00:00 - Europain, le journal des médias.
00:02 - Et puis dans l'actualité des médias de ce vendredi,
00:05 Jordan Bardella s'emporte contre le journal Le Monde.
00:08 - À un peu plus de trois mois des élections européennes,
00:10 Le Monde est en train de préparer une enquête sur le président du Rassemblement National.
00:13 Et visiblement, Jordan Bardella n'apprécie pas les méthodes utilisées par les journalistes du quotidien.
00:18 Hier après-midi sur X, il s'est insurgé avec ce poste.
00:21 Des journalistes du Monde vont jusqu'à interroger le gardien de mon immeuble où vit ma mère,
00:25 débarquent sur le lieu de travail des gens qui ont partagé ma classe au lycée
00:28 dans le cadre d'une prétendue enquête.
00:30 On est dans le journalisme ou dans le harcèlement ?
00:32 Tout est permis, s'est-il demandé notamment.
00:34 - Et puis TF1 ouvre le bal ce soir, c'est parti pour la 13e saison de Danse avec les stars.
00:41 - Et nous voilà dans l'ambiance.
00:41 Après Koh Lanta, mardi TF1 lance aujourd'hui un autre mastodonte, Danse avec les stars.
00:47 12 personnalités vont tenter de devenir le meilleur danseur ou la meilleure danseuse de la saison.
00:51 L'an dernier, c'est l'étranger de la bande qui s'était imposé, Billy Crawford, le philippino américain.
00:55 Et cette année, la star internationale sélectionnée par la production est un acteur américain.
01:00 James Dunton, vu notamment dans Desperate Housewives, il a 60 ans,
01:04 ce sera le doyen de cette promotion 2024.
01:06 Il est un petit peu anxieux parce qu'il n'a jamais vraiment dansé.
01:08 Alors pourquoi il a accepté de participer à cette émission ?
01:11 Bah oui, il répond au micro de repas.
01:12 - I was unsure about doing it and I asked my daughter, who's 18, if it was cool.
01:19 Et puis j'ai demandé à ma fille qui a 18 ans si c'était cool.
01:21 If I do this, would you be embarrassed ?
01:23 Elle m'a dit, tu ne seras pas embarrassé le premier mois ?
01:25 Ou c'est bien ? Elle m'a répondu, tu dois le faire, tu dois le faire.
01:28 Et mon fils de 20 ans m'a dit la même chose, tu dois y aller.
01:32 Vous savez, à mon âge, on n'a plus peur de rien.
01:35 Ou alors, si quelque chose fait peur, il faut le faire.
01:39 Donc la principale raison pour laquelle je suis là, c'est le challenge.
01:43 - Nous dit James Dunton, qui fait donc partie de cette sélection 2024,
01:47 tout comme l'humoriste bien connu des tiktoteurs, tiktokeur Nico Capone.
01:51 Depuis quelques jours, ce Suisse d'origine italienne de 33 ans
01:53 est moqué sur les réseaux sociaux à cause de son poids.
01:56 Je vous lis quelques messages, quelques commentaires en guise d'exemple.
01:59 "Faut arrêter de manger McDo et kebab, il va finir par écraser sa partenaire, la pauvre."
02:03 - Oh là là, franchement !
02:05 - TF1 a dû bloquer les commentaires sur TikTok.
02:07 La chaîne a ensuite laissé un message sur ses réseaux
02:09 pour rappeler que "Dance avec les stars" était une émission de divertissement
02:12 et qu'aucun message haineux ou discriminatoire ne serait toléré.
02:15 Voilà, si vous voulez commenter, faites-le dans la bienveillance et le respect, ajoutez TF1.
02:18 - On peut toujours le demander aux gens, mais quand ça arrive, bonne chance.
02:21 - Ça va continuer.
02:22 - On vous a proposé déjà William Lémergie ?
02:25 - Pas encore, je sais pas.
02:27 Et puis en plus, il pourrait me le proposer, puisque c'est mon fils qui produit.
02:31 - Ah ! - Chéri Lémergie.
02:32 - Oui, absolument.
02:33 - Et si on vous le propose, vous signez, vous y allez ?
02:36 - Je crois pas, parce que d'abord, ça prendra énormément de temps,
02:39 parce qu'il faut vous entraîner au moins pendant un mois entier,
02:43 tous les jours, plusieurs heures par jour.
02:45 Mais cela dit, danser, ça m'a toujours amusé.
02:48 J'ai même fait ça à l'époque, je gagnais ma vie comme ça.
02:51 On allait dans les soirées privées.
02:54 - Ah, vous étiez taxi boy ?
02:55 - Non, mais oui, c'est ça, on était ambiance...
02:58 C'est-à-dire qu'on commençait à danser le rock à l'époque,
03:01 ou le Madison, puisque oui, il faut remonter à quelques aides.
03:04 (Rires)
03:06 Et là, quand les autres nous voyaient, ils disaient "Ah bah tiens, on y va !"
03:09 Et tout ça, donc ça nous faisait la bouffe gratos un soir.
03:13 - C'est pas mal.
03:14 On continue dans l'actualité des médias avec l'Eurovision Junior 2024
03:18 qui devait avoir lieu en France, et finalement, ce sera en Espagne.
03:21 Pourquoi Julien ?
03:22 - Alors, la délégation française a renoncé à l'organisation de l'Eurovision.
03:25 La tradition en fait veut que la nation tenant du titre organise l'édition suivante.
03:29 La France avait gagné l'an dernier grâce à The Way Closure.
03:31 En fait, la France gagne quasiment tous les ans depuis 2020.
03:34 Elle voulait visiblement passer la main.
03:35 La France n'a pas le monopole de l'Eurovision Junior.
03:37 Nous sommes heureux de passer le relais à nos amis espagnols cette année,
03:40 a dit la chef de la délégation française Alexandra Redamiel.
03:44 - Et puis, imaginez un monde sans télé et sans radio.
03:48 C'est ce qui était arrivé aux Bretons il y a pile 50 ans.
03:51 Julien, pour finir ce journal des médias,
03:52 vous revenez sur cet incroyable fait divers survenu en février 1974.
03:57 - C'est une histoire que j'aurais pu raconter d'emballade en France,
04:00 direction la Bretagne, William.
04:02 Il y a 50 ans, presque jour pour jour, la tour et maîtrise de Roque-Trérudon
04:05 dans le Finistère qui abrite les relais de télévision
04:08 et les relais des émissions de radio régionales et nationales
04:12 étaient détruites par deux explosions.
04:14 - En résumé, plus de télévision, plus de radio ORTF,
04:18 plus de téléphone Nord-Sud pour une large partie de la Bretagne bretonne.
04:22 - Le pylône haut de 200 mètres s'était écrasé sur des habitations.
04:25 Heureusement, il n'y avait eu aucune victime.
04:27 Mais vous l'avez entendu, cet attentat revendiqué par le LSB-ARB clandestin
04:30 pour la défense de la langue bretonne
04:32 va priver de télé les quelques 300 000 foyers bretons
04:35 qui ont alors un téléviseur chez eux.
04:36 Et pour certains, c'était très, très dur à avaler.
04:39 - Ça faisait partie des meubles, à la maison.
04:42 La télé le midi, la télé le soir, dès qu'il y avait une émission ouverte.
04:46 Chacun regardait.
04:48 - Surtout le soir.
04:50 Les gens sont complètement déconnancés.
04:52 - Ça nous manque beaucoup.
04:55 - C'est clair, en 1974, la télévision avait le même pouvoir
04:58 que les smartphones aujourd'hui.
04:59 Les Français étaient scotchés.
05:01 Les Bretons vont rester ainsi un mois sans télé, sans radio,
05:03 de mi-février à mi-mars 1974.
05:05 Mais tout ça va avoir des conséquences inattendues.
05:08 Les Bretons vont réapprendre à vivre sans images et sans radio.
05:11 - Comment les Bretons ont-ils occupé leur loisir ?
05:14 D'abord, faute de première ou seconde chaîne,
05:17 ils se sont rués en masse dans les cinémas, les balles
05:19 et les restaurants à la plus grande satisfaction,
05:22 des organisateurs de spectacles en tout genre
05:24 et des maîtres queues d'Armor et d'Argois.
05:26 Ce sont là des exemples assez surprenants
05:29 qui donnent une petite idée du changement occasionné
05:32 par cette privation momentanée de l'image.
05:35 - Et voilà, on n'a pas la même vie sans images et sans radio.
05:37 - C'est étonnant de se réinventer une vie comme ça.
05:40 - Superbe.
05:41 - 1974, c'était un peu les débuts d'ailleurs de William Lémergie.
05:45 On va se replonger dans ses 50 ans de carrière dans un instant.
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