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  • il y a 2 ans
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Transcription
00:00 [Musique]
00:04 Mois de mars, mois de la femme.
00:07 Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale,
00:09 la Journée internationale des droits de la femme
00:12 est célébrée dans différents pays à travers le monde,
00:15 plus précisément à la date du 8 mars.
00:18 La Côte d'Ivoire, qui ne reste pas en marge de cette célébration,
00:21 saisit donc l'occasion pour faire le point des avancées notables
00:25 des droits des femmes, mais également pour décliner
00:28 les stratégies mises en place pour atteindre ce but.
00:31 Nous aborderons ces sujets dans ce nouveau numéro de C'est à dire
00:35 avec, pour inviter, M. Moussa Diarrasouba,
00:37 l'actuel directeur de cabinet de Mme Nassé Lébat Touré,
00:41 ministre en charge de la femme, de la famille et de l'enfant.
00:45 Merci M. Moussa Diarrasouba de nous recevoir dans vos locaux.
00:48 Merci M. Koujo.
00:51 Alors, c'est quelque chose qu'on entend le plus souvent
00:53 pendant le mois de mars.
00:55 Droits de la femme, respect des droits de la femme.
00:58 Moi, j'ai bien envie de savoir, avant de rentrer dans le vif du sujet,
01:02 à quel moment parle-t-on de violation des droits de la femme ?
01:07 Merci beaucoup pour cette lucarne que vous nous offrez aujourd'hui.
01:13 C'est nous.
01:14 Pour parler des droits de la femme et des avancées,
01:18 des acquis que nous avons eus dans notre pays.
01:22 Effectivement, vous demandez les droits de la femme.
01:27 À quel moment parle-t-on de violation des droits de la femme ?
01:31 Vous savez, tout être humain, femme comme homme,
01:40 sont supposés avoir les mêmes droits.
01:44 Les rôles des femmes sont rélégués souvent à un second plan.
01:54 Des travaux ménagers, domestiques,
02:00 et même rélégués souvent au second plan,
02:04 souvent lorsqu'il y a un choix à faire entre la petite fille et le garçon
02:10 pour les scolariser.
02:12 Généralement, on a tendance à envoyer le garçon à l'école.
02:16 Et donc voici où commencent déjà les violations.
02:20 Dès le bas âge, le choix entre la petite fille et le garçon,
02:27 on a tendance à privilégier le garçon,
02:30 parce qu'il y a des métiers qui lui sont réservés.
02:34 Il y a des métiers pour lesquels on pense que la femme ne peut pas exercer.
02:39 Ce sont déjà des violations des droits de la femme.
02:42 Et lorsqu'on ne laisse pas le choix à la femme, par exemple,
02:45 de choisir son conjoint, son époux, c'est une violation.
02:51 Voici comment commence la violation des droits de la femme.
02:55 Mme Nassiré Baatouré occupe le poste de ministre en charge de la famille
02:59 de la femme et de l'enfant depuis le 6 avril 2021.
03:04 En plus de trois ans d'exercice,
03:05 quel est l'état des lieux des avancées en matière des droits de femme en Côte d'Ivoire ?
03:11 Depuis que le président a eu l'honneur de faire confiance à Mme Nassiré Baatouré,
03:20 nous sommes à la troisième année d'exercice et beaucoup ont été faits.
03:27 Également, beaucoup de défis restent à relever.
03:31 Au niveau des acquis, nous pouvons citer à son actif déjà l'application de la loi sur le quota.
03:39 Nous avons eu la chance d'avoir la mise en œuvre effective lors des dernières élections de 2023,
03:48 les élections locales, et qui a été demandé à tous les partis politiques
03:56 d'avoir sur la liste électorale 30% de candidatures féminines.
04:02 En effet, on se rappelle que pour ces élections municipales et régionales,
04:06 on enregistre 33,68% des candidatures féminines.
04:09 Bien sûr, et ce qui a été respecté.
04:11 Parce que cette loi avait été prise depuis longtemps,
04:14 mais l'application causait problème.
04:17 Nous avons eu plusieurs séances de travail avec les partenaires,
04:22 notamment les organisations de la société civile,
04:26 les agents du système des Nations Unies, également les acteurs étatiques.
04:32 Je me souviens qu'en 2022, nous avons eu une dernière conclave à Yamsoukro
04:38 pour se mettre d'accord pour l'application effective de cette disposition légale.
04:43 Et c'est ce qui a été fait à l'occasion de ces dernières élections.
04:47 Et ces résultats-là sont également en son actif.
04:50 Il y a également l'implication même des femmes dans le processus électoral.
05:00 Avec l'accompagnement de nos partenaires, l'OIF, l'Union africaine et également l'ONU Femmes,
05:10 nous avons eu à former les potentiels candidats aux élections passées.
05:18 Et effectivement, ces formations ont pu créer une certaine émulation
05:25 au niveau de ces femmes-là, au niveau de ces candidats également.
05:30 Au-delà des élections, est-ce qu'il y a quelque chose à retenir en termes de bilan ?
05:35 Au titre de bilan également, nous pouvons citer l'application effective de la loi
05:45 sur l'école obligatoire de la petite fille.
05:48 Nous avons mené une campagne nationale avec le ministère de l'Éducation nationale
05:54 et effectivement, cette loi-là est rentrée en vigueur
05:58 et elle est effective sur tout l'étendue du territoire national.
06:01 La jeune fille, comme le jeune garçon, tout le monde est inscrit à l'école aujourd'hui.
06:07 Monsieur Moussa Diarrasouba, le gouvernement du Premier ministre Robert Begré-Mambé
06:11 fermé le mardi 17 octobre 2023 compte au total 33 ministres,
06:16 y compris le chef du gouvernement lui-même.
06:19 On y dénombre six femmes, à savoir Mme Nassine Batourey,
06:24 Françoise Remac, Niale Kaba, Anne-Désirée Ouloto, Maria Toukoné et Miss Belmonde Dogo.
06:31 Quel commentaire faites-vous de cette représentation féminine au sein du gouvernement ?
06:35 C'est une préoccupation qui revient régulièrement
06:41 et je peux vous dire que le premier des Ivoiriens à porter la question de l'autonomisation de la femme,
06:51 la question des acquis en matière de droits de la femme,
06:57 c'est bien le président de la République, son Excellence Alassane Ouattara.
07:01 Et si vous prenez plusieurs années en arrière,
07:05 il y avait très peu de femmes dans le gouvernement.
07:08 C'est un processus qui a commencé et je vous assure que les choses vont de l'avant.
07:14 Aujourd'hui, en plus des six femmes dans le gouvernement du président de la République,
07:21 son Excellence Alassane Ouattara et du premier ministre Robert Begré-Mambé,
07:27 vous avez une dame non de moindre au Sénat de la Côte d'Ivoire.
07:33 C'est une avancée notable à saluer et je vous assure que le président de la République y est engagé et on va y arriver.
07:42 On va donc dire que la Côte d'Ivoire est sur le chemin ?
07:45 Bien sûr.
07:46 On se rappelle qu'en 2023, la Journée internationale des droits de la femme a été célébrée autour d'une thématique assez particulière,
07:53 à savoir innovation technologique et digitale,
07:56 levier pour l'inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes filles en Côte d'Ivoire.
08:01 C'est ça.
08:02 Quel bilan retiens-tu ?
08:04 C'est un bilan à ce jour satisfaisant.
08:10 Nous avons mené l'offensive depuis l'année dernière sous l'impulsion des Nations Unies
08:18 qui ont décidé que nous menions l'offensive sur l'intégration du digital dans le quotidien des peuples, mais spécifiquement des femmes.
08:35 La fracture numérique aujourd'hui est assez large parce que les femmes sont un peu à la traîne au niveau de la transformation digitale, au niveau du digital également.
08:50 Donc à votre niveau, quelles sont les actions concrètes menées ?
08:52 Il a semblé bon pour les Nations Unies de mettre un accent particulier sur cet État.
08:57 L'année dernière, le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a organisé un salon qui a porté spécifiquement sur cette thématique.
09:07 Et autour de ce salon-là, nous avons pu organiser des panels, des conférences également,
09:15 pour mettre en relation les start-up et des entrepreneurs qui sont déjà engagés
09:22 et qui sont solidement assis dans le cadre du digital pour créer la liaison entre ces deux entités.
09:32 Et je peux vous confirmer aujourd'hui qu'il y a du monitoring pour ces débutantes-là qui sont encadrées par des professionnels dans le domaine du digital également.
09:47 Est-ce que c'est possible d'avoir des chiffres ?
09:51 Nous avons un projet aujourd'hui initié en partenariat avec la Banque africaine de développement, avec également ONU Femmes,
10:02 dans 10 IFEF, ce sont des instituts de formation féminine,
10:08 qui visent à former plus de 300 filles à l'utilisation de l'informatique et du digital dans nos écoles que nous appelons "écoles de la seconde chance".
10:22 Investir dans les femmes, accélérer le progrès, c'est le thème choisi pour la 48e édition de cette célébration des droits de la femme, c'est-à-dire pour 2024.
10:32 Qu'est-ce qui est fait à votre niveau pour contribuer à l'hissoir des femmes du pays ?
10:38 Au niveau mondial, les Nations Unies ont fait le constat que pour arriver à une véritable autonomisation de la femme,
10:53 il faut un investissement massif pour accélérer la transformation de la femme, l'autonomisation de la femme.
11:04 C'est ce qui a motivé le choix de ce thème cette année.
11:08 Chaque pays décide de faire une déclinaison.
11:12 Nous avons donc fait le choix d'une déclinaison nationale qui vise également l'investissement dans la femme pour sa transformation, pour son autonomisation.
11:27 Qu'est-ce qui est fait ?
11:30 Nous avons des partenariats avec le secteur privé, avec le système des Nations Unies, avec les mécanismes de financement que nous avons en notre sein,
11:41 qui est le Fonds Femmes et Développement, également qui finance les projets des femmes à l'intérieur du pays, au niveau rural également, et les femmes dans le domaine agricole.
11:54 Et ce pour diminuer la pénibilité du travail des femmes et diminuer également les pertes post-production.
12:07 Vous avez parlé de déclinaison de la thématique pour l'édition 2024.
12:11 Je tiens à rappeler aux téléspectateurs que pour cette 48e édition, la Côte d'Ivoire a décidé de célébrer la festivité de cette 48e édition
12:22 autour de « Agir ensemble pour l'égalité en Côte d'Ivoire, éradiquer la pauvreté, renforcer les institutions dans le futur de la femme ».
12:32 Je tiens à rappeler que c'est le sous-thème que vous avez choisi pour la 48e édition de la célébration des droits de la femme en Côte d'Ivoire.
12:40 Bien sûr.
12:41 Monsieur Moussa Diarrasouba, nous sommes obligés de faire une pause pour laisser place à notre journal.
12:46 Mesdames et messieurs, je vous prie de suivre le 7 minutes.
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