00:00 Et c'est l'heure à 9h51 du journal des médias de Julien Pichenay.
00:03 Et comme tous les jours on commence bien sûr avec les audiences et les chiffres forts de la journée d'hier.
00:07 Alors il y a eu un beau succès pour les deux premiers épisodes du négociateur avec François-Xavier Demaison sur TF1.
00:13 4 300 000 téléspectateurs, plus de 21% du public.
00:18 Sur M6, Marie au premier regard s'est maintenue à un bon niveau avec 2 300 000 curieux.
00:23 Et pour la première de l'arnaqueur ou Prince Charmant qui a été diffusée dans la foulée, c'est une autre télé-réalité.
00:29 On était redescendu à 522 000.
00:31 Toujours sur M6, un petit mot du juste prix qui repart à la hausse aux alentours des 650 000 la semaine dernière.
00:36 Le jeu présenté par Eric Antoine a été suivi hier à 17h30 par 745 000 fidèles.
00:41 Ah, un beau succès !
00:42 Europain, le journal des médias.
00:45 Et puis à la une de ce journal des médias, les journalistes de la Provence ont repris le travail.
00:49 La rédaction s'est prononcée hier à 57% pour la reprise du travail effectivement.
00:53 Mais les craintes des journalistes du quotidien ne sont pas retombées.
00:56 Pour eux, la suspension pendant 48 heures en fin de semaine dernière du directeur de la rédaction
01:00 qui a été mise en cause par sa direction suite à cette une jugée partisane sur la visite d'Emmanuel Macron à Marseille, sème le trouble.
01:07 Les organisations syndicales ont rencontré le directeur du journal pour le mettre en garde.
01:11 Ils se retrouveront cet après-midi pour continuer à travailler sur cette charte d'indépendance éditoriale.
01:17 L'objectif de cette charte que les syndicats veulent avoir finie pour le 15 avril est d'éviter qu'une crise du même genre ne se reproduise.
01:23 Et pendant ce temps-là, le directeur général de Why Not Media assurait aux Figaro que Rodolphe Saadé n'était pas intervenu dans cette affaire.
01:30 Il s'appelle Jean-Christophe Tortora, il gère la branche média du groupe CMA-CGM du milliardaire Rodolphe Saadé dont la Provence fait partie.
01:36 Il a expliqué qu'il ferait tout pour recréer la confiance et effacer les séquelles de cette crise.
01:41 Par ailleurs, il tient à mettre les choses au clair, Rodolphe Saadé n'est pas intervenu personnellement pour demander cette suspension du directeur de la rédaction de la Provence.
01:49 Il n'a pas pour habitude de m'appeler au sceau du lit pour me faire part de ses remarques sur les unes de journaux.
01:53 S'il était dans l'ingérence, il n'aurait pas attendu un an et demi pour le faire, argumente Jean-Christophe Tortora.
01:58 Rappelons que l'homme d'affaires Rodolphe Saadé, qui a commencé à mettre un pied dans les médias en 2022,
02:02 est sur le point d'agrandir son groupe avec l'acquisition prochaine d'Altice Media qui comprend BFM TV et RMC.
02:10 Et puis on reparle de Danse avec les Stars où le spectacle n'est pas sur la piste de danse en ce moment mais plutôt côté coulisses.
02:18 - Le conflit entre deux des participantes Inès Reg et Natacha Saint-Pierre n'en finit plus de prendre de l'ampleur.
02:25 Après Inès Reg qui a laissé une vidéo sur son compte Instagram dimanche soir,
02:29 on en parlait hier dans ce journal des médias pour assurer qu'elle n'avait jamais menacé de mort la chanteuse canadienne lors de leur altercation survenue fin janvier en marge des répétitions,
02:37 c'est Natacha Saint-Pierre qui a posté une vidéo explicative hier soir.
02:41 Dans cette vidéo d'une dizaine de minutes, elle a expliqué qu'elle avait porté plainte avec son partenaire de danse, Antoine Nicolette,
02:46 car elle s'estimait menacée par Inès Reg qui lui aurait dit "je vais te tuer" et qui ne voulait plus la croiser physiquement dans les coulisses.
02:53 En milieu de semaine dernière, Natacha Saint-Pierre et Inès Reg se sont tout de même expliqués par téléphone.
02:57 Quand la première a confirmé à la deuxième qu'elle avait bien déposé une main courante, voici ce que lui a répondu Inès Reg selon elle.
03:04 - Elle me répond "Ah oui, je vois, on est des noirs et des arabes, c'est ça qui t'a fait peur, ça s'appelle du racisme Natacha.
03:12 Je lui assure que ma peur, elle a rien à voir et je vous l'assure avec vous aussi, avec des origines.
03:18 Et bien qu'elle m'accuse de racisme à ce moment-là, pour éviter que l'émission et tous ceux qui y travaillent soient éclaboussés,
03:24 j'accepte de faire une vidéo où on danse ensemble, en pensant apaiser les choses."
03:30 - Ça n'a pas fait apaiser les choses, au contraire, ça ne fait que commencer cette histoire.
03:35 - C'est incroyable l'ampleur qu'est en train de prendre une histoire qui est au départ quand même juste une dispute entre deux femmes
03:40 qui s'engueulent sur une petite histoire de son trop fort, ça part de rien et là c'est en train de vraiment prendre beaucoup d'ampleur.
03:46 Vous suivez ça, Elimane Nogara ?
03:48 - Moi je trouve ça très très angoissant. En fait ça nous raconte une société qui est très très angoissante et qui devient complètement folle.
03:56 C'est du spectacle qui nous alimente, tout le monde va regarder ça, les pauvres sans doute qu'elles souffrent beaucoup aussi,
04:03 elles veulent se sortir de quelque chose et il y a quelque chose que ça touche.
04:09 Nous on regarde ça, ça ne nous touche pas, mais ça fait spectacle.
04:13 Moi je trouve ça très angoissant, j'ai très peur du monde dans lequel on est.
04:18 - Moi ça me fait penser à une série qu'il y a à voir en ce moment sur Canal et qui s'appelle "La fièvre" quand même,
04:22 où il y a un événement médiatique et ensuite il y a deux camps qui s'enflamment dans toute la France.
04:27 - On va espérer que ça ne prenne pas la même ampleur que dans la série, c'est assez délirant quand même cette histoire.
04:31 - Il y avait ça aussi dans "Black Mirror", il y avait un peu cette idée de...
04:34 et pourtant c'est il y a dix ans, donc il y avait ce futur qui était projeté et on est dedans, dans cette folie où tout prend de l'ampleur.
04:41 - Pour une émission de divertissement. - C'est horrible.
04:44 - Allez on poursuit ce journal des médias avec un événement, ce soir sur France 5, la diffusion de "Viol, défis de justice".
04:50 - Pendant deux jours la réalisatrice Marie Bonhommet a pu installer ses caméras dans la cour criminelle de Loire-Atlantique à Nantes.
04:56 Elle a obtenu une autorisation exceptionnelle du ministère de la Justice pour filmer le procès d'un viol ordinaire.
05:02 Ici le consentement est au cœur du procès pour la plaignante, 18 ans au moment des faits c'est un viol,
05:06 pour l'accusée, 22 ans au moment des faits c'est un rapport consenti, il n'y a pas de témoin, c'est donc parole contre parole.
05:12 "J'ai choisi une affaire tristement banale qui ne serait peut-être pas arrivée devant une cour de justice il y a encore quelques années",
05:16 explique la réalisatrice qui cherche ici à savoir comment depuis le début du mouvement #MeToo la justice a évolué dans sa manière de juger ses affaires.
05:24 Marie Bonhommet, la confiée à Culture Média, n'était pas mécontente des premières réactions des spectateurs lors des projections du documentaire en festival.
05:31 - Ça fait beaucoup débat donc c'est bien, je vois que ça vousouscule un peu aussi certains de voir que finalement voilà ce genre de situation qu'il y a 10 ans,
05:41 comme le dit la présidente de la cour criminelle, on aurait considéré que c'était une soirée qui avait mal tourné sur fond d'alcoolisation,
05:48 et bien désormais ça donne lieu à un procès. Beaucoup de gens se disent "c'est incroyable, on s'est vraiment senti à la place des magistrats".
05:54 C'est le meilleur compliment qu'on peut me faire parce que c'est évidemment ça, l'idée de placer le téléspectateur du point de vue de la justice pour lui montrer à quel point c'est compliqué.
06:04 - Marie Bonhommet, son travail fait un petit peu penser à ce qu'avait fait Raymond Depardonne, essentiellement des comparutions dans les années 90, dans Daily Flagrant notamment.
06:11 Ça s'appelle "Viol, défis de justice", un documentaire qui sera diffusé ce soir à 21h05 sur France 1, qui sera suivi d'un débat présenté par Karim Rissouli.
06:19 Et si vous voulez regarder Elena Nogara, évidemment le documentaire sera en replay.
06:22 - Oui, évidemment, bien sûr, parce que la priorité ce soir c'est Brigade Anonyme à partir de ce soir sur M6 à 21h10. Merci beaucoup Julia pour ce journal des médias.
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