00:00 - Bonjour Daniel.
00:02 - Bonjour.
00:04 - Pour en revenir à Rafa, tu t'es entraîné avec lui cette semaine.
00:08 Comment tu l'as trouvé ?
00:10 On dit qu'il est moins rapide, qu'il bouge moins bien, qu'il joue plus court.
00:14 On aimerait savoir, toi, ton impression.
00:16 Si on va avoir la meilleure version de Nadal cette année ou si c'est du passé maintenant ?
00:20 - Franchement, il jouait bien.
00:22 Après, j'ai pas plus à dire parce qu'on a pas non plus fait les 5-7.
00:26 Mais il jouait bien.
00:28 Il jouait mieux de ce que j'ai vu à la télé à Rome et Madrid.
00:32 Parce que moi, j'avais pas trouvé que j'étais mauvais.
00:36 Il m'a battu, on va dire.
00:38 On a fait un 7 et quelques.
00:40 Il jouait bien.
00:42 Donc, ça va être intéressant pour moi de voir comment il va être contre Zverev.
00:44 Parce que, encore une fois, Rafa, c'est toujours Rafa.
00:48 Il a gagné 14 fois ici.
00:50 Jusqu'à ce qu'il joue ici.
00:52 Même si on le peut-être considère pas comme un favori.
00:56 Chaque match qu'il joue, il peut le gagner.
00:58 Il n'est pas ce qu'il a gagné.
01:00 Il est perdu 3-4.
01:02 Donc, ça va être intéressant le match.
01:06 - Comment auriez-vous pu le sentir si vous aviez joué Rafa dans la première ronde ?
01:10 Quelle serait votre réaction ?
01:14 - C'est un grand événement de jouer Rafa contre Roland Garros.
01:20 Mais c'est un joueur difficile.
01:22 C'est une réalité.
01:24 Je dirais même que si on le met en troisième ou quatrième ronde,
01:28 maintenant qu'il n'a pas le ranking,
01:30 ça se sent normal que ça se passe.
01:34 La première ronde serait difficile.
01:36 Quelqu'un qui a gagné 14 titres ici.
01:40 Mais je pense que ça pourrait être un match très intéressant.
01:44 J'ai pratiqué avec Rafa hier et il a joué très bien.
01:48 Je me sens beaucoup mieux que ce que j'ai vu sur la télé en Rome et en Madrid.
01:52 Les matchs sont différents.
01:54 Je vais être là et regarder un grand match.
01:58 Je ne suis pas timide pour dire que je suis heureux.
02:02 Ce n'est pas moi qui joue contre lui la première ronde.
02:04 - Daniel Pradjwal, Times of India.
02:10 Désolée, c'est une autre question de Rafa.
02:12 - Pas de problème. C'est normal.
02:14 - Pouvez-vous décrire ce que c'est de jouer contre lui ?
02:18 - C'est très difficile.
02:20 C'est pareil qu'hier en train de pratiquer.
02:22 On rigolait parce que parfois,
02:24 avec Rafa, on s'entraîne.
02:26 Je ne veux pas dire qu'il est le joueur le plus dur à travailler,
02:30 mais il est très dur à travailler.
02:32 Il y a beaucoup de travail dur,
02:34 beaucoup de mentalité.
02:36 Mais parfois, les gens oublient qu'il a beaucoup de talent.
02:40 On était en train de réchauffer les servis.
02:42 Il a fait trois coups de volé,
02:45 des coups de saut, des coups de banane,
02:47 avec un retour.
02:49 C'était drôle parce qu'on disait qu'il n'avait pas de talent,
02:53 juste du travail dur.
02:55 C'est dur de jouer contre lui.
02:57 Il a la capacité de tourner la balle,
03:00 pas comme les autres joueurs.
03:02 Il a des balles très hautes,
03:04 surtout sur le clé, ce n'est pas facile.
03:06 Et puis, il lutte pour chaque point,
03:09 il apporte de l'intensité à chaque point.
03:11 Tu sais que tu vas être fatigué,
03:13 que ce sera difficile,
03:15 et ce n'est pas facile.
03:17 - Une question pour vous.
03:19 Vous avez un lieu dans la maison Lafitte.
03:21 Est-ce que la France t'a adopté ?
03:23 Et pourquoi ?
03:25 - C'était une occasion spéciale pour moi.
03:29 Je connais le président du club depuis le jour où j'ai joué
03:33 leur premier match.
03:35 C'était mon premier match pour n'importe quel club en France.
03:39 On a gardé une relation amiable avec lui.
03:43 Il est venu un an et demi plus tôt pour me parler.
03:47 Il a eu l'idée de jouer pour le club.
03:50 Il veut construire des courts à l'intérieur,
03:54 et il m'a nommé.
03:56 Je suis content.
03:58 C'est un grand honneur pour moi
04:00 que vous me demandiez ça.
04:02 Je suis content d'aider et d'être là.
04:05 C'était un événement amusant à faire partie.
04:11 Je parle français.
04:15 J'ai tout le club français.
04:18 Ça fait déjà longtemps que j'ai beaucoup de français.
04:23 Je suis toujours loin de l'être français.
04:27 La culture et l'éducation sont complètement différentes.
04:30 J'ai des parties en moi.
04:34 - Bonjour, Daniel.
04:36 Vous avez parlé récemment de votre serveur.
04:40 Vous avez été incapable de le pratiquer.
04:45 Est-ce que vous acceptez que ça va être votre situation
04:50 pour la suite de votre carrière?
04:53 Ou est-ce que vous avez l'espoir
04:55 de revenir au passé?
04:58 - Je n'ai pas accepté.
05:01 C'est la vie d'un joueur de tennis.
05:05 Il y a tellement de petits détails, d'adaptations.
05:09 Parfois, on serve.
05:11 Parfois, on fait le forehand-back.
05:13 La condition physique, la condition mentale,
05:16 les gens autour de vous, etc.
05:18 On peut continuer pour toujours.
05:20 C'est la partie la plus honnête.
05:24 L'année dernière, en 2023,
05:27 j'ai pu pratiquer beaucoup
05:29 jusqu'à un moment où je n'y pouvais plus
05:32 pour des problèmes physiques.
05:35 Plus vous le pratiquez, plus difficile c'est
05:38 de revenir au match et de reprendre le mouvement.
05:41 Même si je me sens bien au match
05:43 que pendant la pratique.
05:45 J'ai pu pratiquer beaucoup ces dernières semaines.
05:50 J'ai fait un grand travail avec mon équipe
05:52 pour essayer de s'en sortir du problème.
05:55 Voyons si ça aide.
05:57 Ça ne peut pas être facile tout de suite
05:59 dans deux semaines.
06:01 Je n'ai pas accepté et je suis sûr
06:03 que je reviendrai au niveau du serveur.
06:07 - Juste en suivant ça,
06:10 c'était la réaction du cerveau
06:12 qui était le point de retour pour le serveur ?
06:14 - C'est la même chose avec le tennis.
06:16 Vous ne savez jamais. Je ne pense pas.
06:18 Comment dire ?
06:22 Directement, ça ne l'a pas affecté.
06:24 Mais indirectement,
06:26 pendant deux mois,
06:28 quand tu vas un peu comme ça,
06:31 tu fermes un peu,
06:33 peut-être qu'il y a eu un impact court
06:36 sur mon corps qui ne se réparait pas.
06:39 Donc direct, il n'y avait aucun impact.
06:41 Mais indirectement, avec le tennis,
06:43 vous ne savez jamais.
06:45 Il peut y avoir eu un jour,
06:47 vous prenez des bouteilles de l'eau
06:49 de la boutique et quelque chose se passe.
06:51 Ou il peut y avoir eu une opération de perte de visage.
06:53 Vous ne savez jamais.
06:56 - Daniel, comment voyez-vous l'inégalité
06:58 entre les joueurs ?
07:00 Même à tel niveau,
07:02 certains joueurs ont des jets privés,
07:04 des équipements de bataille,
07:06 des équipements de bataille,
07:08 et d'autres joueurs,
07:10 en particulier ceux qui viennent de qualifier,
07:12 ils voyagent parfois seul
07:14 ou avec leur coach ou leur physique.
07:16 Quelles sont vos pensées sur cette question ?
07:18 Vous êtes un joueur très réflexif.
07:20 Quelles sont vos pensées sur ce sujet ?
07:22 - Je suis vraiment désolé.
07:24 Je ne comprends pas la question.
07:26 - Quelle est la structure
07:28 que le joueur top a ?
07:30 Est-ce qu'il peut gagner des matchs
07:32 contre des joueurs qui viennent de qualifier ?
07:34 - Je pense que c'est beaucoup.
07:36 C'est une avantage.
07:38 Le tennis est un sport individuel.
07:40 Donc,
07:42 ce que vous faites vous-même
07:44 ou quelqu'un qui vous aide,
07:46 ça peut être la fédération,
07:48 vos parents,
07:50 les sponsors.
07:52 Quand vous êtes jeune,
07:54 ce que vous investissez et que vous faites
07:56 pour votre carrière,
07:58 ça vous aide.
08:00 Plus d'argent, plus de personnes
08:02 que vous pouvez choisir dans votre équipe.
08:04 Ça vous aide.
08:06 Et parfois,
08:08 ne l'exagérez pas.
08:10 Je dirais que 95%
08:12 des joueurs top
08:14 que nous avons actuellement,
08:16 ne sont pas des millionnaires
08:18 quand ils étaient jeunes,
08:20 mais des millionnaires
08:22 quand ils jouaient aux Futur Challenger.
08:24 Parfois, la fédération aide un peu.
08:26 C'est une partie de la course du tennis
08:28 que je trouve amusante.
08:30 Je faisais la même chose
08:32 quand j'étais déjà dans le top 100.
08:34 Parfois, je voyageais sans un coach
08:36 parce que je pratiquais à l'académie.
08:38 Je n'avais pas de coach privé.
08:40 Puis, tu vas plus haut
08:42 et tu comprends que ça t'aide.
08:44 Si tu es fort,
08:46 tu es dans le top 50.
08:48 Tu as de l'argent qui t'arrive.
08:50 Tu commences à construire ton équipe.
08:52 Tu vas plus haut.
08:54 Pour moi, c'est une partie de la course du tennis.
08:56 La réalité du tennis,
08:58 c'est que pour avoir la chance
09:00 de faire partie de cette course,
09:02 tu as besoin d'une petite aide
09:04 depuis que tu es jeune.
09:06 Les parents, la fédération ou les sponsors.
09:08 C'est ça.
09:09 ♪ ♪ ♪
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