- il y a 2 ans
Alessia Zarbo
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00:00Vous regardez les yeux dans les jeux avec la caisse d'épargne Côte d'Azur,
00:04partenaire premium des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
00:07Salut à tous, bienvenue dans ce 16e numéro des yeux dans les jeux,
00:30l'émission du service des sports de Nice matin consacrée à la préparation de nos
00:34athlètes pour les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques de Paris 2024,
00:38avec moi en plateau Romain Laronche, journaliste au service des sports de Nice matin, salut Romain.
00:43Salut Christophe.
00:44Aujourd'hui on repart l'athlétisme comme on l'avait fait sur nos premiers numéros avec
00:48Alessia Zarbo, elle est antiboise, spécialiste du demi-fond et plus particulièrement du 10 mm.
00:54Merci Alessia d'être avec nous et bienvenue.
00:57Merci, merci de nous recevoir.
00:59Alors Romain va faire une courte présentation de toi dans quelques instants,
01:04mais il faut le dire, tu viens tout juste d'avoir une très bonne nouvelle,
01:06tu devrais participer aux Jeux Olympiques de Paris, on va en parler,
01:10mais je laisse d'abord Romain faire une courte présentation de toi.
01:12Donc Alessia, merci d'être sur le plateau, donc tu as 22 ans, tu es née à Antibes et
01:17licencionniste Côte d'Azur athlétisme depuis environ 10 ans.
01:20Tu as débuté par le triathlon à l'âge de 10 ans,
01:23mais tu te spécialiseras dans la course à pied et le demi-fond,
01:27avec des titres de championne de France de crosse, de 3 1 m,
01:31tu as même un titre de championne du monde du 1500 scolaire.
01:35Tu as rapidement compris que c'était dans cette discipline que tu avais
01:38les meilleures chances de réussir, le demi-fond ?
01:41Oui, c'est ça, je pense que quand on est petit,
01:44on suit un peu son instinct, peut-être plus facilement que quand on est grand.
01:49Et j'ai tout de suite vu que c'est la course à pied qui me plaisait le plus,
01:54qui vient les petites crosses des écoles, etc.
01:56Je mets vraiment courir et les petites victoires au fur et à mesure,
02:01on fait que c'est la course à pied dans laquelle je me suis spécialisée.
02:04Mais j'aimais bien, j'ai toujours bien aimé quand même nager,
02:08faire du vélo, parce que c'est un peu le sport qui m'a mis dans le sport, on va dire.
02:13OK, donc en 2019, tu pars aux Etats-Unis,
02:16tu es sélectionnée dans l'Université de l'Oregon et de son équipe d'athlétisme.
02:21Là-bas, tu poursuivras ta progression avec la preuve,
02:25tu enchaîneras des multiples records de France chez les jeunes,
02:28du 5000 mètres et du 10 km route chez les juniors, du 10000 mètres chez les Espoirs.
02:33Et il y a même un titre de championne de France élite du 5000 mètres.
02:37Diplômée de retour en France ces derniers mois, donc il va falloir l'évoquer,
02:42te voilà qualifiée pour les Jeux de Paris grâce à tes performances.
02:46T'as sixième place mondiale à la ranking list sur le cross country.
02:50Donc ça, c'était vraiment la bonne nouvelle des dernières semaines.
02:54C'est ça exactement, ça a été un long périple
02:57pour en arriver jusque là, sans parler des dernières années,
03:00mais rien que dans les derniers mois, parce qu'effectivement, le cross,
03:02c'est le cross qui m'a qualifiée ou me qualifie potentiellement.
03:07Il faut savoir que la sélection officielle sort que le 8 juillet,
03:10donc on ne peut pas s'arrêter trop.
03:11Tu es superstitieuse par rapport à ça.
03:13Oui, en fait, je pense qu'il y a eu tellement de hauts et bas dans une possible qualification.
03:19Puis c'était compliqué et puis de nain, que j'ai peur d'être déçue aussi.
03:25C'est que de la superstition ou peut-être parce que si d'autres athlètes pourraient performer sur 10 000
03:29et du coup, te faire sortir des places un peu qualificatives ?
03:32Athlètes françaises, non.
03:35Athlètes françaises, non, aujourd'hui.
03:37C'est plus de la superstition, alors ?
03:38C'est plus d'avoir la confirmation.
03:41Bon, évidemment, donc de World Athletics, le ranking cross est terminé aujourd'hui.
03:45Il s'est terminé au 30 mars avec les championnats du monde.
03:49Voilà, la fédération sur le 10 000 mètres, il n'y a pas de critères de sélection en plus
03:54que les critères de sélection World Athletics.
03:56Mais sur toutes les autres disciplines, les athlètes ont des critères à remplir,
04:00que ce soit participer aux championnats de France, être dans le top 3, faire certains minimas.
04:06Donc voilà, il ne faut jamais crier victoire avant de...
04:10Mais évidemment, aujourd'hui, je sais et ça me remplit de bonheur de savoir que tous les feux sont au vert normalement.
04:20Cette qualification, tu es allée la chercher, mais tu as aussi mis ton corps à rude épreuve.
04:27Tu as eu une facture de fatigue au fémur.
04:30Tu as serré les dents pendant toute cette période qualificative ?
04:34Oui, effectivement, j'ai eu une fracture de fatigue au fémur en octobre 2023.
04:40Alors, c'était pas ma première.
04:42La chance que j'ai eue, entre guillemets, c'est que c'est pas ma première facture de fatigue.
04:47Donc, je commençais à apprendre à me connaître, savoir comment maintenir au mieux ma forme,
04:54ce que j'étais capable de faire, comment mon corps pouvait récupérer aussi.
04:59Donc, on a mis quelques petites choses en place pour que sur les crosses,
05:05qui étaient très proches de mon diagnostic, je puisse les faire sans avoir perdu trop la forme.
05:13Les après-courses ont été un peu difficiles, mais l'adrénaline des courses ont fait que j'avais pas de douleur pendant le...
05:21Enfin, je sentais quelque chose, mais j'avais pas une vraie douleur.
05:23Donc, ça m'a permis de performer sur ces quelques crosses-là,
05:25de pouvoir récupérer et refaire de nouveau quelques crosses en début d'année.
05:29Mais c'est vrai que ça a été un peu du last minute, spontané, rafistolage.
05:36Mais j'ai eu la chance d'être très, très, très, très, très bien entourée.
05:41Et ça m'a permis de quand même courir.
05:44Donc, tu le disais, t'as eu pas mal de fractures de fatigue pour ta carrière, on en a eu quatre.
05:48Et là, ce qui est un peu fou aussi, c'est que sur les différentes courses auxquelles tu as participé,
05:53tu en as couru certaines blessées.
05:55Et une de ces courses a été retenue parmi les trois qui font que t'as ton classement,
05:58que tu es sixième après de la ranking list sur justement le cross.
06:03Ouais.
06:04C'est costaud, ça, quand même.
06:06J'avais fait quand même vraiment deux bons mois d'entraînement,
06:11août-septembre-octobre, parce que je revenais d'une fracture de fatigue
06:16à la suite du championnat d'Europe à Munich en 2022, au pied,
06:21qui a mis beaucoup de temps à guérir.
06:24Et je pense que vraiment, j'avais fait un super travail,
06:28super bien entourée ces 12 semaines-là, en fin d'été.
06:32Et le corps, il n'oublie pas, il n'oublie pas assez rapidement.
06:36Enfin, des fois, on a l'impression, on se dit mais en deux semaines, on va tout perdre.
06:40Mais il y a certaines choses qu'au fur et à mesure, et des années et des semaines,
06:44que le corps, il l'acquit.
06:46Et puis, des fois, il y a un petit quelque chose qui fait qu'on y arrive.
06:50Du coup, quel sera l'objectif à Paris sur ce 10 000, au Stade de France ?
06:56C'est une belle question.
06:57Il y a plein d'idées, plein d'ambitions derrière.
07:02Comme on vient de le dire, c'est que là, j'ai eu quand même pas mal de petites blessures
07:07à la suite des crosses aussi que j'ai faites en janvier.
07:10Je pense que j'ai réussi à faire ces crosses,
07:12mais le corps a eu un peu de mal derrière à re-récupérer.
07:19Mais donc là, je repars sur une dynamique d'entraînement.
07:22Là, je reprends un petit peu, suite à cette sélection avec mon entraîneur,
07:25on a dit, là, on refait vraiment des bonnes bases, etc.
07:29Et je pense que d'ici quelques semaines,
07:31j'aurai une meilleure idée de exactement où j'aimerais en être en août.
07:36Ce que je sais, c'est que je veux vraiment tout mettre en place
07:38pour être à 100% de mon potentiel à ce moment-là.
07:42De manière un peu plus concrète, pourquoi pas le record de France ?
07:47Je n'ai pas envie de me mettre d'attente.
07:49Et puis, bon, pas non plus d'attente chronométrique,
07:51parce que ce n'est pas une course au chronomètre sur des grands championnats comme ça.
07:57Mais évidemment que si la course part du bien, le chrono suivra avec.
08:03C'est quoi le record de France ?
08:04C'est 31,35 par Christelle Donné en 2012.
08:09Et ça me paraît quelque chose d'atteignable.
08:13Alors, est-ce que là atteignable dans les 3 mois, 4 mois qui viennent ?
08:16Ton record, c'est 32,28.
08:1832,28 que j'avais réalisé lors de mon tout premier 10 000 aux Etats-Unis en mai 2022.
08:25Et donc à voir.
08:27Mais je pense que ce que je prends en compte,
08:31c'est qu'il y aura l'effet Jeux olympiques qui, à mon avis, n'est pas négligeable.
08:35Tu as progressé depuis.
08:36C'est ça, exactement.
08:37Même si j'ai eu beaucoup de step back,
08:41je pense que mon corps est bien, bien, bien plus fort qu'il y a deux ans.
08:46Par rapport justement à ce que tu évoquais à l'instant, sur ce premier 10 000,
08:50tu te lances un peu au hasard comme ça.
08:52Tu es à Eugene, tu fais tes études, tu t'entraînes aussi en même temps.
08:55Et tu te dis, tiens, je vais me mettre un peu sur un 10 000.
08:58Bim, record de France Espoir qui tombe.
09:00Et puis pas qu'un peu, tu le pulvérises.
09:03Tu te dis, OK, il y a peut-être quelque chose à faire dans cette discipline.
09:06Oui, c'est vrai que ça a été un petit peu...
09:08Alors, je n'ai pas envie de dire la chance du débutant parce que je ne pense pas que la discipline soit beaucoup de la chance.
09:14De toute façon, la chance, ça n'existe pas, ça se provoque.
09:17Non, je rigole, mais mon père est joueur de poker.
09:20Donc, le facteur chance, on le discute à la maison.
09:24Mais c'est vrai que je l'ai fait lors d'une course qui s'appelle Pac-12,
09:31où tout le monde doit faire un maximum de courses pour apporter un maximum de points.
09:35Donc, les coureurs de demi-fond font toutes le 10 000 et le 5 000.
09:38Le 5 000, même les coureuses de 800 mètres, elles le font.
09:41Pour vous dire qu'elles sont passées de 2 tours à 7 tours et demi, ça leur apparaît interminable.
09:45Mais je n'étais pas spécialement partante pour faire le 10 000 mètres.
09:48Ma coach de l'époque disait, si, il y a quelque chose à faire.
09:51Bon, je dis, bon, je le fais.
09:52De toute façon, en plus, c'était chez nous, c'était dans notre stade, etc.
09:56Et vraiment, je l'ai fait sans réfléchir.
10:01Je n'avais aucune idée de chrono, aucune idée de l'allure.
10:04La différence avec les courses en France, c'est qu'on était beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup.
10:08Donc, il y avait vraiment une cohésion et une cohésion dans la course.
10:15Et tout s'est fait très, très, très facilement.
10:18Je n'ai pas du tout le souvenir d'avoir souffert pendant cette course.
10:21Et quand je passe la ligne d'arrivée, je n'avais aucune idée de ce que le chrono représentait.
10:26Parce que je n'avais jamais fait de 10 000 mètres.
10:28Je n'avais pas spécialement d'idée.
10:29Enfin, j'avais fait un 10 km route, mais je n'avais pas spécialement fait attention.
10:32Et c'est qu'après qu'on m'a appelée, on m'a dit que c'était un record de France.
10:35Et j'étais en bas, je me servais en forme.
10:38Bonne sortie.
10:39Tu ne connaissais pas le chrono du record de France.
10:41Non, en fait, comme je ne l'avais fait pas du tout dans l'optique de performance pure.
10:46Il n'y avait pas eu de travail en amont pour savoir quel temps il fallait battre ?
10:49Non, pas du tout.
10:50Je n'avais pas fait de séance spécifique pour cet entraînement-là.
10:55Je savais que j'étais très bonne aérobiquement à ce moment-là et que j'avais quand même de la vitesse
11:00parce qu'on a fini très vite sur cette course-là.
11:04Donc, je me dis, oui, je vois qu'il y a un peu tous mes secteurs qui ne sont pas mal,
11:08mais je n'avais aucune idée de ce que ça pourrait donner.
11:10Et des fois, et je pense que c'est un peu ça aussi, des fois, qui fait qu'on perd forme.
11:14On ne se pose pas de questions.
11:15Et le plus j'avance dans ma carrière et le plus je me dis, il faut garder cette innocence de l'enfance.
11:22Ou alors sans courir comme des débiles et quand on dit top, on donne tout.
11:27Mais c'est vrai que même mon 10 kilomètres route où je fais le record de France junior,
11:34c'était mon tout premier 10 kilomètres, pareil, le 5000 mètres, c'était mon deuxième.
11:42Donc, parfois, l'innocence du début, on se fait confiance et ça paye.
11:47Justement, je me demandais, est-ce que sur le 10 000 mètres, tu as le temps de penser à certaines choses ?
11:52On a tendance à dire que c'est une des épreuves les plus dures de l'athlétisme.
11:55Est-ce que tu es en souffrance du début à la fin ? Comment ça se passe ?
12:02Alors, ce que j'adore du 10 000 mètres, c'est qu'on a le temps de penser, on a le temps de...
12:07Franchement, les garçons, ça va un peu plus vite, mais les filles, on va pas se mentir, c'est 25 tours.
12:13Et on va à une allure qui nous permet d'être vraiment confortable et consciente de tout ce qui se passe autour.
12:24Tu as tendance à dire qu'il y a les 15 premiers tours et les 10 derniers.
12:27Oui, on se dit toujours, on est bientôt qu'un chiffre.
12:32Donc, quand on arrive à 9, ça devient facile.
12:36Mais globalement, il faut être en aisance, entre guillemets, parce qu'on n'est pas non plus en footing,
12:43jusqu'à 7 kilomètres et que c'est vraiment les trois derniers kilomètres où ça devient dur.
12:49Sur le 10 kilomètres, c'est un peu pareil. J'avais fait un 10 kilomètres récemment à Tours.
12:54Et en passant au sixième kilomètre, je me souviens m'être dit,
12:57« Ah ouais, là, je devrais pas être comme ça à 6 kilomètres. Là, ça va être dur à la fin. »
13:01Et effectivement, ça a été dur.
13:03Tu penses à quoi alors, du coup, pendant ta course ?
13:06Alors, si je me souviens, les championnats d'Europe, par exemple, j'avais beaucoup de spectateurs qui étaient là.
13:12En plus de l'équipe de France, j'avais de la famille qui était venue, etc.
13:15Et du coup, à chaque Tour, je me dis, « Bon, je les verrai le prochain Tour, je les verrai le prochain Tour. »
13:20Et c'est vrai que c'est aussi ça qui est sympa.
13:22Je trouve qu'on a vraiment le temps de profiter et de se dire, « Oh là, je fais quelque chose de sympa. »
13:28Ou alors des maths. J'aime bien les maths.
13:30Donc, comme il y a souvent deux horloges, je me dis, « Ah, si on court 38.7 au prochain, je passerai en… »
13:37Ah, tu penses quand même au chrono.
13:38Oui, mais plus pour faire passer le temps.
13:41Tu déconnectes, mais en même temps, tu es là.
13:42Oui, c'est ça.
13:44C'est une question qu'on pose à tous les athlètes qui viennent ici.
13:47Est-ce que les Jeux en France, c'est le rêve d'une vie ?
13:50Franchement, je pense que oui.
13:51Je pense que les Jeux, de manière générale,
13:55pour tout athlète et spécialement dans l'athlétisme, ça reste un petit peu le sport fondateur des Jeux olympiques.
14:05C'est un objectif d'une vie.
14:08Et en France d'autant plus, oui.
14:11Et Paris, quel lien tu entretiens avec la ville et le Stade de France ?
14:16Qu'est-ce que tu en penses ?
14:17Alors, le Stade de France, je n'y suis jamais allée.
14:19OK.
14:21Je pense que c'est…
14:22Ouais, non, je n'y suis jamais allée si on veut m'inviter à un match.
14:26Je suis preneuse.
14:27Mais j'ai hâte de découvrir.
14:31Et Paris, je suis française et très fière de l'être.
14:35Et je suis une vraie amoureuse de Paris.
14:39J'habite partiellement à Paris.
14:40J'ai une partie de ma famille qui est…
14:41Tu travailles un peu à l'INSEP aussi avec Adrien Taoudji qui est ton coach là-bas.
14:44Oui, c'est ça, avec Adrien qui est là-bas.
14:46Mon père et ma petite sœur habitent partiellement à Paris.
14:49Donc, j'ai eu l'habitude de beaucoup monter.
14:52Et je pense que, vraiment, je souhaite à tout le monde qui vit dans ce monde
14:57d'aller un jour à Paris et juste prendre deux heures et marcher.
15:00Et franchement, j'y vais tout le temps et je m'émerveille à chaque fois.
15:05Je me dis comment est-ce qu'on a fait une ville aussi belle, aussi condensée, aussi…
15:10Ouais, vraiment…
15:12J'adore cette ville.
15:13Ouais.
15:14Je voulais évoquer un peu avec toi aussi les Jeux et plus particulièrement tes souvenirs d'enfance.
15:18Quels souvenirs d'enfance tu as avec les Jeux olympiques ?
15:19Est-ce que tu avais des idoles, des moments qui t'ont marqué ?
15:23C'est une bonne question ça.
15:27Je ne suis pas quelqu'un qui a beaucoup d'idoles ou d'idoles de grands idoles.
15:31Moi, mes idoles, c'est peut-être plus des gens que je prends en exemple dans mon entourage plus ou moins proche.
15:39Les Jeux olympiques, je ne sais pas pourquoi, là c'est fini comme ça, je pense à Michael Phelps.
15:45D'accord.
15:47Parce que t'aimais la natation et ça te parle aussi, c'est une légende.
15:49Et c'est ça, c'est vraiment quelqu'un qui a prouvé quelque chose, qui a fait quelque chose.
15:56C'est le nageur le plus titré de l'histoire des Jeux.
15:58C'est ça.
16:00Et il avait dit quelque chose dans une interview qui m'a marquée je pense à la suite.
16:04Que quelqu'un lui avait dit, je ne sais plus ce que c'était la question,
16:08mais il avait dit, pour faire quelque chose d'exceptionnel, il faut faire les choses différemment.
16:14Parce que je ne sais pas, il lui avait évoqué quelque chose sur son entraînement ou sa quantité d'entraînement.
16:19Alors ma maman aime bien dire que je suis différente.
16:22Et du coup, ça a vachement résonné avec moi ce qu'il avait dit.
16:27Il n'y a pas une seule voie pour réussir et je suis peut-être singulière sur certains aspects.
16:33C'est ça, exactement.
16:34Cultivons ça.
16:35C'est ça.
16:36Inspirant.
16:37Ouais.
16:38Tu parles de Michael Phelps, donc toi tu as fait une partie de tes études à Eugene dans l'Oregon.
16:45Qu'est-ce que tu as appris de cette expérience américaine ?
16:48C'est vrai que ça m'a apporté beaucoup de choses.
16:52Sur le plan sportif, à long terme, j'ai beaucoup de petites mises en place, de petites routines pour la prévention de blessures, pour un corps fort.
17:05Même sur l'aspect mental, ils sont un peu peur de rien, des fois un peu trop, ils sont un peu trop dans le blabla.
17:13Les Américains, les Français, on est peut-être trop directs des fois, mais les Américains trop dans le blabla.
17:18Et après, humainement, beaucoup.
17:21Je pense que je me suis beaucoup construite en tant qu'adulte là-bas.
17:25T'es ouverte, t'es sortie de ta zone de confort un peu.
17:31Oui, je pense que même si socialement, la France, on est bon, je trouve que notre vie sociale est super en France.
17:41Moi, d'être là-bas, ça m'a ouverte l'esprit sur beaucoup, beaucoup de choses.
17:46Et dans mon équipe, on avait beaucoup d'internationaux et de voir plein de cultures différentes.
17:52Je pense que ça m'a amenée à être peut-être plus tolérante sur certaines choses.
17:57Tu parles parfaitement anglais en plus.
17:59Voilà, ça c'est un plus, que ce soit dans la vie, dans ma vie de tous les jours, dans ma vie sportive, dans ma vie, dans le travail, dans plein de choses.
18:07On a une petite surprise.
18:08C'est l'heure de la petite surprise.
18:09Alessia, il va falloir que tu regardes l'écran qui est juste en face de toi.
18:12Quelqu'un qui te connaît très bien a une toute petite question à te poser.
18:15Coucou Alessia, petite question surprise pour toi.
18:19Quel serait ton rêve en tant qu'entrepreneuse et comment les sports que tu pratiques et tes valeurs peuvent t'aider à les réaliser ?
18:27Alors, on va le dire, c'est ton papa, la famille d'origine italienne, d'où le petit accent.
18:34Il veut savoir un peu quel est pour toi l'avenir dans l'entrepreneuriat.
18:37On va le dire, tu as un diplôme en business administration avec la finance et le management comme spécialité.
18:43Ce n'est pas un petit diplôme.
18:44C'est sympa ce que tu as validé à Eugene.
18:47Quelle est un peu pour toi la suite avec ce diplôme ?
18:50Est-ce que tu as des rêves comme le demande ton papa ?
18:53Oui, alors il y a beaucoup de choses qui se sont passées cette année.
18:59Je pense que tout le côté entrepreneuriat et un petit peu le diplôme que j'ai fait, que j'ai beaucoup aimé,
19:06vient de mon papa qui lui a monté une entreprise il y a déjà presque 20 ans maintenant.
19:11Et en août 2023, du coup, j'ai lancé une entreprise, enfin commencé à monter une entreprise, je ne peux pas dire lancer parce qu'en France c'est très long de monter une entreprise.
19:25Il y a plein de barrières auxquelles je ne m'attendais pas.
19:27C'est dans la conciergerie ?
19:28C'est dans la conciergerie, exactement.
19:30Je propose des hébergements, je permets aux joueurs de poker que lorsqu'ils partent en tournoi, comme les sportifs quand ils partent en compétition, d'avoir un logement.
19:40Donc pour ça, je négocie des contrats avec des hôtels sur lesquels je prends une commission.
19:46Et je pense qu'en tant qu'entrepreneur, mon rêve, ce serait de me dire, j'ai monté quelque chose qui tient, qui réussit, dans lequel je m'épanouis.
19:57Et non seulement ça m'apporte quelque chose à moi, au-delà de l'aspect financier, mais en plus, ça apporte quelque chose aux autres et à ceux qui veulent réussir aussi.
20:10L'idée c'est que ce soit durable et que ça fonctionne bien, que ça apporte quelque chose aux autres.
20:13C'est ça.
20:14Et que ça valorise comme ça valorise les autres.
20:20Alors, on revient sur le sport, on évoque la famille.
20:23Il y a quelque chose d'atypique dans la vôtre, c'est que c'est toi qui as mis tes parents au sport et non l'inverse.
20:28C'est ça, c'est vrai que souvent, on me demande si mes parents étaient sportifs.
20:32Alors, si on écoute mon père, il a fait de l'athlétisme, il a dû gagner les Jeux de Sicile, parce qu'il est Sicilien du sud de l'Italie.
20:39Il a gagné les Jeux de Sicile quand il avait 8 ans.
20:41Tu n'y crois pas, t'es sceptique.
20:44Moi, oui. Soi-disant 400 mètres en lactique, on ne lui dira pas.
20:51C'est toi qui as mis la famille, notamment ta maman.
20:54C'est vrai qu'on a une famille très soudée.
20:56Mes parents m'ont toujours soutenue dans tous mes projets, d'ailleurs, dans le sport et m'ont suivie.
21:02Mon père ne court pas, mais me suit beaucoup.
21:05Et ma mère, qui a toujours fait de la natation, ça lui a donné envie de se mettre à courir comme ça, de temps à autre.
21:13Du coup, on fait partie du même club de triathlon.
21:15Et c'est un peu, j'aime bien lui dire à un moment que c'est mon bébé du sport.
21:19Au tout début, elle avait commencé à courir à chaque fois qu'elle allait aux entraînements du club.
21:24Moi, j'étais stressée, je me disais si elle n'aime pas.
21:26Et qu'après, elle bouillait dans mon couloir.
21:30Quand elle fait une course, je me dis si elle fait un chrono nul et qu'elle est déçue, je vais m'en vouloir.
21:35Mais c'est sympa de partager.
21:36La coach.
21:37Oui, c'est ça, j'ai fait des petits...
21:39Un entraînement.
21:40Elle a le club, mais c'est sympa de pouvoir partager ça aussi.
21:45Ça permet d'avoir une famille investie aussi, qui comprenne.
21:50Ils comprennent beaucoup.
21:52Ils comprennent ce que tu vis au quotidien.
21:54À 14 ans, par contre, tout aurait pu s'arrêter.
21:57Tu t'es retrouvée avec un diagnostic compliqué.
21:59Un docteur te dit qu'à toi, comme à tes parents, il va falloir que tu arrêtes la course à pied.
22:05Tu souffres à ce moment-là d'une hystémolyse.
22:08C'est en fait une fracture au niveau des vertèbres.
22:11Tu vas te retrouver à porter un corset pendant un an, un an et demi.
22:14Finalement, grâce à ça, tu vas pouvoir recourir.
22:17Un médecin te propose ce traitement-là et puis ça fonctionne.
22:20Comment tu as vécu cette période compliquée, j'imagine ?
22:24Effectivement, j'avais 13-14 ans.
22:30Paradoxalement, je ne m'en souviens pas beaucoup.
22:33Je me souviens juste du médecin qui m'avait dit
22:36« Arrête quelques années, tu pourras reprendre quand tu auras 18-20 ans. »
22:40Je me souviens avoir juste pleuré dans son cabinet.
22:45Je pense que l'innocence de l'adolescence a fait que je me suis dit
22:51« On va trouver une solution, on va faire autrement. »
22:54C'est là que tu forges un peu ton mental.
22:57Il paraît que tu as un gros mental.
23:00C'est dans cette période-là notamment qu'il y a le point de départ, l'accroche de ce mental.
23:03Oui, peut-être. Peut-être de manière un peu inconsciente.
23:06C'est peut-être là aussi que je me suis dit
23:09que je ferais les choses un peu différemment.
23:12Pendant cette année-là où je dois porter un corset,
23:15il faudra que ce soit une fracture de naissance.
23:19Si je ne faisais pas du sport, beaucoup de gens me savaient
23:22que c'était un petit défaut dans le dos.
23:25Je me suis dit que juste quand je cours, il faut qu'après je mette un corset
23:28pendant un an et puis ce sera comme ça.
23:31Dans un an, je ne l'aurai plus et on reprendra.
23:34Tu l'as accepté.
23:36On parle beaucoup d'athlétisme, mais au-delà de ça,
23:39tu t'intéresses à la culture, à l'écriture.
23:42Il paraît que tu écris même des poèmes.
23:45On veut tout savoir.
23:48Tous ceux qui savent qu'ils comptent pour moi
23:51ont forcément reçu un poème un jour dans leur vie.
23:54J'aime beaucoup écrire, alors pas lire.
23:57Même si j'aimerais bien,
24:00j'ai vraiment du mal à lire.
24:03Si quelqu'un a un peu des conseils à me donner,
24:06parce que je pense que c'est super de lire,
24:09mais j'ai un savoir un peu très proactif.
24:12Du coup, dans la lecture, je me sens trop passive.
24:15C'est pour ça que j'écris.
24:18J'aime beaucoup écrire, lire des poèmes.
24:21J'ai eu la chance d'avoir une maman,
24:24une femme qui m'a beaucoup éduquée sur la culture
24:27quand j'étais petite.
24:30On est beaucoup allé au théâtre, au musée, ce genre de choses.
24:33Toujours maintenant, c'est des choses que j'aime beaucoup faire.
24:36On a tellement de chance en France
24:39d'avoir un patrimoine culturel aussi riche.
24:42C'est un bon exemple.
24:45Quand je suis partie aux États-Unis,
24:48je me suis rendue compte qu'il n'y a qu'en France
24:51qu'il y a vraiment cette culture de la culture et de l'histoire.
24:54À Eugene, on a un théâtre.
24:57L'année où je suis arrivée,
25:00j'avais regardé la programmation
25:03et j'avais demandé à une de mes coéquipières
25:06qui avait grandi à Eugene ce qu'elle en pensait.
25:09Elle m'a dit qu'elle n'y était jamais allée.
25:12Ça paraît un peu incroyable.
25:15Oui, c'est ça. En France, même avec l'école,
25:18tout le monde va un jour découvrir des choses.
25:21Je me suis dit que c'est vrai qu'il n'y a qu'en France
25:24qu'on fait toutes ces choses. C'est super.
25:27J'imagine que ton esprit est préoccupé par Paris 2024.
25:30Est-ce que tu te projettes au-delà ?
25:33Est-ce que tu penses à Los Angeles 2028, même 2032 ?
25:36Ta carrière pro démarre tout juste après avoir eu ta carrière universitaire.
25:39C'est ça, exactement.
25:42J'ai la chance de faire du demi-fond.
25:4522 ans sur le 10 000 mètres.
25:48Quand je suis déçue ou frustrée de certaines choses,
25:51ça reste très jeune.
25:54Au championnat d'Europe en 2022,
25:57j'étais la plus jeune sur le départ.
26:00Les meilleures aujourd'hui sur 10 000 mètres
26:03c'est quand j'avais 30 ans.
26:06Dans la trentaine, j'étais à peu près le pic de forme.
26:09Donc, forcément, 2028, 2032,
26:12pourquoi pas un jour passer sur des distances plus longues ?
26:15Pour l'instant, chaque chose en son temps.
26:18Mais c'est sûr que je me vois dans le sport encore longtemps.
26:21Le marathon, alors ?
26:24Un jour ! Qui sait, le marathon !
26:27Plus long que 10 000 ?
26:30Pourquoi pas 10 000, ça peut être encore longtemps.
26:33Tu disais tout à l'heure, Alessia, que tu as un cerveau proactif.
26:36Il y a une phrase que j'aime beaucoup de ton papa qui dit
26:39« Je crois que je n'ai jamais vu ma fille se poser auprès de la piscine l'été et bronzer ».
26:42Tu m'as dit aussi « Le cinéma, ce n'est pas possible pour moi,
26:45il ne faut pas faire un date au cinéma parce que je ne tiens pas plus de 5 minutes ».
26:48En tout cas, tu as besoin que ça bouge autour de toi, tout le temps.
26:51Et toi aussi, tu as besoin de bouger, de faire des choses,
26:54de se sentir active et créative,
26:57et en tout cas de faire beaucoup de choses.
27:00Comment tu vis ça au quotidien ? Ça ne doit pas être évident.
27:03Je ne dirais pas que je suis une hyperactive parce que l'hyperactivité,
27:06c'est une vraie condition mentale et physique.
27:09Je ne suis pas du tout comme ça, je ne sais aussi rien faire.
27:12Mais c'est vrai que j'aime bien combler mon temps.
27:15J'aime bien sentir que ce que je fais, c'est utile.
27:18Je pense qu'il y a une chose que j'ai bien apprise,
27:21que ce soit dans les derniers mois ou même les dernières années,
27:24c'est que de ne rien faire, c'est aussi utile.
27:27Surtout quand on est sportif de haut niveau.
27:30Mes partenaires d'entraînement dans mon groupe d'entraînement à l'ICEF
27:33ou mon coach lui-même, ils m'ont répété ça beaucoup.
27:38Mais c'est vrai que j'aime bien me sentir utile pour moi-même
27:43ou utile pour la société.
27:45Si je n'ai rien à faire, je vais faire des gâteaux
27:47et je vais les distribuer dans mon domaine.
27:52En tout cas, c'est super.
27:54Et par rapport au 5000 mètres,
27:56je voulais avoir une question un peu plus technique
27:59et sur les derniers résultats.
28:01On voit depuis 2020 que le record du monde sur 5000 par exemple,
28:04puisque tu as été championne de France, on le rappelle,
28:06sur cette distance 5000-10000, c'est des distances très connectées.
28:09Le record du monde a été battu trois fois depuis octobre 2020 sur le 5000,
28:12deux fois l'année dernière.
28:14Est-ce que c'est quelque chose dont il faut s'inquiéter,
28:16l'accélération des records du monde,
28:18ou est-ce que toi tu trouves au contraire que c'est plutôt positif,
28:20peut-être avec les nouvelles technologies,
28:22les nouvelles chaussures aujourd'hui qui se développent,
28:24que ça amène aussi un regard différent sur l'athlée,
28:26que les gens vont peut-être s'y intéresser ?
28:28Quel est ton point de vue par rapport à ça ?
28:30Alors c'est vrai que tous ces records du monde
28:32qui tombent les uns après les autres,
28:35et on voit que les records du monde,
28:37parce qu'évidemment c'est...
28:39Mais en fait si on s'intéresse à plus de petite échelle,
28:41c'est tous les records de manière générale.
28:43Même moi je vois dans mon université aux Etats-Unis
28:45tous les records de l'école,
28:47tous cette année.
28:50Alors on ne va pas rentrer dans la question du dopage,
28:52parce que je pense que ce n'est pas le sujet,
28:54ce n'est pas utile.
28:56Moi je vis dans le monde des bisounours,
28:58personne n'est dopé, je rigole.
29:00Mais je pense que c'est quelque chose
29:02de super en fait.
29:04Tout simplement,
29:06les chronomètres évoluent
29:08avec leur temps.
29:10De plus en plus,
29:12l'entraînement,
29:14sans même parler des chaussures,
29:16mais l'entraînement devient
29:18précis,
29:20calibré.
29:22Il y a plein de choses à faire
29:24qui apportent beaucoup.
29:26Moi j'ai la chance, à l'INSEP, dans notre groupe,
29:28qu'on a François Chiron,
29:30qui a fait des études scientifiques.
29:32Et par exemple, je le vois,
29:34sur toutes les séances,
29:36il va réfléchir à quelque chose,
29:38à ce qui se passe dans notre corps,
29:40en prenant des données physiologiques,
29:42au-delà du chronomètre physiologique.
29:44Il analyse toutes les datas comme on peut le faire aujourd'hui,
29:46sur les plans d'entraînement.
29:48Le sport, c'est quoi pour progresser ?
29:50C'est mettre le corps à rue d'épreuve
29:52et s'adapter.
29:54C'est vraiment cette adaptation
29:56qu'il faut toujours s'adapter.
29:58Je pense que c'est
30:00la force numéro un
30:02de tous les gens qui réussissent
30:04dans tous les domaines,
30:06c'est savoir s'adapter.
30:08Je pense qu'aujourd'hui,
30:10que ce soit sur les techniques d'entraînement,
30:12sur les méthodes d'entraînement,
30:14c'est la récupération,
30:16c'est les progrès qui sont faits.
30:18Si on le veut, on peut s'entraîner dur tous les jours
30:20si on optimise la récupération.
30:26Le corps est plus fort,
30:28plus vite, plus longtemps.
30:30Tu l'as dit, l'évolution des chaussures carbone.
30:32Les chaussures carbone,
30:34à ne pas abuser.
30:38J'ai fait l'erreur une fois, je ne la ferai pas deux.
30:40Qu'est-ce qui s'est passé ?
30:42La fatigue au naviculaire.
30:44J'ai plein de facteurs
30:46qui ont fait que je suis
30:48plus sujette aux fractures de fatigue
30:50que d'autres personnes.
30:52J'avais de la fatigue corporelle
30:54et j'ai ajouté...
30:56Tu as senti que ça avait pu influer sur la blessure.
30:58Je n'ai pas réfléchi sur le moment.
31:00On me l'a dit.
31:02Une étude a été faite.
31:04Cette année-là, c'était 2022,
31:06il y a eu beaucoup de fractures de fatigue au naviculaire.
31:08Il y a eu trois mois dans mon entourage.
31:10Une étude a été faite que c'était les chaussures carbone.
31:14Le choc est renvoyé
31:16sur un seul endroit,
31:18sur le pied.
31:20Une dernière question.
31:22Tu ne seras peut-être pas la seule
31:24du Nice Côte d'Azur athlétisme qualifié pour les Jeux.
31:26Il y a une vraie émulation au sein du club.
31:28On pense à Mackensen, Gleti,
31:30à Margaux Chevrier, on espère qu'elle sera remise à temps.
31:32À Camille Seri, peut-être Frédéric Dagé.
31:34Il y a une vraie émulation au sein du club ?
31:36C'est vrai que
31:38je pense que
31:40de voir que
31:42ceux de notre entourage peuvent réussir,
31:44ça donne des choses.
31:46Que ce soit Margaux Chevrier,
31:48Camille Seri, même Mackensen
31:50que je n'ai rencontré que cette année.
31:52Je les connais depuis longtemps.
31:54Camille Seri d'ailleurs, on était en chambre
31:56ensemble au championnat du monde
31:58scolaire.
32:00Il y a 8 ans.
32:02J'ai 17 peut-être.
32:04Depuis, on est toujours restés en contact.
32:06Moi, de l'avoir vu
32:08d'année en année
32:10aussi grandir et évoluer,
32:12je me suis dit
32:14pourquoi pas moi,
32:16pourquoi pas nous.
32:18C'est ça, exactement.
32:20Super Alessia, merci en tout cas
32:22d'avoir fait le déplacement, d'être venue nous voir.
32:24Je pense que ça s'est bien passé, tu as l'air à l'aise.
32:26On dirait que tu as fait ça toute ta vie.
32:28C'est mon tout premier plateau télé.
32:30C'est pour ça, on est très impressionnés.
32:32Il n'y a pas que sur la piste que tu nous impressionnes.
32:34Merci à toi Romain.
32:36Merci en régie également à Sophie Doncé,
32:38Philippe Bertigny, Karine Bautier
32:40et Chloé Wargare pour leur aide précieuse à la réalisation
32:42de cette émission. Vous le savez,
32:44on se retrouve dans 15 jours avec un nouvel invité.
32:46D'ici là, portez-vous bien. Bye bye.
33:05C'était les yeux dans les jeux
33:07avec la Caisse d'épargne Côte d'Azur,
33:09partenaire premium des Jeux Olympiques et Paralympiques
33:11de Paris 2024.
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