00:00 — Faire en sorte que chaque enfant existe, parce que le nom et le prénom et l'âge, ça ne suffit pas.
00:09 — Pourquoi ça ne suffit pas ? — Il faut reconstituer l'État civil, il faut reconstituer le parcours familial, etc.
00:17 — Il ne fallait pas qu'aucun enfant soit oublié, c'est ça ? — Pardon ? — Il ne fallait pas qu'un enfant soit oublié.
00:24 Non, je voulais que chaque enfant puisse revivre. Et cela, c'était avant que la maison n'existe.
00:33 Et on l'a fait, d'ailleurs, pas seulement pour les enfants d'Isilleux. On l'a fait pour les 11 000 enfants
00:41 qui ont été déportés de France. Chaque enfant a un dossier. Et nous avons transmis, finalement, tous ces dossiers
00:49 au mémorial de la Shoah. Donc chaque enfant qui a été déporté de France, on connaît son parcours familial.
00:59 Et souvent, il y a non seulement des plaques mais des établissements scolaires qui portent leur nom.
01:07 Il y a des livres qui sont écrits sur ces enfants. Et donc ils existent. C'est ça. Il fallait que notre génération
01:16 de survivants, eh bien établisse le bilan de la solution finale en ce qui concerne ces enfants.
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