon.
01:03:33Et c'est bien la raison pour laquelle le Parti Communiste
01:03:35une nouvelle fois allait là-dedans. Il l'a tué
01:03:37une première fois. Et monsieur
01:03:39Monsieur Roussel...
01:03:41On va poursuivre avec Elodie Huchard si vous le voulez bien
01:03:43puisqu'il y a ces mots terribles
01:03:45qui ont été prononcés cette nuit
01:03:47sur les réseaux sociaux par François Ruffin
01:03:49lui-même. Notre démocratie
01:03:51mérite mieux que vous.
01:03:53En parlant de LFI, de la France
01:03:55Insoumise. Et ce qui pose la question,
01:03:57l'union de cette gauche
01:03:59à peine scellée est-elle déjà
01:04:01fissurée ? Est-ce que la lune de miel va durer
01:04:03au-delà de la conférence de presse qu'on a entendue
01:04:05hier ? En interne,
01:04:07il y a du débat. Et pas que, puisque
01:04:09certaines figures socialistes
01:04:11qui se présentent aux législatives sans avoir été
01:04:13investies par le Nouveau Front Populaire, Marine.
01:04:15Le député PS sortant, Jérôme Guedj, a annoncé
01:04:17qu'il était à nouveau candidat dans l'Essonne
01:04:19mais qu'il refusait la bannière du Nouveau Front Populaire.
01:04:21On en parle avec vous, Elodie Huchard, du service
01:04:23politique de CNews. Elodie, on pensait qu'hier matin
01:04:25une union était enfin scellée, mais comme
01:04:27lors de la NUPES en juin 2022,
01:04:29elle fait déjà des mécontents. Oui, parce que
01:04:31finalement, on voit la même chose. C'est que pour cette alliance,
01:04:33il a fallu faire des sacrifices,
01:04:35malheureusement. Et là, en l'occurrence, cette fois,
01:04:37ce sont plutôt ceux de la France Insoumise qui se
01:04:39plaignent depuis le 7 octobre et même un peu avant.
01:04:41On entend, en fait, les anciens, Raquel
01:04:43Garrido, Alexis Corbière, Daniel Simonet
01:04:45notamment, qui ne seront pas investis
01:04:47par la France Insoumise et par le Nouveau Front Populaire
01:04:49se dire qu'ils ne comprennent pas comment ils peuvent
01:04:51être à la fois parmi les fondateurs
01:04:53du mouvement de la France Insoumise et aujourd'hui
01:04:55considérés comme des traîtres. Parce qu'en fait,
01:04:57ils ont été totalement dépassés
01:04:59par leur base et donc Raquel Garrido,
01:05:01Alexis Corbière et Daniel Simonet ont appris, visiblement,
01:05:03sans même un appel, selon ce que dit Clémentine
01:05:05Autain, qu'ils n'auraient pas l'investiture.
01:05:07Finalement, ils n'en ont cure et partiront
01:05:09quand même sous leur propre couleur.
01:05:11Raquel Garrido, par exemple, dénonce
01:05:13un candidat pseudo-insoumis qui serait
01:05:15employé par la maire UDI de Drancy.
01:05:17Elle dit « on me fait payer un crime
01:05:19de l'aise Mélenchon, mais viser la Lune, ça ne
01:05:21me fait pas peur ». Alexis Corbière,
01:05:23lui, dénonce une obscure commission électorale
01:05:25de la France Insoumise. Il s'estime victime
01:05:27d'une punition. Il parle notamment
01:05:29aussi de honte parce que,
01:05:31on le voit bien, finalement, ce sont des personnes qui,
01:05:33en interne, ont critiqué à la fois le leadership
01:05:35total de Jean-Luc Mélenchon. Ce sont aussi
01:05:37désolidarisés des propos qu'ont pu
01:05:39tenir un certain nombre de leaders de la France Insoumise
01:05:41après le 7 octobre. Aujourd'hui, ils en payent donc les pots cassés.
01:05:43Et alors, il y a donc ceux qui ne voulaient pas
01:05:45de l'investiture et qui
01:05:47voulaient l'investiture et qui ne l'ont pas eu, vous venez de le dire,
01:05:49et puis il y a ceux qui l'ont et qui
01:05:51n'en voulaient pas. Oui, c'est par exemple le cas de François
01:05:53Ruffin, vous le disiez, qui est assez
01:05:55direct sur les réseaux sociaux. Il dit
01:05:57« Je ne vous ai demandé aucune investiture,
01:05:59aucune autorisation, de justification
01:06:01à cela. D'abord, la première qu'il donne
01:06:03lui directement, vous préférez un homme qui frappe
01:06:05sa femme à hauteur de violence conjugale à des camarades
01:06:07qui ont l'impudence d'avoir un désaccord
01:06:09avec le grand chef. Notre démocratie
01:06:11mérite mieux que vous. » On rappelle
01:06:13qu'Adrien Quatennens avait à la fois
01:06:15reconnu et a été condamné
01:06:17pour avoir giflé sa femme. Et puis, l'autre
01:06:19raison, c'est que François Ruffin
01:06:21s'est toujours tenu un petit peu en marge de la
01:06:23France Insoumise et de la Nupes, et que quand
01:06:25il part sous ses propres couleurs, ça lui réussit.
01:06:27On parle souvent de lui comme un recours
01:06:29à Jean-Luc Mélenchon. On voit bien que là, il y a
01:06:31ces deux lignes qui vont s'affronter et que sans doute
01:06:33François Ruffin va récupérer un certain nombre
01:06:35déçus de Jean-Luc Mélenchon et du nouveau
01:06:37Front populaire. Ces mots de
01:06:39François Ruffin, ils sont assassins.
01:06:41Oui, ils sont assassins.
01:06:43Moi, si vous voulez,
01:06:45ce qui me frappe toujours, c'est que
01:06:47in fine, malgré en effet
01:06:49ces divisions, la gauche arrive toujours
01:06:51à s'unir. C'est un classique dans l'histoire
01:06:53politique. Depuis très longtemps, on l'a vu
01:06:55en 1997, la gauche plurielle, on l'a
01:06:57vu. Et ils sont capables
01:06:59finalement, très souvent en nom de l'efficacité
01:07:01électorale, de
01:07:03recycler et d'avaliser ce qui
01:07:05moralement serait considéré comme
01:07:07inacceptable pour la droite.
01:07:09Pourquoi ? Parce qu'ils veulent des sièges ?
01:07:11Parce que les socialistes veulent des sièges ?
01:07:13Non, parce qu'ils s'autocréditent
01:07:15finalement d'une autorité
01:07:17morale, qu'ils n'ont souvent pas d'ailleurs,
01:07:19en l'occurrence. Puisque là, on voit quand même
01:07:21qu'une partie de la gauche, y compris la gauche
01:07:23social-démocrate, vous avez parfaitement raison de rappeler
01:07:25que les deux seuls qui aujourd'hui tiennent encore droit,
01:07:27c'est Manuel Valls et Bernard
01:07:29Cazeneuve. Parce que même François Hollande,
01:07:31qui était très critique vis-à-vis
01:07:33de la nupes, a fini par
01:07:35donner, j'allais dire, sa certification
01:07:37à cet accord.
01:07:39Mais au nom de l'efficacité électorale,
01:07:41ils sont prêts à mettre
01:07:43un mouchoir sur ce qu'il y a de plus nauséabond
01:07:45dans parfois
01:07:47les propos,
01:07:49les trajectoires d'un certain nombre de leaders politiques.
01:07:51Moi, je note quand même que Mme Autain, hier,
01:07:53sur une radio, a quand même dit
01:07:55sur Israël que
01:07:57certes, le Hamas avait
01:08:01commis des actes terroristes,
01:08:03mais qu'il exprimait la résistance du
01:08:05peuple palestinien. Donc, même sur cette question où ils disent
01:08:07qu'ils condamnent l'antisémitisme, ils continuent
01:08:09à rester ambivalents et ambigus.
01:08:11Moi, je m'étonne beaucoup
01:08:13quand même qu'aujourd'hui, ils bénéficient
01:08:15encore de cette espèce de présomption
01:08:17d'innocence morale
01:08:19qui, quand même, pose problème.
01:08:21Donc, il va falloir, à un moment donné, qu'ils clarifient
01:08:23leur position, même si c'est dimanche
01:08:25qu'ils doivent déposer
01:08:27leur candidature.
01:08:29Dans le journal de 7h30, on reparlera de l'incohérence
01:08:31notamment des socialistes et de la position
01:08:33de Raphaël Luxman, de cette position
01:08:35équilibriste qu'il a tenue
01:08:37à avoir dans ses
01:08:39conditions. Tout d'abord, le rappel de l'actualité
01:08:41à 7h15 avec Marine Sabourin.
01:08:45La justice a parlé, je suis
01:08:47président des Républicains, réagit
01:08:49Éric Ciotti hier soir. Le tribunal judiciaire
01:08:51a ordonné la suspension des exclusions
01:08:53du parti voté à son encontre. Éric Ciotti
01:08:55qui appelle François-Xavier Bellamy,
01:08:57David Lissnard a le retrouvé pour, je cite,
01:08:59porter la voix d'une nouvelle espérance
01:09:01pour la France. L'ex-ministre
01:09:03de la Santé Aurélien Rousseau, candidat pour
01:09:05le nouveau Front populaire, il se présente
01:09:07dans la septième circonscription des Yvelines.
01:09:09Je m'engage dans la dynamique de rassemblement
01:09:11de la gauche. Front populaire, seul capable
01:09:13de faire barrage à l'extrême droite, a-t-il
01:09:15écrit sur X. Et puis le premier sommet
01:09:17pour la paix en Ukraine débute aujourd'hui
01:09:19en Suisse. Plus d'une cinquantaine de chefs d'État
01:09:21et de gouvernements sont attendus. Vladimir
01:09:23Poutine ne sera pas présent.
01:09:27Et on poursuit donc avec
01:09:29ces manifestations anti-rassemblement
01:09:31nationales organisées un petit peu partout
01:09:33en France. Elles pourraient rassembler jusqu'à 300.000
01:09:35personnes sur tout le territoire, dont 100.000
01:09:37rien qu'à Paris où le cortège s'élancera tout à l'heure
01:09:39à 14h depuis la place de la République.
01:09:41Plusieurs centaines d'éléments
01:09:43ultra radicaux classés à gauche pourraient
01:09:45tenter de faire dégénérer le cortège
01:09:47parisien. Détail avec notre
01:09:49journaliste du service police-justice, Sandra Buisson.
01:09:51Dans la perspective
01:09:53des élections législatives et même
01:09:55après ce scrutin, les manifestations
01:09:57sont susceptibles d'entraîner
01:09:59des troubles graves à l'ordre public.
01:10:01C'est donc à ce titre que dans un télégramme
01:10:03que nous avons pu consulter,
01:10:05Gérald Darmanin demande au
01:10:07préfet de garantir l'ordre républicain
01:10:09avec tact mais fermeté.
01:10:11Ce samedi, 250
01:10:13à 350.000 personnes
01:10:15pourraient répondre à l'appel à manifester
01:10:17contre le Rassemblement National, dont
01:10:1950.000 à 100.000 personnes
01:10:21à Paris. Appel lancé par
01:10:23des syndicats, des partis politiques
01:10:25et des associations. Selon nos informations,
01:10:27la crainte est de retrouver
01:10:29des débordements similaires à ceux
01:10:31connus l'an dernier pendant la contestation
01:10:33de la réforme
01:10:35des retraites avec des cortèges syndicaux
01:10:37bien tenus par les services
01:10:39de sécurité des organisations syndicales
01:10:41et des violences ou des dégradations
01:10:43en fin de manifestation ou dès
01:10:45que les ultra-radicaux saisiront
01:10:47une fenêtre d'action. 21.000
01:10:49policiers et gendarmes seront donc sur le pont
01:10:51ce samedi pour éviter que cela
01:10:53ne dégénère et outre les symboles
01:10:55du capitalisme habituellement
01:10:57visés par l'ultra-gauche,
01:10:59des permanences de parlementaires
01:11:01pourraient être la cible de dégradations.
01:11:03En région, les cortèges devraient
01:11:05mobiliser plus de 10.000 personnes à Toulouse
01:11:07et à Marseille, selon nos informations
01:11:09et ils pourraient être renforcés
01:11:11dans certaines villes par les militants
01:11:13venus de manifestations
01:11:15pro-palestiniennes ou soutenant
01:11:17la communauté LGBT qui sont
01:11:19elles aussi prévues ce week-end.
01:11:21S'il n'y a pas d'appel à l'affrontement
01:11:23entre les mouvances d'ultra-gauche
01:11:25et d'ultra-droite, des violences
01:11:27ne sont pas exclues entre ces mouvances dans des
01:11:29villes comme Rouen, Angers ou Bordeaux.
01:11:31Claude Moniquet,
01:11:33bonjour, merci d'être avec nous ce matin,
01:11:35vous êtes notre spécialiste des questions
01:11:37de renseignements.
01:11:39C'est la présence de militants d'ultra-gauche
01:11:41qui inquiètent les autorités aujourd'hui ?
01:11:43Oui, tout à fait,
01:11:45ce sont les militants d'ultra-gauche,
01:11:47effectivement les mouvances auxquelles
01:11:49il a été fait allusion,
01:11:51on va avoir la mouvance dite pro-palestinienne,
01:11:53on va avoir les antifas
01:11:55qui sont deux groupes,
01:11:57deux mouvements qui sont
01:11:59connus pour leur violence,
01:12:01et on va surtout avoir probablement les black blocs
01:12:03et principalement sans doute à Paris
01:12:05puisqu'à Paris on attend
01:12:07entre 50 000 et 100 000 personnes,
01:12:09c'est-à-dire une masse de manœuvres
01:12:11qui permet à la fois aux black blocs de se fondre
01:12:13dans la masse, d'en sortir à un certain
01:12:15moment, de se fédérer pour attaquer
01:12:17la police ou pour attaquer
01:12:19le siège de l'entreprise, un magasin,
01:12:21le dévasser, etc.
01:12:23Et puis de se replier dans le gros
01:12:25de la manifestation pour se camoufler
01:12:27et échapper à l'arrestation. Donc effectivement
01:12:29ce sont les black blocs qui vont poser problème,
01:12:31d'autant plus que bien entendu on sait
01:12:33qu'ils ont l'habitude de la violence
01:12:35et qu'ils ont un don certain
01:12:37pour semer le chaos.
01:12:39Est-ce qu'on peut s'attendre à la présence
01:12:41de militants d'ultra-gauche venus de l'étranger
01:12:43et si oui, de quel pays ?
01:12:45Alors oui, on peut
01:12:47s'y attendre. C'est toujours difficile de prévoir
01:12:49exactement les mouvements des black blocs parce que
01:12:51les black blocs ce n'est pas une organisation,
01:12:53ce n'est pas un parti, ce n'est même pas
01:12:55un mouvement. C'est un ensemble d'individus
01:12:57parfois regroupés
01:12:59en petits groupes.
01:13:03Nous avons un problème de connexion
01:13:05avec Claude Moniquet, ce n'est pas grave, on retrouvera Claude Moniquet
01:13:07dans le courant de cette matinale
01:13:09tout à l'heure à 8h. On va commenter
01:13:11ça en plateau rapidement avec vous
01:13:13Vincent Roy. Mais est-ce que ça a du sens
01:13:15déjà ces manifestations qui vont rassembler
01:13:17des centaines de milliers de personnes
01:13:19à travers la France contre le rassemblement national
01:13:21à l'appel des syndicats, en présence notamment
01:13:23à Paris de certains
01:13:25représentants de ce nouveau front populaire ?
01:13:27Est-ce qu'elles ont du sens alors qu'elles
01:13:29viennent contester le résultat d'élections démocratiques
01:13:31qui se sont tenues dimanche dernier, le résultat
01:13:33des élections européennes ? Vous avez là
01:13:35un grand rassemblement de démocrates
01:13:37et de républicains. Souvenez-vous cette phrase
01:13:39de Victor Hugo, république universelle
01:13:41tu n'es encore que l'étincelle, demain tu seras le soleil.
01:13:43Mais enfin là c'est le soleil noir
01:13:45de la démocratie qu'on va voir à l'oeuvre.
01:13:47Je vous rappelle quand même que
01:13:49cette manifestation est à l'appel
01:13:51de la société civile
01:13:53c'est-à-dire des syndicats.
01:13:55C'est quand même extraordinaire. Encore une fois
01:13:57voici des grands démocrates à l'oeuvre.
01:13:59Et puis, deuxième point
01:14:01tout cela c'est le désordre
01:14:03et le désordre est favorable à qui ?
01:14:05D'après vous ? Favorable au rassemblement
01:14:07national, qui encore une fois
01:14:09mécaniquement ne peut que monter
01:14:11face aux exactions
01:14:13qui vont être commises. Et puis dernier point
01:14:15on parle beaucoup des black blocs
01:14:17mais vous savez cette extra-gauche qui sans être
01:14:19black bloc directement
01:14:21qui va défiler, ce ne sont pas des gentils
01:14:23non plus. Il ne faut pas se leurrer.
01:14:25Allez, tout autre sujet à présent
01:14:27vous la connaissez sur ce plateau comme journaliste
01:14:29politique. Mais pas que. Elodie Huchard
01:14:31est aussi spécialiste de la monarchie
01:14:33britannique. Et on va vous faire réagir
01:14:35mais oui, vous ne le saviez pas Vincent.
01:14:37Vous étiez au courant quand même.
01:14:39C'est l'une des meilleures spécialistes.
01:14:41Au Royaume-Uni, c'est
01:14:43l'anniversaire officiel de Charles III
01:14:45aujourd'hui au programme. La traditionnelle
01:14:47parade militaire, Trooping the Colour
01:14:49le salut aux couleurs
01:14:51si je peux traduire. Et cette année, tous les regards
01:14:53ne sont pas seulement tournés vers
01:14:55le roi Charles III mais aussi vers
01:14:57Kate Middleton. Oui, elle doit faire son grand
01:14:59retour en public depuis l'annonce de son
01:15:01cancer. Les précisions d'Olivier Weber, notre
01:15:03correspondant à Londres.
01:15:05La foule aura le coeur serré
01:15:07tout à l'heure dans le centre de Londres
01:15:09pour la parade d'anniversaire du roi
01:15:11Trooping the Colours, un des événements
01:15:13les plus populaires du royaume.
01:15:15L'émotion sera au rendez-vous
01:15:17car Kate fait sa première
01:15:19apparition en public depuis
01:15:21six mois. Elle sera présente
01:15:23dans un carrosse avec ses trois enfants
01:15:25et fera également une apparition au balcon
01:15:27avec le reste de la famille royale.
01:15:29La princesse de Galles en profite pour donner des nouvelles
01:15:31de sa santé pour la première fois depuis
01:15:33l'annonce de son cancer il y a trois mois.
01:15:35Elle se dit satisfaite
01:15:37des bons progrès de son
01:15:39traitement mais comme toute personne qui
01:15:41suit une chimiothérapie, elle a de bons
01:15:43et de moins bons jours, dit-elle.
01:15:45Je ne suis pas encore tiré d'affaires
01:15:47le traitement continue et va durer
01:15:49pendant des mois.
01:15:51Kate apprend,
01:15:53dit-elle, à être patiente
01:15:55dans l'incertitude.
01:15:57Une incertitude que connaît bien le roi Charles
01:15:59qui lui aussi poursuit son traitement pour le cancer.
01:16:01Charles, bien sûr, sera de la fête
01:16:03dans un carrosse, pas à cheval.
01:16:05Prudence oblige.
01:16:07Malgré le spectre de la maladie
01:16:09qui plane sur la famille royale,
01:16:11ce samedi sera bel et bien un jour de fête
01:16:13au Royaume-Uni.
01:16:15Vincent Roy, très rapidement.
01:16:17Vous savez que Trooping the Colour
01:16:19c'est l'anniversaire du roi mais vous savez que
01:16:21ce n'est pas sa date anniversaire. On la décale
01:16:23au mois de juin pour une raison
01:16:25simple qui est une raison de météo.
01:16:27On pense toujours qu'au mois de juin
01:16:29il fera meilleur et par conséquent
01:16:31que le spectacle sera plus joli.
01:16:33Quant à l'intervention de Kate Middleton pour la première fois,
01:16:35il y a fort à parier que
01:16:37chez Elodie Huchard, ça suscitera
01:16:39l'alarmichette. Beaucoup d'émotions
01:16:41comme chez les britanniques Elodie Huchard.
01:16:43Oui parce que c'est une bonne nouvelle. On ne l'a pas vu depuis Noël.
01:16:45On annonçait qu'on ne la verrait pas d'ici
01:16:47au moins la fin de l'année et il y a
01:16:49tellement de rumeurs au Royaume-Uni
01:16:51sur le fait qu'elle soit déjà décédée.
01:16:53Les complotistes ont monté des théories
01:16:55qu'elle aurait déjà un sosie, que la vidéo annonçant son cancer
01:16:57ça n'était pas elle. Au moins on va
01:16:59la voir et je pense que les britanniques
01:17:01comme moi d'ailleurs ont hâte justement
01:17:03de la voir en bonne forme et c'est une bonne nouvelle
01:17:05qui est tombée hier, certes un peu au dernier moment
01:17:07sans doute attendait-elle de voir dans quel état de forme
01:17:09elle serait pour savoir si elle pouvait participer
01:17:11ou non à cet événement qui est l'un des plus importants
01:17:13pour la famille royale.
01:17:15Et on sait à quel point cet événement est aussi important
01:17:17pour vous Elodie Huchard.
01:17:19Peut-être plus que pour les britanniques.
01:17:21Merci Elodie.
01:17:23La démocratie ne se conteste pas
01:17:25au point de refuser le résultat des urnes.
01:17:27Voilà ce que dit Jordan Bardella
01:17:29hier en déplacement à l'occasion
01:17:31de ce début de campagne des législatives.
01:17:33On aura l'occasion de commenter ses propos sur le plateau
01:17:35juste après la pause. A tout de suite.
01:17:39Bon réveil à tous sur CNews.
01:17:41Vous êtes au bon endroit
01:17:43si vous voulez décrypter l'actualité avec nous.
01:17:45Un plateau très complet,
01:17:47un plateau d'excellence qui m'accompagne.
01:17:49Marine Sabourin, Vincent Roy,
01:17:51Régine Delfour, grand reporter
01:17:53Elodie Huchard du service politique de CNews
01:17:55et Arnaud Benedetti.
01:17:57Voici tout de suite les titres de votre journal
01:17:59de 7h30.
01:18:01A la une, la démocratie ne se conteste pas
01:18:03au point de refuser le résultat des urnes.
01:18:05Ce sont les mots de bon sens de Jordan Bardella
01:18:07en campagnière pour le RN.
01:18:09Il appelle à l'apaisement alors que
01:18:11250 à 300 000 personnes sont attendues
01:18:13dans les rues de France pour manifester contre son parti.
01:18:15Nous l'entendrons
01:18:17dès le début de ce journal.
01:18:19Au nouveau Front populaire, on tente tant bien
01:18:21que mal de mettre la poussière sous le tapis
01:18:23à tel point que certains, qui étaient autrefois
01:18:25pourfendeurs de la nupes, avalent
01:18:27aujourd'hui des couleuvres et parmi ceux qui s'assoient
01:18:29sur leurs principes, rappelle Glucksmann.
01:18:31Je comprends le désarroi, dit-il, de nombreux
01:18:33de mes électeurs du 9 juin.
01:18:35Est-ce que c'était une décision facile ?
01:18:37Evidemment que non. Ce sont ces mots
01:18:39dans le parisien aujourd'hui en France.
01:18:41On en parle sur ce plateau. On reviendra enfin
01:18:43sur la situation toujours très tendue
01:18:45en Nouvelle-Calédonie. Le contexte politique actuel
01:18:47ne facilite pas les choses. Emmanuel Macron
01:18:49a suspendu la réforme du corps électoral.
01:18:51Les forces de l'ordre sont mobilisées en nombre
01:18:53et peinent à endiguer les violences.
01:18:55On en parle avec notre grand reporter Régine Delfour
01:18:57qui a passé deux semaines sur place. Elle revient avec nous
01:18:59sur cette mission pour CNews.
01:19:02Tout d'abord ce week-end
01:19:04de manifestation anti-Rassemblement National.
01:19:06Ça a commencé dès hier soir à Lyon.
01:19:08Quatre personnes ont été blessées,
01:19:10dont trois policiers.
01:19:12Ça donne un peu le ton de ce qui pourrait se passer
01:19:14encore aujourd'hui. À Paris, un cortège doit s'élancer
01:19:16tout à l'heure, à 14h, depuis la place de la République
01:19:18où on attend entre 50 et 100 000 manifestants marins.
01:19:24En déplacement dans le Loiret,
01:19:26hier, le président RN a appelé les formations politiques
01:19:28à prôner l'apaisement, la démocratie
01:19:31ne se conteste pas au point de refuser
01:19:33le résultat des urnes, a-t-il déclaré.
01:19:35Il en a profité pour esquisser son projet
01:19:37en cas de victoire législative.
01:19:39Les détails avec Tancrede Guillotel.
01:19:41Un premier déplacement
01:19:43pour préparer les élections législatives à venir.
01:19:45Dans le Loiret, ce vendredi,
01:19:47Jordan Bardella, le président du RN,
01:19:49a expliqué sa stratégie.
01:19:51J'ai dans un premier temps lancé un appel
01:19:53à toutes les formations républicaines
01:19:55et patriotes du pays. Je me félicite
01:19:57de cet accord avec Eric Ciotti,
01:19:59avec 70 candidats
01:20:01dans les circonscriptions de France
01:20:03qui seront soutenus à la fois par les républicains
01:20:05et par le RN, et qui auront vocation
01:20:07à appuyer mon action de Premier ministre
01:20:09et celle de mon gouvernement.
01:20:11Une alliance pour contrer le nouveau Front populaire,
01:20:13coalition de gauche qu'il considère
01:20:15comme son principal adversaire,
01:20:17pressentie pour siéger à Matignon en cas de victoire
01:20:19de son parti au législatif,
01:20:21Jordan Bardella a esquissé son projet.
01:20:23Sur le plan migratoire, la première
01:20:25mesure que je ferai adopter,
01:20:27c'est la suppression du droit du sol
01:20:29et des mesures visant à faciliter
01:20:31en plus l'expulsion des délinquants
01:20:33et criminels étrangers.
01:20:35Il a également appelé à l'apaisement au vu des tensions
01:20:37lors des nombreuses manifestations anti-RN.
01:20:39Ces appels à la rébellion,
01:20:41ces appels à l'insurrection,
01:20:43ces appels à contester
01:20:45le fonctionnement de la démocratie française
01:20:47m'apparaissent extrêmement dangereuses.
01:20:49Au total,
01:20:51150 manifestations contre le Rassemblement
01:20:53national sont prévues ce week-end
01:20:55sur le territoire, avec entre
01:20:57300 et 350 000 participants attendus.
01:20:59La démocratie
01:21:01ne se conteste pas au point de
01:21:03refuser le résultat des urnes,
01:21:05je le disais, qu'on aime Jordan Bardella
01:21:07ou pas, c'est des paroles de bon sens.
01:21:09La réalité, c'est que si vous voulez,
01:21:11les opposants au Rassemblement
01:21:13national, qui sont des
01:21:15acteurs, j'allais dire, institutionnels,
01:21:17pour beaucoup d'entre eux, c'est-à-dire les syndicats,
01:21:19vous l'avez rappelé tout à l'heure,
01:21:21mais une grande partie de la gauche, la majeure partie
01:21:23de la gauche, la totalité de la gauche,
01:21:25essaye de réactiver ce qui avait été
01:21:27activé en 2001,
01:21:29c'est-à-dire, finalement,
01:21:31un front anti-républicain
01:21:33qui vise à, évidemment,
01:21:35éviter l'accession du Rassemblement
01:21:37national au pouvoir. Sauf que,
01:21:39si vous voulez, entre
01:21:412002, d'ailleurs, c'était pas 2001,
01:21:432002, entre 2002 et
01:21:452024, il y a 22 ans qui se sont passés
01:21:47et que le Rassemblement national
01:21:49d'aujourd'hui n'est plus le front
01:21:51national du début de ce
01:21:53siècle. Je rappelle
01:21:55quand même que, si vous voulez, pour montrer
01:21:57quand même la coupure qu'a fait Marine Le Pen
01:21:59vis-à-vis d'une partie du passé, en tout cas
01:22:01du Front national, c'est qu'elle est allée jusqu'à
01:22:03exclure son père du Front national.
01:22:05Je vois pas,
01:22:07si vous voulez, par exemple, aujourd'hui, la gauche
01:22:09exclure des profils
01:22:11qui sont des profils contestables
01:22:13dans le Front
01:22:15populaire. Donc je crois que, de ce point de vue-là,
01:22:17ça va être plus difficile, en tout cas, de
01:22:19réactiver, si vous voulez, cette figure
01:22:21du Front, je veux dire, anti-Rassemblement
01:22:23national,
01:22:25anti-extrême droite, ça va être quand même très
01:22:27compliqué, d'autant plus qu'il y a un autre
01:22:29aspect important qu'il faut noter, c'est que
01:22:31beaucoup de gens qui, maintenant,
01:22:33viennent, qui votent, les jeunes notamment,
01:22:35ceux qui ont entre 18-24
01:22:37ans ou 24-35 ans, n'ont pas
01:22:39été socialisés dans cette atmosphère. Pour eux, c'est
01:22:41très loin, en l'occurrence. Alors, il y aura du monde
01:22:43ce soir, il y aura du monde parce que, tout simplement,
01:22:45la gauche est capable de mobiliser pour battre le
01:22:47PV. Mais, bon, ça dit
01:22:49aussi quelque chose sur la façon dont
01:22:51ils s'approprient
01:22:53la démocratie. Finalement, la démocratie,
01:22:55c'est toujours eux qui doivent en fixer les règles,
01:22:57en l'occurrence. C'est eux qui sont les
01:22:59arbitres, vous voyez, d'une certaine manière, des élégances.
01:23:01Donc ça pose un petit problème et je crois
01:23:03que beaucoup de segments
01:23:05de l'opinion le sont ainsi.
01:23:07Le Rassemblement national qui va
01:23:09peut-être avoir besoin des
01:23:11LR pour pouvoir
01:23:13créer l'union des droites
01:23:15qui était attendue. Ce n'est pas du côté
01:23:17de reconquête
01:23:19qu'ils ont été lorgnés, mais plutôt
01:23:21du côté de la droite traditionnelle, si je
01:23:23puis dire. On va parler de ça avec vous,
01:23:25Élodie Huchard. L'exclusion
01:23:27d'Éric Ciotti par les LR,
01:23:29qui finalement est invalidée,
01:23:31suspendue par le tribunal judiciaire de Paris
01:23:33hier soir. Décision votée
01:23:35pourtant à deux reprises par les cadres du parti,
01:23:37par le bureau politique
01:23:39du parti Les Républicains.
01:23:41Je conserve donc l'exercice
01:23:43de méfonction de président, c'est ce qu'il a
01:23:45publié sur les réseaux sociaux.
01:23:47Qu'est-ce qui va se passer pour les LR à présent,
01:23:49Élodie ? Alors d'abord, pour Éric Ciotti,
01:23:51effectivement, pour l'instant, il reste président
01:23:53des Républicains. Il faut comprendre qu'en fait, pour l'instant,
01:23:55la décision, l'exclusion, est
01:23:57suspendue. C'est-à-dire que sous huit jours,
01:23:59le parti, comme Éric Ciotti, ont la
01:24:01possibilité de saisir le juge au fond
01:24:03pour une nouvelle décision.
01:24:05Le parti, sans Éric Ciotti,
01:24:07a déjà dit qu'il allait saisir
01:24:09ce juge. Alors il y a peu de doute que finalement,
01:24:11à l'issue de toute cette procédure,
01:24:13Éric Ciotti sera exclu. Mais quand ?
01:24:15C'est un peu la question, parce que
01:24:17certains reprochent à Éric Ciotti d'avoir tout sacrifié.
01:24:19Si Enrica disait que Paris
01:24:21vaut bien une messe, eh bien Éric Ciotti estime
01:24:23sans doute que Nice ou un poste de ministre de l'Intérieur
01:24:25vaut bien de sacrifier son propre parti.
01:24:27Et c'est justement pour le parti que c'est plus compliqué.
01:24:29Pour les candidats, que ce soit
01:24:31les députés sortants ou les députés
01:24:33nouvellement investis, on ne sait pas vraiment
01:24:35qui a le droit aujourd'hui d'utiliser
01:24:37le logo des Républicains, le nom des Républicains,
01:24:39parce que la décision de justice hier, justement,
01:24:41ne tranche pas ce point. C'est-à-dire que
01:24:43selon les circonscriptions,
01:24:45vous aurez peut-être le logo des Républicains
01:24:47pour un candidat investi uniquement
01:24:49et simplement par les Républicains,
01:24:51pour un candidat investi par les Républicains
01:24:53accord RN, ou pour un Républicain
01:24:55avec un accord avec la majorité.
01:24:57Donc, pour la lisibilité
01:24:59de qui et où, ça va être très compliqué.
01:25:01Il va falloir une notice en mode d'emploi.
01:25:03Il va falloir une notice qui, a priori, n'est pas prévue.
01:25:05Et c'est ça qui est compliqué, parce que les investitures se font
01:25:07dans les sens. D'un côté, LR Canal Historique
01:25:09qui réinvestit ses sortants
01:25:11et 200 candidatures en tout.
01:25:13Le Rassemblement national LR,
01:25:15on est sur à peu près 70 candidatures
01:25:17et les accords avec la majorité qui existent aussi.
01:25:19Alors, davantage au cas par cas.
01:25:21Mais, pour les électeurs comprendre, même,
01:25:23leurs députés sortants avec qui ils se présentent,
01:25:25ils vont devoir s'accrocher.
01:25:27C'est un cafarnaume, ça, Vincent.
01:25:29C'est un bordel absolument incroyable.
01:25:31Il faut être très clair.
01:25:33On n'y retrouve pas ses petits, là-dedans.
01:25:35Non, ce qui était intéressant à observer,
01:25:37me semble-t-il, c'est la réaction
01:25:39des caciques du LR.
01:25:41C'est-à-dire, on les a ressortis du chapeau.
01:25:43On n'avait pas entendu
01:25:45M. Wauquiez, jusqu'à maintenant.
01:25:47Il ressort, là, pour jouer
01:25:49les vierges effarouchées.
01:25:51Il est choqué.
01:25:53Vous avez entendu M. Bertrand.
01:25:55Vous avez entendu M. Copé.
01:25:57Mais, enfin, quel poids ont, très exactement,
01:25:59ces gens, aujourd'hui ?
01:26:01Pratiquement aucun.
01:26:03On n'a pas les scores, à la primaire,
01:26:05de la droite, de M. Bertrand,
01:26:07qui, là, nous donne
01:26:09des leçons de morale.
01:26:11Tout ça est parfaitement ridicule.
01:26:13Non, je crois que ce qui est très intéressant
01:26:15à observer, c'est que, d'un côté,
01:26:17vous avez une gauche qui arrive à s'unir.
01:26:19Il faut dire que c'est le terrain
01:26:21trotskiste. Ils ont été élevés là-dedans.
01:26:23Le trotskiste est discipliné. Vous en avez la preuve.
01:26:25Alors qu'il y a des dissensions,
01:26:27cette alliance est de briques et de brocs.
01:26:29Et, à droite, il n'y a pas
01:26:31une feuille de papier à cigarette
01:26:33entre Ciotti et, finalement,
01:26:35M. Bardella, et
01:26:37tout le monde a l'air indigné qu'il puisse
01:26:39y avoir une alliance. Enfin, tout cela
01:26:41est, d'abord, du plus parfait ridicule.
01:26:43Deux, c'est vraiment
01:26:45prendre les Français
01:26:47pour des imbéciles, parce que, quand ils
01:26:49voient ce spectacle, franchement, ça ne donne pas
01:26:51envie de voter. Il faudra qu'on s'intéresse de près
01:26:53à l'abstention, parce que ça peut en dégoûter un certain nombre.
01:26:55Et puis,
01:26:57troisièmement, au-delà
01:26:59du ridicule, cette situation
01:27:01me semble
01:27:03notamment très anormale,
01:27:05quand vous voyez la réaction de M. Bellamy.
01:27:07M. Bellamy prend, a priori,
01:27:09la co-direction du parti
01:27:11encore que M. Ciotti ne soit pas totalement
01:27:13débarqué, sur la forme.
01:27:15On verra sur le fond, puisqu'il le sera
01:27:17à un moment ou à un autre. Mais M. Bellamy dit aussi
01:27:19à mes faces,
01:27:21de toute façon,
01:27:23au nouveau...
01:27:25à la nouvelle NUPES,
01:27:27je voterai,
01:27:29face à El-Effi, je voterai Rennes.
01:27:31Si tu votes Rennes, vas-y directement.
01:27:33Et arrête de prendre les A, arrête de prendre
01:27:35tes électeurs, arrête de prendre des électeurs pour des imbéciles.
01:27:37Et puis, je dirais une dernière chose...
01:27:39Et l'analyse d'Arnaud Bénédetti ?
01:27:41M. Ciotti, il a été élu
01:27:43par les électeurs
01:27:45de droite, par les électeurs
01:27:47LR,
01:27:49par ses militants. C'est difficile de le démettre
01:27:51quand même. La voix des militants ne compterait-elle
01:27:53plus ? Arnaud Bénédetti.
01:27:55Si vous voulez, on est en train d'assister à la fin,
01:27:57je crois, définitive de LR
01:27:59à travers cette élection.
01:28:01LR n'a jamais résolu son problème
01:28:03qui est le problème depuis 2017.
01:28:05C'est-à-dire de choisir une ligne
01:28:07entre, d'un côté,
01:28:09le macronisme qui a inspiré
01:28:11beaucoup de ses cadres et beaucoup de ses grands responsables,
01:28:13et puis le Rassemblement national
01:28:15qui, lui, plutôt aspire ses électeurs.
01:28:17Parce que c'est une petite différence, même s'il y a une partie des électeurs,
01:28:19quand même aussi, il faut le reconnaître, de LR
01:28:21qui sont partis dans certaines zones
01:28:23vers le macronisme.
01:28:25Mais oui, on a
01:28:27là, si vous voulez, l'illustration
01:28:29du malaise de la société française
01:28:31avec LR, j'allais dire
01:28:33en petit, c'est-à-dire la coupure qu'il y a
01:28:35entre les élites
01:28:37d'un groupe, les notables, en l'occurrence,
01:28:39et la base, et les électeurs.
01:28:41Donc, ça ne peut que mal finir,
01:28:43en l'occurrence. Et ce qui se passe
01:28:45à LR est, d'une certaine manière,
01:28:47une métaphore de ce qui se passe dans la société française.
01:28:49Voilà. Moi,
01:28:51on peut vraiment être surpris, c'est vrai que
01:28:53quand même, globalement, l'incapacité de la droite
01:28:55à s'unir, c'est quand même une donnée structurelle
01:28:57aujourd'hui. C'est-à-dire que la solution
01:28:59à l'italienne, la solution à l'italienne
01:29:01est impossible en France. Elle est impossible
01:29:03en France parce qu'on a une culture politique qui est beaucoup plus sectaire
01:29:05qu'en Italie. En Italie, ils peuvent se taper dessus,
01:29:07on les voit parfois se taper dessus à l'Assemblée,
01:29:09on les a vus récemment encore, mais ils arrivent à s'unir.
01:29:11Ce qui fait que, par exemple, ils ont pu faire
01:29:13une alliance, à un moment donné, entre M. Salvinier
01:29:15et le mouvement 5 étoiles. C'est-à-dire, c'est comme si
01:29:17pratiquement, l'LFI,
01:29:19d'une certaine manière, et
01:29:21pas tout à fait quand même l'LFI, le mouvement 5 étoiles
01:29:23et le rassemblement institutionnel faisaient alliance.
01:29:25Nous, c'est totalement impossible.
01:29:27Et vous l'avez dit, en contraste, en France,
01:29:29la gauche qui parvient à
01:29:31s'unir au prix de compromis
01:29:33idéologiques parfois complètement
01:29:35effarants. On va parler du cas de Raphaël Glucksmann.
01:29:37Je comprends le désarroi de nombre de mes électeurs
01:29:39du 9 juin. Ce sont
01:29:41ces mots. Il réagit dans le Parisien
01:29:43aujourd'hui en France, après l'alliance des
01:29:45partis de gauche sous la bannière du nouveau Front Populaire.
01:29:47Est-ce une décision facile ?
01:29:49Dit-il. Évidemment que non. Mais face à la
01:29:51menace de l'extrême droite au pouvoir, c'est notre responsabilité
01:29:53historique. Je n'irai pas faire campagne
01:29:55pour certains candidats insoumis qui ont franchi
01:29:57toutes les lignes rouges. Une unité d'action
01:29:59n'est pas une ardoise magique qui efface
01:30:01tout, ajoute-t-il cette union
01:30:03qui semble mettre sous le tapis tous les désaccords
01:30:05au sein des gauches et qui semblait irréconciliable
01:30:07ces dernières semaines. Le décryptage de
01:30:09Marie-Victoire Diodonné et Michael Dos Santos.
01:30:16Alors, on a un sujet à lancer
01:30:18normalement, chers amis.
01:30:20Le décryptage sur
01:30:22cette situation au sein
01:30:24du nouveau Front Populaire.
01:30:26C'est parti, le décryptage de Marie-Victoire Diodonné
01:30:28et Michael Dos Santos.
01:30:30Si le Front Populaire est historique,
01:30:32la volte-face des leaders de la gauche l'est
01:30:34tout autant. Sur le papier,
01:30:36cette nouvelle union a permis d'effacer
01:30:38d'un coup de plume les désaccords.
01:30:40Pourtant, difficile de croire que les
01:30:42ennemis d'hier sont devenus les amis
01:30:44d'aujourd'hui.
01:30:46En témoignent les propos de Raphaël
01:30:48Glucksmann le 1er mai dernier,
01:30:50quelques minutes seulement après avoir été
01:30:52pris à partie par des militants insoumis.
01:30:54Ces gens sont des gens
01:30:56qui ne sont pas des démocrates.
01:30:58C'est tout, c'est pas des démocrates.
01:31:00On le voit dans le comportement interne de leur
01:31:02parti, dans leur structuration, dans
01:31:04leur discours, dans leur violence.
01:31:06Et nous, on rompt avec ça.
01:31:08Enfin, c'est pas nos amis, ce ne sont
01:31:10pas nos camarades.
01:31:12A 180 degrés, justifié ce vendredi
01:31:14par Raphaël Glucksmann,
01:31:16le coprésident de Place Publique
01:31:18semble avoir fait dans l'urgence table rase
01:31:20du passé. La seule chose qui importe
01:31:22à mes yeux, c'est que le Rassemblement National
01:31:24ne gagne pas ses élections législatives
01:31:26et ne gouverne pas ce pays.
01:31:28Pour empêcher Jordan Bardella d'accéder à
01:31:30Matignon, les camarades du Front Populaire
01:31:32ont remis les compteurs à zéro.
01:31:34Pourtant, après les attaques du 7 octobre
01:31:36dernier en Israël,
01:31:38Olivier Faure, patron du PS,
01:31:40est à voir rompu tout lien avec la France
01:31:42Insoumise. Là où j'enrage,
01:31:44c'est que depuis une semaine, on ne
01:31:46parle plus que de la France Insoumise qui
01:31:48a refusé de qualifier le Hamas
01:31:50d'organisation terroriste.
01:31:52Ce qui est pourtant une évidence.
01:31:54Front Populaire ou Front Temporaire,
01:31:56seul l'avenir le dira. A voir
01:31:58si cette alliance connaîtra le même sort
01:32:00que celui de la Nupes.
01:32:02Cette capacité
01:32:04incroyable à mettre la poussière sur
01:32:06le tapis du côté du Parti Socialiste.
01:32:08C'est fou que Raphaël Blussmann
01:32:10ou Olivier Faure n'aient pas les mêmes mots
01:32:12aussi sévères que ceux de François Ruffin
01:32:14qu'on a entendu tout à l'heure.
01:32:16Vous parliez tout à l'heure de colonne vertébrale,
01:32:18vous voyez bien où on en est. Je vous rappelle que cette semaine,
01:32:20Manon Aubry, à propos
01:32:22du vote
01:32:24pour le Rassemblement
01:32:26National, avait dit plutôt
01:32:28vous votez
01:32:30Rassemblement National
01:32:32et comme ça
01:32:34vous votez plutôt Hitler
01:32:36que le Front Populaire.
01:32:38Vous avez vu ceux de
01:32:40Raphaël Blussmann à l'instant.
01:32:42Il va vous déclarer bientôt
01:32:44que la peste brune est revenue. Comme le disait
01:32:46Arnaud tout à l'heure très justement,
01:32:48personne n'a vu que le
01:32:50RN n'était pas le FN.
01:32:52Et donc là, ils essaient de
01:32:54faire monter la sauce mais,
01:32:56à mon avis, ça ne va pas fonctionner.
01:32:58Et puis surtout, ils se discréditent
01:33:00totalement. Il y avait une position
01:33:02Blussmann qui,
01:33:04selon les européennes, était une bonne
01:33:06position. On avait même dit
01:33:08que grâce à lui, peut-être,
01:33:10que le Parti Socialiste... Il a perdu la main.
01:33:12Totalement. Le Parti Socialiste
01:33:14renaît. Vous avez vu, c'était une
01:33:16naissance très courte. Il est retombé. Ils ont
01:33:18redonné les clés à Olivier Faure, à redonner les clés
01:33:20à la France Insoumise. Il est retombé dans le panneau.
01:33:22Il y a deux types qui tiennent actuellement
01:33:24la barre, je le répète, c'est
01:33:26Manuel Valls et Bernard
01:33:28Cazeneuve. Allez, on va parler de la situation
01:33:30en Nouvelle-Calédonie à présent, juste après
01:33:32un rappel de l'actualité. Cinémarine Sabour.
01:34:02La honte, tweete Alexis Corbière.
01:34:04Même réaction pour Raquel Garrido.
01:34:06Honte sur toi, Jean-Luc Mélenchon, c'est du
01:34:08sabotage, écrit-elle. En revanche,
01:34:10le député du Nord, Adrien Quatennens, condamné
01:34:12pour violence conjugale, a été investi par le
01:34:14parti hier soir. Et puis, c'est
01:34:16aujourd'hui la parade anniversaire de Charles III
01:34:18au Royaume-Uni. Les regards ne seront pas uniquement
01:34:20tournés vers le souverain, mais vers la princesse
01:34:22Kate. Elle a annoncé qu'elle assisterait bien
01:34:24à l'événement grâce au bon progrès de son
01:34:26traitement contre le cancer. Elle n'était pas
01:34:28apparue publiquement depuis six mois.
01:34:32En Nouvelle-Calédonie, la situation toujours
01:34:34très tendue. La réforme à l'origine des émeutes a été
01:34:36suspendue par Emmanuel Macron
01:34:38à l'issue de la dissolution de l'Assemblée
01:34:40nationale. Tout ça pour ça, disent
01:34:42les habitants. Un mois après le début du chaos,
01:34:44l'heure est au bilan, Marine. Neuf personnes ont
01:34:46perdu la vie, 200 maisons et 900 entreprises
01:34:48ont été détruites et les forces
01:34:50de l'ordre sont toujours mobilisées
01:34:52en nombre. Le point sur la situation avec Juliette
01:34:54Sadat. Force
01:34:56de l'ordre déployée, carcasses
01:34:58de voitures. Un mois après le début
01:35:00des émeutes, le calme n'est pas encore
01:35:02revenu en Nouvelle-Calédonie.
01:35:04Ce jeudi avait lieu une opération de
01:35:06renforcement du dispositif de gendarmerie
01:35:08dans le sud du Mont-d'Or.
01:35:10200 gendarmes, deux hélicoptères
01:35:12et plusieurs blindés étaient mobilisés.
01:35:14Une opération complexe et dangereuse.
01:35:16Sur ces images amateurs,
01:35:18un hélicoptère de la gendarmerie
01:35:20tente de se poser mais il est
01:35:22contraint de changer de cap sous le feu
01:35:24d'émeutiers.
01:35:26Sur ces images,
01:35:28des véhicules blindés déplayent les axes
01:35:30routiers avec les pneus crevés.
01:35:34Des opérations de sécurisation
01:35:36qui continuent sur l'île alors
01:35:38qu'Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi
01:35:40la suspension du projet de loi constitutionnelle.
01:35:42Une décision qui a
01:35:44provoqué un sentiment de découragement
01:35:46chez les habitants, toujours mobilisés
01:35:48sur les barricades pour se protéger
01:35:50de potentiels émeutiers.
01:35:52La lassitude est là,
01:35:54le ras-le-bol est un petit peu là
01:35:56Il y a tout ce côté où suite à la
01:35:58dissolution de l'Assemblée, le texte ne va pas
01:36:00être présenté.
01:36:02Il y a un côté où on se dit
01:36:04tout ça pour ça.
01:36:06Que ce soit le côté indépendantiste
01:36:08de la CCAT qui a brûlé la moitié
01:36:10de Nougat pour rien,
01:36:12aussi bien que les gens qui ont tenu sur des barrages
01:36:14pendant un mois.
01:36:16Selon le dernier bilan des autorités,
01:36:189 personnes ont été tuées dans les émeutes,
01:36:20une centaine d'autres a été blessée.
01:36:22Quant aux dégâts matériels,
01:36:24l'assassinat a coûté plus d'un milliard d'euros.
01:36:26Régine Delfour,
01:36:28grand reporter CNews,
01:36:30est avec nous pour en parler.
01:36:32Régine, on vous a fait venir parce que vous avez
01:36:34passé deux semaines sur place pendant ces émeutes.
01:36:36Vous revenez avec nous sur votre expérience
01:36:38et notamment cette ville de Montdor
01:36:40qu'on voit dans ce reportage,
01:36:42qui est l'une des villes les plus compliquées sur ce territoire.
01:36:44Malgré tous les moyens déployés,
01:36:46l'opération qu'on a vue là était un échec.
01:36:48Oui absolument, et ce sont des moyens
01:36:50qui sont quand même colossaux
01:36:52avec 3500 gendarmes et policiers,
01:36:54des blindés,
01:36:56notamment les cintors
01:36:58qui sont théoriquement employés
01:37:00en terrain de guerre.
01:37:02Et là on voit concrètement que les forces de l'ordre
01:37:04reculent, c'est ce qu'on a vu depuis
01:37:06un mois, et tout ça est parti
01:37:08du dégel, donc de l'élargissement du corps électoral.
01:37:10Sauf qu'en ce moment on est passé
01:37:12à un cap supérieur, c'est-à-dire qu'on parle
01:37:14d'indépendance maintenant.
01:37:16Les indépendantistes réclament l'indépendance
01:37:18de la Nouvelle-Calédonie, ils sont au congrès en ce moment.
01:37:20Tout le monde a les yeux rivés
01:37:22sur ce qui va sortir de ce congrès,
01:37:24puisqu'on peut imaginer que c'est très compliqué
01:37:26pour les habitants, beaucoup ont le sentiment
01:37:28qu'ils doivent quitter la Nouvelle-Calédonie,
01:37:30les écoles doivent rouvrir lundi,
01:37:32c'est très compliqué aussi pour les parents,
01:37:34puisque même si
01:37:36à Nouméa les quartiers sont plutôt sécurisés,
01:37:38il reste encore des points de tension,
01:37:40et cette nuit au Mondeor il y a quand même eu
01:37:42deux surveillants de supermarché qui ont été blessés par balle.
01:37:44Merci Régine Delfaux
01:37:46pour ce décryptage.
01:37:48Une courte pause juste après,
01:37:50Les Sports.
01:37:52Votre programme avec Nutribullet.
01:37:54Un maximum de nutriments en un minimum d'effort.
01:37:56Et oui, c'est aussi simple
01:37:58que ça, avec Nutribullet.
01:38:00Rejoindre le mouvement de la rénovation énergétique.
01:38:02Votre programme avec Groupe Verlaine.
01:38:04Pour devenir franchisé dans les énergies
01:38:06renouvelables. Groupe Verlaine.
01:38:08Eh oui, mais à coup le pas,
01:38:10on a failli oublier Les Sports
01:38:12avec Marine, alors que l'Euro de football
01:38:14a débuté hier soir à Munich.
01:38:16Les Allemands ont réussi à rentrer en lice
01:38:18face à l'Ecosse et nous ont offert
01:38:20un véritable festival de buts.
01:38:22Florian Wirz ouvre le score
01:38:24dès la dixième minute sur une frappe
01:38:26à l'entrée de la surface. Le prodige
01:38:28Jamal Moussia l'enchaîne et marque le but
01:38:30du break. A peine entré en jeu,
01:38:32l'attaquant allemand Fulgrug
01:38:34enfonce le clou d'une frappe flashée
01:38:36à 110 km heure. Score final,
01:38:385 buts à 1. Prochaine adversaire de la
01:38:40Mannschaft, la Hongrie. L'équipe de France
01:38:42quand elle, débutera la compétition face à
01:38:44Londres. Lundi.
01:38:48C'était votre programme avec Groupe Verlaine.
01:38:50Installateurs de panneaux solaires pour
01:38:52professionnels et propriétaires exploitant
01:38:54leur commerce. Groupeverlaine.pro
01:38:56C'était votre programme avec Nutribullet.
01:38:58Un maximum de nutriments en un minimum
01:39:00d'effort. Et oui, c'est aussi
01:39:02simple que ça avec Nutribullet.
01:39:04Allez, on marque une courte pause.
01:39:06Le temps pour moi de remercier Arnaud Benedetti
01:39:08qui, je le rappelle, a un livre à retrouver
01:39:10en librairie. Dites-le nous.
01:39:12On se retrouve dans quelques minutes.
01:39:14On va évoquer ce leader d'un mouvement antifasciste
01:39:16violent proche de Jean-Luc Mélenchon
01:39:18qui devient candidat aux élections législatives
01:39:20investies par la France Insoumise
01:39:22et donc le nouveau Front Populaire.
01:39:24A tout de suite.
01:39:42La météo
01:39:54de votre samedi avec vous,
01:39:56Karine Durand. Karine, bonjour. On n'a toujours pas
01:39:58l'été qu'on mérite. Non, décidément
01:40:00pas. Encore de la pluie, encore de
01:40:02la grisaille et de la fraîcheur. Regardez
01:40:04justement, il n'y a que la France qui est vraiment
01:40:06dans cet air frais en Europe.
01:40:08Tout autour, c'est de la chaleur. On le voit sur cette carte
01:40:10qui montre l'écart des températures à la moyenne.
01:40:12La France dans le bleu avec un déficit de
01:40:14température, tandis qu'on a une véritable
01:40:16canicule sur le Maghreb, l'Europe du Sud,
01:40:18la Grèce, la Turquie ou Israël
01:40:20par exemple. Regardez justement l'évolution
01:40:22sur nos cartes de France
01:40:24avec ces conditions encore mitigées ce matin.
01:40:26C'est un peu plus calme qu'hier soir quand même,
01:40:28temporairement, sur le Nord-Ouest. On a quand même
01:40:30quelques bonnes averses orageuses sur les Alpes
01:40:32et un ciel quand même assez variable
01:40:34sur le Nord-Ouest. Au cours de l'après-midi,
01:40:36à nouveau des averses sur une grande
01:40:38partie de l'Ouest du pays, y compris sur
01:40:40le bassin parisien, la Bretagne, la Normandie
01:40:42avec du vent vraiment fort sur les côtes
01:40:4480 km à l'heure. Donc un ressenti
01:40:46frais, parfois quelques coups de tonnerre
01:40:48et encore des orages sur les massifs.
01:40:50Les températures sont en dessous des moyennes de saison
01:40:52ce matin, à peine 11 en Bretagne,
01:40:5412 à Paris, 18 sur
01:40:56les bords de la Méditerranée et au cours de l'après-midi
01:40:58de la chaleur pour le Sud-Est
01:41:00mais de la fraîcheur encore sur la moitié Nord
01:41:02encore plus avec la sensation fraîche
01:41:04liée au vent.
01:41:06C'était la météo avec Pacifique
01:41:08Compagnie. Luxe, rareté
01:41:10et objet d'exception.
01:41:12pacifique-compagnie.com
01:41:14C'était la météo avec Groupe Verlaine
01:41:16Installateur de panneaux photovoltaïques
01:41:18garantie à vie avec contrat de maintenance.
01:41:20Groupe Verlaine, le climat de confiance.
01:41:22Il est 8h,
01:41:24bon réveil à tous sur ces news. On est ravis
01:41:26de vous accueillir dans la matinale week-end jusqu'à 9h
01:41:28pour de l'info, de l'analyse, des débats.
01:41:30L'actualité vous est présentée sur un plateau
01:41:32d'argent avec Marine Sabourin
01:41:34qui m'accompagne au JT. Elle est décryptée
01:41:36par Vincent Roy, l'excellent Vincent Roy
01:41:38qui nous accompagne. Régis Le Saumier nous a
01:41:40rejoint également sur ce plateau
01:41:42et comme ce week-end est évidemment
01:41:44très politique, tout comme les deux prochaines
01:41:46semaines qui s'annoncent, Elodie Huchard
01:41:48a été réquisitionnée de toute urgence
01:41:50pour la matinale week-end. Elle reste en plateau
01:41:52avec nous parce qu'elle m'avait dit tout à l'heure, je me rue,
01:41:54gare du Nord, je prends l'Eurostar, je suis invité par la
01:41:56famille royale pour le défilé militaire.
01:41:58Alors j'espère qu'elle va rester avec nous
01:42:00ou qu'elle revient dès ce soir puisque moi je l'attends
01:42:02encore demain matin sur la matinale week-end.
01:42:04Elle fait l'aller-retour dans la journée dans ce cas-là.
01:42:06Voici tout de suite
01:42:08les titres de votre journal de 8h.
01:42:10A la une, le leader d'un mouvement antifasciste
01:42:12violent proche de Jean-Luc Mélenchon
01:42:14devient candidat aux élections
01:42:16législatives pour le compte du nouveau
01:42:18Front Populaire. Il s'appelle Raphaël Arnaud.
01:42:20Il est parachuté à Avignon
01:42:22par la France Insoumise. La France Insoumise
01:42:24qui a, semble-t-il, repris les clés
01:42:26de la Maison Gauche à l'issue des élections européennes
01:42:28et qui n'en finit plus de faire avaler
01:42:30beaucoup l'oeuvre à ses partenaires.
01:42:32A la une également, ces mots assassins
01:42:34de François Ruffin à l'égard de son propre parti
01:42:36la France Insoumise. Vous préférez un homme
01:42:38qui frappe sa femme, auteur de violences
01:42:40conjugales, à des camarades qui ont l'impudence
01:42:42d'avoir un désaccord avec leur grand-chef.
01:42:44Les investiteurs LFI posent
01:42:46problème en interne. Et pas que. Certains
01:42:48socialistes refusent également de se présenter
01:42:50sous la bannière du nouveau Front Populaire.
01:42:52La lune de miel à gauche n'aura-t-elle duré que
01:42:54le temps d'une conférence de presse ? On en parle
01:42:56avec Elodie Huchard et mes invités
01:42:58sur ce plateau. Et puis à la fin
01:43:00de ce journal, évidemment,
01:43:02on parlera de ce qui plaît peut-être encore davantage
01:43:04à Elodie Huchard, c'est la monarchie britannique
01:43:06où la princesse
01:43:08Kate Middleton, en Grande-Bretagne, doit faire
01:43:10aujourd'hui sa première apparition publique depuis Noël
01:43:12dernier, en cours de traitement contre un cancer.
01:43:14Elle assiste aujourd'hui à la parade militaire annuelle
01:43:16Trooping the Colours. Nous serons
01:43:18sur place avec notre correspondant
01:43:20Olivier Weber.
01:43:22Mais tout d'abord,
01:43:24ces candidatures de la honte
01:43:26au sein du nouveau Front Populaire
01:43:28et qui dérangent même parmi les rangs de la gauche.
01:43:30Celle d'Adrien Quatennens,
01:43:32évidemment, condamnée en 2022 pour avoir
01:43:34donné une gifle à son ancienne compagne.
01:43:36Et désormais, celle de Raphaël Arnaud.
01:43:38Raphaël Arnaud, Marine, qui est
01:43:40un inconnu du grand public.
01:43:42Ce candidat dans le Vaucluse est le patron du collectif
01:43:44Antifa, la jeune garde. Il est connu
01:43:46pour ses actions violentes en marge
01:43:48de manifestations. Son portrait est signé Célia Gruyère
01:43:50et Michael Dos Santos.
01:43:52Un militant ultra-violent
01:43:54au palais Bourbon, tel est le souhait
01:43:56de Jean-Luc Mélenchon. Raphaël Arnaud
01:43:58allait faveur du leader de la
01:44:00France Insoumise pour se présenter
01:44:02dans la première circonscription du Vaucluse.
01:44:04Ce militant lyonnais a été
01:44:06convoqué par la police en mai dernier
01:44:08pour apologie du terrorisme.
01:44:10Une annonce faite par la jeune garde,
01:44:12un collectif antifasciste d'extrême-gauche
01:44:14dont il est le porte-parole.
01:44:16C'est l'Organisation Juive Européenne,
01:44:18association qui, au nom de la lutte contre
01:44:20l'antisémitisme, s'acharne surtout
01:44:22à défendre l'agenda du gouvernement
01:44:24de l'extrême-droite israélienne et à faire
01:44:26taire toutes les voies de solidarité avec la Palestine.
01:44:28Un parachutage qui indigne
01:44:30les élus locaux. D'après la Provence,
01:44:32le parti socialiste a déposé
01:44:34un recours dans l'espoir de récupérer
01:44:36cette circonscription au profit de la
01:44:38France Insoumise. Catherine Jaouen,
01:44:40députée sortante du Rassemblement National
01:44:42a, elle, appelé au boycott de sa candidature.
01:44:44J'appelle tous les candidats
01:44:46de l'arc républicain et démocrate
01:44:48à dénoncer cette candidature et à
01:44:50les mobiliser pour faire barrage à l'extrémisme
01:44:52politique des LFI.
01:44:54Lors des législatives de 2022,
01:44:56Raphaël Arnaud avait échoué sous une autre
01:44:58bannière, celle du nouveau parti
01:45:00anticapitaliste. Éliminé au premier
01:45:02tour, le militant lyonnais avait
01:45:04recueilli près de 7% des voix
01:45:06dans la deuxième circonscription du Rhône.
01:45:08Fantastique ces élections,
01:45:10tout le monde peut faire barrage à tout le monde.
01:45:12Là on a le PS qui dépose un recours
01:45:14mais qu'il se désolidarise de ce nouveau Front Populaire
01:45:16puisque les candidatures ne leur conviennent pas.
01:45:18Oui mais à la fin il y a quand même
01:45:20la perspective
01:45:22du pactole électoral. Il y a quand même l'idée
01:45:24de sauver les meubles, il y a l'idée de
01:45:26les petits arrangements qui se font, etc.
01:45:28Et pour ça on est prêts à oublier
01:45:30avant de notre âme
01:45:32puisque pour certains c'est vraiment ce qui se passe.
01:45:34Ce qui est très intéressant, moi je trouve, c'est quand même
01:45:36le grand retour manifeste
01:45:38qui tire les ficelles derrière, Jean-Luc Mélenchon.
01:45:40C'est quand même avec
01:45:42à travers ses nominations,
01:45:44à travers les absences aussi,
01:45:46à travers l'exclusion
01:45:48de Raphaël Garrido,
01:45:50Alexis Corbière,
01:45:52qui sont, je ne vais pas dire des modérés,
01:45:54mais par rapport à l'autre bande de dingues
01:45:56qui eux, par contre,
01:45:58sont investis, étaient un petit peu
01:46:00plus raisonnables, on va dire.
01:46:02Mais ils ont eu le malheur
01:46:04de critiquer le leader Maximo
01:46:06et chez Jean-Luc Mélenchon, vous savez, il y a toujours
01:46:08cette espèce de vent
01:46:10du parti
01:46:12communiste russe des années 50.
01:46:14C'est-à-dire avec l'exclusion qui se termine
01:46:16dans une cabane en Sibérie.
01:46:18Donc là, on est
01:46:20tout à fait dans
01:46:22cette logique
01:46:24avec, on fait monter des favoris.
01:46:26Donc ce leader
01:46:28Antifa, dont le
01:46:30principe politique jusqu'à présent a été
01:46:32plutôt, s'est plutôt
01:46:34illustré dans la bagarre de rue
01:46:36que dans les propositions véritables.
01:46:38Donc on est dans
01:46:40une espèce de foutraque
01:46:42dans lequel
01:46:44finalement,
01:46:46celui qui a gagné à gauche,
01:46:48Raphaël Glucksmann, a quand même
01:46:50énormément de mal à imposer
01:46:52quoi que ce soit.
01:46:54Moi, je trouve stupéfiant
01:46:56cette persistance
01:46:58politique,
01:47:00le fait que
01:47:02Mélenchon soit à la manœuvre
01:47:04et que ce soit lui qui impose comme si c'était
01:47:06lui le futur Premier ministre
01:47:08quelque part aussi.
01:47:10C'est terrible sur ce que sera peut-être
01:47:12notre représentation nationale
01:47:14à l'issue de ces élections législatives.
01:47:16Si des personnes comme
01:47:18cet homme deviennent
01:47:20députés, on a déjà eu
01:47:22un phénomène, entre guillemets,
01:47:24de bordélisation de l'Assemblée nationale
01:47:26depuis le début de ce nouveau quinquennat.
01:47:28Cela risque, avec
01:47:30ce type de profil, de s'accentuer
01:47:32encore davantage. Mais ça va s'accentuer
01:47:34encore davantage, d'une manière ou d'une autre, puisque
01:47:36certains de ces personnages dont vous parlez
01:47:38seront élus députés.
01:47:40Donc, soyons très
01:47:42clairs, on ne peut plus parler de front populaire,
01:47:44il vaut mieux parler de front crépusculaire.
01:47:46Ça me paraît bien davantage correspondre
01:47:48à une situation. Le front populaire
01:47:50d'antan était lumineux.
01:47:52Celui-ci, je pense à celui de
01:47:54Blum, évidemment, celui-ci est blafard.
01:47:56Pourquoi on a joyeusement laissé les clés
01:47:58de la gauche
01:48:00à Jean-Luc Mélenchon et son parti, la France insoumise ?
01:48:02Mais parce que c'est le plus fort ! Pourquoi Olivier Faure
01:48:04a cédé ? Non mais attendez, c'est pas la même
01:48:06dimension politique. Jean-Luc Mélenchon,
01:48:08je suis absolument désolé de le dire,
01:48:10mais est un garçon
01:48:12absolument cultivé, un
01:48:14tacticien hors pair.
01:48:16C'est l'un des hommes politiques
01:48:18les plus brillants, certes
01:48:20dans l'horreur, mais les plus brillants
01:48:22que nous ayons actuellement sur l'échiquier.
01:48:24Ils tirent les ficelles...
01:48:26Raphaël Luxman, c'était 14% ?
01:48:28Oui, mais bien entendu. Attendez,
01:48:30on était dans le cadre des européennes.
01:48:32Retrouvons-nous,
01:48:34imaginons 2027,
01:48:36regardez d'ailleurs le score de Mélenchon
01:48:38aux dernières élections, je parle
01:48:40des élections présidentielles, attendons-le,
01:48:42en 2027, il n'est
01:48:44pas foutu le leader
01:48:46maximo. En revanche,
01:48:48ce qu'on peut apprendre, parce qu'on parle très peu
01:48:50dans tout ce qui se passe,
01:48:52on parle très peu de
01:48:54M. Macron, mais il y a quand même une chose qui est
01:48:56absolument extraordinaire, c'est qu'on a vu que
01:48:58dans le cadre de ces européennes,
01:49:00Jupiter, puisqu'il est ainsi qu'il s'est nommé,
01:49:02Jupiter a pris la foudre,
01:49:04mais ce qu'on ne savait pas, c'est que quand Jupiter
01:49:06prend la foudre, il devient Saturne,
01:49:08il dévore ses enfants. Exit
01:49:10M. Attal,
01:49:12exit M. Séjourné,
01:49:14tous ceux qui l'ont créé vont
01:49:16être obligés de partir. Drôle de
01:49:18phénomène que ce M. Macron.
01:49:20On va avancer avec Elodie Huchard et on va commencer à
01:49:22parler de ceux qui grincent des dents.
01:49:24L'Union des Gauches, à peine scellée,
01:49:26déjà fissurée, est-ce que cette
01:49:28lune de miel n'aura finalement duré
01:49:30que le temps de cette conférence de presse hier
01:49:32du Nouveau Front Populaire ? En tout cas,
01:49:34certaines figures ont décidé, certaines figures
01:49:36socialistes, de se présenter aux élections législatives
01:49:38sans avoir été investies par le Nouveau Front Populaire.
01:49:40Oui, le député PS sortant, Jérôme
01:49:42Gage, a annoncé qu'il était à nouveau
01:49:44candidat dans l'Essonne, mais qu'il refusait
01:49:46la bannière du Nouveau Front Populaire.
01:49:48Elodie Huchard du service politique de CNews est avec nous.
01:49:50Elodie, on pensait qu'hier matin, une union
01:49:52était enfin scellée, mais comme lors de la
01:49:54NUPES en juin 2022,
01:49:56elle fait déjà des mécontents. Oui, parce que
01:49:58forcément, comme il faut répartir les sièges,
01:50:00certains se retrouvent perdants sans
01:50:02vraiment l'avoir anticipé. Ce qu'on sait,
01:50:04c'est que, par exemple, Raquel Garrido, Alexis Corbière
01:50:06ou Daniel Simonet ne sont pas investis
01:50:08finalement par ce Nouveau Front Populaire et que
01:50:10visiblement, selon Clémentine Autagne, n'ont même
01:50:12pas reçu un coup de téléphone. Alors,
01:50:14pourquoi on ne les investit pas ? Parce que
01:50:16ils font partie de ceux qui, au moment du
01:50:187 octobre notamment, se sont totalement
01:50:20désolidarisés des propos de Jean-Luc Mélenchon.
01:50:22On rappelle qu'Alexis Corbière et Raquel Garrido
01:50:24notamment, sont quand même parmi les plus
01:50:26proches et les plus anciens au sein
01:50:28de la France insoumise et Raquel Garrido
01:50:30nous disait déjà il y a quelques semaines qu'elle ne comprenait
01:50:32pas qu'on la traite de traître
01:50:34alors que justement, elle a expliqué qu'elle
01:50:36était à l'origine du mouvement, qu'elle a
01:50:38monté ce mouvement avec ses idées et que c'est plutôt
01:50:40ceux qui sont arrivés après, qui ont trahi
01:50:42le mouvement. Ils ont été très clairement dépassés
01:50:44par leur base. En tout cas, Raquel Garrido
01:50:46et Alexis Corbière iront quand même
01:50:48à ces élections législatives. Raquel Garrido
01:50:50dénonce un candidat pseudo
01:50:52insoumis. On me fait payer
01:50:54un crime de l'aise, Mélenchon dit-elle.
01:50:56Alexis Corbière de son côté parle de
01:50:58punition, de honte et on
01:51:00voit effectivement que c'est très compliqué
01:51:02pour certains, comme le disait le député
01:51:04Olivier Farlorni il y a quelques années, le risque
01:51:06quand on avale trop de couloffes, c'est de se transformer en vivarium.
01:51:08Ça va bien la situation à gauche en ce moment.
01:51:10Il y a ceux qui
01:51:12voulaient l'investiture et qui ne l'ont pas eue, on vient de
01:51:14l'entendre à Elodie, il y a ceux
01:51:16qui l'ont et qui n'en veulent pas.
01:51:18Oui, c'est le cas par exemple de François Ruffin
01:51:20qui s'exprime sur les réseaux sociaux pour dire ceci
01:51:22je ne vous ai demandé aucune investiture
01:51:24aucune autorisation. C'est quand même génial,
01:51:26on a investi des gens sans leur avoir demandé
01:51:28et on a retiré l'investiture à des gens sans
01:51:30leur avoir dit. C'est un petit problème
01:51:32de communication dans ce nouveau front populaire
01:51:34et puis il dit quand même je ne suis pas
01:51:36passé sous les fourches codines de votre bêtise
01:51:38de votre sectarisme. Vous préférez un homme qui frappe
01:51:40sa femme auteur de violences conjugales
01:51:42parce que ce qui gêne évidemment, et c'est la même réaction
01:51:44du côté de Clémentine Autain, c'est qu'on a
01:51:46d'un côté Raquel Garrido, Alexis Corbière
01:51:48qui ne sont pas réinvestis parce qu'ils ont osé
01:51:50dire du mal de Jean-Luc Mélenchon, on a
01:51:52Adrien Quatennens qui est quand même réinvesti
01:51:54alors qu'il a avoué et qu'il a été
01:51:56reconnu coupable d'avoir frappé
01:51:58sa compagne. On voit que le deux poids deux mesures
01:52:00chez LFI qui veut toujours laver plus blanc que blanc est assez
01:52:02étonnant là sur les investitures.
01:52:04Celui qui résume peut-être le mieux l'affaire
01:52:06c'est François Ruffin ce matin
01:52:08à travers son tweet
01:52:10notre démocratie mérite mieux que vous
01:52:12et quand il dit vous, il parle de la France insoumise
01:52:14c'est assassin comme propos.
01:52:16Oui oui c'est terrible et ce déchirement
01:52:18à la dernière minute parce qu'hier on avait quand même pensé
01:52:20qu'il y avait eu la photo, il y avait eu
01:52:22la conférence de presse, on avait quand même pensé
01:52:24que tout ça se mettait en bon ordre
01:52:26et en réalité on s'aperçoit
01:52:28que pas du tout. Mais le
01:52:30constat et on en
01:52:32parlait tout de suite, c'est vraiment
01:52:34les choix de Jean-Luc Mélenchon
01:52:36Adrien Quatennens c'était
01:52:38le favori de Jean-Luc Mélenchon
01:52:40il l'a soutenu bec et ongle
01:52:42avant qu'il soit mis
01:52:44à pied finalement à cause de ses
01:52:46ennuis judiciaires mais c'est Mélenchon
01:52:48qui le maintenait et là
01:52:50en l'occurrence c'est lui qui fait monter
01:52:52ce leader antifa ultra
01:52:54violent donc en fait c'est lui qui décide
01:52:56qui décide qui
01:52:58a droit et qui a pas droit
01:53:00et ceux qui ont été avec lui
01:53:02parce que faut quand même rappeler
01:53:04Raphaël Garrido a été
01:53:06l'avocate de Jean-Luc Mélenchon
01:53:08c'est les historiques mais on est
01:53:10comme je dis dans une matrice
01:53:12proche du
01:53:14parti communiste en Russie à certaines
01:53:16époques où il va falloir
01:53:18vous savez il y avait des historiens qu'on appelait
01:53:20des criminologues à l'époque qui regardaient
01:53:22qui était en cours et qui n'était pas en cours
01:53:24et bien avec Jean-Luc Mélenchon il y a ce côté
01:53:26vintage soviétique
01:53:28et on le voit
01:53:30et tout ça ce n'est que
01:53:32l'illustration de ça, il n'y a pas autre chose
01:53:34si on veut comprendre le Front Populaire
01:53:36et c'est pas pour faire un jeu de mots facile mais il faut vraiment avoir
01:53:38en tête que Mélenchon c'est le patron
01:53:40et bien écoutez c'est dit
01:53:42pour conclure cette partie
01:53:44ce qui nous amène au rappel de l'actualité
01:53:46avec vous Marine
01:53:50La justice a parlé
01:53:52je suis président des républicains a réagi Eric Ciotti
01:53:54hier soir le tribunal judiciaire a ordonné
01:53:56la suspension des exclusions du parti
01:53:58voté à son encontre, Eric Ciotti qui appelle
01:54:00François-Xavier Bellamy et David Lysnard
01:54:02a le retrouvé pour porter la voix
01:54:04je cite d'une nouvelle espérance pour la France
01:54:06L'ex-ministre de la santé
01:54:08Aurélien Rousseau candidat pour le nouveau
01:54:10Front Populaire, il se présente dans la septième
01:54:12circonscription des Yvelines
01:54:14je m'engage dans la dynamique de rassemblement de la gauche
01:54:16Front Populaire seul capable de faire barrage
01:54:18à l'extrême droite a-t-il écrit sur X
01:54:20et puis le premier sommet pour la paix
01:54:22en Ukraine débute aujourd'hui en Suisse
01:54:24plus d'une cinquantaine de chefs d'état et de gouvernement
01:54:26sont attendus, Vladimir Poutine ne sera
01:54:28pas présent, le chef de l'état russe qui a exigé
01:54:30la capitulation de Kiev avant tout pour parler
01:54:32Volodymyr Zelensky a dénoncé cet acte
01:54:34comme étant un ultimatum à la Hitler
01:54:36Ces manifestations anti-rassemblement
01:54:38nationales organisées aujourd'hui
01:54:40un petit peu partout en France
01:54:42elles pourraient rassembler jusqu'à 300
01:54:44350 000 personnes sur tout le territoire
01:54:46dont 100 000 rien qu'à Paris
01:54:48à Paris où le cortège s'élancera
01:54:50à partir de 14h, place de la République
01:54:52Oui, plusieurs éléments d'ultra-gauche
01:54:54pourraient tenter de faire dégénérer
01:54:56le cortège parisien, les détails
01:54:58avec notre journaliste du service
01:55:00police-justice Sandra Buisson
01:55:02Dans la perspective des élections législatives
01:55:04et même après ce scrutin
01:55:06les manifestations sont susceptibles
01:55:08d'entraîner des troubles graves
01:55:10à l'ordre public, c'est donc à ce titre
01:55:12que dans un télégramme que nous avons
01:55:14pu consulter, Gérald Darmanin
01:55:16demande au préfet de garantir
01:55:18l'ordre républicain
01:55:20avec tact mais fermeté
01:55:22Ce samedi, 250 à
01:55:24350 000 personnes pourraient répondre
01:55:26à l'appel à manifester contre
01:55:28le rassemblement national, dont
01:55:3050 000 à 100 000 personnes à Paris
01:55:32appel lancé par des syndicats
01:55:34des partis politiques
01:55:36et des associations. Selon nos informations
01:55:38la crainte est de retrouver
01:55:40des débordements similaires à ceux connus
01:55:42l'an dernier pendant la contestation
01:55:44de la réforme des retraites
01:55:46avec des cortèges syndicaux bien tenus
01:55:48par les services de sécurité
01:55:50des organisations syndicales
01:55:52et des violences ou des dégradations
01:55:54en fin de manifestation ou dès que
01:55:56les ultra-radicaux saisiront une fenêtre
01:55:58d'action. 21 000 policiers
01:56:00et gendarmes seront donc sur le pont ce samedi
01:56:02pour éviter que cela ne dégénère
01:56:04et outre les symboles du capitalisme
01:56:06habituellement visés
01:56:08par l'ultra-gauche, des permanences
01:56:10de parlementaires pourraient être
01:56:12la cible de dégradations.
01:56:14En région, les cortèges devraient mobiliser
01:56:16plus de 10 000 personnes à Toulouse
01:56:18et à Marseille, selon nos informations
01:56:20et ils pourraient être renforcés
01:56:22dans certaines villes par les militants
01:56:24venus de manifestations pro-palestiniennes
01:56:26ou soutenant la communauté
01:56:28LGBT qui sont elles aussi
01:56:30prévues ce week-end.
01:56:32S'il n'y a pas d'appel à l'affrontement
01:56:34entre les mouvances d'ultra-gauche et d'ultra-droite
01:56:36des violences ne sont pas
01:56:38exclues entre ces mouvances dans des villes
01:56:40comme Rouen, Angers ou Bordeaux.
01:56:42Et nous sommes en direct
01:56:44avec Claude Moniquet
01:56:46notre spécialiste des questions
01:56:48de renseignements. Merci d'être avec nous
01:56:50Claude. Ce qui inquiète
01:56:52évidemment les autorités c'est la présence
01:56:54de ces militants d'ultra-gauche qui
01:56:56noyaudent bien souvent ces rassemblements.
01:56:58Oui tout à fait, c'est ça qui les
01:57:00inquiète et c'est ça qui les inquiète surtout à Paris.
01:57:02On peut avoir des militants d'extrême-gauche
01:57:04donc des anarchistes
01:57:06des autonomes un peu
01:57:08partout dans certaines
01:57:10villes sensibles comme Strasbourg,
01:57:12comme Toulouse, comme Nantes, comme Rennes
01:57:14mais c'est à Paris que va quand même
01:57:16se concentrer le
01:57:18maximum d'inquiétude parce qu'à Paris
01:57:20on attend, vous l'avez dit, entre 50 000
01:57:22et 100 000 personnes, c'est-à-dire une foule
01:57:24quand même immense qui dans
01:57:26sa très très grande majorité
01:57:28sera paisible et pacifique avec des
01:57:30services d'ordres syndicaux et de
01:57:32partis politiques. Ce sera une protestation
01:57:34on aime ou on n'aime pas mais une protestation
01:57:36politique légitime. Mais cette foule
01:57:38permet à des groupes
01:57:40constitués, à des groupes de
01:57:42casseurs et on pense essentiellement au black bloc
01:57:44leur permet de
01:57:46se camoufler jusqu'au moment où
01:57:48ils vont passer très rapidement à l'acte
01:57:50attaquer des médicaments,
01:57:52attaquer
01:57:54des entreprises, attaquer
01:57:56des sièges de magasins, attaquer
01:57:58des
01:58:00enseignes américaines
01:58:02comme Starbucks ou
01:58:04McDo et bien entendu s'en prendre à la police
01:58:06et après l'attaque, la
01:58:08foule leur permet de se replier, de se
01:58:10camoufler, d'enlever leurs signes distinctifs
01:58:12les masques noirs, etc.
01:58:14et d'échapper à la police et à l'arrestation.
01:58:16Est-ce qu'on peut s'attendre à la
01:58:18présence de militants d'ultra-gauche venus
01:58:20d'étrangers ? Si oui, de quel pays ?
01:58:22Alors c'est probable, oui, qu'on puisse
01:58:24s'y attendre. Il y a des black blocs en
01:58:26Allemagne, en Belgique,
01:58:28aux Pays-Bas, c'est une mouvance qui est un
01:58:30peu difficile à cerner et dont
01:58:32il est difficile de prévoir l'activité parce
01:58:34que ce n'est pas un groupe, ce n'est pas un parti,
01:58:36ce sont plus des individus qui se rassemblent
01:58:38au moment d'une manifestation,
01:58:40qui vont agir ensemble, qui vont se fédérer
01:58:42puis qui vont se séparer. On sait cela
01:58:44étant qu'il y a eu dans le passé
01:58:46des moments où il y a eu des
01:58:48mouvements communs, donc une pratique commune
01:58:50et une même habitude de la violence.
01:58:52Donc oui, on peut s'attendre à la présence
01:58:54de black blocs venus de l'étranger
01:58:56parce que la lutte contre l'extrême droite,
01:58:58comme dit cette mouvance, est extrêmement
01:59:00mobilisatrice. Elle est aussi mobilisatrice
01:59:02que la lutte contre le grand capital
01:59:04ou contre la police, mais
01:59:06il est impossible de savoir exactement
01:59:08combien ils seront. Sans doute pas
01:59:10plus de quelques dizaines, mais ça
01:59:12fait quelques dizaines de casseurs
01:59:14expérimentés en plus.
01:59:16Merci Claude Moniquet pour toutes ces
01:59:18explications. Vous êtes notre spécialiste
01:59:20des questions de renseignements. On fait un tour de table
01:59:22avec vous Régis
01:59:24Le Sommier. On a un certain nombre
01:59:26de militants d'ultra-gauche pour qui la démocratie
01:59:28est manifestement un problème. Le résultat
01:59:30des urnes est en soi contesté.
01:59:32Ils s'inscrivent
01:59:34de toute façon dans une logique. On a évoqué
01:59:36la France insoumise tout à l'heure.
01:59:38Vous aviez, au moment de l'élection
01:59:40où ils ont eu un certain nombre
01:59:42de députés la dernière fois,
01:59:44vous aviez Clémentine Autain, qui était
01:59:46leader de la France insoumise, qui disait
01:59:48ce que nous n'obtiendrons pas dans les urnes,
01:59:50nous l'obtiendrons dans la rue. Et il y a toujours eu
01:59:52dans la France insoumise et dans
01:59:54cette mouvance d'extrême-gauche
01:59:56l'idée que la révolution se fait
01:59:58à la fois à l'Assemblée nationale et aussi
02:00:00dans cette fameuse rue.
02:00:02Les manifestations de gauche et d'extrême-gauche
02:00:04pendant très longtemps étaient dominées
02:00:06il y a toujours eu des
02:00:08groupuscules anarchistes
02:00:10dans ces grandes manifestations, mais si vous voulez
02:00:12vous aviez la toute-puissance
02:00:14du fameux service d'or
02:00:16de la CGT
02:00:18qui permettait pendant très longtemps
02:00:20justement d'endiguer ces phénomènes
02:00:22qui se faisaient à la marge, etc.
02:00:24Aujourd'hui, avec les black blocs, on l'a vu
02:00:26pendant toutes les crises
02:00:28de l'ère Macron,
02:00:30en particulier avec les gilets jaunes,
02:00:32ils sont capables d'abord de pourrir
02:00:34complètement un mouvement, ils sont capables
02:00:36de s'infiltrer dans une manifestation,
02:00:38ils sont capables
02:00:40de lutter contre la police
02:00:42pendant plusieurs heures, et là, ce dont on
02:00:44se rend compte avec la composition
02:00:46justement de cette
02:00:48future représentation de la France insoumise,
02:00:50c'est qu'un de leurs leaders
02:00:52risque de siéger à l'Assemblée
02:00:54le leader antifa
02:00:56dont on a...
02:00:58C'est vraiment la même mouvance, c'est la même matrice.
02:01:00Donc aujourd'hui, le risque
02:01:02c'est que plus il y a de monde dans la rue,
02:01:04plus ils vont chercher à en profiter
02:01:06parce qu'au-delà de la revendication
02:01:08d'un antifa
02:01:10contre le RN, etc.,
02:01:12l'idée c'est de s'attaquer à la puissance
02:01:14publique et de causer
02:01:16un maximum de désordre. C'est ça
02:01:18leur objectif, et donc ils vont profiter
02:01:20sans doute de ça.
02:01:22Si je n'avais pas eu besoin d'elle ce matin
02:01:24pour la matinale week-end, elle serait probablement à Londres
02:01:26aujourd'hui, je parle d'Élodie Huchard,
02:01:28qui aurait assisté au défilé
02:01:30militaire
02:01:32Trooping the Colours
02:01:34en Grande-Bretagne,
02:01:36l'anniversaire officiel de Charles III
02:01:38au programme
02:01:40cette traditionnelle parade militaire,
02:01:42et cette année, tous les regards ne sont pas seulement tournés
02:01:44vers Charles III, mais aussi
02:01:46et ça c'est une surprise,
02:01:48vers la princesse Kate Middleton.
02:01:50Oui, elle doit faire son grand retour en public depuis l'annonce
02:01:52de son cancer. Les précisions d'Olivier Weber,
02:01:54notre correspondant à Londres.
02:01:56La foule aura
02:01:58le cœur serré tout à l'heure dans le centre
02:02:00de Londres pour la parade d'anniversaire
02:02:02du roi Trooping the Colours,
02:02:04l'un des événements les plus populaires du royaume.
02:02:06L'émotion sera au rendez-vous
02:02:08car Kate fait
02:02:10sa première apparition en public
02:02:12depuis six mois.
02:02:14Elle sera présente dans un carrosse avec ses trois
02:02:16enfants et fera également une apparition
02:02:18au balcon avec le reste de la famille royale.
02:02:20La princesse de Galles en profite pour donner
02:02:22des nouvelles de sa santé pour la première fois
02:02:24depuis l'annonce de son cancer, il y a
02:02:26trois mois. Elle
02:02:28se dit satisfaite des bons progrès
02:02:30de son traitement, mais comme toute
02:02:32personne qui suit une chimiothérapie,
02:02:34elle a de bons et de moins bons jours.
02:02:36Attention, je ne suis pas encore
02:02:38tiré d'affaires, le traitement continue
02:02:40et va durer pendant des mois.
02:02:42Kate
02:02:44apprend à être
02:02:46patiente dans l'incertitude.
02:02:48Une incertitude que connaît bien
02:02:50le roi Charles qui, lui aussi, poursuit son
02:02:52traitement pour le cancer. Charles, bien sûr,
02:02:54sera de la fête dans un carrosse,
02:02:56pas à cheval, prudence oblige.
02:02:58Malgré le spectre de la maladie
02:03:00qui plane sur la famille royale,
02:03:02ce samedi sera bel et bien
02:03:04un jour de fête au Royaume-Uni.
02:03:06Sa spécialisation
02:03:08en politique à Elodie Huchard,
02:03:10c'est juste pour l'affichage,
02:03:12c'est juste parce qu'il faut bien gagner sa vie,
02:03:14mais sa vraie passion à Elodie Huchard, on le sait tous,
02:03:16c'est la monarchie britannique et l'écho,
02:03:18l'émotion
02:03:20des Britanniques, qui fait bien sûr écho,
02:03:22à votre propre émotion aujourd'hui, votre plaisir
02:03:24de revoir Kate Middleton. Oui, parce qu'on a
02:03:26hâte de voir comment elle va, on a hâte de la revoir,
02:03:28on ne l'a pas vue depuis plus de six mois,
02:03:30et on était censé ne pas la revoir jusqu'à au moins l'année prochaine,
02:03:32donc c'est une bonne nouvelle. C'est rassurant.
02:03:34Et avec les semaines compliquées qu'on a en ce moment,
02:03:36moi ça a refait ma journée hier,
02:03:38on attendait le verdict pour Eric Ciotti, mais moi finalement
02:03:40la nouvelle pour Kate Middleton a un peu occulté le reste.
02:03:42Ça remet un petit peu de baume au cœur,
02:03:44c'est vrai qu'on aime bien cette monarchie britannique,
02:03:46Vincent Roy. Oui, alors pour être très précis,
02:03:48Trooping the Colors, c'est un défilé
02:03:50qui mène la famille royale
02:03:52depuis Buckingham Palace
02:03:54jusqu'à Whitehall,
02:03:56en passant par le Royal Mall,
02:03:58et ce défilé date de 1748.
02:04:00Vous voyez, il faut être très précis.
02:04:02C'est pour ça que vous êtes sur ce plateau.
02:04:04Je n'en demandais pas mieux.
02:04:06Trooping the Colors veut dire présentation,
02:04:08d'une certaine manière, des couleurs au roi.
02:04:10On en profite par le truchement
02:04:12de ce défilé pour également lui souhaiter
02:04:14son anniversaire, même si ce n'était pas
02:04:16à la bonne date. La démocratie
02:04:18ne se conteste pas au point de refuser
02:04:20le résultat des urnes. Ce sont les mots de Jordan Bardella,
02:04:22le patron du RN,
02:04:24désormais eurodéputé,
02:04:26en campagne pour ses législatives également.
02:04:28Il appelle à l'apaisement,
02:04:30alors que des manifestations se préparent aujourd'hui
02:04:32contre le Rassemblement National.
02:04:38De retour sur le plateau de la matinale
02:04:40week-end. Dernière ligne droite pour décrypter l'actualité
02:04:42avec Marine Sabourin, Vincent Roy,
02:04:44Régine Delfour, notre grand reporter,
02:04:46et Elodie Huchard du service politique
02:04:48de CNews, et Régis Le Sommier,
02:04:50à qui j'ai une question avant de commencer.
02:04:52Comment on se passionne-t-on pour la monarchie britannique ?
02:04:54On se passionne pour la monarchie britannique
02:04:56à mon sens. Moi, j'ai passé 25 ans à Paris-Match,
02:04:58donc j'ai bien étudié l'histoire.
02:05:00C'est parce qu'on a coupé la tête à notre roi, en fait.
02:05:02Il nous faut une famille
02:05:04royale de substitution.
02:05:06On a la famille monégasque, parfois,
02:05:08dont les frasques peuvent
02:05:10agiter, mais c'est surtout, on a
02:05:12un immense respect pour cette famille britannique
02:05:14qui a traversé les âges et qui représente
02:05:16quelque chose. Et nous, on va parler
02:05:18de notre régime présidentiel,
02:05:20de notre démocratie française.
02:05:22Évidemment, il y a de quoi dire avec l'actualité politique.
02:05:24À la une de votre journal,
02:05:26de 8h30, La Démocratie ne se conteste pas
02:05:28au point de refuser
02:05:30le résultat des urnes. Ce sont les mots de Jordan Bardella
02:05:32en campagne hier pour le Rassemblement National.
02:05:34Il appelle à l'apaisement alors que
02:05:36250 à 300 000 personnes sont
02:05:38attendues dans les rues de France pour manifester
02:05:40contre son parti. Nous l'entendrons
02:05:42dès le début de ce journal.
02:05:44Au Nouveau Front Populaire, on tente tant bien
02:05:46que mal de mettre la poussière sous le tapis
02:05:48à tel point que certains,
02:05:50qui étaient autrefois pourfendeurs de la nupes,
02:05:52avalent aujourd'hui des couleuvres. Et parmi ceux qui
02:05:54s'assoient sur leurs principes, Raphaël Glucksmann.
02:05:56« Je comprends le désarroi de nombre
02:05:58de mes électeurs du 9 juin », dit-il.
02:06:00Est-ce que c'était une décision facile ?
02:06:02Évidemment que non. Ce sont ses mots
02:06:04dans Le Parisien aujourd'hui en France.
02:06:06Et puis, on viendra sur la situation
02:06:08toujours très tendue en Nouvelle-Calédonie.
02:06:10Le contexte politique actuel ne facilite pas les choses.
02:06:12Emmanuel Macron a suspendu
02:06:14la réforme du corps électoral. Les forces de l'ordre
02:06:16sont mobilisées en nombre. Et pourtant,
02:06:18elles peinent à endiguer les violences.
02:06:20On en parle avec notre grand reporter Régine Delfour
02:06:22qui a passé deux semaines sur place.
02:06:24Elle revient avec nous sur cette mission pour CNews.
02:06:28On commence donc avec ces manifestations
02:06:30anti-Rassemblement National.
02:06:32Cela a commencé dès hier soir à Lyon
02:06:34où quatre personnes ont été blessées,
02:06:36dont trois policiers. Vous voyez
02:06:38ces quelques images avec cette inscription
02:06:40ACAB, inscription
02:06:42contre les forces de l'ordre.
02:06:44A Paris, aujourd'hui, un cortège
02:06:46doit s'élancer à partir de 14h depuis
02:06:48la place de la République. Entre 50 et 100 000
02:06:50manifestants sont attendus, Marine.
02:06:52Le président du RN en déplacement dans le Loiret
02:06:54hier a appelé les formations politiques
02:06:56à prôner l'apaisement. La démocratie
02:06:58ne se conteste pas au point de refuser
02:07:00le résultat des urnes, a-t-il déclaré.
02:07:02Il en a profité pour esquisser
02:07:04son projet en cas de victoire législative.
02:07:06Les détails avec Tancrede Guillotel.
02:07:10Un premier déplacement pour préparer
02:07:12l'élection législative à venir.
02:07:14Dans le Loiret, ce vendredi, Jordan Bardella,
02:07:16le président du RN,
02:07:18a expliqué sa stratégie.
02:07:20J'ai dans un premier temps lancé un appel
02:07:22à toutes les formations républicaines et patriotes du pays.
02:07:24Je me félicite de cet accord avec Eric Ciotti
02:07:26et avec 70 candidats
02:07:28dans les circonscriptions de France
02:07:30qui seront soutenus à la fois par les républicains
02:07:32et par le RN et qui ont vocation
02:07:34à appuyer mon action
02:07:36de Premier ministre et celle de mon gouvernement.
02:07:38Une alliance pour contrer le nouveau front
02:07:40populaire, coalition de gauche
02:07:42qu'il considère comme son principal adversaire.
02:07:44Pressenti pour siéger à Matignon
02:07:46en cas de victoire de son parti au législatif,
02:07:48Jordan Bardella a esquissé son projet.
02:07:50Sur le plan migratoire, la première
02:07:52mesure que je ferai
02:07:54adopter, c'est la suppression du droit du sol
02:07:56et des mesures visant à faciliter
02:07:58en plus l'expulsion des délinquants
02:08:00et criminels étrangers.
02:08:02Il a également appelé à l'apaisement au vu des tensions
02:08:04lors des nombreuses manifestations anti-RN.
02:08:06Ces appels à la rébellion,
02:08:08ces appels à l'insurrection,
02:08:10ces appels à contester
02:08:12le fonctionnement de la démocratie française
02:08:14m'apparaissent extrêmement dangereuses.
02:08:16Au total,
02:08:18150 manifestations contre le RN
02:08:20sont prévues ce week-end
02:08:22sur tout le territoire,
02:08:24avec entre 300 et 350 000 participants attendus.
02:08:26Donc je le disais,
02:08:28la démocratie ne se conteste pas
02:08:30au point de refuser le résultat des urnes.
02:08:32Ce sont les mots de Jordan Bardella, il a raison.
02:08:34Oui, c'est évident.
02:08:36Le résultat des urnes
02:08:38n'est en aucun cas contestable en démocratie.
02:08:40Mais ce que m'inspire ces images,
02:08:42c'est la défaite idéologique d'Emmanuel Macron.
02:08:44Vous savez, quand il est arrivé au pouvoir,
02:08:46il a théorisé le fait que la droite
02:08:48et la gauche classique,
02:08:50c'est-à-dire les partis,
02:08:52la division issue de la révolution française,
02:08:54puisque vous parliez, Régis, de la mort du roi,
02:08:56tout ça, c'était finique,
02:08:58c'était ringard, ça ne valait plus rien dire.
02:09:00Résultat des courses,
02:09:02qu'est-ce qu'on voit à l'œuvre ?
02:09:04Un bloc de gauche et un bloc de droite.
02:09:06Là encore, sa théorie
02:09:08était foireuse.
02:09:10Et au sein de ce bloc de droite,
02:09:12qui est-ce qu'on va retrouver ?
02:09:14Est-ce qu'il y aura les LR d'Éric Ciotti ?
02:09:16C'est toute la question.
02:09:18On va poser à Élodie Huchard,
02:09:20je ne sais pas comment vous allez vous dépatouiller
02:09:22pendant cette histoire,
02:09:24l'exclusion d'Éric Ciotti,
02:09:26suspendue par le tribunal judiciaire de Paris.
02:09:28C'est un dossier que vous avez suivi
02:09:30tout au long de la journée,
02:09:32reprise par le bureau national du parti.
02:09:34Je conserve l'exercice
02:09:36de mes fonctions de président,
02:09:38a-t-il publié Éric Ciotti sur les réseaux sociaux.
02:09:40Élodie,
02:09:42si vous êtes capable de me dire,
02:09:44avec votre boule de cristal,
02:09:46que va-t-il se passer à présent ?
02:09:48Que va-t-il se passer ? Dans un temps assez court,
02:09:50puisque la décision, c'est une suspension de son exclusion
02:09:52qui va devenir caduque dans 8 jours.
02:09:54D'ici là, il faut que le parti
02:09:56saisisse le juge au fond
02:09:58pour statuer véritablement.
02:10:00À terme, Éric Ciotti sera exclu.
02:10:02Je ne peux pas vous dire quand précisément,
02:10:04mais on a vu que de toute façon,
02:10:06tous les cadres de son parti étaient contre lui.
02:10:08Le parti qui, hier, disait, je le cite,
02:10:10l'entêtement de M. Ciotti est sans effet
02:10:12sur la réalité politique.
02:10:14Effectivement, si Enrica disait que Paris valait bien une messe,
02:10:16il semble qu'Éric Ciotti pense que Nice
02:10:18vaut bien de balancer son parti
02:10:20dans le mur. En revanche, là où c'est plus compliqué
02:10:22à court terme, c'est pour les candidats
02:10:24aux législatives, que ce soit les députés,
02:10:26les 59 députés sortants qui ont été réinvestis
02:10:28ou les nouveaux candidats
02:10:30parce qu'on ne comprend plus bien
02:10:32quelle doit être l'étiquette comprend,
02:10:34parce que dans la décision de justice, hier,
02:10:36ils n'ont pas statué sur qui avait véritablement
02:10:38le droit d'utiliser le logo et le nom.
02:10:40Ça peut sembler technique et anecdotique,
02:10:42mais il faut bien comprendre, quand vous faites une campagne politique,
02:10:44vous avez une affiche de campagne avec un logo,
02:10:46vous avez des tracts avec un logo,
02:10:48vous avez un rattachement financier à un parti politique.
02:10:50Et donc, là, les candidats ne savent pas ce qu'ils doivent faire.
02:10:52Certains, par exemple, qui se lançaient avec Éric Ciotti,
02:10:54on leur avait demandé de cocher
02:10:56un rattachement politique, les amis d'Éric Ciotti.
02:10:58Mais finalement, ils ont le droit maintenant de reprendre LR.
02:11:00Donc, on peut imaginer une situation
02:11:02où, selon les circonscriptions, on va avoir des candidats
02:11:04qui ont l'étiquette LR
02:11:06qui se présentent juste
02:11:08avec les LR.
02:11:10Dans la circonscription d'à côté, ça sera peut-être
02:11:12un candidat LR, mais qui a signé un accord
02:11:14qui fait partie des 70 qui sont dans l'accord avec le RN
02:11:16et des LR qui sont
02:11:18dans l'accord avec la majorité.
02:11:20Pour les lecteurs, s'ils veulent savoir pour qui ils votent,
02:11:22je lui souhaite bon courage.
02:11:24Voilà, chers téléspectateurs,
02:11:26Elodie Huchard ne pouvait pas faire mieux
02:11:28comme explication. Elle ne pouvait pas faire plus clair.
02:11:30Régis Le Sommier.
02:11:32Ça va être, en plus, un casse-tête, parce que je le vois tout à fait.
02:11:34Sur les panneaux d'affichage, il va y avoir
02:11:36les mêmes codes couleurs, en plus.
02:11:38Ça va être probablement du bleu dominant
02:11:40avec du blanc et du rouge, pour montrer que
02:11:42tout le monde est patriote.
02:11:44Mais finalement, il va falloir décrypter les petites phrases
02:11:46pour essayer de dire
02:11:48qui est qui et qui appartient à quoi.
02:11:50Ça va vraiment se jouer circonscription par circonscription.
02:11:52Chacun va regarder ses candidats.
02:11:54Pour des personnes âgées, tout ça,
02:11:56ça va être quand même très compliqué.
02:11:58La vie politique française
02:12:00est compliquée, mais là, pour les lecteurs,
02:12:02ça va demander de vraiment
02:12:04bien regarder pour être sûr de faire son choix.
02:12:06Il y en a qui cumulent les divergences
02:12:08et pourtant, ils arrivent
02:12:10à s'unir avec une facilité déconcertante.
02:12:12C'est la gauche.
02:12:14Raphaël Glucksmann,
02:12:16qui avale des coulœuvres
02:12:18manifestement en ce moment.
02:12:20Il est dans le désarroi de nombreux de mes électeurs
02:12:22du 9 juin, dit-il.
02:12:24Il réagit dans le Parisien aujourd'hui en France
02:12:26après l'alliance des partis de gauche sous la bannière
02:12:28du nouveau Front populaire.
02:12:30Est-ce une décision facile ? Evidemment que non.
02:12:32Mais face à la menace historique,
02:12:34menace de l'extrême droite au pouvoir,
02:12:36c'est notre responsabilité historique.
02:12:38Je n'irai pas faire campagne pour certains candidats insoumis
02:12:40qui ont franchi toutes les lignes rouges, dit-il.
02:12:42Une unité d'action n'est pas une ardoise magique
02:12:44qui efface tout.
02:12:46Cette union qui semble mettre sous le tapis
02:12:48le décryptage de Marie-Victoire Diodonné
02:12:50et Michel Dos Santos.
02:12:52Si le Front populaire est historique,
02:12:54la volte-face des leaders de la gauche
02:12:56l'est tout autant.
02:12:58Sur le papier, cette nouvelle union
02:13:00a permis d'effacer d'un coup de plume
02:13:02les désaccords.
02:13:04Pourtant, difficile de croire que les ennemis d'hier
02:13:06sont devenus les amis d'aujourd'hui.
02:13:08En témoigne les propos de Raphaël Glucksmann
02:13:10le 1er mai dernier,
02:13:12quelques minutes seulement
02:13:14après avoir été pris à partie
02:13:16par des militants insoumis.
02:13:18Ces gens sont des gens
02:13:20qui ne sont pas des démocrates.
02:13:22C'est tout, ce n'est pas des démocrates.
02:13:24On le voit dans le comportement interne
02:13:26de leur parti, dans leur structuration,
02:13:28dans leur discours, dans leur violence.
02:13:30Et nous, on rompt avec ça.
02:13:32Ce n'est pas nos amis,
02:13:34ce ne sont pas nos camarades.
02:13:36Un virage à 180 degrés justifié ce vendredi
02:13:38par Raphaël Glucksmann.
02:13:40Le coprésident de Place Publique
02:13:42semble avoir fait dans l'urgence
02:13:44la place du passé.
02:13:46La seule chose qui importe à mes yeux,
02:13:48c'est que le RN ne gagne pas ses élections législatives
02:13:50et ne gouverne pas ce pays.
02:13:52Pour empêcher Jordan Bardella d'accéder à Matignon,
02:13:54les camarades du Front Populaire
02:13:56ont remis les compteurs à zéro.
02:13:58Pourtant, après les attaques
02:14:00du 7 octobre dernier en Israël,
02:14:02Olivier Faure, patron du PS,
02:14:04semblait avoir rompu tout lien
02:14:06avec la France Insoumise.
02:14:08Là où j'enrage, c'est que depuis une semaine,
02:14:10on ne parle plus que de la France Insoumise
02:14:12qui a refusé de qualifier le Hamas
02:14:14d'organisation terroriste.
02:14:16Ce qui est pourtant une évidence.
02:14:18Front Populaire ou Front Temporaire,
02:14:20seul l'avenir le dira.
02:14:22A voir si cette alliance connaîtra le même sort
02:14:24que celui de la Nupes.
02:14:26Alors, situation effarante,
02:14:28régisse le sommier d'un parti socialiste,
02:14:30Raphaël Glucksmann qui se couche
02:14:32et Olivier Faure qui donne
02:14:34littéralement les clés de la gauche
02:14:36à Jean-Luc Mélenchon, à la France Insoumise
02:14:38et de l'autre côté, on l'a vu tout à l'heure,
02:14:40François Ruffin
02:14:42qui lui conteste
02:14:44son propre parti, la France Insoumise
02:14:46et qui dit notre démocratie ne vous mérite pas
02:14:48concrètement.
02:14:50Il y a plusieurs problèmes dans le même
02:14:52problème finalement.
02:14:54Il y a le problème de la France Insoumise
02:14:56en interne avec effectivement le conflit
02:14:58Ruffin-Mélenchon.
02:15:00Il y a une vraie guerre de leadership
02:15:02parce que l'un ou l'autre pourrait être
02:15:04Premier ministre.
02:15:06Les deux ont dit qu'ils étaient prêts
02:15:08mais ce n'était pas le moment.
02:15:10On sent bien que ce profil, cette idée
02:15:12est dans les couleuvres avalées par Raphaël Glucksmann.
02:15:14Aussi, il y a cette idée en filigrane
02:15:16c'est-à-dire que
02:15:18Raphaël Glucksmann a quand même l'impression
02:15:20de s'être fait voler sa victoire
02:15:22des européennes même si ce ne sont pas les mêmes élections.
02:15:24C'est quand même lui qui a redonné
02:15:26des couleurs au PS
02:15:28qui faisait des chiffres absolument
02:15:30dérisoires et qui là s'est
02:15:32hissé à 14%.
02:15:34On a une sorte
02:15:36de pré-bataille
02:15:38pour la nomination
02:15:40si la gauche l'emporte,
02:15:42si elle a le plus et si Emmanuel Macron
02:15:44décide de nommer
02:15:46un Premier ministre issu
02:15:48de ce courant. On sent bien que pour ça
02:15:50ils sont prêts à tout avaler
02:15:52ils sont prêts à tout se renier
02:15:54parce que ce que dit Olivier Faure
02:15:56sur la question du Hamas de LFI
02:15:58quand on pense ce qui a été dit
02:16:00avant, quand on pense que
02:16:02il y a quelques personnalités
02:16:04qui ont décidé
02:16:06de rester fidèles à leurs convictions
02:16:08et de ne pas se compromettre
02:16:10avec les gens de LFI mais sinon les autres
02:16:12on comprend que pour des
02:16:14calculs électoraux...
02:16:16Si François Ruffin peut se dégager
02:16:18de la France insoumise
02:16:20c'est parce qu'il en a tout simplement les moyens
02:16:22électoraux, c'est-à-dire qu'il peut se faire élire sans
02:16:24l'étiquette France insoumise, il n'en a pas besoin.
02:16:26Les autres en ont besoin, les socialistes en ont besoin.
02:16:28Vincent Roy rapidement.
02:16:30Je vous résume, Raphaël Glucksmann, il dit
02:16:32ce ne sont pas des démocrates
02:16:34en parlant de LFI mais
02:16:36il accepte de s'allier avec eux.
02:16:38Maintenant M. Faure, je le cite
02:16:40la France insoumise a refusé de qualifier
02:16:42le Hamas d'organisation terroriste
02:16:44je n'en peux plus mais
02:16:46il accepte de s'allier
02:16:48avec eux. Les électeurs socialistes
02:16:50sociodémocrates
02:16:52à l'ancienne sont vraiment pris pour des imbéciles
02:16:54en réalité ce sont les cocus
02:16:56dans cette affaire. Le nouveau Front Populaire
02:16:58qui a présenté par ailleurs son programme
02:17:00et clairement sur le plan économique une chose est sûre
02:17:02on rase gratis, 250
02:17:04milliards d'euros c'est le coût total de leurs
02:17:06mesures et on en parle avec vous Agnès
02:17:08Verdier-Molinier, directrice de l'IFRAP. Merci d'être
02:17:10avec nous ce matin Agnès. Clairement
02:17:12ce programme il inquiète les
02:17:14milieux économiques, il est particulièrement dispendieux.
02:17:16Écoutez
02:17:18on est encore en train de chiffrer à la fondation IFRAP
02:17:20le programme du
02:17:22Front Populaire mais on arrive déjà
02:17:24à 217 milliards de dépenses
02:17:26annuelles. 217 milliards c'est
02:17:28un peu moins que ce qu'on avait chiffré en 2022
02:17:30pour la présidentielle, on était à 259
02:17:32milliards de dépenses
02:17:34annuelles supplémentaires, ce qui est sûr
02:17:36c'est que c'est pas du tout finançable
02:17:38c'est 53 milliards de dépenses
02:17:40pour revenir à la retraite
02:17:42à 60 ans tous les ans, c'est
02:17:44une augmentation
02:17:46du RSA en fait, une sorte de RSA jeune
02:17:48de garantie d'existence à 14 milliards
02:17:50d'euros par an, c'est une augmentation de l'allocation
02:17:52adulte handicapé au niveau du SMIC qui coûterait
02:17:549 milliards d'euros par an
02:17:56donc on est clairement dans des dépenses
02:17:58gigantesques alors
02:18:00qu'en même temps on est déjà à 92
02:18:02milliards de déficit pour cette année
02:18:042024, alors c'est normal que ça inquiète
02:18:06les milieux économiques, c'est aussi
02:18:08beaucoup de mesures fiscales, des mesures fiscales
02:18:10qui sont anti-entrepreneuriales
02:18:12finalement, augmentation
02:18:14de la fiscalité sur le capital avec la suppression
02:18:16du prélèvement forfaitaire unique
02:18:18c'est le retour de l'impôt
02:18:20sur la fortune, donc l'impôt sur la fortune
02:18:22qui pèserait aussi sur
02:18:24les avoirs entrepreneuriaux
02:18:2615 milliards qui est
02:18:28calculé dans notre chiffrage, donc
02:18:30on voit qu'on va vers quelque chose
02:18:32de totalement infinançable et là
02:18:34ça ne pourrait pas tenir
02:18:36à peine quelques semaines dans la situation
02:18:38des finances publiques actuelles.
02:18:40Merci pour votre décryptage
02:18:42Agnès Verdier-Molinier, directrice
02:18:44de l'IFRAP, merci d'avoir accepté notre
02:18:46invitation ce matin, clairement
02:18:48je le disais tout à l'heure, on rase gratis
02:18:50Vincent Roy, c'est Noël avant l'heure.
02:18:52Ils ont tout ouvert, il y a une
02:18:54Manuel Valls
02:18:56m'a parlé de ça hier
02:18:58il y a une mesure qui est très
02:19:00intéressante, c'est-à-dire la suppression
02:19:02de tout, je dis
02:19:04bien de tout, les accords de
02:19:06libre-échange, c'est dans le programme du
02:19:08Nouveau Front Populaire, une merveille.
02:19:10On va parler, pour finir de la nouvelle
02:19:12Calédonie à présent avec
02:19:14Régine Delfour, Régine
02:19:16la situation reste toujours tendue sur place
02:19:18on a cette réforme à l'origine des émeutes
02:19:20cette réforme électorale, du corps électoral
02:19:22qui a été finalement suspendu par Emmanuel Macron
02:19:24après l'annonce de la dissolution
02:19:26tout ça pour ça, disent aujourd'hui les habitants
02:19:28un mois après le début du chaos
02:19:30l'heure est au bilan, on a 9 personnes qui ont
02:19:32perdu la vie, 200 maisons et
02:19:34900 entreprises ont été détruites
02:19:36on a vu ces images
02:19:38je dis dans le quartier, dans la ville
02:19:40de Montdor, qui est l'une des villes les plus compliquées en Nouvelle-Calédonie
02:19:42où les forces de l'ordre sont mobilisées en nombre
02:19:44et malgré tout, elles peinent à
02:19:46rétablir la sécurité
02:19:48Quelle est la situation aujourd'hui sur place ?
02:19:50Ecoutez, Anthony, la situation est telle
02:19:52que si nous mêlons à certains quartiers
02:19:54qui ont été sécurisés, il y a quand même
02:19:56des endroits où c'est toujours tendu
02:19:58et puis il y a ces villes comme Montdor
02:20:00au Montdor Sud où c'est extrêmement tendu
02:20:02il y a eu deux surveillants
02:20:04de supermarchés qui ont été
02:20:06blessés par balles
02:20:08pour les habitants, c'est catastrophique
02:20:10beaucoup me disent théoriquement
02:20:12les écoles vont rouvrir
02:20:14lundi, beaucoup me disent que pour eux
02:20:16il n'est pas question d'emmener leurs enfants là-bas
02:20:18pour des raisons de sécurité
02:20:20et puis maintenant on ne parle plus du dégel
02:20:22de cet élargissement du corps électoral
02:20:24les indépendantistes parlent de l'indépendance
02:20:26de la Nouvelle-Calédonie
02:20:28qui réclame au 24 septembre 2025
02:20:3024 septembre fait référence
02:20:32à la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie
02:20:34par la France
02:20:36en 1853
02:20:38mais alors il y avait un congrès
02:20:40qui est en train de se tenir
02:20:42et il vient d'être ajourné en fait
02:20:44il y a eu des tensions entre la CCAT
02:20:46la cellule de coordination des actions de terrain
02:20:48et le FLNKS
02:20:50donc ils l'ont ajourné, on sent même
02:20:52qu'au sein même des indépendantistes
02:20:54il y a vraiment de grosses tensions
02:20:56donc la situation est très loin d'être calmée
02:20:58sur l'île
02:21:00et qui est en plus compliquée par la situation politique générale du pays
02:21:02merci pour votre décryptage Régine Delfaux
02:21:04grand reporter qui était, vous avez passé deux semaines
02:21:06là-bas pendant les émeutes
02:21:08et qui nous fait le bilan
02:21:10et nous rapporte ses témoignages
02:21:12qu'elle reçoit de ce qui se passe sur le terrain
02:21:14tout de suite à 8h46
02:21:16sur CNews, le rappel de l'actualité
02:21:18Marine Sabourin
02:21:22Quelques 21 000 policiers et gendarmes
02:21:24déployés sur tout le territoire
02:21:26aujourd'hui ils encadreront les manifestations
02:21:28contre l'ERN prévues ce week-end
02:21:30jusqu'à 350 000 personnes pourraient se mobiliser
02:21:32dont 100 000 rien que dans la capitale
02:21:34les autorités craignent des débordements
02:21:36la colère de plusieurs insoumis
02:21:38Alexis Corbière, Raquel Garrido
02:21:40Daniel Simonnet ne seront pas investis
02:21:42comme candidats aux législatives
02:21:44la honte, tweet Alexis Corbière
02:21:46même réaction pour Raquel Garrido
02:21:48honte sur toi Jean-Luc Mélenchon c'est du sabotage
02:21:50en revanche le député du Nord Adrien Quatennens
02:21:52condamné pour violence conjugale
02:21:54a été investi par le parti hier soir
02:21:56et puis c'est aujourd'hui la parade anniversaire
02:21:58de Charles III au Royaume-Uni
02:22:00les regards ne seront pas seulement tournés vers le souverain
02:22:02mais aussi vers la princesse Kate
02:22:04elle a annoncé qu'elle assisterait bien à l'événement
02:22:06grâce au bon progrès de son traitement contre le cancer
02:22:08qui n'était pas apparu publiquement depuis 6 mois
02:22:12et avec toute cette actualité on avait presque oublié
02:22:14qu'il y avait l'Euro de Football qui avait commencé hier
02:22:16les sports tout de suite
02:22:18votre programme avec Nutribullet
02:22:20un maximum de nutriments en un minimum d'efforts
02:22:22et oui c'est aussi simple que ça
02:22:24avec Nutribullet
02:22:26rejoindre le mouvement de la rénovation énergétique
02:22:28votre programme avec Groupe Verlaine
02:22:30pour devenir franchisé dans les énergies renouvelables
02:22:32Groupe Verlaine
02:22:34et Marine cet Euro de Football
02:22:36a commencé hier soir à Munich
02:22:38avec les Allemands qui ont réussi leur entrée en lice
02:22:40face à l'Ecosse
02:22:42et nous ont offert un véritable festival de buts
02:22:44Florian Wirtz ouvre le score
02:22:46dès la 10ème minute sur une frappe
02:22:48à l'entrée de la surface
02:22:50le prodige Djamal Moussalia
02:22:52enchaîne et marque le but du break
02:22:54à peine entré en jeu
02:22:56l'attaquant allemand Fulkrug
02:22:58enfonce le clou d'une frappe flashée à 110 kmh
02:23:00score final 5 buts à 1
02:23:02prochaine adversaire de la Mannschaft la Hongrie
02:23:04l'équipe de France quand elle débutera la compétition
02:23:06face à l'Autriche lundi
02:23:08c'était votre programme
02:23:10avec Groupe Verlaine
02:23:12installateur de panneaux solaires pour professionnels
02:23:14et propriétaires exploitant leur commerce
02:23:16groupeverlaine.pro
02:23:18c'était votre programme avec Nutribullet
02:23:20un maximum de nutriments en un minimum d'efforts
02:23:22et oui c'est aussi simple que ça
02:23:24avec Nutribullet
02:23:26on arrive donc à la fin de cette émission
02:23:28on va se retrouver bien évidemment
02:23:30demain pour une nouvelle matinale week-end
02:23:32à partir de 5h55
02:23:34je remercie tous mes invités sur ce plateau
02:23:36Vincent Roy, Régis Le Sommier
02:23:38Elodie Huchard
02:23:40qui est venue nous rendre visite ce matin
02:23:42Régine Delfour également
02:23:44vous restez avec nous dans quelques minutes
02:23:46c'est l'heure des pros week-end avec Elliot Deval
02:23:48mais juste avant
02:23:50la météo de votre samedi avec Karim Dur
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