00:00On a été en notre objectif de se qualifier directement.
00:03C'est mieux d'avoir deux matchs amicaux que des matchs de barrage au mois de novembre.
00:08On a connu ça avant la Coupe du Monde au Brésil,
00:12donc c'est les deux derniers matchs de l'année civile.
00:15Le prochain rassemblement, il est très loin, ce sera en mars.
00:19On est un peu entre les deux, c'est pour ça que le fait d'avoir deux adversaires de qualité
00:25avec le pays de Galles et l'Allemagne en Allemagne, c'est important
00:29parce que les matchs amicaux, ça ne remplace pas les matchs de compétition.
00:33Donc d'avoir deux adversaires de qualité, c'est important.
00:37C'est encore le moment de pouvoir donner du temps de jeu au maximum de joueurs.
00:46Après, on basculera plus au mois de mars dans la ligne droite, comme on dit.
00:52Mais c'est des matchs internationaux, donc qu'ils soient amicaux ou qualificatifs,
00:58il y a toujours cette exigence de résultat pour moi et mon staff,
01:05d'avoir encore un peu plus d'informations à titre individuel et collectif
01:10par rapport à la décision finale pour la liste pour la Coupe du Monde.
01:18C'est une période qui est chargée pour eux, parce qu'ils sont dans leur championnat.
01:25Les matchs de ligue des champions, il y en aura aussi après, avec des calendriers très surchargés.
01:33On est pas mal touchés, il y a beaucoup de joueurs qui sont blessés actuellement.
01:38Même si en étant positif, je préfère qu'il le soit maintenant plutôt qu'au mois d'avril et mai.
01:44Mais c'est le dernier rendez-vous de l'année, on sort d'une qualification qui a été difficile,
01:49mais une belle qualification, où on finit premier du groupe avec 4 points d'avance.
01:55Donc, maintenir ces exigences-là, quand on est une équipe de France,
02:01on n'a pas beaucoup de rassemblements, c'est toujours un privilège et un honneur.
02:06Et de tout faire, collectivement, au niveau de l'état d'esprit, bien évidemment.
02:11Mais après, à titre individuel, pour chaque joueur, par rapport à autant de jeux qu'ils auront,
02:17d'en tirer profit, de donner le meilleur d'eux-mêmes.
02:20Il y a une concurrence qui est très importante, des joueurs qui sont là.
02:25Les 24 qui sont là, tout le monde les connaît.
02:27Il y en a d'autres qui pourraient y être ou qui ne sont pas, parce qu'ils ne sont pas disponibles ou blessés.
02:32Donc, continuer notre marche en avance sans la pression, même si je n'aime pas ce mot-là.
02:39Mais quand on a des matches de qualif, c'est des points, c'est des résultats, c'est un classement.
02:45L'objectif a été à terre, mais ce n'est pas prendre ces matchs avec trop de relâchement.
02:51Il n'y a pas cette exigence de résultat, mais les exigences sont là pour être performants et gagner nos matchs.
03:01Quand on se retrouve le lundi, il y en a qui ont joué le vendredi, d'autres le samedi.
03:05Il y en a pas mal qui avaient joué le dimanche, donc le début de semaine.
03:10Le lundi, le mardi, c'est des séances plus de récupération,
03:14sauf pour ceux qui n'ont pas joué le week-end ou peu joué.
03:18On a le match vendredi, il n'y a qu'aujourd'hui, mercredi, où on peut faire une séance collective un peu plus intense.
03:26Mais on est à J-2 aussi, et demain, on éveille deux matchs.
03:31Les deux premiers jours restent plus sur l'aspect général.
03:35Évidemment, pour ceux qui ont quelques petits bobos, pas prendre de risques non plus.
03:42Là, on va basculer sur la préparation spécifique de ce premier match, sur l'animation, travail offensif, défensif et l'expression collective.
03:57Évidemment, il y a la partie active à travers l'entraînement, mais il y a la récupération, les soins.
04:05On est dans de très bonnes conditions ici pour leur permettre de bien récupérer.
04:11Puis après, oui, des discussions collectives et des entretiens individuels, pas toujours formalisés.
04:20Que ce soit dans la vie ici au château, avant l'entraînement, après l'entraînement, c'est une relation humaine aussi avec chacun d'entre eux.
04:30Je peux passer un peu plus de temps avec certains que d'autres, ce n'est jamais le même à chaque stage.
04:35Il y en a 24, mais chaque joueur est important pour moi et chacun a un rôle par rapport au collectif.
04:46Je ne les ai pas tout le temps, je ne les aurai pas pendant pratiquement cinq mois après, même si je maintiens le contact.
04:54Rien ne replace le fait d'être là physiquement, de les avoir en face de moi, de pouvoir échanger, discuter sur ce qui va, ce qui ne va pas,
05:04ce que j'attends d'eux, pour ceux qui sont déjà venus par rapport à ce qui s'est passé les derniers stages,
05:11et se projeter surtout sur ce qui nous attend.
05:14C'est essentiel, oui, c'est une très grande partie de cette relation joueur-sélectionneur, bien évidemment.
05:24Un club est quotidienne, on a eu ces trois rassemblements fin août, septembre, octobre et celui-là,
05:34après il y a une longue pause, trop longue certainement, mais bon, il est là, il faut s'adapter.
05:40Oui, c'est un relationnel, de mettre tous les joueurs dans les meilleures conditions, d'être à leur écoute et dire les choses quand ça ne va pas aussi.
05:51Je ne fais pas que des choses agréables, les encourager quand il y a besoin, les féliciter quand ils font de bonnes choses aussi.
05:59Toujours, bien évidemment, par rapport à un collectif et un groupe, parce que le groupe sera toujours au-dessus de tout pour moi.
06:11La première fois, tout le monde l'a connu, c'est toujours un moment particulier.
06:16C'est deux joueurs différents, parce qu'il y en a un, Benjamin, qui n'a que 21 ans, mais qui est très performant avec son club à Stuttgart.
06:28Il a fait de très bons matchs avec les Esports aussi, qui est l'antichambre un petit peu.
06:32Il y a une passerelle importante entre les Esports avec Sylvain Ripolle et l'EA avec moi et mon staff.
06:37Il découvre, il est évidemment ravi, comme tout le monde, d'être là, à lui de profiter, mais ça ne doit jamais être une finalité d'être ici.
06:50C'est un premier pas et faire en sorte d'y revenir le plus souvent possible.
06:55Steven Enzonzi n'est pas jeune en âge, mais il a vécu une expérience en club avec des matchs de haut niveau en Ligue des Champions.
07:06Il a eu un parcours un peu atypique. C'est quelqu'un qu'on supervise et qu'on voit régulièrement depuis pas mal de temps.
07:16C'est une zone de jeu au milieu de terrain où il y a beaucoup de monde. C'est lié, il le sait, par rapport à l'absence d'autres joueurs.
07:26Il est là, j'aurais pu en choisir d'autres aussi. Il est très heureux d'être là et de se fondre dans ce collectif avec un amalgame de générations,
07:39avec des joueurs plus expérimentés qui ont vécu, c'est indispensable au niveau international, et des jeunes qui ont moins d'expérience mais qui ont beaucoup d'enthousiasme.
07:51Il y a besoin un peu des deux. Le mélange des deux doit nous permettre d'être performants.
08:00C'est un adversaire qui a fait un euro fantastique. Ils ont éliminé la Belgique, qui était un des prétendants au titre.
08:08En quart de finale, ça a coincé en demi-finale face au Portugais. Ils sortent d'un très bel euro. Ils ont eu des phases de qualification compliquées, comme pratiquement tout le monde.
08:23C'est désolant pour eux, c'est triste. Ils perdent un seul match lors des matches de qualification. C'est le dernier face à l'air.
08:31Pas vraiment mérité sur le match. Cette défaite les élimine de la Côte du Monde. Ils finissent troisième. C'est certainement très dur pour eux.
08:42C'est un entraîneur qui est là depuis 2012, comme moi, qui s'appuie sur une ossature de joueurs importantes. Il y a une quinzaine de joueurs qui sont là depuis pas mal de temps.
08:54C'est un joueur qui a l'habitude d'évoluer, surtout dans le championnat britannique. Gareth Bale, c'est un peu la tête de gondole. Il ne sera pas là parce qu'il est blessé.
09:04Mais il y a d'autres joueurs importants, comme Ramsey, Williams, le capitaine et joueur d'Everton. Il y a une grande majorité de joueurs qui ont plus de 50 sélections.
09:19Ils sont là depuis un moment. Ils sont habitués aux joutes internationales. C'est une équipe britannique, mais qui n'a pas un jeu anglo-saxon.
09:30C'est une équipe qui cherche à jouer. Ce n'est pas de longs ballons. Dans le duel, kick and rush, c'est une équipe qui arrive à bien jouer.
09:42C'est une équipe qui est 14e au classement FIFA. C'est un adversaire de qualité.
09:49Ils sont plutôt au vert qu'au rouge ou orange. L'objectif a été atteint. On reste sur demi-temps, que ce soit en Bulgarie ou contre la Biélorussie au Stade de France.
10:07On n'a pas assez maîtrisé. On a eu beaucoup de déchets, peut-être un peu d'appréhension ou de fébrilité liées à l'exigence du résultat et de se qualifier.
10:20Il y a beaucoup de joueurs qui sont jeunes et qui n'ont pas d'expérience internationale. Ça passe par là, mais je préfère retenir le positif.
10:29On a atteint notre objectif dans un groupe où tout le monde était unanime au tirage en disant que ça allait être dense, même si on devait se qualifier.
10:38On l'a fait. Les petits ont donné du fil à retordre à tout le monde. Dans notre groupe, on a le meilleur des derniers, la Biélorussie, qui a pris 5 points et qui a encaissé seulement 21 buts.
10:53Tous les derniers des autres groupes, la plupart ont zéro point et ils ont 50 buts encaissés. Même le Luxembourg, qui nous a pris un point à Toulouse,
11:08eux aussi ont pris une claque contre la Suède et ont eu 8 buts, mais ils n'ont encaissé que 24. Ça veut dire qu'en 9 matchs, ils n'ont pris que 16 buts.
11:21Le niveau international, tout le monde travaille. Les petites équipes, il n'y en a plus beaucoup. Ce sont des matchs difficiles.
11:31Évidemment, on a une marge de progression. J'ai la chance d'avoir des joueurs de qualité. C'est pour ça qu'on s'est qualifiés directement.
11:41On n'a pas été épargnés, mais je ne vais pas prendre ça comme excuse. On a eu beaucoup de blessés en même temps, des joueurs importants.
11:50Évidemment, ça n'aide pas à avoir des automatismes et travailler sur les matchs parce que les entraînements, c'est une chose et on en a peu.
11:59C'est surtout dans l'adversité et dans les matchs où les joueurs apprennent le plus.
12:06Tout va bien. Ça peut être toujours mieux. Même quand ça va bien, ça peut toujours aller mieux. Quand ça va très bien, on peut toujours faire mieux.
12:15Aujourd'hui, l'équipe de France est tête de série pour la Coupe du Monde. C'est quand même notre mérite parce qu'on a gagné nos matchs.
12:24Si les autres n'ont pas gagné, ce n'est pas notre problème. L'équipe de France a retrouvé sa place sur la scène européenne et mondiale.
12:32Il y a du respect de la part de nos adversaires. Il y a des nations qui sont en avance sur nous de par les joueurs qu'ils ont, le vécu, l'habitude de jouer des grandes compétitions,
12:46d'arriver dans le dernier carré, voire en finale de ces grandes compétitions. Je prendrais pour exemple l'Allemagne, le Brésil, l'Espagne.
12:58Mais après, le révélateur d'un niveau, si on veut le comparer, c'est la compétition. Ça sera durant la compétition.
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