00:00 Oui, on le connaît parce que c'est quelqu'un qui vient à toutes les manifestations que nous organisons à Paris.
00:06 Donc c'est quelqu'un qu'on a l'habitude de voir, je l'ai revu ce dimanche,
00:10 puisqu'il y avait une manifestation au Trocadéro.
00:13 C'est quelqu'un qui est très fragile psychologiquement,
00:18 qui a souvent des propos un peu incohérents, qui souffrait aussi beaucoup
00:23 parce qu'il avait des victimes et dans sa famille,
00:26 et face aux images qui parviennent d'Iran, on sentait qu'il avait perdu pied.
00:34 Quand vous dites dans sa famille, c'est-à-dire ?
00:35 Des victimes du régime qui ont été assassinées par la République islamique.
00:41 Et en fait, on sentait bien qu'il n'était pas… qu'il avait vraiment perdu pied.
00:49 C'est très revendicatif, très agressif ?
00:52 Non, c'est pas du tout quelqu'un qui… Au contraire, c'est quelqu'un qui paraissait plutôt désespéré, très fragile.
00:58 Je parlais avec une amie tout à l'heure qui me disait que cette semaine, il l'avait beaucoup appelé,
01:03 qu'il lui avait montré ses tableaux des victimes de la République islamique, qu'il pleurait beaucoup.
01:09 Donc on n'est pas sur quelqu'un qui est en train de mener une opération terroriste
01:17 dans le sens faire du mal, mais c'est plutôt quelqu'un qui avait l'air désespéré et très fragile.
01:24 Donc voilà, c'est vraiment l'image qu'il donnait.
01:27 Il arrivait toujours avec sa voiture, avec plein de drapeaux de l'Iran accrochés dessus,
01:31 des photos partout, des victimes.
01:33 Voilà, donc c'est plutôt ce genre de personne.
01:36 Je me trompe si je dis que vous n'êtes pas complètement surprise que ce soit lui ?
01:41 Non, on n'est pas surpris déjà. On savait que c'était lui qui avait incendié la dernière fois l'ambassade.
01:48 Le consulat.
01:49 Oui, pardon, le consulat exactement, c'est la rue derrière.
01:53 Le consulat, et donc là, cette fois-ci, bon...
01:57 Alors, on n'imaginait pas forcément qu'il allait rentrer carrément dans le consulat
02:02 pour simuler une attaque avec des grenades,
02:05 mais on sentait bien que c'était quelqu'un qui n'était pas sain d'esprit, comme on l'entend.
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