00:00 Quand on dit qu'on n'est pas prêt de se baigner dans la Seine, c'est ce que dit une nouvelle étude.
00:02 Exactement. Ludo, qui passe sur les quais de Seine tous les jours, demande comment être si sûr
00:08 que l'on pourra nager dans la Seine pour les JO.
00:11 Alors c'est vrai qu'à 100 jours des JO de Paris, rien n'est moins sûr d'après une étude qui a été donc révélée ce matin
00:16 par l'ONG Surf Rider, qui met en garde contre l'état "alarmant", je cite, c'est vraiment ce qu'ils disent,
00:21 "alarmant" des eaux de la Seine, où doivent quand même se tenir, on le rappelle, plusieurs épreuves.
00:25 Alors ils ont réalisé des prévénéments sur six mois, là où exactement devaient se tenir les épreuves du triathlon
00:29 et de nage en eau libre. Résultat, sur 14 mesures, 13 se révèlent au-dessus des seuils recommandés pour la baignade.
00:37 Marc Valmasoni, vous êtes coordinateur OESNT pour l'ONG Surf Rider. Merci beaucoup d'être avec nous.
00:44 Je vous avoue, vous nous mettez un peu les chocottes aujourd'hui, parce qu'effectivement, manifestement,
00:49 les indicateurs sont régulièrement deux fois supérieurs à ce qui est normalement la norme tolérée pour la baignade.
00:55 Donc en gros, pour vous, la nage, pour les JO, on peut oublier les épreuves de natation au JO ou quoi ?
01:01 Alors du coup, bonjour à tout le monde. Effectivement, Surf Rider s'intéresse depuis, ça fait plus d'une vingtaine d'années
01:06 maintenant, à tout ce qui est les enjeux liés à la qualité de l'eau et la santé des pratiquants d'activités nautiques.
01:10 Donc on a développé différents réseaux de surveillance sur les façades bretonnes, méditerranéennes et sud-atlantiques.
01:16 Donc du coup, on a quand même un bon retour d'expérience sur la méthodologie et comment on travaille.
01:19 Donc ce que je vous révèle, effectivement, c'est que depuis septembre, on surveille.
01:22 Donc on avait 14 prélèvements à effectuer, 13 étaient au-dessus des normes.
01:27 C'était vraiment ce rôle de lanceur d'alerte aussi pour montrer et expliquer que les seuils bactériaux
01:30 sont supérieurs à la réglementation en vigueur si on considérait que c'était des zones de baignade.
01:36 Et en plus, ça peut faire courir des risques non seulement aux athlètes, mais aux franciliens aussi.
01:39 Au-delà de ça, c'est ça que vous mettez en lumière ?
01:42 Effectivement, ce sont des informations et la bibliographie est assez claire sur le sujet.
01:46 C'est si on est exposé à des germes qui sont fécaux ou une pollution d'origine bactériaux,
01:49 on peut contracter des pathologies un petit peu gastro, dermatite, conjonctivite et ces choses-là.
01:54 Mais alors, la préfecture, elle répond forcément que c'est parce que les travaux ne sont pas terminés
01:59 et que les usines de traitement des zones ne sont pas encore actives.
02:02 Vous répondez quoi à ça ?
02:04 Alors oui, ça, on pouvait entre guillemets s'y attendre.
02:06 Ce sont des installations qui sont conventionnelles et qui vont permettre de traiter
02:09 et d'abattre un certain nombre de bactéries d'origine fécale, comme on le précise,
02:12 entre Enterococ et Eucolie.
02:14 Ces installations doivent effectivement fonctionner de toute façon toute l'année,
02:16 parce que la qualité de l'eau doit être assurée,
02:19 que ce soit même pour la baignade ou tout simplement pour la qualité du cours d'eau de façon annuelle.
02:23 Donc en fait, si on doit prendre ce sujet d'un point de vue global,
02:27 on doit travailler à une échelle plutôt systémique et globale,
02:30 c'est-à-dire pas que simplement du traitement des eaux usées,
02:33 mais travailler, on le disait, sur le raccordement,
02:34 travailler aussi à l'échelle du bassin versant,
02:36 travailler sur la désimperméabilisation de nos sols.
02:38 Une goutte d'eau qui tombe, c'est beaucoup plus simple quand elle s'infiltre dans les sols
02:42 plutôt qu'à ruisselles et qu'à sergent polluant,
02:43 et qui amène et qui draine toutes ces pollutions directement dans le milieu.
02:47 Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
02:50 On sent bien la promesse qui date de Jacques Chirac.
02:53 Oui, mais le président Macron, il dit la semaine dernière
02:55 qu'il n'était pas du genre à rigoler avec ça, qu'il irait bien se baigner dans la Seine.
02:58 Écoutez, on attend, mais je pense que Marc sera très content si ça a lieu.
03:03 Mais bon, il y a encore du boulot.
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