00:00 Bonjour Charline Vanhoenacker ! Bonjour Nicolas ! Vous évoquez, Charline, les derniers événements
00:04 survenus cette semaine, notamment ceux déclenchés par le président de la République.
00:09 Avec Macron, les Français ont certes moins l'occasion d'utiliser leur carte bleue,
00:12 par contre, qu'est-ce qu'ils font chauffer la carte des lecteurs ? Cette année, beaucoup
00:16 de citoyens seront allés plus souvent au bureau de vote qu'au restaurant.
00:19 Tout ça parce que le RN score à 30%, demande la dissolution et l'obtient.
00:24 Les syndicats doivent être dégoûtés.
00:26 Ils viennent de se rendre compte que si ils voulaient obtenir quelque chose de Macron,
00:29 ils devraient aller se présenter aux européennes.
00:30 Si vous avez l'impression de vivre une semaine de l'enfer, pensez à moi, c'est le purgatoire.
00:35 Je vote en France pour les européennes.
00:37 Résultat, c'est le RN qui gagne les législatives.
00:40 Je vote en Belgique pour les législatives.
00:42 Résultat, le gouvernement s'effondre à l'endroit des institutions européennes.
00:46 Et entre les deux, ma radio que j'aime, licencie mon camarade Meurice que j'aime.
00:51 A ce moment-là, je me dis, bon, la bonne nouvelle c'est que je suis de plus en plus
00:53 française, étant donné que je viens de tripler ma consommation d'antidépresseurs.
00:57 Là-dessus, toujours cette semaine, j'apprends que la moitié de l'équipe de mon émission
01:01 se barre.
01:02 Et là, je redeviens belge, puisque je me trouve moi-même sans gouvernement.
01:06 Pour me remonter le moral, je me dis que Macron est passé en force avec la dissolution de
01:10 l'Assemblée et se sent consulter Gabriel Attal.
01:12 Rien que de savoir qu'Attal s'est pris un 49-3 dans la tronche, ça me détend.
01:18 Vu les résultats qui se profilent aux législatives, Gabriel Attal peut-être qu'il va devoir
01:22 s'envoyer lui-même en internat.
01:23 Ensuite survient un petit miracle, toute la gauche s'unit, mais Bernard Cazeneuve et
01:29 François Hollande ne sont pas d'accord, donc c'est confirmé, toute la gauche s'unit.
01:33 Même Philippe Poutou rejoint le Front Populaire, ce qui confirme que Macron réussit là où
01:37 Hollande a échoué.
01:38 Il faut savoir rendre hommage.
01:39 Et puis, sauf à nous ce sketch offert par le LR Comedy Club, où le président des Républicains
01:44 Eric Ciotti a appelé à une alliance avec le RN.
01:46 Alors attention, je tiens à préciser qu'en politique, c'est comme dans les médias.
01:50 C'est pas parce que la présidence prend une décision à la con que ça engage toute
01:54 la boîte.
01:55 Vous l'entendez, mon principal souci ce matin, c'est l'apaisement.
01:58 C'est pourquoi ma première prise de parole depuis le licenciement de Guillaume Meurice,
02:03 je l'ai réservée pour notre antenne.
02:05 Par loyauté envers mon employeur.
02:07 Parce que je vous dois un mea culpa.
02:09 Je pensais à tort que sanctionner un humoriste, c'était une atteinte à la liberté d'expression.
02:14 Alors que pas du tout.
02:16 Il est reproché à Guillaume un manque de loyauté envers l'entreprise.
02:19 J'ai manqué de nuance.
02:21 C'est-à-dire qu'on est payé pour être irrévérencieux, mais, et attention là,
02:25 c'est nouveau, sans franchir la ligne rouge de la déloyauté.
02:28 Donc à partir de ce matin, je vais pratiquer ici une irrévérence loyale.
02:32 Je tâtonne encore un peu, parce que cette décision, c'est une rupture dans l'exercice
02:36 de mon métier.
02:37 Il y aura un avant et un après cette sanction.
02:39 Donc à partir d'aujourd'hui, j'ai décidé de vivre vraiment chaque chronique
02:42 comme si c'était la dernière.
02:43 Je vais les vivre comme un crash test de l'humour.
02:46 J'espère que l'Arkhomme a bien allumé son sonotone pour la fin de la saison.
02:50 Enfin, il y a des choses plus graves dans le pays.
02:52 Évidemment, Jordan Bardella qui risque de trouver son premier job au moment où Meurice
02:56 perd le sien.
02:57 Mais au moins les chiffres du chômage restent stables.
02:59 Tout ça parce que Macron a dissous l'Assemblée et par la même occasion notre santé mentale
03:04 à tous.
03:05 Vu l'état du système de santé dans le pays.
03:07 En tout cas, le président nous avait promis le ruissellement et là on commence à le
03:11 ressentir, surtout au niveau des yeux.
03:13 Nicolas Demorand : Merci Charline Vanhoenacker.
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