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  • il y a 2 ans
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00 Bonsoir, bonsoir à tous. Merci d'être avec nous dans le Meilleur de l'Info.
00:03 On va continuer à regarder ce qui se passe dans les rues de Paris.
00:05 Comme hier soir, où il y avait 4000 manifestants,
00:08 comme avant hier soir, il y avait 10 000 manifestants,
00:10 ce soir, ils sont environ un millier dans le quartier de Saint-Augustin.
00:15 En tout cas, le départ de la manifestation était dans le quartier de Saint-Augustin.
00:18 Vous voyez que les policiers, les CRS sont en place à présent.
00:21 Quelques manifestants, beaucoup de drapeaux palestiniens, évidemment.
00:24 Des cris, il me semble qu'on n'est pas très loin, comme hier, de l'Opéra, me semble-t-il.
00:35 Je crois reconnaître, en tout cas, on va vous donner d'autres détails dans un instant,
00:39 sur le plateau ce soir, Caroline Lignadon, députée Renaissance Paris,
00:41 secrétaire du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée.
00:44 Bonsoir, Arnaud Clarsel. Bonsoir, avocat, écrivain.
00:48 Yoann Mousaï est resté avec nous.
00:50 Je vous le disais aussi tout à l'heure, le niveau de sécurité
00:52 pour sécuriser les lieux de culte, de prière juive et les écoles
00:56 va être renforcé à partir de demain. On vous donnera des détails tout à l'heure.
01:00 Mais on va commencer par se concentrer sur ces images
01:03 qui commencent à être habituelles depuis trois soirs de suite. Caroline Lignadon.
01:08 Oui, c'est habituel. Ça commence à devenir habituel.
01:13 Mais on ne s'y habitue pas, en fait. On ne s'y habitue pas
01:17 parce que ces manifestations, qui sont en fait des manifestations de haine,
01:21 ce n'est pas des manifestations de soutien au peuple palestinien.
01:24 Si c'était des manifestations de soutien au peuple palestinien,
01:27 alors ils manifesteraient contre le Hamas,
01:30 contre la volonté du Hamas d'éradiquer un État qui est l'État d'Israël.
01:35 Ils manifesteraient pour prôner la libération des otages.
01:40 En fait, ils manifestent leur haine d'Israël en employant la rhétorique,
01:44 en employant le narratif du Hamas, qui est emprunté aussi à l'AFI,
01:50 qui surfe sur cette haine et qui n'a comme désir que de favoriser le chaos.
01:56 André Klarsfeld. On ne s'habitue pas à ces images.
02:00 Et ces manifestants, vous l'avez entendu pour Caroline Lignadon,
02:03 des manifestants pro-Hamas.
02:06 Moi, je m'habitue, puisqu'il y a une proportion d'extrême gauche
02:09 qui est relativement importante en France.
02:12 Il y a des islamistes, il y a des gens de bonne foi qui sont dévoyés.
02:15 Donc, c'est logique qu'il y ait des manifestations.
02:19 Maintenant, il manque de logique eux-mêmes,
02:21 puisqu'il suffirait de demander que le Hamas se rende
02:25 et que les otages soient libérés pour que la guerre cesse.
02:29 Ce n'est pas une guerre d'extermination, c'est une guerre qui est légitime
02:33 pour un État de se débarrasser d'une menace qui est une menace réelle,
02:37 qui a été témoignée lors du massacre du 7 octobre
02:41 et qui risque de se perpétuer à nouveau.
02:45 – Si vous regardez bien les images, je vous donne tout de suite la parole, Yoann.
02:48 Il y a les manifestations, le cortège est coupé en deux,
02:51 ou en tout cas les CRS, les policiers semblent être entre deux cortèges
02:56 qui semblent s'être rejoints, puisque vous avez cette première partie là
03:01 que vous voyez en image, et puis de l'autre côté de la rue,
03:04 un autre cordon de CRS qui semble empêcher le manifestant d'avancer.
03:10 – Je rejoins tout à fait ce que vient de dire Arnaud Klarsfeld.
03:13 Je suis tout à fait d'accord avec vous.
03:15 S'il y avait une logique, effectivement,
03:18 ils agiraient de la manière que vous venez de décrire.
03:21 Mais il n'y a pas de logique, parce qu'il est évident
03:23 qu'une partie assez importante, me semble-t-il, de ces manifestants,
03:29 une partie est antisémite, vous l'avez dit, c'est la réalité.
03:33 Il y a beaucoup d'antisémitisme dans ces manifestations,
03:36 donc quand on est antisémite, on n'a pas de logique,
03:37 on est simplement dans la haine de l'autre,
03:39 et en l'occurrence dans la haine du juif.
03:41 Et la France Insoumise surfe sur cet antisémitisme-là, c'est une évidence.
03:46 – On va parler de LFI, un peu le coup d'éclat permanent,
03:50 l'assidération dans l'hémicycle.
03:51 Hier, on va revenir là-dessus avec ce drapeau palestinien
03:54 qui était sans doute brandi pour les réseaux sociaux, pour le buzz.
03:59 En réalité, Caroline Yaddan, vous étiez là, le goût de la provoque.
04:04 Je crois que LFI aujourd'hui a à la fois la maîtrise des chaînes d'information
04:09 et des réseaux sociaux, et le combo des deux est redoutablement efficace
04:15 pour le message qu'ils ont envie de faire passer.
04:19 – Oui, mais en fait, tout ça représente une aubaine pour LFI,
04:21 c'est-à-dire que la vacuité de leur programme pour les élections européennes
04:25 leur fait préférer le buzz médiatique,
04:28 parce qu'en fait, leur programme c'est du néant, leur bilan c'est du néant,
04:33 leur candidate est mauvaise, et ils sont absolument nullissimes.
04:36 Et donc, ils ont trouvé une stratégie qui est ce buzz-là
04:39 et qui surfe sur les drames humains de Gaza.
04:44 Mais je pense que, voilà, cette volonté de chaos, de bordélisation,
04:51 d'aller au-delà de toutes les règles, d'enfreindre l'institution
04:56 que représente l'Assemblée, en fait, tout ça va au-delà
05:02 de ce qu'il nous faut, à mon sens, se retenir aussi.
05:06 Alors, on connaît cette haine obsessionnelle qui criminalise Israël,
05:11 qui le nazifie pour pouvoir mieux l'indiquer comme "Etat paria",
05:16 mais au-delà de ça, je pense qu'il est intéressant de se rendre compte
05:20 et de prendre conscience des soutiens, en fait, de LFI.
05:24 Qui soutient aujourd'hui LFI ?
05:26 Eh bien, quand on regarde, ne serait-ce qu'aujourd'hui,
05:28 les nouveaux soutiens entre hier et aujourd'hui,
05:31 lorsqu'ils vont danser Ket Valmi pour faire une sorte de festival improvisé
05:38 pour se plaindre du génocide,
05:41 et qu'on voit que Ket Valmi les rejoint Tahabouaf,
05:47 je rappelle que Tahabouaf, c'est un candidat qui était candidat à LFI 2017,
05:52 qui a été condamné pour injure raciale, quand même,
05:55 pour avoir traité la policière Linda Khabab d'Arabes de service.
06:00 Tahabouaf, c'est celui qui fait des quenelles de Dieu Donné,
06:04 c'est celui qui a soutenu Baraka Siti,
06:06 qui a été dissoute parce que proche des frères musulmans,
06:09 qui était une ONG très clairement islamiste.
06:13 C'est lui, Tahabouaf, par exemple, qui avait dit à Benoît Hamon,
06:19 lorsqu'il avait pris la défense de Kévin Calcrote,
06:21 "Sacré Benoît, c'est bientôt le dîner du crif,
06:24 t'as pas envie d'être privé de petits fours",
06:27 qui avouait à la disparition les couilleux de Charlie Hebdo.
06:30 Donc Tahabouaf, mais aussi Ouria Boutelja,
06:33 aujourd'hui Ouria Boutelja, qui porte l'antisémitisme en bandoulière
06:36 depuis tant d'années, qui est porte-parole du pire des partis d'un Dieu de la République.
06:41 – Je vous remonte le tweet de M. Delogu hier, qui a brandi ce drapeau,
06:45 qui était très fier de lui, qui a été félicité par Jean-Luc Mélenchon,
06:48 peut-être on peut le voir, surtout la photo,
06:51 parce qu'il a été place de la République,
06:53 "Bisous à Yael Broun-Pivet", ça veut dire, c'est un bras d'honneur en réalité.
06:58 – Moi je crois qu'ils ont une stratégie qui est aussi une stratégie logique,
07:03 ils s'adressent à une partie des banlieues, ils s'adressent aux islamistes,
07:07 ils s'adressent aux gens qui détestent les États-Unis,
07:10 le monde occidental et le capitalisme, ça fait quand même du monde,
07:15 et ils pensent qu'en essayant de fédérer la gauche sur son extrême gauche,
07:21 ils peuvent arriver au second tour si le centre s'écroule.
07:25 Donc c'est une stratégie qui est une stratégie logique,
07:27 et le seul candidat qui a du bas goût à gauche,
07:32 qui a du talent quand il s'exprime, qui est antisémite selon moi,
07:36 mais il faut reconnaître ses qualités, c'est Jean-Luc Mélenchon,
07:40 et il veut être au second tour des élections présidentielles.
07:43 – Bon, avant de vous donner la parole,
07:44 juste ce qui s'est passé à la place de la République,
07:45 parce que ça a été fêté, c'était une victoire,
07:47 ce qui s'est passé hier dans l'hémicycle,
07:49 et le relais médiatique sur les réseaux, sur les chaînes d'info,
07:51 ça a été une victoire, ça a été fêté, regardez.
07:57 [Musique]
08:23 – Voilà.
08:24 – Mais ils sont heureux, ils se délectent,
08:26 parce que ce qui se passe en ce moment dans la bande de Gaza,
08:28 les sert électoralement, ils ne pensent qu'à leur petit intérêt,
08:31 et de la même manière que Rima Hassan,
08:33 il y a deux jours, se pavanait dans les rues de Paris
08:35 lors de cette première mobilisation, elle riait aux éclats,
08:38 elle était tout sourire, galvanisée par sa nouvelle popularité,
08:41 donc je vous dis effectivement qu'ils sont heureux
08:43 de ce qui se passe en ce moment, parce que ça les sert,
08:45 mais néanmoins, vous avez raison de dire qu'ils s'adressent
08:48 à un électorat, l'électorat des musulmans les plus radicalisés,
08:51 les islamistes, mais nous n'en serions évidemment pas là,
08:55 et nous n'aurions pas à parler de tout ça
08:57 s'il n'y avait pas autant d'islamistes dans notre pays.
08:59 Et quel gouvernement a vraiment pris des mesures importantes,
09:03 radicales pour lutter contre l'islamisme ?
09:05 Absolument aucun, pas même celui qui est aujourd'hui au pouvoir.
09:08 – Manon Aubry était place de la République, elle a pris la parole.
09:11 – Non, non, la loi du 24 août 2021, c'est la seule loi aujourd'hui existante
09:17 qui lutte réellement contre l'islamisme politique,
09:21 c'est la loi séparatisme, comme voilà,
09:24 et c'est vraiment une loi qui a permis la fermeture de mosquées,
09:27 qui a permis l'exclusion de nombre d'islamistes en France,
09:32 c'est une loi qui permet à des associations de ne plus pouvoir exister
09:35 et d'être dissoutes, donc c'est une loi qui réellement,
09:39 après les choses en main, ça ne veut pas dire qu'aujourd'hui,
09:42 il ne faut pas aller plus loin, mais ça veut dire qu'en tout état de cause,
09:44 il y a une loi qui a été effectivement votée et c'était en 2021.
09:48 – Est-ce que nous contrôlons aujourd'hui davantage
09:50 ceux qui entrent sur notre territoire, oui ou non ?
09:53 – La réponse est évidemment non.
09:55 – Il ne vous aura pas échappé, alors vous parliez d'islamisme,
09:58 donc je vous dis qu'il y a une loi, mais il ne vous aura pas échappé quand même
10:00 qu'il y a une loi aussi, Immigration, qui a été votée il y a peu de temps
10:03 et c'est une loi qui est très innovante puisque ça permet de lever
10:07 les blocages qui existaient, ces blocages d'ordre public
10:09 qui permettaient de ne pas pouvoir expulser justement
10:12 un certain nombre de personnes à partir du moment aujourd'hui,
10:15 grâce à cette loi où on ne respecte pas les valeurs de la République
10:18 et où on est condamné, alors on doit pouvoir…
10:19 – On vide la mère à la petite cuillère, vous le savez très bien.
10:21 – On doit pouvoir être expulsé.
10:23 Non, non, mais comme vous dites, il n'y a pas de loi, je vous réponds
10:26 puisque je suis très factuelle et en l'occurrence je suis à l'Assemblée Nationale
10:29 et je sais parfaitement ce qu'on a voté.
10:30 – Toujours ces images en direct, je vous le rappelle.
10:32 Alors en fait on est près de la gare Saint-Lazare.
10:35 – Il n'y a pas grand monde quand même, il y a mille personnes.
10:38 – Un millier en tout cas, il y avait tout à l'heure au début de la manifestation
10:41 place Saint-Auguste, voilà.
10:43 – Pas loin de chez moi.
10:44 – Bon, Manon Aubry était place de la République hier, elle a pris la parole.
10:48 En fait le message de LFI est assez basique, il était simple.
10:52 Si vous voulez que ça s'arrête dans la guerre,
10:54 si vous voulez que ça s'arrête en Palestine, votez LFI, écoutez.
10:57 – Je suis à côté d'un grand homme au sens propre.
11:03 [Rires]
11:07 Et vous avez vu qu'ils essaient de faire taire les voix qui défendent la paix,
11:13 qui défendent le cessez-le-feu.
11:17 Ils ont voulu nous faire taire à l'Assemblée nationale,
11:20 au Parlement européen et dans la rue,
11:22 alors le 9 juin prochain on va faire un maximum de bruit !
11:27 [Applaudissements]
11:30 – Voilà, donc il n'y a plus qu'un seul message en fait pour ces élections européennes.
11:34 C'est Israël, c'est la guerre, c'est Gaza.
11:36 – Oui mais du côté de LFI, mais LFI ne représente pas les Français,
11:40 les Français ne sont pas ni Israéliens en général,
11:43 dans un conflit entre Israël et les Palestiniens,
11:46 les Français disent "on veut surtout ne rien avoir ni avec l'un ni avec l'autre".
11:51 Et là, malgré les morts qui sont là,
11:54 il y a quand même 15 000 civils qui ont été tués,
11:57 les Français continuent à soutenir majoritairement Israël.
12:00 Alors pourquoi ils continuent à soutenir majoritairement Israël ?
12:03 Parce qu'ils comprennent qu'Israël se bat contre l'islamisme,
12:07 qu'Israël est en première ligne,
12:10 et ce qui est arrivé là-bas est arrivé aussi chez nous,
12:14 lors du Bataclan, et risque d'arriver à nouveau.
12:18 Et ils comprennent que si Israël perd cette guerre,
12:21 si le Hamas n'est pas détruit militairement,
12:24 eh bien ça sera du baume au cœur à tous les islamistes en France,
12:28 et ça les galvanisera.
12:31 – C'est l'extrême gauche fascisante, l'extrême gauche de Jules Guedes,
12:37 l'extrême gauche qui a porté au pouvoir Mussolini,
12:39 c'est l'extrême gauche anti-dreyfusarde,
12:42 c'est l'extrême gauche en réalité de Staline,
12:46 donc c'est cette extrême gauche qui devrait effrayer
12:53 la quasi-intégralité des Français,
12:57 et c'est une extrême gauche qui est soutenue par le régime des mollins,
13:02 qui est soutenue, le Hamas se frotte les doigts avec une femme…
13:06 – Est-ce que les jeunes gens qui manifestent ce soir,
13:08 et ils manifestent à visage découvert, ils ne sont pas cagoulés,
13:12 ils ne sont pas en train d'affronter clairement les CRS,
13:15 ils sont simplement repoussés,
13:18 la manifestation a été autorisée à un endroit, je crois qu'elle l'était ce soir…
13:23 – La manifestation statique.
13:24 – Elle s'est déplacée, donc il y a eu une interruption de CRS,
13:27 est-ce que ces jeunes gens sont manipulés,
13:29 est-ce qu'ils sont sous l'influence des mollins ?
13:33 – Moi je pense que les réseaux sociaux jouent un énorme rôle,
13:36 c'est-à-dire que lorsqu'on a des algorithmes qui enferment dans une bulle,
13:39 et que lorsque toute la journée on vous montre des images d'horreur,
13:43 des images de bombardement, des images avec des commentaires
13:47 où on vous dit "c'est un génocide, c'est un apartheid, c'est un état colonisateur",
13:52 ça entre dans un système de pensée où on a l'impression,
13:57 et je pense qu'il y a énormément de manifestants
14:00 qui ont l'impression de manifester pour le bien, pour l'humanité,
14:04 pour le progrès, contre la colonisation etc.
14:09 sans même prendre conscience de ce qu'en fait cette bulle-là les manipule
14:18 et qui les empêche de prendre un minimum de hauteur
14:23 d'un point de vue de ce point de vue-là.
14:27 – Moi je pense qu'une grande partie de ces manifestants
14:29 savent parfaitement ce qu'ils font, ils savent parfaitement ce qu'ils disent,
14:33 et on commente ces images depuis maintenant des jours, des semaines etc.
14:38 Mais sans se poser la bonne question,
14:41 pourquoi l'extrême gauche est-elle aussi puissante aujourd'hui dans notre pays ?
14:44 Pourquoi est-elle aussi nuisible aujourd'hui dans notre pays ?
14:48 On a dit que la France Insoumise avait fait de l'électorat musulman radicalisé,
14:54 des islamistes leur cible électorale,
14:57 leur cible électorale, eh bien à un moment il faut peut-être se poser les bonnes questions.
15:01 – On va se rendre, Garcin Lazare, en direct,
15:05 retrouver l'un des correspondants de CNews
15:07 pour peut-être avoir des précisions sur ce qui s'est passé,
15:09 et ce qui se passe en ce moment.
15:10 – Eh bien écoutez, ici en plein cœur du 8ème arrondissement,
15:17 cette manifestation, démarrée aux alentours de 18h30,
15:21 place Saint-Augustin se poursuit, avec, il est vrai,
15:23 une situation un petit peu particulière,
15:25 où ces manifestants initialement voulaient rejoindre l'ambassade d'Israël
15:29 pour manifester devant cette ambassade,
15:32 le chemin leur a été barré par les forces de l'ordre,
15:34 résultat, à l'instant où je suis en train de vous parler,
15:37 une partie de ce cortège se retrouve bloquée devant la gare Saint-Lazare,
15:40 avec, vous le voyez sur ces images, de très nombreuses forces de l'ordre
15:43 présentes dans ce quartier du 8ème arrondissement,
15:46 et juste derrière ces cars de CRS qui clignotent au loin,
15:50 vous avez dans cette rue plus d'un millier de manifestants
15:54 nassés par les forces de l'ordre,
15:56 alors ces manifestants brandissent des drapeaux palestiniens,
15:59 demandent à la libération de Gaza et à un cessez-le-feu,
16:04 alors ces manifestants ont répondu à l'appel d'urgence palestine,
16:09 appel relayé par des députés de la France Insoumise,
16:12 j'entends par là plusieurs députés,
16:16 il y a également eu Rima Hassan, la candidate LFI aux élections européennes,
16:22 mais pour le moment, vous le voyez sur ces images, le calme revient,
16:26 pas d'échauffouré particulier à vous signaler,
16:30 si ce n'est une charge de certains manifestants contre les forces de l'ordre
16:33 qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes,
16:36 mais à l'heure à laquelle je vous parle,
16:37 tout est entré dans l'ordre et aucun débordement n'est à déplorer.
16:42 – Merci beaucoup, on reste avec vos images en direct,
16:46 je vais vous montrer une image qui vient de Rome,
16:48 peut-être que vous ne l'avez pas vue, la chambre des députés,
16:49 c'était hier, au moment où on brandissait le drapeau à l'Assemblée Nationale,
16:54 il y avait exactement la même scène à Rome,
16:56 la chambre des députés, plusieurs députés italiens du mouvement 5 étoiles,
17:00 vous le voyez, brandissent des drapeaux palestiniens et un drapeau de la paix,
17:03 on était dans un débat à la chambre sur le Proche-Orient et à la suite de cela,
17:07 il n'y a pas eu d'incident majeur d'Ila Dépesque que j'ai lu,
17:10 personne n'a traité de cochon ou de porc personne,
17:12 mais un mot quand même du mouvement 5 étoiles
17:15 qui réclame au gouvernement italien de reconnaître l'État palestinien
17:18 parce que c'est ça le fond,
17:20 de pousser, de faire pression sur le gouvernement,
17:25 le mouvement 5 étoiles, c'est assez difficile à définir,
17:28 je ne sais pas si vous connaissez,
17:29 mais c'est un parti un peu à Traptou,
17:32 qui est soi-disant au centre,
17:33 mais qui est en même temps anti-système, anti-européen et en même temps écolo.
17:38 Oui, c'est une sorte d'extrême gauche,
17:41 mais qui a réussi à fédérer un certain nombre d'autres forces politiques en Italie,
17:48 donc qui reprennent évidemment tous les poncifs de notre extrême gauche.
17:55 Je pense que les extrêmes gauches entre elles correspondent,
18:01 et donc ce n'est pas un hasard
18:03 si le drapeau a été abrandi au Parlement italien,
18:09 ce qu'on doit relever c'est qu'il n'y a pas eu de sanctions en fait,
18:13 c'est qu'ils font ce qu'ils veulent en Italie,
18:15 ce qui n'est quand même pas le cas de la France.
18:16 C'était un débat quand même sur…
18:19 Oui, mais en tout cas nous on a des règles en France
18:24 et on les fait respecter.
18:26 Une grande question qui agite le monde,
18:28 c'est la reconnaissance d'un État palestinien.
18:29 C'est le chapitre que je voulais qu'on ouvre.
18:32 D'abord qu'on écoute la justification du Premier ministre espagnol.
18:36 Selon lui, ça devrait permettre de remettre des gens
18:38 qui ne se parlent pas autour d'une table.
18:40 Alors on l'écoute et vous me dites ce que vous en pensez.
18:43 Il s'agit d'une décision historique avec un seul objectif,
18:49 aider les Israéliens et les Palestiniens à parvenir à la paix.
18:52 Comme je l'ai dit avant, le reconnaissement…
18:56 La reconnaissance de l'État de Palestine en tant qu'État
18:58 est une décision que nous ne prenons contre personne
19:00 et surtout pas contre Israël.
19:02 Un peuple ami, que nous respectons, que nous apprécions
19:05 et avec lequel nous voulons avoir les meilleures relations possibles.
19:10 De plus, cette décision reflète notre rejet catégorique du Hamas,
19:14 qui s'oppose à la solution des deux États.
19:16 … qui est en contre de la solution des deux États.
19:20 On ne reconnaît pas le Hamas, le mot terrorisme n'est pas prononcé.
19:23 On a des amis israéliens, mais en revanche, pour le bien de tous,
19:27 il faut reconnaître l'État palestinien.
19:29 C'est une justification ? Je vous laisse commenter.
19:31 Ce n'est pas étonnant qu'ils le réclament,
19:33 il y a trois quarts de la planète qui a reconnu l'État palestinien.
19:37 Mais il faut se demander quel État, quel État et quel régime.
19:41 Il y a le Gaza où c'est le Hamas qui est au pouvoir
19:46 et où il y a deux millions de Palestiniens et 130 Juifs qui sont dans les tunnels.
19:52 Il y a la Cisjordanie où il y a deux millions de Palestiniens environ
19:58 et où il y a 400 000 Juifs.
20:02 Et il y a aussi la Jordanie qui est un État dirigé par la famille Hashemite,
20:08 mais où il y a 70 % de Palestiniens
20:10 et qui représente 70 % de la Palestine mandataire.
20:15 Bon, mais il y a déjà une reconnaissance qui est une reconnaissance de facto.
20:20 La Palestine est membre de l'UNESCO,
20:24 la Palestine a un statut d'observateur à l'ONU.
20:30 Donc, mais en tous les cas, les Israéliens considéreront
20:33 qu'une reconnaissance de la part de la France ou de l'Allemagne,
20:37 c'est-à-dire des alliés qui sont des alliés très anciens,
20:41 constituerait, disons, une réaction hostile à Israël
20:46 et la France ne pourrait plus jouer de rôle dans les négociations de paix futures.
20:52 Donc, c'est pour ça que, à mon avis,
20:54 le quai d'Orsay doit presser l'exécutif de reconnaître l'État palestinien.
20:59 Mais je crois que l'exécutif et le président de la République
21:02 doivent freiner pour l'instant des quatre fers.
21:05 Et c'est pour ça qu'il a dit "quand ça apportera quelque chose".
21:08 C'est vrai que reconnaître l'État palestinien aujourd'hui,
21:11 à part faire plaisir à l'extrême gauche et au Hamas,
21:15 qui s'en trouverait renforcés, ça n'apporterait pas grand-chose.
21:18 Effectivement, ce qu'a répété aujourd'hui Gabriel Attal,
21:21 je propose de l'écouter et puis de parler de la position française.
21:24 Monsieur le Premier ministre, votre inaction confine à la complicité.
21:34 Quand les premiers ministres espagnols et canadiens
21:36 demandent l'application de l'ordonnance de la CIG
21:39 qui exige l'arrêt total de l'offensive israélienne
21:41 et la libération des otages, vous ne faites rien.
21:44 Quand le Canada cesse ses livraisons d'armes à Israël,
21:47 vous ne faites rien.
21:49 Quand la Norvège, l'Irlande et l'Espagne
21:51 reconnaissent l'État palestinien, vous ne faites rien.
21:54 Quand l'Irlande et l'Espagne demandent la suspension
21:56 de l'accord d'association Union européenne-Israël,
21:59 vous ne faites toujours rien.
22:01 Je ne comprends pas les termes que vous employez dans votre question.
22:05 Je ne comprends pas qu'on puisse parler d'inaction
22:07 quand la France, par la voix du président de la République,
22:10 a été l'un des premiers pays occidentaux à appeler à un cessez-le-feu.
22:14 Il a même été critiqué pour cela par certains à l'époque.
22:17 Je ne comprends pas qu'on appelle à l'inaction quand la France
22:19 est le pays qui a permis l'adoption par le Conseil de sécurité
22:22 des Nations unies d'une résolution appelant à un cessez-le-feu
22:26 alors même que beaucoup disaient qu'une telle résolution
22:29 adoptée par le Conseil de sécurité était impossible.
22:31 Le président de la République l'a dit hier.
22:33 La reconnaissance d'un État palestinien n'est pas un tabou,
22:37 mais elle doit être utile, utile au processus qui nous permet
22:40 de parvenir d'abord à un cessez-le-feu et à une solution politique.
22:43 Qu'est-ce qu'on reconnaît, Caroline ?
22:46 Qu'est-ce qu'on reconnaît ?
22:47 Quelles frontières ?
22:48 Quel gouvernement ?
22:49 Avec qui on parle ?
22:50 Déjà, dans le droit international et dans la charte de l'ONU,
22:53 on ne peut pas reconnaître un État qui est incapable
22:58 d'entretenir avec ses voisins des relations pacifiques.
23:03 En l'État, on a le Hamas qui non seulement ne reconnaît pas Israël,
23:09 mais qui prône de manière absolument claire, réitérée, sa destruction.
23:16 Donc, il n'est pas possible de reconnaître unilatéralement un État
23:22 sans mettre évidemment toutes les parties autour de la table,
23:25 avec des préalables.
23:27 Les préalables, c'est aussi, il faut quand même parler des otages,
23:31 la libération des otages.
23:33 Il faut aussi ces préalables-là,
23:36 que ça permette de parler, par exemple, d'éducation et de changement des esprits.
23:45 Si ce constat-là, le monde entier est capable de le faire,
23:48 mais il y a les trois quarts de la planète qui disent non,
23:50 on reconnaît quand même un État palestinien.
23:52 Donc, il y a autre chose en réalité.
23:54 Oui, mais il n'y a pas de conséquences directes.
23:57 Le problème, c'est que le Hamas est heureux de cette situation.
24:00 C'est-à-dire que c'est exactement ce que veut le Hamas.
24:03 Moi, je pense qu'il y a des acteurs comme l'Arabie saoudite,
24:06 comme les Émirats arabes unis,
24:08 comme pourquoi pas d'autres pays qui peuvent se joindre
24:11 et qui peuvent faire modifier les choses,
24:14 mais en profondeur.
24:16 Il n'y a certainement pas, en donnant aujourd'hui un blanc-seing au Hamas,
24:22 qui reste évidemment un mouvement terroriste et cruel.
24:26 Il y a une reconnaissance parce que l'ONU,
24:28 où les peuples de l'ONU sont hostiles en grande majorité à Israël,
24:33 il y a une résolution qui était passée à l'ONU
24:35 qui assimilait le sionisme au racisme.
24:40 Et s'il y avait une résolution disant qu'Israël est responsable
24:43 du réchauffement climatique, elle aurait toutes les chances de passer.
24:46 Parce qu'Israël représente, même s'il n'est pas vraiment,
24:51 mais pour beaucoup de peuples du Sud,
24:54 il représente le monde occidental,
24:56 il représente les États-Unis.
24:59 Et comme ils ne peuvent pas s'attaquer aux États-Unis,
25:01 parce qu'ils sont trop puissants,
25:02 ils s'attaquent à l'État d'Israël,
25:04 qui est pour l'instant encore puissant militairement,
25:08 mais qui est tout petit sur la carte.
25:10 Et ils se disent qu'ils peuvent le détruire.
25:13 Et c'est pour ça qu'ils portent tous leurs efforts
25:15 vers cet État juif au Moyen-Orient
25:17 qu'ils considèrent comme une souillure sur une terre d'Islam.
25:22 Pour certains, parce qu'il y a d'autres,
25:25 l'Égypte qui a pour l'instant intérêt à avoir la paix avec Israël,
25:28 la Jordanie aussi, l'Arabie saoudite.
25:32 Donc la situation évolue.
25:34 Mais ils n'ont pas fait évoluer les peuples.
25:37 Les gouvernants, beaucoup de gouvernants veulent la paix avec Israël,
25:41 mais ils n'ont pas fait évoluer leur peuple.
25:43 – Juste simplement ce soir,
25:44 on sent bien qu'il y a une volonté de petit pas de la France,
25:46 puisque l'Élysée, Yoann a indiqué qu'Emmanuel Macron
25:50 avait parlé à Mahmoud Abbas au téléphone,
25:53 c'est l'actuel président de l'autorité palestinienne,
25:55 d'abord pour lui présenter ses condoléances pour des victimes.
25:58 Et ce qu'il faut retenir, c'est que le président de la République
26:00 a rappelé le soutien de la France à une autorité palestinienne
26:02 réformée et renforcée, en capacité d'exercer ses responsabilités
26:06 sur l'ensemble des territoires palestiniens,
26:08 y compris dans la bande de Gaza, au bénéfice des Palestiniens.
26:11 Et Élysée ajoute, face au propagateur de haine
26:14 et au mouvement terroriste, il était d'autant plus urgent
26:16 de relancer les efforts de paix et de mettre fin
26:18 à l'ajournement systématique de la mise en œuvre de la solution
26:20 des deux États et de l'établissement d'un État palestinien.
26:23 Donc on sent bien qu'on est retenu de le faire,
26:26 mais on a envie de le faire.
26:27 Et avec qui ? Nous, on se retourne vers Mahmoud Abbas.
26:30 Oui, est-ce que Mahmoud Abbas est la bonne personne pour cela ?
26:34 Ce n'est pas certain, a priori.
26:35 Quand Emmanuel Macron dit qu'il faut une autorité palestinienne réformée,
26:40 qu'est-ce que ça veut dire ?
26:41 Ça veut dire que c'est avec ou sans Mahmoud Abbas que j'entends réformer ?
26:44 Je me dis que peut-être il serait utile que Mahmoud Abbas,
26:49 effectivement, ne fasse pas partie de ceux qui discutent d'un plan de paix.
26:54 Donc je vous le disais tout à l'heure,
26:55 renforcement des lieux de culte, des écoles, des lieux de prière.
26:58 On sera dans un instant avec Élie Corchia,
27:02 consistoire, qui est le président du consistoire,
27:07 dans un instant, juste après le rappel des titres,
27:10 parce qu'il est 21h32.
27:11 Adrien Fontenot.
27:13 Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
27:15 Lina, toujours portée disparue, sa mère lance un appel à l'aide poignant.
27:19 Huit mois après la disparition de sa fille,
27:20 Fanny Grohl espère toujours la revoir.
27:22 Elle demande à toute personne détentrice de la moindre information
27:25 de la partager aux autorités.
27:27 Entre 90 et 95% des pharmacies fermées demain dans toute la France,
27:31 les pharmaciens réclament une revalorisation de leurs honoraires
27:34 et s'inquiètent des pénuries de médicaments de plus en plus fréquentes.
27:38 Certaines officines vont être réquisitionnées par les préfectures
27:40 pour assurer les urgences.
27:43 Et puis une faille de plus d'un kilomètre,
27:44 une nouvelle éruption volcanique en Islande,
27:47 dans le sud-ouest du pays, la ville de Grindavik
27:49 et ses 4000 habitants ont dû être évacués.
27:51 Il s'agit de la cinquième éruption dans la région depuis décembre,
27:54 la deuxième en trois semaines.
27:55 L'état d'urgence a été déclenché par la Protection civile.
27:59 Merci Adrien.
28:00 Je rappelle donc cette manifestation en ce moment
28:02 qui se poursuit dans les rues de Paris.
28:04 Mais nous sommes avec Elie Korfia.
28:06 Bonsoir Elie.
28:07 Vous êtes le président du Consistoire central israéli de France.
28:12 Les lieux de culte juifs, la sécurité va être renforcée
28:16 à partir de demain.
28:18 Ça signifie, c'est une annonce du ministère de l'Intérieur,
28:22 ça signifie qu'il y a une menace qui est en train de remonter ?
28:27 Bien sûr, la menace est déjà là,
28:29 puisque vous savez qu'au premier trimestre 2024,
28:32 il y a eu plus de 300% d'actes antisémites
28:35 sur notre territoire, dans notre pays,
28:37 par rapport à l'année précédente.
28:38 Donc on est sur un palier extrêmement dangereux, inquiétant.
28:42 Et là, à l'approche des fêtes de Shavuot,
28:45 qui auront lieu dans une dizaine de jours,
28:46 le ministère de l'Intérieur a pris une décision aujourd'hui,
28:49 effectivement, en demandant aux préfets, aux différents préfets,
28:52 de renforcer la sécurité des synagogues,
28:55 des lieux de culte juifs et des écoles vives.
28:58 Ça signifie quoi ?
29:00 Plus de filtrage, plus d'attention,
29:02 plus d'hommes et de forces de l'ordre mobilisés ?
29:06 Exactement.
29:07 On sait très bien que dans ces périodes de grandes tensions,
29:11 notamment dans notre pays, avec une importation,
29:14 et on le voit bien de ce qui se passe à 4000 km d'ici,
29:17 sur notre territoire,
29:18 on voit bien que de par l'augmentation actuelle,
29:21 encore actuelle et très importante, des actes antisémites,
29:24 il faut renforcer, en tout cas c'est ce qui a été décidé
29:26 par le ministère de l'Intérieur.
29:27 Je crois que c'est une sage décision,
29:29 je veux lui rendre hommage ce soir à votre antenne.
29:31 D'abord, le filtrage.
29:33 Deuxièmement, lorsqu'il y a des offices dans nos synagogues
29:36 ou dans nos centres communautaires,
29:37 vérifier que la sécurité est présente.
29:41 Et je pense que c'est important à la fois dans les écoles,
29:43 par rapport aux parents, pour les rassurer,
29:45 et à la fois par rapport aux synagogues,
29:46 par rapport aux centres communautaires,
29:48 parce qu'il y a besoin aujourd'hui de sentir cette sécurisation
29:52 plus encore qu'il y a encore quelques mois.
29:53 C'est pour une durée déterminée ou indéterminée ?
29:57 Il n'y a pas de durée déterminée ou indéterminée,
30:00 c'est une mesure qui va, je pense,
30:02 concerner une quinzaine de jours,
30:04 dans une période, encore une fois, extrêmement sensible
30:07 dans les 15 jours qui viennent.
30:08 Et donc je pense que cette mesure va correspondre
30:11 aux jours qui viennent.
30:12 Vous savez, en la matière, nous, ce qu'on espère,
30:14 c'est évidemment que les mesures puissent redescendre.
30:17 Si les mesures redescendent dans 10 jours, dans 15 jours,
30:19 eh bien, on pourra se dire qu'effectivement,
30:21 il y a peut-être un risque moindre.
30:23 Si le ministère de l'Intérieur prend la décision
30:25 de renforcer les mesures de sécurisation
30:27 des lieux de culte juif et des écoles
30:29 dans les 15 jours qui viennent en tout cas,
30:32 c'est qu'ils ont des éléments de nature,
30:34 effectivement, à renforcer ces mesures
30:36 afin de répondre au risque, encore une fois,
30:39 qui est malheureusement prégnant pour tous les Français juifs.
30:41 Et quand on dit risque prégnant, c'est risque d'attentat,
30:44 enfin, c'est risque d'attaque de synagogue,
30:47 comme on a vu il y a quelques jours à Rouen, c'est ça ?
30:50 Bien sûr. Je rappelle, nous en avions parlé sur votre antenne
30:54 avant que je me rende à Rouen vendredi dernier.
30:58 Effectivement, une personne qui se rend dans la synagogue,
31:00 qui pénètre, parce que maintenant,
31:02 nous avons effectivement eu des vidéos.
31:04 Donc on a effectivement la vidéosurveillance
31:06 qui a montré que cet individu a pénétré
31:08 à l'intérieur de la synagogue, armé,
31:10 il a mis le feu et on sait que les dégâts ont été importants.
31:13 Et ensuite, il s'est rendu à l'extérieur
31:15 en attaquant les forces de l'ordre dans la rue,
31:18 armé d'un long couteau et d'une barre de fer.
31:21 On voit qu'il y a un risque aujourd'hui d'attentat
31:24 extrêmement sérieux et malheureusement,
31:26 nous devons être très vigilants.
31:28 Et c'est pour cela que le ministère de l'Intérieur
31:30 a pris cette mesure pour les jours qui viennent,
31:32 à mon sens, avec sagesse.
31:33 Merci beaucoup, Élie Corsia, d'être intervenu ce soir sur votre antenne.
31:36 Peut-être un commentaire sur ce risque,
31:39 encore une fois, accru d'attentat en France, sur le sol français.
31:43 - Disons, il y a deux parties de moi qui s'expriment.
31:46 Il y a une partie de moi qui se dit,
31:48 c'est désolant de voir autant de haine contre Israël,
31:52 mais aussi dirigée contre la communauté juive,
31:55 la hausse des actes antisémites,
31:57 la synagogue de Rouen qui a failli brûler.
32:01 Et il y a une autre partie de moi,
32:03 un peu comme Sherlock Holmes ou Hercule Poirot,
32:07 comme un policier de base, qui se dit que pour l'instant,
32:11 malgré la haine déversée par la France insoumise,
32:14 il n'y a pas eu encore d'attentat meurtrier
32:17 contre la communauté juive.
32:18 - Il n'y aurait plus, hein ?
32:20 - Il n'y aurait plus, mais pour l'instant, il y a sept mois,
32:22 il n'y en a pas encore eu.
32:23 C'est une simple constatation, comme le ferait un policier.
32:27 Donc, il faut protéger la communauté juive.
32:29 Mais pour l'instant, j'ai l'impression qu'il y a encore des tabous
32:32 qui demeurent sur les plateaux parfois.
32:37 Oui, il dit ça, mais c'est une constatation.
32:39 Il n'y a pas eu, pour l'instant, il va peut-être y en avoir,
32:42 mais pour l'instant, il n'y en a pas eu.
32:44 - Caroline Yadam, puis après on marche.
32:45 - En fait, tous ces gens sont chauffés à blanc.
32:47 Ils sont chauffés à blanc, notamment.
32:48 - Ce qu'on voit là, en ce moment.
32:49 - Oui, ils sont tous chauffés à blanc.
32:51 Et c'est ce que je disais tout à l'heure,
32:53 les algorithmes, les réseaux sociaux,
32:54 mais aussi la grande responsabilité de LFI,
32:58 la grande responsabilité de ce parti politique,
33:01 qui est devenu le premier parti antisémite de France
33:03 et maintenant le porte-parole du Hamas,
33:05 qui surfe sur la haine, qui adopte une rhétorique
33:09 qui est une rhétorique de criminalisation et de nazification d'Israël,
33:12 qui emporte l'essentialisation du peuple juif.
33:15 Vous savez, hier, j'étais en plateau avec Alma Dufour sur LCP.
33:18 Et à un moment donné, qu'est-ce qu'elle m'a dit ?
33:20 Elle m'a dit "Vous, vous, vous, bombardez Gaza.
33:25 Vous êtes responsable de cette monstruosité-là.
33:27 Elle disait "Vous" en me regardant.
33:32 - Elle voulait dire quoi ?
33:34 - Justement, je ne l'ai pas relevé.
33:36 - Vous la députée juive, c'est ça ?
33:38 - Non, voilà, vous.
33:40 - Vous, les Juifs qui êtes tous des petits Netanyahou en puissance.
33:43 - Exactement.
33:44 C'est-à-dire qu'à partir du moment où on est Juif,
33:47 maintenant, dans ce pays,
33:48 on porte la culpabilité directement d'une politique d'Israël,
33:52 qui est la politique aujourd'hui de Netanyahou.
33:55 Mais au-delà de ça,
33:57 je crois que pourquoi ils portent une lourde irresponsabilité ?
34:02 Parce qu'ils le savent en réalité.
34:05 Ils savent que ça va nourrir une haine,
34:08 qui est la haine des Juifs en France,
34:11 qui va entraîner ce type de manifestation
34:14 et qui va faire que les Juifs vont se sentir en danger
34:18 et que l'antisémitisme va exploser.
34:21 - Ça se produit aussi dans les autres pays d'Europe.
34:23 - Et même ailleurs en Europe.
34:24 - On est obligés de marquer une pause.
34:26 Je vous montre les images du Mexique tout à l'heure.
34:27 À tout de suite.
34:28 Alors, on parlait, on était en direct sur les images
34:34 de manifestations parisiennes, troisième jour.
34:36 Je voulais vous montrer quand même les images du Mexique,
34:38 puisque, comme je l'ai dit tout à l'heure,
34:40 partout en Europe, effectivement,
34:41 il y a des pays comme le Mexique,
34:45 pays où il n'y a pas beaucoup de musulmans, quand même.
34:47 On ne s'attendait pas à ce qu'il y ait une haine
34:50 de cette manière des Juifs.
34:51 Là, c'est l'ambassade d'Israël au Mexique.
34:55 Ils ont mis le feu.
34:57 Un endroit quand même très protégé.
34:59 Donc, militants très, très en colère
35:03 ont jeté des cocktails Molotov.
35:05 On sait ce que ça veut dire, un cocktail Molotov.
35:07 C'est fait pour tuer, un cocktail Molotov.
35:09 - Je pense qu'on a vraiment franchi un tournant historique
35:13 depuis le 7 octobre.
35:14 C'est comme si on avait une sorte de cocotte minute
35:17 avec la mémoire de la Shoah qui empêchait
35:20 la cocotte minute de s'ouvrir.
35:22 Et puis, à partir du moment où on a eu le 7 octobre,
35:24 alors on a retiré le couvert de cette cocotte minute
35:29 et ça explose de partout.
35:32 En plus, ça explose au nom du progressisme,
35:35 de l'humanisme, de l'anticolonialisme,
35:38 de l'antiracisme, etc.
35:41 Et donc, cette démocratisation de l'antisémitisme là,
35:45 il m'apparaît extrêmement, extrêmement effrayant
35:49 parce qu'on est en train de franchir toutes les lignes.
35:53 - Johan.
35:54 - Je vous rappelle qu'hier, les manifestants,
35:57 donc à l'appel de la France insoumise,
35:58 cette manifestation, certains de ces manifestants
36:01 ont tenté de se diriger vers l'ambassade d'Israël.
36:04 Pour faire quoi ?
36:06 Certainement pas pour la contempler.
36:08 S'ils ont voulu aller vers l'ambassade d'Israël
36:10 et heureusement, ils en ont été empêchés
36:11 par les forces de l'ordre,
36:12 c'est probablement pour l'attaquer
36:15 et pour, peut-être, obtenir des images
36:18 comme celles que nous voyons en ce moment au Mexique.
36:21 Donc, ce qui se passe là-bas
36:22 peut aussi très bien se produire en France.
36:24 Heureusement, nous avons des forces de l'ordre
36:26 qui sont surmobilisées, qui sont admirables en ce moment.
36:29 Il faut les remercier parce que sans elles,
36:32 effectivement, nous serions probablement dans cette situation.
36:35 - Ce qu'on a oublié, vous l'avez rappelé,
36:37 pourquoi, comment est né l'État d'Israël après la Shoah ?
36:41 6 millions de morts.
36:42 Et je me tourne vers vous parce que vos parents
36:45 n'ont cessé de chasser les auteurs de ces ignoblignies, les nazis.
36:52 D'ailleurs, ils étaient à Berlin, vous étiez, il y a quelques heures.
36:56 Ils ont été décorés par le président Macron.
36:58 On va revoir ces images,
37:00 peut-être que vous allez les commenter.
37:03 Les voici.
37:04 Serge, papa, a été élevé au rang de grand croix de la Légion d'honneur
37:10 et Béat, au rang de grand officier de la Légion d'honneur.
37:14 Et vous étiez sur le coin, là, à côté.
37:15 - Oui, à côté de mon papa et de ma maman.
37:19 Et oui, parce que j'ai partagé ma vie avec eux,
37:23 j'ai partagé leurs combats.
37:24 On a failli mourir à plusieurs reprises dans des incidents,
37:27 à la bombe, du colis piégé, la voiture qui a explosé.
37:31 Donc, on est très unis.
37:33 Et le président de la République a fait un très beau discours.
37:36 Il a beaucoup d'affection pour mes parents
37:39 et j'ai beaucoup d'affection pour lui,
37:40 parce qu'il a beaucoup d'affection pour mes parents.
37:42 Et il a conclu son discours en disant que mes parents étaient
37:46 "libres, insolents et intraitables".
37:49 Et c'est vrai que mes parents expriment toujours ce qu'ils pensent.
37:54 Et ce qu'ils pensent est en général raisonnable et modéré
37:58 et va dans le sens de l'unité nationale.
38:00 - Mais qu'est-ce qu'ils pensent aujourd'hui ?
38:02 Qu'est-ce qu'ils pensent quand ils voient ces images ?
38:03 On va les remettre en direct.
38:04 Je crois que j'aperçois le député Victor Maporte qui est là.
38:07 Qu'est-ce qu'ils pensent en ce moment de ce qui se passe ici ?
38:11 Qu'est-ce qu'ils pensent de ces jeunes gens qui portent des keffkis
38:14 et qui disent d'une certaine manière "Israël, tueur, Israël, assassin,
38:21 qu'on se débarrasse d'Israël".
38:22 - Mon père m'a toujours dit que chaque génération de juifs
38:26 aurait à se battre pour sa dignité et contre,
38:31 maintenant qu'il y a un État juif, contre l'antisionisme.
38:36 Mais c'est dans un sens normal, dans une perspective historique.
38:40 Il y a 2000 ans, pendant 2000 ans, il n'y a pas eu un État juif.
38:44 Maintenant, il y a un État juif qui non seulement est un État, qui existe,
38:48 mais en plus qui est prospère, riche, puissant militairement,
38:54 qui est tout petit et qui est entouré d'États arabes et qui arrive à résister.
38:59 Et en plus, son allié, c'est les États-Unis avec un sud global qui est important.
39:06 Donc c'est normal qu'il y ait, je ne veux pas dire que c'est bien,
39:10 mais j'ai dit que c'est normal en termes de géopolitique
39:14 qu'il y ait une haine contre cet État, alors que cette haine est irraisonnée
39:18 puisque Israël a fait beaucoup pour l'Afrique
39:20 et Israël veut vivre pacifiquement avec ses voisins.
39:25 Mais c'était la même chose.
39:27 Pendant 2000 ans, les juifs ont été parqués dans les ghettos.
39:31 Et quand la Révolution française et quand d'autres pays les ont libérés,
39:37 que au bout de quelques décennies, en à peine quelques décennies,
39:41 ils sont passés de les parias de la société à des Rothschild
39:46 qui construisaient les chemins de fer un peu partout,
39:49 eh bien il y a eu une haine contre eux.
39:51 Et cette haine due au fait qu'ils accédaient à des positions sociales enviées,
39:57 alors qu'ils avaient toujours été en bas de l'échelle sociale,
40:00 plus un antisémitisme chrétien qui était millénaire,
40:04 a fait que la Shoah a été rendue possible sur l'échelle du continent européen.
40:09 Pour que le passé ne soit pas vain, il doit se lire à l'aune du présent.
40:13 On ne peut pas envisager le passé si ce passé ne nous apporte pas un minimum de leçons.
40:20 Les leçons de l'histoire, les leçons de la mémoire,
40:24 quels sont les mécanismes qui ont conduit à la Shoah.
40:27 La Shoah n'est pas arrivée du jour au lendemain.
40:29 La Shoah c'est un long processus, un long processus notamment de pensée,
40:34 durant lequel on a fait en sorte, grâce à une propagande qui était très bien huilée,
40:41 de mettre de côté un peuple qui est devenu le peuple paria, le peuple en trop.
40:47 À quoi on est en train d'assister aujourd'hui ?
40:50 On est en train d'assister exactement à la même mécanisme,
40:54 sauf que l'État a remplacé le peuple,
40:56 et qu'aujourd'hui on essaye de faire en sorte que ces gens là,
41:00 de faire en sorte que l'Israël devienne l'État paria, l'État en trop,
41:07 et c'est pour ça que c'est particulièrement inquiétant.
41:11 - Voilà, et toujours ces images en direct de cette manifestation avec le député Porte,
41:16 qui est là, en majesté.
41:18 - Pardon, pardon, juste, c'est pour ça aussi que chacun de nous,
41:22 chaque téléspectateur, chaque personne qui est témoin de propos, d'actes,
41:31 qui se rapportent à la haine des juifs, doit réagir immédiatement.
41:37 C'est aussi la majorité silencieuse qui a fait ce qui a pu se produire dans le passé.
41:43 Il ne faut pas, évidemment, laisser faire, et donc c'est à chacun, c'est le combat de chacun.
41:49 - On arrive à la fin de l'émission, Johan.
41:51 - Oui. - On voit là, effectivement, que cette manifestation se tend de plus en plus.
41:56 On a un député de la France Insoumise, en l'occurrence, il me semble que c'est Thomas Porte.
42:00 - Oui, c'est Thomas Porte. - C'est Thomas Porte.
42:03 J'ai le sentiment qu'il a été repoussé une première fois par les forces de l'ordre,
42:07 donc manifestement, il est quand même dans la provocation.
42:10 Que fait-il là, entre deux cordons de CRS ? Qu'attend-il ?
42:13 Ça s'appelle de la provocation, je crois qu'il faut utiliser ce terme-là,
42:17 et on sent bien quand même, et on est obligé de constater,
42:20 qu'à chaque fois qu'une manifestation se tend, dégénère, qu'il y a des incidents,
42:24 eh bien la France Insoumise est à proximité immédiate.
42:27 Là, les forces de l'ordre cherchent manifestement à disperser cette manifestation,
42:32 ils n'y parviennent pas, et les députés de la France Insoumise, d'ailleurs,
42:35 ont l'air de s'opposer à cette dispersion et de s'opposer aux forces de l'ordre.
42:39 - Je rappelle que Thomas Porte avait mis en péril un Français juif en Leblanc
42:43 pour des actes qu'il n'avait pas commis.
42:44 - On a terminé. Moi j'ai l'impression qu'ils ouvrent,
42:46 ils essayent de faire la jonction entre les deux cortèges, et que ça se passe bien.
42:50 J'ai l'impression que c'est ce qui se passe, puisque vous aviez cette place devant le...
42:55 En tout cas, certains manifestants ont essayé de passer,
42:57 donc ils ont essayé de faire passer certains, ils bloquent d'autres.
43:00 Moi j'ai simplement vu, encore une fois, c'est une image qui me choque,
43:03 et on va terminer là-dessus, ces mains rouges,
43:06 qui sont le symbole aujourd'hui de la résistance contre Israël,
43:09 qui ont été, il faut le rappeler, Ramallah, en 2000, exactement,
43:15 quand deux soldats ont été assassinés à l'intérieur d'un commissariat.
43:21 Lâchés, et que les hommes, en hauteur de ça,
43:24 sont sortis à la fenêtre pour montrer leurs mains rouges.
43:26 C'est une image de meurtre.
43:28 Merci beaucoup en tout cas d'être venu nous voir ce soir.
43:31 Je vous rappelle que demain soir, pas d'émission,
43:33 mais une grande soirée spéciale, un grand débat européen.
43:37 Je remercie Valérie Actin, Maxime Lavandier, Maureen Vidal à suivre,
43:41 et Julia Pasquet pour Soir Info. Bye bye.
43:43 [Générique]
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