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  • il y a 2 ans
Contre la République d'Irlande ce soir, Guy Stéphan fête sa 100e sélection en tant qu'entraineur adjoint de l'Équipe de France.

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Transcription
00:00 Le haut niveau, c'est impitoyable.
00:03 Dès qu'il y a un relâchement, quel que soit l'étage, il y a toujours une sanction derrière.
00:08 C'était surtout mon premier match dans le staff de Roger Lemaire.
00:22 J'étais à la direction technique nationale depuis 1998.
00:26 Je m'occupais de la formation des cadres.
00:29 J'étais également entraîneur de l'équipe à prime.
00:32 Roger a souhaité qu'il y ait un entraîneur de plus.
00:38 Il y avait déjà René Girard, il y avait déjà Bruno Martini pour venir avec le staff.
00:44 J'ai été très heureux d'incorporer ce staff avant l'Euro 2000.
00:50 Une joie intense.
00:55 Gagner l'Euro 2000, des joueurs qui avaient déjà gagné en 1998.
01:00 Ce jour-là, j'ai gagné deux coupes.
01:03 J'ai gagné la Coupe d'Europe et j'ai gagné une coupe de cheveux également.
01:07 J'avais un pari avec Franck Leboeuf.
01:10 Pendant la phase de préparation, 15 jours avant le premier match, il m'a dit
01:15 « Si on est champion d'Europe, je te rasse les cheveux. »
01:19 Le soir de la finale, au milieu du repas, il m'a appelé et m'a dit « Viens, on va faire un petit tour au premier. »
01:27 Quand je suis redescendu, un quart d'heure après, j'avais la tête rasée.
01:30 Encore une belle performance.
01:36 Gagner après l'Euro, après la Coupe du Monde bien sûr, après gagner la Coupe des Confédérations en 2001.
01:46 C'est aussi un très bon souvenir, parce qu'on avait battu les Brésiliens en demi-finale.
01:49 C'est presque obligatoire à un certain moment, quand on n'arrête pas de gagner.
01:58 Il y a bien un moment où vous allez perdre, mais on s'attend toujours à ce que ce soit le plus tard possible.
02:04 D'abord, c'est une grosse désillusion.
02:07 Et puis c'est un groupe qui était usé, probablement.
02:11 Qui avait moins faim, où il y avait moins de fraîcheur.
02:16 C'était difficile de se renouveler.
02:20 On apprend toujours des échecs également.
02:23 L'essentiel, c'est de rebondir.
02:25 Dans les jours qui ont précédé ce premier match, Didier avait axé ses causeries sur la nécessité d'avoir un super état d'esprit.
02:41 La nécessité d'être respectueux vis-à-vis des adversaires, vis-à-vis de l'arbitre, vis-à-vis du public, vis-à-vis des partenaires.
02:50 Il y avait presque une obsession chez Didier de donner une bonne image du football.
02:57 Évidemment, d'inclure les résultats.
03:00 Mais aussi que les joueurs transmettent une image au public.
03:08 Et que ce public accompagne et soit complice des joueurs sur le terrain.
03:14 On est passé quasiment de l'enfer au paradis.
03:20 Et on a réussi parce que, je parlais d'état d'esprit tout à l'heure, il y a eu une formidable communion entre le public et les joueurs.
03:30 Cette communion avait déjà commencé le jour du match et des jours précédents.
03:36 Et puis, il y a le résultat qui nous qualifie pour la Coupe du Monde au Brésil en plus.
03:43 C'est quelque chose de formidable en 2014.
03:46 Évidemment, de la tristesse, mais aussi avec la sensation d'avoir réussi la Coupe du Monde avec une équipe où il y avait beaucoup de jeunes joueurs.
03:59 Et où on avait fait des matchs de poules très intéressants contre le Honduras, contre la Suisse.
04:07 Un huitième de finale réussi également contre le Nigeria.
04:10 C'était très important et surtout contre les Allemands qui étaient champions du monde en titre.
04:20 Et qui nous avaient battus en quart de finale aux championnats du monde en 2014.
04:25 Et là, le fait de les rejouer, de les battre, même si on avait eu une demi-heure difficile en première mi-temps.
04:32 On avait résisté, on n'avait pas pris de but.
04:36 Hugo avait fait ce qu'il fallait et toute l'équipe pour ne pas encaisser.
04:41 Et puis, à l'arrivée, on gagne par deux buts d'écart.
04:44 On est le lendemain de la finale, donc évidemment, il y a beaucoup de déceptions.
04:51 On a l'impression d'être passé à côté de quelque chose d'énorme.
04:55 Malgré tout, il faut rester digne.
04:59 Le président de la République de l'époque, François Hollande, avait souhaité nous recevoir.
05:05 Et je me souviens qu'il nous avait dit, à quelques mots près,
05:11 "Vous n'avez pas gagné la finale, mais vous avez gagné le cœur des Français".
05:19 Sous des apparences, sa coupe de cheveux, Paul...
05:25 On a l'impression qu'on ne peut pas lui parler, mais ce n'est pas du tout ça.
05:30 C'est également un affectif.
05:32 Il m'arrive quelques fois de discuter avec lui et de mettre l'accent sur un point important.
05:39 Ça avait été le cas la veille de ce match-là.
05:43 Paul, c'est quelqu'un qui écoute, qui enregistre bien et qui est capable, après, de mettre en application.
05:51 On sent des joueurs très proches les uns des autres, évidemment très satisfaits de la qualification.
06:01 Un groupe qui s'est renouvelé par rapport à l'Euro.
06:05 On est qualifiés surtout en ayant gagné sur les dix matchs sept.
06:09 On a fait deux nuls et une défaite en Suède à la dernière minute.
06:13 C'est la première fois que, pour une qualification à la Coupe du Monde, la France gagne autant de matchs.
06:19 C'est un peu historique de ce point de vue-là.
06:22 Le fait de se qualifier directement, c'est évidemment une satisfaction.
06:27 [Musique]
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