00:00 (Générique)
00:04 Vous avez choisi Europe 1 et vous avez bien raison.
00:06 A bientôt 7h moins 10, c'est mercredi matin, les initiatives positives.
00:09 Bonjour Jean Zed.
00:10 Bonjour Alexandre.
00:11 Ce matin, l'intelligence artificielle part à l'assaut des tumeurs cancéreuses.
00:15 Oui, beaucoup d'espoir.
00:16 Ici, une analyse approfondie des données, des thérapies personnalisées.
00:19 L'arrivée de l'intelligence artificielle dans la lutte contre le cancer s'annonce avec son cortège de vertus.
00:23 Mais est-ce que c'est bien le cas dans les faits ?
00:25 À Paris, l'Institut Curie a créé une intelligence artificielle capable de déterminer l'origine de cancers difficiles à déceler.
00:30 C'est ce qu'on appelle les cancers de primitifs inconnus.
00:33 Les CPI touchent à 6 000 à 7 000 patients par an en France.
00:36 L'IA permet un taux de réussite élevé quant à leur détection, avec une précision et une rapidité supérieures aux spécialistes humains.
00:43 A l'Institut Pasteur, les résultats livrés par cette IA permettent aux médecins de prescrire des traitements ciblés plus efficaces que les protocoles habituels.
00:49 Elle fonctionne comment cette intelligence artificielle ?
00:52 Comme les autres IA génératives dont on parle depuis deux ans comme Tchad GPT, on l'entraîne.
00:56 Ça veut dire qu'on peut concrètement entraîner pour reconnaître l'origine des cancers à partir de sources de détection possibles, comme la biopsie.
01:02 On lui fait enregistrer plus de 20 000 échantillons différents qui seront autant de références pour elle lorsqu'elle devra analyser un nouvel échantillon.
01:09 Et pour les tests, les professionnels de santé lui ont présenté des tumeurs sans rien lui dire de précis, juste pour voir ce qu'elle allait faire comme diagnostic.
01:16 Et dans 80% des cas, pas 100% mais 80%, l'IA a pu donner une analyse très fiable.
01:21 Et pour les 20% restants ?
01:23 Elle ne pouvait pas rendre de diagnostic, donc sa base d'entraînement devant être enrichie par la suite sans doute et améliorée qualitativement.
01:29 D'autres outils d'intelligence artificielle sont en cours de déploiement comme MIA.
01:33 MIA c'est une IA testée dans certains hôpitaux britanniques pour les cancers du sein avec près de 10 000 mammographies analysées déjà.
01:39 Là encore le logiciel a réussi à identifier de petits signes chez une dizaine de femmes des cancers passés inaperçus auprès des médecins.
01:45 Et plus la maladie est des slétaux, plus les chances de guérir augmentent.
01:48 Et pourtant Jean, un collectif de radiologues français ne cache pas son inquiétude.
01:54 Exactement, si dans le même temps ils acceptent volontiers l'utilisation de l'IA, ils demandent dans une tribune au monde des modalités de recours à cette IA.
02:00 Une étude sur des centaines de milliers de cas révèle que le radiologue en situation de routine est plus performant que l'IA dans cette détection de la maladie.
02:09 Là il y a des centaines et des centaines de milliers de cas qui ont été pris en compte pour cette étude.
02:13 La question c'est pour combien de temps, c'est à dire combien de temps ça va résister à cette IA, à ces progrès de l'IA.
02:19 Mais aussi est-ce qu'on ne prêterait pas à cette IA un costume un peu trop grand pour ses déjà grandes épaules à suivre ?
02:24 Ah bah écoutez, il faudrait peut-être lui poser la question à cette IA.
02:27 Elle répondra en plus.
02:28 Oui elle va répondre.
02:30 Les initiatives positives.
02:32 Merci Jean Zed, à demain sur Europe 1.
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