00:00 En fait le gouvernement nous rend les chômeurs et les travailleurs précaires responsables
00:04 de la crise en cours et notamment de la dette de la France, ce qui est quand même assez
00:09 cocasse.
00:10 Donc il dit qu'il va taper sur les chômeurs pour les obliger à travailler alors qu'en
00:14 réalité ce sont bien les employeurs qui ne veulent pas embaucher.
00:16 Aujourd'hui le gouvernement vient nous dire que s'il n'y a plus d'argent c'est à cause
00:25 de nous, c'est parce qu'on ne veut pas travailler.
00:26 En fait il enchaîne les réformes contre les chômeurs.
00:30 D'abord il a réduit le montant des indemnités, ensuite il a réduit le temps d'indemnisation.
00:35 En fait le but final de cette loi et de toutes ces attaques c'est bien finalement de contraindre
00:40 les travailleurs privés d'emploi et précaires à accepter tous les emplois pourris possibles
00:43 et inimaginables avec, je veux dire, très souvent dérogatoires au droit du travail,
00:47 je pense les services civiques, les contrats d'insertion, tous ces petits contrats de merde
00:52 qui sont massivement subventionnés par l'argent public et qui sont massivement exonérés
00:56 de cotisations sociales.
00:57 Deux mois par-ci, trois mois par-là dans des secteurs qui n'ont absolument rien à
01:00 voir avec nos formations respectives, avec notre expérience à nous.
01:04 Mais c'est de créer une main d'oeuvre corvéable à Merci, qui accepte des boulots de merde,
01:09 à des salaires de merde, dans des conditions de merde et qui crée une armée de travailleurs
01:13 pauvres.
01:14 Et tous les autres qui ne trouveront pas d'emploi même dans ce contexte-là complètement dégradés.
01:17 Il ne s'agit pas d'être un génie en arithmétique pour savoir qu'entre leurs soi-disant 200
01:21 000 emplois en tension non pourvue et les 3 millions d'inscrits en catégorie A à l'assurance
01:26 chômage, c'est-à-dire de gens qui ne travaillent pas du tout, il y a quand même un hiatus
01:31 énorme et qu'en fait il y aura plein de gens qui, malgré toutes ces réformes-là,
01:34 ne trouveront pas de boulot.
01:35 Mais il s'agit en gros de taper sur tous les chômeurs pour obliger les privés d'emploi
01:41 qui le peuvent à accepter tous ces petits boulots de merde et pour obliger l'ensemble
01:46 des travailleurs à accepter des baisses de salaire et des baisses de conditions de travail.
01:50 C'est ce qu'on entend aujourd'hui, c'est cet argument qui cible les chômeurs comme
02:02 des gens qui profitent d'un confort, soi-disant d'un confort économique, ce qui est absolument
02:08 faux.
02:09 Ce n'est pas un statut d'être chômeur et ce n'est pas un accomplissement et ce n'est
02:12 pas facile et ce n'est pas tranquille.
02:14 À aucun moment, il y a surtout beaucoup de dépression, beaucoup d'isolement.
02:19 Plus on stigmatise et plus on vit l'humiliation et c'est un cercle infernal.
02:24 Et ça pour le coup, à force de dire ça, oui, ça pousse les gens à rester chez eux
02:28 et oui, ça ne les rend pas fiers pour aller demander de l'emploi.
02:33 C'est une attaque idéologique et on sait très bien ce qui risque de se passer derrière.
02:38 C'est une casse comme il n'y en a jamais eu qui est en train de se préparer.
02:42 Ils nous habituent juste à l'idée en parlant de déficit de façon continue alors que bon,
02:47 ça fait quand même 7 ans qu'on a le même ministre de l'économie, on a peut-être
02:50 pu voir venir le truc.
02:51 Il suffit d'aller voir un petit peu le capital.
02:52 Il y en a de l'argent et il y en a beaucoup.
02:55 Comparé au coût de l'assurance chômage, c'est assez dérisoire en fait.
02:59 Ils s'en foutent.
03:00 Ils veulent juste que la communication soit faite, peu importe la mise en place.
03:04 - Bonne nuit. - Bonne nuit.
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03:16 [Bruit de moteur]
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