00:00 (Bruit de vent)
00:02 (Musique douce)
00:05 En une demi-heure, on s'est retrouvés avec 80 cm d'eau dans la maison.
00:09 L'eau monte à une vitesse inimaginable.
00:12 À 2h de l'après-midi, la police dit qu'ils doivent abandonner le quartier
00:19 et que donc on ne peut plus rien faire pour nous.
00:22 On n'a plus rien nulle part, hein.
00:29 Oh, mon Dieu !
00:31 L'état des gens, ça va de très mal à... à je survis.
00:41 C'est ce qu'ils te disent tous, en fait.
00:43 Ne pleure pas.
00:44 J'oublierai jamais ces gravées. Ce sont les vagues.
00:48 Comme ce sont des petits jobs, ils sont seuls face à une montagne.
00:51 Il faut pas se leurrer.
00:53 Il faut qu'on ait des perspectives d'avenir, parce que pour l'instant, ben...
00:55 y en a pas.
00:58 Je vais vous dire où est le camp de PST.
01:00 Je pense que la Vestre a terrorisé.
01:02 Et donc le choc de voir sa petite Vestre devenir ce monstre.
01:07 On a perdu l'illusion d'être en pleine sécurité.
01:10 Le futur, c'est beaucoup plus de sécheresse.
01:13 Toutefois, il y aura aussi des épisodes d'inondation.
01:16 T'as le lot jusque là.
01:18 Si on décide d'avancer rien que pour les enjeux climatiques,
01:21 sans avancer d'abord avec et pour ces populations-là,
01:24 on va augmenter l'injustice, on va augmenter les inégalités
01:27 et on va augmenter la pauvreté.
01:28 Ça, c'est téléphoner d'avance.
01:30 Nous, on a beau frapper aux portes, on n'y arrive pas.
01:33 Il n'y a pas de résilience sans solidarité.
01:36 Ensemble. Ensemble.
01:37 Ça fait deux ans que je travaille tout seul dans une maison
01:41 et on va me l'exproprier.
01:42 Invitez à Courbel et Chine !
01:44 Jamais !
01:45 Après ces inondations, il y a énormément de personnes qui ont encore perdu la vie,
01:48 que ce soit d'épuisement, de maladie, par suicide.
01:51 Et cette personne-là, on ne leur rend jamais hommage.
01:53 On ne leur rend jamais hommage.
01:54 [Logo Courbel]
01:57 [Logo Courbel]
01:59 [Musique]