00:00 - Bonjour Pascal. - Bonjour. Comme vous le savez, CNews est la première chaîne info durant le mois de mai et ça fait parler
00:06 manifestement, notamment dans la presse qui montre CNews
00:10 du doigt parfois. En clair, nous sommes le diable et ses procureurs accusent CNews et leurs
00:17 téléspectateurs d'ailleurs, et les téléspectateurs d'être racistes, xénophobes, misogynes, complotistes, climato-sceptiques, etc.
00:24 C'est vrai que mes confrères me font parfois pitié, je peux pas vous dire autre chose, ils me font de la peine parce que
00:32 tout ça n'est pas étayé d'ailleurs, il n'y a jamais
00:35 un seul
00:37 exemple, ils éructent l'anathème, il n'y a jamais un exemple. Et puis ce qui est absolument fascinant, mais fascinant,
00:43 c'est que tous ceux qui sont cités le sont
00:46 de manière anonyme. C'est-à-dire qu'on écrit des papiers dans la presse française où tout le monde demande
00:53 l'anonymat. Alors je sais bien
00:55 que
00:57 la lettre anonyme est un des grands classiques de la délation en France, mais
01:01 comment peut-on faire des papiers à charge uniquement avec des gens qui disent "attention ne me citez pas
01:07 sous anonymat", etc. et dire des choses absolument horribles.
01:11 La vérité,
01:13 elle est assez simple d'ailleurs, c'est la phrase qu'on dit chaque matin et qu'on cite chaque matin, "il faut toujours dire ce que l'on voit et
01:19 surtout il faut toujours ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit". C'est une phrase de Charles Péguy qui résume le métier de
01:25 journaliste. C'est ce que vous faites, c'est ce que nous tentons de faire avec parfois pourquoi pas
01:29 des erreurs, mais notre métier c'est témoigner, informer, comprendre, décrypter, analyser, sans idéologie,
01:35 sans préjugés, le plus vierge possible, sans militantisme bien sûr. - On en parle tout à l'heure à 11h avec les militants d'Europe 1.
01:43 - J'ai cru que j'étais un peu long, sans doute.
01:45 Mais c'est vrai que c'est
01:48 terrible parce qu'il n'y a personne n'est dû.
01:50 - Dans les téléspectateurs. - C'est à 11h.
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