00:00 Allez, plus hors jeu, parfait.
00:07 Merci.
00:08 Bon Olivier Albou, président de la Ligue Normandie, une grande première, la première de la soirée
00:20 des champions et pour cette première il vous fallait à vos côtés M.
00:24 Patrick Prozis, c'est ça ?
00:26 Oui, exactement, c'était notre première soirée des champions, il était important
00:30 de faire une belle et grande soirée et qui pouvait mieux que quiconque être présent
00:36 ce soir à nos côtés, la légende de la Ligue de Normandie, Patrick Prozis, le meilleur
00:41 joueur de l'histoire de la Ligue de Normandie de tennis et puis un monsieur que je respecte
00:44 beaucoup et que j'apprécie beaucoup.
00:46 Pour ceux, pour les jeunes lecteurs et les internautes de Tennis Actu, comment vous résumez
00:52 ? Premier français à avoir fait une finale à
00:54 Roland-Garros c'était en 72 c'est ça ? Alors bon, c'est pas tout à fait ça parce
00:59 qu'il y avait des français avant moi qui ont été en finale, Marcel Bernard a gagné
01:02 en 1946, Pierre Darmon a été en finale en 1963 mais depuis 1972 et l'année où j'étais
01:09 en finale, en fait, il n'y a que deux autres français qui ont fait une finale à Roland-Garros,
01:12 c'est Yannick Noah qui l'a gagné et Henri Lecomte.
01:15 Donc bon, bien sûr, ça rête effectivement quelque chose dans le palmarès, surtout que
01:19 pour accéder à cette finale, j'avais battu à la fois Yann Kodesch qui était double
01:23 tenant du titre de Roland-Garros, Emmanuel Orantès qui était le numéro un mondial
01:27 de l'époque.
01:28 Donc il y a plusieurs manières d'arriver en finale, on peut arriver en finale un petit
01:31 peu par hasard et puis quand on bat effectivement deux des favoris, c'est effectivement quelque
01:36 chose qui marche, qui marque dans l'histoire.
01:38 Et puis quelques mois après, j'ai été en demi-finale de l'Open d'Australie sur
01:43 Gazon à l'époque où j'avais perdu contre John Newcomb, donc ça c'est les meilleures
01:47 années mais je n'oublie pas d'où je viens parce qu'en fait il y a un dicton qui dit
01:52 que pour savoir où on va, il faut savoir d'où on vient et moi je sais que je viens
01:57 de Normandie, que c'est ici que j'ai appris à jouer au tennis, c'est ici que j'ai
02:01 appris à être passionné par le tennis et je le dois bien sûr à mes parents, mon
02:06 père et ma mère qui jouaient, mais également à tout l'environnement.
02:09 Le nombre de tournois que j'ai écumé avec mes parents quand j'étais tout petit,
02:14 que ce soit Vernon, Rouen, Caen, Le Havre, etc.
02:19 Donc forcément ça reste.
02:20 La Normandie t'es un joueur et deux champions.
02:23 Oui, on voulait faire cet événement parce qu'on voulait vraiment valoriser les athlètes.
02:28 On a de bons résultats en Normandie, on voulait à travers cette soirée justement les remercier,
02:37 les féliciter pour leurs excellents résultats.
02:40 Évidemment avec les deux joueurs de l'année que sont Daniel Jad qui a fait un parcours
02:45 absolument exceptionnel, qui a un gamin exceptionnel.
02:48 Et puis Alice Robb qui a fait les quatre grands chelèmes, qui a fait plus de 400 ou
02:53 500 places à la WTA.
02:56 Et puis cette soirée, ce qui était formidable aussi c'était avec Jacques qui est handicapé,
03:03 qui va être porteur de la flamme avec cette dame qui a plus de 80 ans, joue encore en
03:06 compétition et nous a transpiré la passion du tennis.
03:11 Et puis des athlètes des plus petits aux plus grands.
03:14 On était heureux, il y avait du bonheur.
03:18 Patrick ? Je suis obligé de vous poser forcément la question, on est à quelques semaines de
03:23 Roland Garros.
03:24 Votre regard sur le tennis français, à quand un joueur français en finale de Roland Garros ?
03:30 Alors je disais ça, on parlait avec Olivier, on parlait du phénomène de la transmission.
03:36 Et le phénomène de la transmission, il doit se mettre en place avec des locomotives.
03:42 Et les locomotives doivent jouer leur rôle pour que les wagons suivent derrière.
03:46 Et malheureusement au niveau du tennis français, la locomotive qui était destinée à tirer
03:52 le tennis français c'était Lucas Pouille.
03:54 Après la génération Gasquet, mon fils Tsonga et Gilles Simon.
04:00 Et Lucas Pouille malheureusement s'est arrêté un petit peu en route.
04:02 Il a été dixième mondial, il a fait une demi-finale en Australie et puis tout d'un
04:05 coup il a été pris par des problèmes personnels, il y a eu des problèmes physiques.
04:10 Et donc moyen en quoi la locomotive n'était plus là, les wagons n'ont pas suivi et il
04:14 a fallu attendre la nouvelle génération.
04:16 Alors il y a eu Hugo Humbert qui est mature un petit peu plus tard que les autres, qui
04:21 a 25 ans aujourd'hui mais qui est arrivé probablement à son meilleur niveau aujourd'hui,
04:25 il est quatorzième mondial.
04:26 Et puis surtout on a trois jeunes, Arthur Fiss, Lucas Van Hache et Arthur Cazot qui
04:31 sont à mon avis extrêmement prometteurs.
04:33 Donc ça veut dire que vous êtes confiants ?
04:34 Ils ont 20 ans, mais ils ont 20 ans, ils sont dans les 100 premiers mondiaux aujourd'hui
04:38 ce qui est déjà très bien, mais il faudra attendre un petit peu avant d'avoir malheureusement
04:43 un français peut-être sur la dernière marche du podium de Roland-Garros.
04:47 Parce qu'en fait on l'a vu, depuis Yannick Noah il y a eu Henri Lecomte, il y a eu Cédric
04:53 Pioline, il y a eu ensuite Sébastien Grosjean, Arnaud Clément, ils ont tous assuré leur
04:59 rôle de locomotive et puis tout d'un coup ça s'est arrêté.
05:02 Mais je crois que cette année on a vraiment trois jeunes qui méritent qu'on aille les
05:06 voir et qui ont à mon avis un gros talent.
05:08 Donc messieurs, si on doit conclure, à ceux qui s'inquiètent pour le niveau du tennis
05:13 français à quelques semaines de Roland-Garros, dont Thaury.
05:17 Alors je ne vais pas vous dire qu'on va forcément avoir des représentants en quart de finale
05:22 de Roland-Garros parce que c'est le meilleur tournoi du monde sur terre battue, on sait
05:27 que tous les meilleurs joueurs seront là, y compris Raphaël Nadal, donc ce sera bien
05:31 évidemment très difficile, mais en tous les cas ce que je sais c'est que ces trois jeunes
05:34 dont j'ai parlé, Cazot, Fyss et Lucas Van H, sont à mon avis sur une bonne trajectoire
05:40 et espérons qu'eux vont également permettre aux jeunes qui sont derrière eux et qui sont
05:45 encore plus jeunes d'atteindre aussi le plus haut niveau.
05:49 Et comme vous l'avez dit Olivier, pointe le bout de son nez, il est encore jeune un
05:52 certain Daniel Jad qui vient de la Normandie.
05:55 Ouais Daniel, en fait pour moi ce qui est très important c'est que ce sont des gens
06:02 qui ont des vraies personnalités, qui croient très fort dans leur projet, qui ont un accompagnement
06:07 exemplaire évidemment familial mais aussi technique et Daniel en fait aujourd'hui il
06:14 est dans un parcours qui est serein mais qui est vraiment, il y a vraiment de l'ingénierie
06:21 autour, il y a de la compétence et aujourd'hui c'est vrai qu'il faut non seulement garder
06:28 cette personnalité mais il faut continuer à l'enrichir, je pense qu'on a besoin de
06:31 gens de caractère sur un terrain de tennis, il y a une telle concurrence mondiale qu'il
06:34 faut des gens de caractère, des gens qui soient capables de se surpasser sur un terrain
06:38 de tennis et Daniel il fait partie de ces 32 joueurs.
06:42 Merci.
06:43 *Musique*
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