00:00 Quel est le point commun entre Renault, EDF ou Aéroports de Paris ?
00:03 Ils ont tous l'État français comme actionnaire.
00:06 Est-ce que c'est un pari gagnant ?
00:07 Eh bien, ça dépend des critères.
00:08 Voilà pourquoi.
00:09 L'État possède des participations financières dans de nombreuses entreprises françaises
00:13 au travers de l'Agence des participations de l'État,
00:16 la Caisse des dépôts et BPI France.
00:18 En fonction du nombre de parts détenues, l'État peut être actionnaire exclusif.
00:22 C'est le cas pour EDF, la SNCF et la RATP.
00:25 Il peut aussi être actionnaire majoritaire comme pour Aéroports de Paris ou Naval Group.
00:29 Ou encore actionnaire minoritaire.
00:31 C'est le cas pour Renault, Air France KLM, Airbus ou encore Orange.
00:36 Lorsqu'on additionne l'ensemble des participations de l'État
00:39 détenues par l'Agence des participations de l'État, la Caisse des dépôts et BPI France,
00:43 on dépasse les 100 milliards d'euros.
00:45 C'est énorme !
00:46 Et qu'en est-il des performances ?
00:48 Ce qu'il faut comprendre, c'est que l'État n'est pas un actionnaire comme les autres.
00:51 À la fois stratège, client, régulateur et porteur de politique publique,
00:56 il doit répondre à plein d'objectifs, parfois contradictoires.
01:00 Et en 2017, la Cour des comptes a rédigé un rapport assez piquant
01:03 pour épingler les performances financières médiocres des entreprises
01:06 dont l'État était actionnaire entre 2010 et 2016.
01:08 Mais elle reconnaît que l'État reste un investisseur indispensable
01:12 dans certains secteurs stratégiques comme la défense ou l'aéronautique.
01:15 Et parfois, intérêts publics et performances peuvent aller deux paires.
01:18 Entre janvier et avril 2024, les participations publiques cotées ont fait mieux que la moyenne,
01:23 portées notamment par Renault, Airbus et Thalès.
01:26 [Musique]
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