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  • il y a 2 ans
Sylvain Ripoll a pris la tête des Espoirs il y a tout juste un an, en mai 2017. Il dresse aujourd'hui le bilan de sa première année avec les Bleuets, actuellement en course pour atteindre la phase finale de l'Euro 2019.

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Transcription
00:00J'ai dû être nommé mi-mai à peu près, mi-mai de l'année dernière, et puis il y a eu un premier
00:14rassemblement qui était au mois de juin avec deux rencontres amicales contre l'Albanie et
00:19le Cameroun. Ça a plutôt bien démarré avec peu de temps pour installer un projet de jeu,
00:26un projet de vie, de groupe. Le début de l'aventure a commencé effectivement avec ces
00:30deux matchs amicaux du mois de juin. D'abord, d'avoir envie de se mettre au service de l'équipe
00:37de France Espoir. Ça, c'est la première des choses, sachant que l'équipe leur rend bien
00:42quand ça se passe bien. J'ai envie de trouver un groupe, des joueurs qui viennent là pour
00:50partager quelque chose ensemble et puis pour apporter à l'équipe de France.
00:57C'est assez simple. On a joué sept matchs. On a eu le bonheur de gagner ces sept matchs-là.
01:03Donc forcément, on s'est donné de l'avance dans ce groupe-là. C'est peut-être banal,
01:06mais le sport de haut niveau regorge d'exemples de groupes ou de personnes qui pensaient être
01:13arrivés à leur objectif premier. Le premier objectif d'Espoir, c'est d'abord de se qualifier.
01:20Il y en aura d'autres par la suite. Mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas loin qu'on y est.
01:24Il convient de rester bien concentré et d'assurer cette qualification le plus vite possible.
01:36J'ai trouvé, notamment sur les premiers matchs, que l'on rentrait dans les rencontres de façon
01:46relativement tranquille, en attendant que les choses se passent bien ou en espérant que les
01:52choses se passent bien. On s'est retrouvé mené assez souvent sur les premiers matchs. Je pense
01:56à la rencontre contre le Luxembourg, contre le Monténégro. Ce sont des matchs qui n'ont pas
02:01été aboutis parce qu'il y a eu deux parties dans le même match. La première partie où on a subi
02:05un peu les événements et la deuxième où on n'avait pas le choix que de se mettre en route
02:10beaucoup plus vite et de montrer tout ce qu'on était capable de faire. L'équipe,
02:18sous la tête du groupe, c'est forcément une satisfaction. J'ai vu les joueurs avoir du
02:23plaisir à se retrouver, à partager des moments ensemble. La sélection, c'est hyper complémentaire
02:30avec la vie de club. A aucun moment il ne faut les opposer. Pour eux, ça peut être un moment
02:37d'oxygène par rapport au quotidien, par rapport à retrouver des gens de leur génération. Ils ont
02:44une belle opportunité de marquer de leur empreinte l'histoire des espoirs. Il ne faut
02:49jamais laisser passer aux autres le soin de le faire. Il reste beaucoup de choses à améliorer,
02:57beaucoup de choses. Il faut que ce groupe-là apprenne à travailler ensemble. Il faut qu'ils
03:02progressent. Il faut qu'on progresse ensemble dans tous les aspects de notre jeu collectif,
03:07sur la structure défensive, sur les complémentarités dans notre jeu d'attaque et la
03:14capacité à mettre à mal l'adversaire. Je préfère que les choses se fassent progressivement plutôt
03:21que d'avoir des écarts entre le positif et le négatif. Je préfère qu'on avance progressivement.
03:30Maintenant, on a une dynamique à entretenir. On a une dynamique de résultats d'abord,
03:39parce que c'est vrai que pour l'instant, c'est bien de s'habituer à gagner. C'est les bonnes
03:45habitudes à prendre. Mais après, c'est aussi entretenir une dynamique de comportement,
03:49de vide-groupe. C'est aussi les attentes qu'il va y avoir sur ces deux matchs,
03:53qui sont des matchs assez solides. La Suisse et l'Italie sont deux nations qui apparaissent
04:02comme des nations fortes. C'est important aussi de se confronter à des équipes comme ça,
04:06même sur des matchs amicaux.
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