00:00 On pouvait vous voir, Sarah Knafo, pendant la campagne présidentielle,
00:02 au premier rang des meetings d'Éric Zemmour,
00:04 réciter les discours en même temps qu'ils étaient prononcés.
00:07 C'est vous qui tiriez les ficelles ?
00:09 C'était votre marionnette, Éric Zemmour, pendant la campagne présidentielle ?
00:12 -Absolument pas.
00:13 Alors absolument pas, je pense que quiconque connaît Éric Zemmour
00:16 peut seulement sourire à votre question.
00:17 -Ah bon ?
00:19 On n'expliquait que vous étiez qui, l'éminence grise,
00:22 que c'était vous qui étiez à l'origine de son ambition présidentielle ?
00:25 Vraiment, vous repoussez toute la...
00:29 La plage que vous avez pu prendre pendant cette campagne ?
00:31 -La seule chose que je peux vous dire,
00:32 c'est que je ne connais pas un homme plus libre qu'Éric Zemmour.
00:35 -Ca veut dire quoi, ça ?
00:36 -C'est-à-dire que c'est un homme libre, il n'est la marionnette de personne.
00:40 -Je voudrais quand même qu'on reste un instant sur cette campagne présidentielle
00:42 qui, sans refaire le match, a été en partie plombée
00:44 par un certain nombre d'outrances d'Éric Zemmour,
00:47 sur les réfugiés ukrainiens qu'il ne souhaitait pas accueillir,
00:49 sur la question de la remigration.
00:51 C'était vous, ça aussi, comme conseillère,
00:53 où vous déclinez toute responsabilité sur précisément ces outrances
00:57 qui ont abouti au score d'Éric Zemmour,
00:59 alors même qu'il était beaucoup plus haut quelques mois auparavant.
01:02 -Permettez-moi de douter de votre analyse,
01:04 mais moi, je ne suis pas du tout ici pour refaire le match de la présidentielle.
01:07 Je vous dirai en quelques mots qu'on a fait énormément d'erreurs.
01:10 C'était notre première fois.
01:11 C'était notre première fois à tous les deux,
01:12 mais j'étais en train de vous dire que je n'étais pas là
01:14 pour reparler de la présidentielle.
01:15 Aujourd'hui, je suis devant vous
01:17 parce que je me présente à l'élection européenne
01:19 aux côtés de Marion Maréchal.
01:20 J'aimerais qu'on puisse aborder, justement, notre vision de l'Europe,
01:23 ce qu'on aimerait faire au Parlement européen,
01:25 quel est, à notre sens, l'intérêt du vote pour reconquête.
01:29 Et donc, pardonnez-moi, mais si vous voulez, en dehors de ce plateau,
01:32 on reparlera de toutes les erreurs qu'on a pu commettre en 2002.
01:34 -Je vois déjà que vous avez les habitudes de ceux qui savent
01:37 comment faire de la rhétorique politique,
01:39 mais si je vous pose la question de la campagne présidentielle,
01:41 c'était précisément pour essayer de savoir
01:42 quelle était votre responsabilité dans ce qui a été vu,
01:45 encore une fois, comme des outrances de la part d'Éric Zemmour.
01:47 Quand il expliquait qu'il ne fallait pas accueillir de réfugiés ukrainiens,
01:52 quand je parlais du ministère de la Remigration,
01:54 il s'est passé quelque chose pendant cette campagne ?
01:56 -Je vous réponds sur ça et un truc, je vous demanderai de passer
01:59 à un sujet suivant. Je vous réponds quand même sur ça.
02:00 -Je vous remercie. Jusque-là, je choisis à peu près
02:02 les sujets qui sont abordés. -Bien sûr, moi aussi,
02:04 je choisis ceux de quoi j'ai envie de parler quand même.
02:07 Jusqu'ici, si vous voulez, j'ai accepté toutes mes responsabilités,
02:11 c'est-à-dire que je me sens comptable de tous les échecs,
02:13 je les assumerai tous, je rejetterai la faute sur personne,
02:16 je les assumerai toutes, mais je veux aussi vous dire
02:19 à quel point je suis fière de ce que nous avons fait,
02:21 avec tous nos cadres, avec tous nos militants.
02:23 Ce que je veux vous dire, c'est qu'en deux ans,
02:25 on a peut-être imposé plus d'idées dans le débat public
02:28 que ne l'ont fait des partis qui avaient 50 ans d'existence.
02:31 Je pense sincèrement qu'avec, par exemple, Trocadéro,
02:34 qu'avec Ville-Pinte, on a allumé une flamme
02:36 dans le cœur de milliers de Français qui n'oublieront pas...
02:38 -Trocadéro, ce meeting où la foule scandait Macron assassin.
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